jeudi 2 juin 2016

Apocalypse ? No !

S'il est une constante chez un grand nombre de commentateurs de la politique au sein de notre dissidence, cela qu'ils soient connus ou non, c'est bien le discours apocalyptique. Que ce soit sur Facebook ou sur certains médias alternatifs voire mainstream, il ne se passe pas une journée, sans que l'on puisse lire ou entendre que tout est appelé à s'effondrer ; que la troisième guerre mondiale est inévitable ; et que nous connaîtrons à nouveau le chaos et la famine lorsque ce système financier totalement fou exhalera ses derniers râles. 

Je note même que certains - sans doute guère conscients de ce que cela signifie en termes de souffrances ressenties inutilement - appellent littéralement ce chaos de leur vœux. Un désir de suicide social omniprésent au sein d'une dissidence pour grande partie littéralement angoissée de son impuissance supposée.

Et pourtant, rien n'est plus faux. Jamais à travers l'histoire notre peuple n'a été aussi armé pour faire face aux quelques individus qui avec des moyens aussi superficiels que de la monnaie et les apparences d'une impunité judiciaire et électorale, croient pouvoir nous asservir indéfiniment. Je m'insurge donc totalement contre ce discours anxiogène ambiant et tient à rappeler les éléments suivants :

1) Chaque individu dispose en lui-même d'une puissance quasiment illimitée :

Fondamentalement, rien n'empêche un être humain de commettre le plus barbare des crimes si telle est sa volonté. Heureusement, ceci n'est l'apanage que des fous, plutôt rares au sein de tous. Mais au-travers de ce simple constat, il revient dès lors à chacun de comprendre sa propre part de puissance. Nous disposons tous d'une capacité de nuire très sérieusement à qui nous menace individuellement ou collectivement. Entre signer une pétition dénonçant les crimes d'une personnalité politique et pendre haut et court cette dernière, il existe une multitude d'actions qui sont à notre portée. Elles n'exigent le plus souvent qu'un peu de bonne volonté et tant qu'à faire, un minimum de réflexion critique sur l'arme la plus adéquate pour gagner en efficience. A plus forte raison lorsque l'effort devient collectif.

2) Actuellement, tout est encore "sous contrôle" : 

Certes, ce n'est pas le peuple qui est aux commandes d'une façon ou d'une autre, mais malgré la démolition sociale et démocratique actuellement en cours, on ne peut pas dire que des hordes de zombies affamés s'entretuent dans les rues dans un climat radioactif. La troisième guerre mondiale n'est toujours pas arrivée, et globalement, même pour les plus pauvres d'entre nous, il est possible de trouver les moyens de se nourrir, voire un refuge où dormir quand il nous reste quelques amitiés ou associations militantes pour suppléer aux manquements inacceptables de l'Etat. Malgré la corruption de certains magistrats à certains intérêts, on peut malgré tout concevoir être encore dans un état de droit, ce qui nous permet donc de faire saisine d'un grand nombre de textes de lois pour dresser le réquisitoire des mafieux qui sévissent au sommet de nos institutions. Nous avons donc encore la possibilité de prendre le contrôle d'un système juridique et économique qui, malgré ses insuffisances, reste suffisamment fonctionnel pour être totalement transformé de fond en comble, sans que les choses ne dérapent à outrance. Peut-être que cela échappe encore à certains, mais la France est un grand pays par sa puissance économique, militaire et diplomatique. Elle s'est relevée de nombreuses guerres, de grandes dépressions économiques, et à bien des reprises le souffle révolutionnaire de son peuple a poussé celui-ci à conquérir des acquis démocratiques et sociaux chaque fois que l'on nous poussa jusqu'à nos derniers retranchements. Et la France s'est toujours relevée de ses révolutions. Le Peuple n'a aucune crainte à avoir. Il est maître de ce qu'il produit ou décide de cesser de produire pour asseoir ses exigences Souveraines.

3) Non, le sang et les larmes ne sont absolument pas nécessaires :

Ce qui relève d'une organisation sociale et politique, est toujours fondé sur un ensemble de normes que l'on s'impose par le biais d'une constitution, de la loi et de traités internationaux. C'est cela que nous appelons le "Système". Ça n'est rien d'autre qu'un ordre juridique, soit une pure oeuvre de l'esprit. Il en va de même pour ce qui relève des mécanismes monétaires et financiers. Tout cela n'est que pure convention, il n'y a rien qui ne puisse être abrogé, modifié ou ajouté comme norme ou valeur économique, sociale ou démocratique. Et c'est ce qui crée ensuite le Monde que nous désirons, à condition que ceux qui œuvrent à la rédaction des lois et les votent, le fassent bien avec le soucis de l'intérêt commun. Les normes sont des choses de l'esprit. Leur application dans la vie réelle en forme leurs effets. Si nous voulons une vie plus douce, où le peuple puisse disposer à jamais de son droit de faire et défaire autant les lois que ceux qui le gouvernent, nous pouvons l'obtenir indéniablement. Il suffit de le vouloir et de s'y coller. Nous sommes bien assez nombreux...


