jeudi 4 octobre 2018

Lancement de la campagne européenne : On décroche du Torchon !

Le 15 Novembre 2018, à 14 h au Tribunal de Grande Instance de Mont de Marsan, se déroulera le procès de Mickaël Redondo, militant (entre autres) pour l'association "Les Décrocheurs", qui est accusé d'avoir "soustrait un drapeau européen" sur les communes de Grenade sur l'Adour et qui est administrée par Pierre Dufourcq, Aire sur l'Adour dont le maire est Xavier Lagrave ; la Commune de Benquet, elle-même régentée par Pierre Mallet ; Cazères sur l'Adour dont la gestion échoit à Francis Desblancs et Saint Sever qu'administre Arnaud Tauzin.

L'ensemble de ces mairies qui pavoisent ostensiblement des écoles, places et édifices publics, de ce qu'ils nomment improprement un "drapeau européen". ont donc engagé des poursuites contre le camarade Mickael Redondo. Il va de soi que nous ne pouvons qu'y répondre, et cela désormais renforcés de nos expériences (ou écueils diront certains) passées. Durant les premières procédures (c'est de mémoire, le cinquième procès des Décrocheurs), nous avons confié notre stratégie de défense à un avocat, qui finalement n'amenait pas dans la discussion les éléments que nous souhaitions faire valoir à l'attention des magistrats. Désormais, c'est de façon différente (et nettement plus offensive) que nous allons aborder le prochain procès et ceux restant encore à venir...

Je n'aborderai pas les arguments que nous comptons verser à la discussion, car de toute façon et en toute logique, il n'y en aura pas beaucoup. En effet, nous comptons déposer à la Cour, un mémoire dans le cadre d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité portant à la fois sur le droit de résistance à l'oppression et sur l'illicité de "l’emblème européen" sur l'espace public français.

Le mémoire est en fait pour l'essentiel déjà rédigé, mais je dois saluer ici la promptitude du Député Nicolas Dupont-Aignan, qui a accepté de nous diligenter un avocat sur ma requête, pour en améliorer les formes et le fonds. J'ai pu prendre contact avec ce dernier qui d'emblée a pu me livrer des conseils bien utiles en termes de procédures, mais aussi sur un autre argument de droit utile à invoquer...Certains me diront que j'aurais pu réclamer ce soutien par l'entremise de M. Mélenchon ou M. Asselineau, mais cela fait des années que je les sollicite régulièrement pour des motifs de cet ordre. Ils ne répondent jamais et quand ils répondent, c'est toujours NON. 

M. Dupont Aignan, et qu'importe les opinions particulières de mes lecteurs, n'a jamais trahi l'intérêt national et la parole des Français dans ses propres votes à l'Assemblée Nationale. Il est réactif et compose avec ses moyens pour donner des coups de main utiles comme c'est le cas à présent, et je n'ai pas pudeur à signifier qu'il est plus proche du peuple à bien des égards dans ses opinions et manières, que ne peuvent l'être d'autres prétendants au trône de sa très Jupitérienne Majesté.

A ce titre, et encore une fois en toute indépendance d'esprit tant pour moi-même que pour tous les Décrocheurs, je remercie ce Député qui sait être à l'écoute d'activistes dans mon genre, et les assurer de son aide s'il peut appuyer une initiative toujours utile à la reconquête de notre Souveraineté Nationale. S'il est aussi le Maire le mieux élu de France, ça n'est sans doute pas sans raison légitime.

Sur le plan juridique et procédurier donc, nous nous tenons prêts à évoquer des points très sensibles pour un Magistrat. Mais il se trouve que j'ai confiance en l'éloquence de Mickael qui se défend très bien par lui-même en sachant dire l'essentiel, et nous allons donner une possibilité au Juge qui aura à rendre sa décision sur l'affaire, de pouvoir laisser le Conseil Constitutionnel trancher.

Pour mémoire, le dit-Conseil Constitutionnel, bien que composé de Magistrats, est aussi sous la coupe de Valery Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et sous le haut patronage de Laurent Fabius. Néanmoins, et cela si nous parvenons à obtenir le sauf-conduit du Juge pour que le Conseil Constitutionnel examine notre mémoire, nous ne resterions pas à l'abri d'une surprise. D'autant que factuellement, il n'existe aucun "drapeau européen", pas même dans notre Constitution ou les traités que les félons de la République ont ratifié.

Par ailleurs, et c'est le dernier volet offensif auquel je vous convie à participer, je compte en mon nom déposer plainte contre l'ensemble des Mairies qui ont engagé des poursuites contre Mickael, pour détournement de fonds publics et discrimination politique. Il n'existe pas de loi à ma connaissance pour réprimer les atteintes au droit de conscience de l'enfant, mais ce seront des questions que je compte justement déblayer avec des juristes lorsque nous serons en mesure de régler leurs honoraires ou que certains nous rejoindront et nous apporteront de façon bénévole leurs lumières. Le fait de pavoiser ostensiblement sur les façades  d'écoles, de collèges et lycées publics le "torchon" européïste, est à mon sens une forme d'abus d'autorité et même de détournement de mineur. Entre 0 et 18 ans, et j'ajouterais bien plus tard encore en fonction des individus, il n'est raisonnablement pas admissible de disposer de tous les éclairages nécessaires sur le lien entre la France et l'U.E et la légitimité de cette institution à se pérenniser dans le temps historique. Il est parfaitement sovietisant ou nazifiant d'imposer ces bannières bleues étoilées sur les écoles de nos gamins. L'U.E n'est qu'une redondance de l'Histoire, un projet impérialiste porté par des psychopathes encravatés et des bureaucrates sans profondeur, mais qui resservent la même soupe que lors de toutes les tentatives passées, avec le même climat de propagande, de censure et de fanions étoilés pour nous inciter à y croire. Je suis pour ma part un non croyant.