Depuis le 31 mars dernier, un mouvement s'est créé en France avec ses qualités et ses défauts. Mais il a le mérite de se poursuivre et de réunir sur des places publiques des femmes et des hommes qui se demandent ce qu'ils peuvent faire pour changer les choses. 

C'est cependant une redondance propre aux humeurs citoyennes qu'elles finissent dans l'hécatombe des révolutions avortées parce qu'elles ne trouvaient ni stratégie d'ensemble, ni "leaders" à même de les porter vers leur aboutissement le plus à même de servir la cause du peuple.

De "leaders" potentiels, nous n'en manquons pas. A mon sens, deux portant des ambitions présidentielles en ont les talents chacun à leur façon, mais ceux-là ne jouent pas la même partie d'échec que le peuple dans le moment présent.

Au sein de la dissidence, je pourrais citer volontiers quelques personnalités qui en ont les qualités, lesquelles sont à mon sens :

- La bienveillance et le désintérêt de leur combat
- Une culture politique générale forte et une aisance de communication réelle
- Un engagement profond dans leur combat
- Un minimum de caractère leur permettant d'encaisser les bas-coups de l'adversaire et de trancher lorsqu'il devient nécessaire d'avancer et fournir un élan.
- Une certaine visibilité déjà acquise sur les réseaux sociaux, voire les médias plus généralistes pour être entendus.

De fait, je ne suis pas inquiet sur la question des personnes, quoi que je continue de considérer qu'il nous appartient de nous fédérer politiquement en choisissant la voie du plébiscite populaire d'un gouvernement technique complet, qui se devra d'assurer la transition lorsque nous reprendrons la main. C'est une façon de disposer à la foi de portes-parole pour chaque sujet face aux institutions, ainsi que face aux médias et aux ambassades étrangères. Cela nous permet de jouir aussi de personnalités réellement légitimes et sous contrôle populaire (il nous revient de rédiger les règles constitutionnelles les asservissant), à même de nous aider à rédiger un programme politique commun extrêmement fédérateur. Par exemple, M. Jacques Sapir est une personne qui serait capable de mettre d'accord dans le cadre de la restauration du FRANC, autant de personnes au Front de Gauche qu'au Front National s'il devait occuper une charge que ce soit au Ministère de l'économie et des finances, ou encore en tant que Gouverneur de la Banque de France. Bien sûr il nous revient à tous de proposer d'autres personnalités, mais je ne crois pas que cette idée simple fasse encore sens dans tous les esprits. Je peux signifier pourtant à tous ceux qui rêvent de démocratie, qu'il n'y a pas plus démocratique façon d'investir un Gouvernement, qu'en désignant collectivement chacun de nos ministrables et en élisant ensuite tous ceux qui auront remporté les plus forts taux de plébiscite au Suffrage Universel. C'est ainsi que l'on dilue le pouvoir sans en retirer sa fonction utilitaire qui est de faire tourner des institutions concrètement.

Mais avant d'en arriver là, il nous faut une Révolution !

Pour ceux qui suivent mes travaux, vous savez sans doute que rendez-vous est pris pour le 14 Juillet, afin d'aller manifester sous les fenêtres des grands médias parisiens. J'en rappelle les revendications, car elles restent intangibles depuis désormais près d'une année dans tous les rassemblements que j'ai déclaré en préfecture :

- Destitution de François Hollande pour crimes de haute trahison (justifié en droit pénal)
- Sortie de l'U.E, l'euro et l'OTAN afin de restaurer notre souveraineté et notre indépendance nationale.
- Organisation d'un processus constituant à l'échelon national, soit dans dans toutes les communes de France, avec une participation à la rédaction ouverte à tous les citoyens en âge de voter.

Oui, il nous faut destituer Nunuche !


Le seul point commun que l'on peut attribuer aux révolutions, c'est qu'elles ont toutes conduit à la destitution (voire l'exécution) de l'autorité politique suprême du moment. Ce n'est donc pas un propos excessif et saugrenu que d'exiger en premier lieu dans nos revendications la destitution de François Hollande. C'est même d'une logique révolution affreusement banale et intangible. Nous avons en outre la légitimité pour porter de telles exigences, non seulement parce que François Hollande agit en criminel, que ce soit aux travers des graves atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation dont il se rend régulièrement coupable, ou que ce soit dans sa "politique étrangère" qui manifestement, génère des morts inutiles en Syrie, en Ukraine et en Afrique. Nous pouvons justifier cela par le droit, et avertir les institutions qu'en leur absence d'exercice des contre-pouvoirs qu'elles incarnent, le peuple n'a pas d'autres remèdes que s'en remettre à lui-même pour surseoir au manquement à leurs obligations. Nous pouvons encore sauver des Milliers de vies en mettant hors d'état de nuire cet individu et en le traduisant devant la Haute Cour de la République au titre de l'article 68 de la Constitution.

Mais cela exige que des parlementaires votent à la majorité sa destitution soit deux solutions possibles dans le contexte actuel :

- Soit ces derniers sont littéralement chassés du Parlement, et une Assemblée Nationale Provisoire et réellement représentative, proclame sa Souveraineté pour traduire en justice l'actuel président de la République et l'ensemble de ses ministres.

- Soit nous trouvons quelques alliés parmi les parlementaires, et nous nous assurons que l'ensemble des autres craignent littéralement le peuple.

Ce qui sera de toute façon affaire de mobilisation, mais aussi de combat médiatique. Il nous faut à la foi faire le siège des médias, mais aussi celui de l'Assemblée Nationale et du Sénat. Ce sera donc le second temps d'un premier moment qui se doit de nous emmener dans la lutte. Nous devrons partir à la bataille contre les traîtres qui sévissent et nous devons détruire totalement le peu d'autorité qui reste au premier d'entre eux. C'est à ces fins que nous entamons une grande Marche depuis Clermont Ferrand, départ place de la Résistance (au sud-ouest de la place de Jaude), Mardi 7 Juin 2016 à 9 h, pour rejoindre le siège de BFM, rue Oradour sur Glane à Paris le 14 Juillet prochain.

Durant un mois et demi, tous ceux qui le veulent pourront parcourir avec nous une moitié de France par 31 étapes. Sur notre route, nous interrogerons les Français que nous croiserons pour leur demander leur avis sur François Hollande que nous filmerons et retransmettrons chaque soir sur les réseaux sociaux. Si vous nous en donnez les moyens dans les plus brefs délais, nous ferons un suivi périscope de qualité de l'ensemble de la Marche jusqu'à Paris. Si parmi mes lecteurs, il se trouve des gens prêts à nous accompagner en voiture sur une partie du trajet, et créer un relais automobile pour entreposer une sono, ainsi que des doléances citoyennes collectées sur papier au fur et à mesure de notre odyssée, nous pourrons presque tous les soirs organiser des conférences et débats publics sur les places des villages où nous atterrirons. Si les organisateurs de Nuit Debout de Clermont Ferrand ; Montluçon ; Bourges ; Orléans et Paris considèrent que notre initiative s'inscrit bien dans la Convergence des luttes tant appelée, alors peut-être nous contacteront-ils pour nous inviter à les rejoindre afin que l'on embarque quelques émissaires de leurs assemblées sur notre route pour monter jusqu'à Paris. Je signale en passant que nous chercherons pour chacune des étapes, des solutions d'hébergement ou à défaut de camping, de restauration, des moyens de se doucher, et enfin un peu d'énergie et de connexion internet pour recharger nos appareils et transmettre nos données. Nous avons écris à tous les élus des communes concernées par notre périple, et l'ensemble des organes de presse et audio-visuels des régions traversées sont aussi contactées en ce moment même. 

Nous souhaitons être au fil des jours de plus en plus nombreux à grossir cette marche sur Paris, aussi j'appelle l'ensemble des chômeurs, des SDF, des précaires, des gens qui ont du temps libre, ainsi qu'une bonne dose de colère et d'envie dans découdre sans tomber dans les travers de la violence et l'absence de cap, à nous rejoindre tout au long de notre parcours. 

Prévoyez une tente, des changes, de quoi supporter le mauvais temps, de bonnes chaussures, et beaucoup de bonne humeur. Vous pourrez nous rejoindre aux grandes villes-étapes, il vous suffit de vous référer au tableau ci-contre, et de suivre l'actualité de la Marche pour les lieux de rendez-vous précis.

Nous avons besoin, je ne vous le cache pas, de dons pour faciliter l'organisation d'une telle marche et en supporter les nécessaires matérielles, alimentaires et d'hygiène. Vous pouvez trouver ici le mémorandum faisant état des besoins et nécessités logistiques pour évaluer les coûts les plus immédiats pour que nous vous offrions une actualité quotidienne de qualité. Vous pouvez nous aider sur le compte de l'association "Les Décrocheurs" ; et ce faisant, nous nous engageons à utiliser les excédents qui pourraient rester d'un tel appel aux dons, à continuer de financer toutes les initiatives résistantes les plus efficientes contre l'oligarchie aux pieds d'argile.