Il faut donc nous tenir DEBOUT face à une telle machine à broyer des Hommes, des Etats et même l'Histoire. Il faut se confronter à elle par ses flancs, en attaquant les symboles qu'elle agite pour nous faire avaler sa prétendue légitimité à régenter nos vies, et la frapper durement en se moquant des artifices de souveraineté avec lesquels elle prétend étendre son emprise sur la France. Les billets en euros peuvent être transformés en FRANCS avec un simple stylo, et le drapeau tricolore peut redevenir le seul à orner nos édifices publics, si l'on retire les "torchons européens" de ceux-ci.

Ce à quoi je vous invite, en précisant qu'il est essentiel de renvoyer (sans frais de ports) les torchons récoltés à l'Elysée, ou les remettre à la Mairie ou bien dans une Gendarmerie pour les plus courageux(ses) d'entre vous. Le procureur peut en effet réclamer votre mise en garde à vue s'il engage des poursuites. Vous serez bien relâché(e) à l'issue, mais nous aurons une nouvelle fois les mêmes arguments à faire entendre à un Magistrat, et des procédures similaires à mettre en oeuvre contre les Mairies qui contribuent à cette forme de propagande politique (éhontée) de masse. Les opinions politiques sur le bien fondé de l'U.E sont les leurs, mais restent marginales si l'on admet comme M. Macron le reconnaissait lui-même récemment, que c'est bien plus de 55 % des Français qui rejettent clairement cette institution aujourd'hui. Le respect républicain qui est dû à tous les Français qui habitent ou circulent librement dans une Commune de France, suppose de ne pas heurter les sensibilités politiques des uns et des autres. Nous sommes unifiés symboliquement par un seul Drapeau, le seul pour le moins qui soit reconnu dans notre constitution et il est BLEU, BLANC, ROUGE, n'en déplaise aux Ayatollahs de l'anti-France. Les institutions publiques n'ont pas à assurer la promotion des idéologies politiques ou religieuses particulières de nos élus, sauf si vous concédez que l'on puisse voir des fanions communistes, socialistes, des croissants islamiques ou des croix chrétiennes, aux côtés du drapeau tricolore sur le fronton d'une école publique ou d'une mairie. Si c'est le cas, c'est que la République est abolie dans tous ses principes fondateurs, pour le moins en votre conscience. Si vous ne vous y résignez pas comme beaucoup d'entre nous, nous vous laissons le choix des armes pour nous aider :

Décrocher du torchon directement ; nous soutenir financièrement ; ou adresser une explication ou mise en garde à votre mairie, si des bannières bleues étoilées flottent au vent dans votre commune de résidence. 

Nous allons prochainement réactiver le site des Décrocheurs, et je me tiens à votre disposition pour vous livrer des documents utiles à modifier avec vos propres éléments d'identité et de résidence, pour adresser une alerte à vos mairies ou même les poursuivre en Justice, si des "emblèmes européens" restent exhibés dans votre Commune.

C'est aussi le moyen d'adresser un avertissement avant les échéances européennes, quel que soit votre choix de vote ou absence de vote durant les prochains scrutins.

Dans l'attente, nous venons d'obtenir l'attention d'une journaliste de Sud-Ouest. Je ne puis prédire la tonalité de son futur article, mais quoi qu'il advienne, je la remercie pour sa curiosité vis-à-vis de notre singulier combat. Envoyer des communiqués de presse, avertir des élus nationaux et personnalités politiques, se documenter et rédiger des mémoires résumant des faits et une litanie juridique, est un travail de fond qui ne se fait qu'en coulisse. Je peux vous garantir que quatre années après le premier décrochage de torchon, je continue de faire ma part pour que vous puissiez vous aussi faire la votre en toute quiétude. Aussi maigres et épars que soient nos soutiens, c'est de toute façon une bataille gagnée d'avance si vous aussi, vous vous engagez !

Je vous appelle à décrocher du torchon et à vous montrer particulièrement actifs dans la nuit du 10 au 11 Novembre prochain, et à envoyer votre récolte directement au Tribunal de Grande Instance de Mont de Marsan, de façon anonyme ou non, en soutien à Mickael, à la Souveraineté de notre peuple et à ceux qui se battent pour elle. 

Mickael, sa compagne, tous les Décrocheurs, et moi-même, avons désormais besoin que vous vous mobilisiez pour la France, comme nous le faisons depuis des années pour certains d'entre nous. Ce n'est pas grand chose que de décrocher un torchon ou envoyer un courrier bien senti au Maire de sa commune. C'est en revanche un devoir civique minimum si l'on prétend vouloir faire quelque chose à son niveau, pour libérer notre pays. Car c'est bien dans un gigantesque effort collectif, que nous pouvons "saturer" le "Système" de notre détermination. Le Droit de Résistance, dont j'aurais l'occasion d'aborder les fondamentaux dans une conférence commune avec le Colonel Régis Chamagne aux Universités Réelles de Montpellier le 17 Novembre prochain, ne se saisit et ne s'impose au-dessus du droit commun, que par le fait accompli. Il y'a des manières habiles, puissantes et tout à fait pacifiques de faire saisine de notre droit de résistance à l'oppression prévu par l'Article 2 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Décrocher du torchon en est une parmi d'autres. Mais par la puissance du Symbole qu'elle entend défier et remettre en cause, c'est toute une vision politique pour les cinq ou dix prochaines décennies qu'elle appelle à refonder.

Nous comptons sur vous, votre présence est requise pour tous ceux qui le peuvent au procès de Mickael, nous témoignerons tous ensemble que nous résistons.

S.B