Pour ceux qui suivent mes travaux ou ont lu mon essai qui les synthétise, vous savez quelles sont les voies que je propose pour nous en sortir, et qu'elles ne demandent que relativement peu de moyens financiers et humains à l'échelle de notre pays, pour être parfaitement efficientes.

Mais si j'ai pour habitude de beaucoup communiquer sur mes travaux lorsque je milite, cette fois-ci, jusqu'au 14 Juillet, je compte plutôt récupérer les paroles citoyennes. Si vous avez des doléances à faire porter à la présidence de la République, vous pouvez nous les transmettre à l'écrit (et à l'oral) sur notre trajet, ou encore nous les faire parvenir sur notre boite courriel. Voila quel est le sens de cette Marche. Vous pouvez ne pas être d'accord avec les revendications portées pour le 14 Juillet, et même être un fervent soutien de François Hollande - mais nous comprendrions votre honte à l'exposer publiquement - quoi qu'il arrive, nous collecterons l'ensemble de vos réflexions et les relayerons, y compris lorsque nous ne serons pas d'accord avec vous.

Une grande marche pour donner tort aux apocalyptiques !

Français, il nous faut nous prendre en main ! A l'ère d'internet, des moyens de transport rapide et de l'effondrement des paradigmes les plus mortifères, il est temps de faire un grand bond en avant ! Nous pouvons changer les choses sans haine, sans larmes et sans violence. Nous pouvons même donner une réelle saveur de joie à notre insurrection qui vient. Il nous suffit simplement de le vouloir.

Il nous faudra être quelques milliers le 14 Juillet sous les fenêtres de nos grands médias nationaux, et pourquoi pas quelques dizaines de milliers les jours suivants, si ce n'est millions... Cela dépend des premiers. Un peu de foi, une dose d'abandon, et une envie de marcher un peu, ce peut être un début pour obtenir enfin notre première victoire contre l'oligarchie. Mais attention, la bataille sera (très relativement) longue et réellement intense. Nous ne l'emporterons pacifiquement que si nous acceptons toutes les stratégies d'occupation mobile et non violentes nous permettant d'éviter la confrontation avec les forces de police (le fait de fonctionner en bonne intelligence avec les institutions régaliennes est une obligation insurrectionnelle pour aboutir vite et proprement), mais nous amenant très clairement à faire chanceler le pouvoir. Je me fais garant de pouvoir en proposer et coordonner les directives les plus essentielles, mais j'en appelle autant à la puissance de tous qu'à notre raison : A capacité individuelle de nuisance co-existe le principe de responsabilité. Il ne s'agira plus de revendiquer l'auto-gestion, mais de l'appliquer avec une réelle discipline personnelle malgré les moments de tension inévitables. 

Nous allons tout changer si nous sommes suffisamment nombreux à le vouloir et le faire (il ne s'agit au départ que de quelques milliers de personnes sur des dizaines de millions encore une fois), et je vous propose que nous fraternisions tous pour commencer au-travers de cette grande marche vers Paris.

Aux apocalyptiques prêchant l'auto-destruction et le renoncement, nous montrerons notre enthousiasme, nos sourires, notre foi en l'avenir et notre certitude de pouvoir contribuer à l’avènement d'une nouvelle ère qui s'affranchira de l'essentiel des souffrances que les oiseaux de mauvais augure appellent de leurs vœux.

Dans l'espoir que vous nous rejoindrez,

Sylvain Baron




dimanche 22 mai 2016

Mais de quelles ambitions m'accusez-vous ?

Je crois qu'il vient le temps pour moi de régler une question qui n'en finit pas de me pourrir, tant du fait des attentes des uns, des accusations des autres, et du grand écart mental que je me dois de produire avec d'une part ma volonté d'être un acteur résolu d'une Résistance nécessaire, et de l'autre le désir de recouvrer mon anonymat définitivement.

Mon engagement sur les sentiers de "la politique" est une démarche entreprise il y a désormais près de cinq années. Je n'y suis pas arrivé en traînant mes fesses sur les bancs d'un amphithéâtre de Science-Po, ni même par un intérêt particulier pour la chose politique au tout départ. Bien au contraire, je m'intéressais plutôt aux à-côtés de la politique durant ma jeunesse, voire même à des sujets qui en étaient très éloignés.

Gamin, j'avais le goût de lire naturellement. Et loin de me contenter des romans de science-fiction ou des polars, c'était d'avantage des revues de vulgarisation scientifique qui me captivaient le plus. En particulier s'agissant d'astrophysique, du fait que j'ai toujours été hanté par l'immense mystère que représente le ciel étoilé tout autour de nous.

C'est en fait un peu à cause de la science que je suis arrivé à la politique, puisque c'est au-travers de celle-ci que je m'interrogeais sur le caractère épuisable d'un certain nombre de matières premières sur Terre, sans comprendre pourquoi nous ne tenions pas compte dans notre modèle économique, de données scientifiques parfaitement claires à ce sujet. Le pétrole à l'égal d'autres ressources viendra à manquer dans les prochaines décennies, et nous sommes tout de même 7 Milliards d'êtres humains à satisfaire sur un grand nombre de besoins nécessitant ces matières premières pour disposer d'un minimum de confort ou simplement de quoi nous alimenter.

Mais ce cheminement aura duré tout de même plus de 10 années, si l'on considère que la maturation intellectuelle débute vers 20 ans, quand on est jeune, libre et que l'on s'émancipe de son cocon familial. Cela m'aura pris du temps, d'abord parce que je travaillais beaucoup en tant que chauffeur routier. Plus de 50 heures par semaine à tirer des palettes, arrimer des chargements, conduire, faire de la paperasse, attendre pour finalement repartir vers un autre bout de France.

Voila quelle fut ma première vie. Mais elle ne se résumait pas à cela. J'étais et je suis toujours chansonnier. Sur près d'une cinquantaine de chansons écrites, très peu ont été enregistrées, et cela toujours dans les conditions trop amateurs pour que je m'en satisfasse. Cette part artistique de mon esprit contribue nettement plus à mon bien-être que les activités militantes que je mène. Alors autant vous en donner l'étendue existant en ligne, au moins, vous saurez réellement qui je suis, puisque c'est réellement par le chant et la poésie que je parle avec mon coeur :







J'ai joué dans quelques groupes de musique, mais au final je suis un très mauvais guitariste et pire encore, je suis fâché avec le rythme. Ce qui contribua en partie à ce que je ne poursuive point ces expériences collectives. Mon seul talent est de jouir d'un peu de créativité, et ça n'est sans doute pas pour rien que même en matière "politique" , je ne fais rien comme tout le monde.

J'ai réduit considérablement ma "productivité" musicale le jour où je me suis immergé dans le bouillon de la Résistance. Pour une raison bien simple : je ne trouve plus de place dans mon esprit pour revenir à mes sensibilités premières. Quand j'ai commencé à comprendre plus intensément la réalité géopolitique de notre monde et les noirs desseins de notre oligarchie s'agissant du bétail que nous sommes à leurs yeux, je vivais en couple dans une petite maison et je travaillais. Et plus je comprenais la réalité du monde de livres en conférences, plus j'étais effrayé par notre destinée collective. J'en ai même pleuré ce qui fut pris de haut par mon ex-compagne qui ne comprenait pas mon angoisse, et acheva finalement de foutre en l'air notre relation. C'est de là que tout a commencé pour moi. Quand les larmes furent passées, c'est la colère qui s'installa en mon âme, et autant vous le dire, si je n'étais pas aussi fauché dans la vie, cette colère serait profondément dangereuse pour notre oligarchie. Je suis quelqu'un d'affreusement tenace qui ne supporte pas que l'on se foute de moi impunément. Et c'est tout à fait personnellement que je prends le moindre mensonge politique, le moindre crime, la moindre trahison, comme une offense à ma propre dignité d'être humain.

Par ailleurs, une autre colère m'anime : le constat d'une inertie ambiante. Qu'elle soit le fait des divisions partisanes des uns et des autres, ou encore du défaitisme ambiant, j'ai conscience plus que quiconque que chaque minute où nous ne faisons rien, il y a des gens dans la rue ou à travers le monde qui meurent de notre immobilisme. J'ai été et je suis redevenu SDF. Peut-être que cela alimente en partie ma sensibilité quant à ceux qui meurent dans la rue. Je ne suis en revanche pas Palestinien, Syrien ou Congolais. Mais leurs souffrances, je ne les supporte décidément pas car je sais qu'elles peuvent trouver leur terme si la France jouait enfin son rôle de puissance de paix au Conseil de Sécurité de l'ONU comme dans sa diplomatie de façon plus générale. Je suis un type révolté, et que cela ne soit pas compris ou que cela soit considéré comme une posture par certains, je m'en contrefous. Je n'ai plus rien à prouver à ce sujet, quand la plupart de mes détracteurs n'ont même pas fait un premier pas sur le chemin de la Résistance.

Il y a aussi une autre dimension dans ma vie qui reste encore en suspens, quoi que prégnante. Je suis croyant. Non pas au sens religieux du terme, mais ma foi en ce que nous appelons communément "Dieu" est sincère et même très puissante. J'étais pourtant athée dans ma jeunesse, mais j'ai connu une expérience que l'on qualifiera de "mystique", que je n'évoquerai pas ici, mais qui a aussi bouleversé ma vie. Et j'ai un profond besoin de vivre une quête initiatique passant par le voyage, la confrontation aux éléments naturels et une certaine solitude, pour me confronter à ce mystère philosophique qui a mon sens a guidé directement ou indirectement une grande partie de l'évolution de notre humanité sur tous les plans. Etant féru de sciences, mais absolument pas scientiste, je voudrais trouver du temps et la légèreté d'âme nécessaire pour méditer à ce qui est à mes yeux la matérialisation de la pensée divine qu'est notre monde. Je voudrais discuter avec des chamanes, des moines bouddhistes et autres "illuminés" de ces questions, sans doute pour ne trouver aucune réponse satisfaisante, mais au moins des pistes de réflexion.

Voila pourquoi je ne compte pas m'engager en politique. Si je souhaitais réellement le faire, je suis un grand garçon suffisamment intègre avec mes idées pour le signifier. Mais ça n'est pas le cas. Je n'ai que 36 ans, j'ai tout mon temps pour y revenir un jour. Je sais pourtant que des personnes comptent sur moi, et que parmi elles, il en est qui m'ont signifié que cette absence d'engagement pour "l'après", n'est pas de nature à rassurer. Je comprends parfaitement cette considération, mais je ne suis pas indispensable, et le suis moins encore qu'hier en ayant terminé la rédaction de mon essai qui finalement n'est rien d'autre qu'un manuel de la Résistance dans la droite ligne de ce que j'ai toujours défendu. J'ai donc le sentiment que je peux aujourd'hui me retirer sereinement, et je crois avoir fais ma part. Si je continue, c'est que je sais que tout est encore possible, et que je me dois de maintenir encore mes efforts dans l'espoir qu'un véritable Mouvement se crée autour d'une visibilité grandissante qui pourrait s'avérer décisive pour réussir les mobilisations que j'appelle de mes voeux.

Mais je suis à la base un homme effacé, timide (même si cela ne se voit pas), chérissant ma solitude et n'aimant guère être sollicité. Je suis un être totalement bordélique, qui procrastine trop souvent à l'idée de répondre à des demandes diverses et variées, car cela m'engage encore et toujours. Et c'est trop. Beaucoup trop pour ce que je suis. Si je sais où se cache ma force, je connais aussi parfaitement mes faiblesses. Je ne serais jamais fais pour être un meneur d'hommes, un dirigeant quelconque ou un décideur. Non pas que j'en ai pas les facultés comme tout un chacun, mais cela réclame en moi trop d'énergie. Cela exige que je me fasse violence contre ce que je suis fondamentalement. 

Au printemps 2017, il y aura une élection présidentielle qui permettra de chasser François Hollande du pouvoir, pour qu'il soit remplacé par un autre oligarque. Tout le réquisitoire que j'ai dressé contre lui en matière de haute trahison, n'aura alors plus aucun intérêt pour légitimer notre insurrection et sa destitution. Et dans ce cadre, je ne me vois pas attendre la première des trahisons du suivant pour recommencer éternellement ce combat.

Je n'ai même plus l'espoir de me réhabiliter socialement. Mon permis de conduire m'a été retiré par la justice à l'occasion d'une affaire stupide (j'ai été contrôlé positif au cannabis par la gendarmerie) alors que je n'avais fumé aucun pétard avant de prendre le volant. Le dernier datait de la veille au soir à l'occasion d'une soirée entre amis. Mais voila, je n'ai plus mon seul outil de travail, je suis surendetté, je n'ai plus de logement, je n'ai que l'équivalent d'un RSA pour survivre et une montagne de dettes que je sais ne jamais pouvoir régler sans passer ma vie à bosser uniquement pour cela. Ma solution sera donc la fuite en avant vers un autre continent pour y vivre ma quête spirituelle, et sans doute en profiter pour écrire à nouveau des chansons en me laissant bercer par d'autres ambiances. A moins qu'un accident féminin vienne quelque peu aménager mes aspirations, car j'aimerais aussi me poser de ce côté là.

Je sais que cette volonté résolue de mettre un terme à mon activisme un jour prochain, en décevra certains, en ravira d'autres, et laissera dubitatifs tous ceux qui tiennent absolument à croire que je nourrirais des ambitions démesurées du fait que je m'expose publiquement. J'aimerais cependant qu'il soit entendu que j'ai une certaine sensibilité, une grande dose de romantisme et un profond désir de m'aventurer vers d'autres nourritures spirituelles, cela du fait que je considère ma vie elle-même comme un voyage initiatique. J'aurai donc l'impression de m'enfermer dans une prison intellectuelle si je devais continuer trop longtemps à ne parler que de "politique". J'en ai fais le tour, au point même que je me désintéresse très fortement de l'actualité. Ce n'est que par soucis de suivre les évolutions de certaines données que je continue de m'informer, sans que cela finalement n’agrémente mes connaissances de faits nouveaux à même de nourrir mes réflexions. Et quand je n'ai plus l'occasion de méditer de quelque chose, je finis très clairement par m'emmerder.

Voila pourquoi, j'aimerais que ceux qui me prêtent ces foutues ambitions que je n'ai jamais eu, qu'ils comprennent à quel point cela me blesse intimement, car ils osent penser pour moi, sans connaître ma vie, mes désirs et mes difficultés, du seul fait de leur amour immodéré de la polémique sur de stricts inconnus. Bien sur, je transcende toute cette bêtise humaine dans ce combat, mais cela ne veut pas dire que cela ne m'affecte pas. Et j'aimerais que l'on me foute un peu la paix avec mes soit-disant "ambitions", et que l'on commence enfin à s'intéresser à ce que je dis et écris depuis des années, plutôt qu'à mon insignifiante personne. Là il y a réellement matière à débat (ou pas). Je ne m'attendais pas il y a cinq ans, alors que j'étais anonyme parmi les anonymes, à subir tant de polémiques, de sollicitations, d'attaques sur mon honneur par des extrémistes virulents, cela parce que je choisissais de m'engager sur le combat le plus difficile de ma vie : celui de la Libération de la France. Ça parait grandiloquent, farfelu, utopique, parfaitement risible, mais c'est le chemin que j'ai choisi. Non en croyant pouvoir réussir quelque chose qui me dépasse de très loin, mais avec la foi du désespoir, parce qu'il n'y a plus rien à perdre. J'espère que ce billet où je me livre jusqu'à l'intime sera donc bien compris, et que la pression que je subis par ces polémistes du web n'ayant aucun égard pour ma tranquillité, cessera ou à minima s'atténuera désormais. Pour faire ce que je fais, j'ai besoin de sérénité et que l'on ne perde pas de vue que si je reste présent sur les réseaux sociaux autant que dans la vie réelle pour ceux qui le veulent, c'est sans doute du fait que je souhaite rester tout bêtement humain et humble à ma façon. 

Dans l'espoir que ce billet éteindra bien des polémiques stériles,

mes amitiés résistantes à tous

Sylvain




dimanche 8 mai 2016

Du plébiscite d'un Gouvernement de Transition


Le mercredi 4 Mai dernier, s'est tenue une réunion sur mumble d'une quinzaine de citoyens ne revendiquant aucun étiquetage partisan, ni une référence idéologique ou politique particulière, et s'étant donnés pour mission de soumettre à notre plébiscite, un certain nombre de citoyens remarquables pour leurs travaux, expériences ou compétences sur lesquels s'appuyer pour former un Gouvernement de Transition.

Comme je suis conscient que je ne peux expliquer l'ensemble d'un processus tant intellectuel que réellement insurrectionnel nous amenant à considérer qu'il serait aussi pertinent qu'urgent de nous intéresser aux personnes à qui l'on doit confier un mandat, je vous propose de prendre le temps d'écouter cet enregistrement d'une conférence donnée sur Mumble, qui en résumera les grandes lignes. Pour aller plus loin, je vous recommande dans ce cas de télécharger mon essai, qui bien que souffrant sans nul doute de mon amateurisme tant dans la forme que le fond, n'en reste pas moins correctement sourcé pour qui tient à s'informer correctement sur ses droits et les moyens dont elle ou il dispose pour résister collectivement et sans violence à une tyrannie en France. 

Si vous me découvrez, dites vous simplement que je suis un activiste qui me suis formé un peu en amateur au droit pénal, constitutionnel et international. Mes compétences sont très limitées et mon interprétation des lois reste soumise à l'expertise réelle des juristes, magistrats et avocats dont nous avons tant besoin pour créer cette résistance. Ceci est un appel non dissimulé à votre expérience professionnelle ou vos relations...

Cette Résistance se doit en premier acte, de juger publiquement notre oligarchie - en commençant par son sommet institutionnel en exercice - pour démontrer par les faits et la loi, que le peuple est bien trahi par une Tyrannie, au sens de la définition qu'en donnent les textes fondamentaux mais aussi le Code Pénal. Si nous sommes bien tous d'accord pour accepter qu'un Traître à la tête de l'Etat est par défaut un Tyran, nous sommes donc bien d'accord sur le fait que nous sommes sous le joug d'une tyrannie qu'importe les images d'Epinal que nous nous dessinons autour de ce mot. Le Traître au sens du droit pénal, agit contre les intérêts fondamentaux de la nation (qui existent bel et bien) au profit d'une puissance étrangère. Le Traître est un vulgaire larbin en somme. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que François Hollande n'a cessé de se conduire en toutou servile pour le compte d'au moins trois puissances étrangères avec un zèle proprement ahurissant vis à vis des intérêts étasuniens et israéliens. Cela encore une fois, au détriment de nos intérêts fondamentaux. L'un des crimes de Haute Trahison dont on peut accuser François Hollande, pourrait conduire celui-ci à croupir en prison jusqu'à la fin de ses jours, s'il devait être jugé par un Magistrat sévère. Mais un tel procès institutionnel n'interviendra pas. 

Pour qu'advienne le procès de l'actuel président de la République, il faut préalablement reconnaître que dans les circonstances actuelles, ni l'institution judiciaire telle que nous la connaissons, ni les parlementaires dont nous écopons, ne souhaiteront organiser dans les plus brefs délais la proclamation de la Haute Cour de la République pour juger le président de la République et d'une partie de son Gouvernement pour Haute Trahison...

Article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 :

"Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution".

Lorsqu'une Société est malade au point que les institutions dont elle s'est dotée au travers de son histoire constitutionnelle, ne permettent pour autant pas à celles-ci d'opposer au pouvoir exécutif une contrainte forte, alors les citoyens feront naturellement preuve de créativité pour imaginer un nouveau cycle institutionnel. C'est particulièrement le cas avec la France, puisque nos humeurs révolutionnaires ont débouché sur près d'une dizaine de constitution en moins de deux siècles. Cette fréquence de changement de cycle constitutionnel est une caractéristique assez peu partagée dans le Monde. Les Français sont à la foi des révolutionnaires convaincus et des passionnés de Droit. En ce nouveau millénaire déjà un peu entamé, ce nouveau cycle redémarre avec les Citoyens Constituants qui sous l'égide d'Etienne Chouard, tentent de penser les normes communes futures, et plus encore une méthodologie pour rendre ce processus pleinement participatif. En soi, tant parce que les intentions de ces primo-rédacteurs sont bienveillantes, que parce que l’avènement d'internet permettra les échanges et le contrôle populaire des travaux constituants, cela augure tout de bon s'agissant des institutions future de la France. Car cette constituante aura été ouverte à la participation du peuple comme jamais par le passé.

Cependant, cette nécessité démocratique pour établir notre Société future est justement l'objectif à atteindre, non le commencement. Pour former des citoyens constituants, il faut déjà les former au droit constitutionnel et pénal, voir international leur permettant de comprendre quels sont leurs droits déjà existants dans l'arsenal juridique auquel la France est rattachée. Quels sont aussi les crimes qui sont propres à nos mandataires politiques. Quelles lois les punissent ?

Voila pourquoi il revient aux citoyens les plus investis à établir une Constituante dans toutes les municipalités de France, d'apprendre déjà à se battre avec les textes existants. A quoi bon rédiger une nouvelle constitution, si l'on se désintéresse du droit existant aujourd'hui permettant au peuple d'opposer sa résistance à la Tyrannie ? Pour penser correctement l'architecture d'une constitution, il est nécessaire d'expérimenter déjà un peu le droit connu. Il est extrêmement riche et peut nous inspirer. Mais surtout, il est déjà opposable car écrit et reconnu. Dans cinquante ans, peut-être que nos enfants et petits enfants se sentiront trahis par un nouveau tyrans malgré la constitution démocratique que nous leur avions léguée. Mais combien d'entre eux parleront de rédiger une nouvelle constitution comme nous, sans regarder au moins les lois de l'actuelle et des traités et codes que nous aurions déjà voté pour leur garantir des gardes-fous supplémentaires ? 

Quand on veut réellement se donner les moyens de penser certains titres de la constitution future avec une vision aussi large que précise sur certains sujets, il faut s'habituer à expérimenter le droit. Moins de 10 articles de loi, traités, ou constitution permettent déjà de dresser les contours de nos droits. Moins d'une trentaine permettent de comprendre globalement le fonctionnement du système économique et géopolitique dans lequel nous sommes écrasés. Moins de 10 lois permettent de légitimer notre insurrection et destituer le gouvernement. Pourquoi parlons nous d'une meilleure constitution à rédiger, alors que l'ordre juridique actuel est tout à fait satisfaisant à nos nécessités ? 

Défendons-nous avec les lois, dès maintenant !

Il faut commencer par réunir les faits incriminant l'autorité politique et militaire suprême du pays (on ne perd pas de temps avec les habituels crimes de corruption de nos députés, on vise le pouvoir exécutif) au travers de dossiers de presse constitués progressivement et d'informations officielles du Gouvernement. Les médias utilisés pour établir les faits dans leur progression chronologique, sont les grands journaux et grands médias publics et privés de préférence, ou les blogs spécialisés et toujours bien sourcés. 

Article 5 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 :

"La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas"

A défaut d'une petite armée d'avocats et de magistrats bénévoles, en plus de quelques comédiens de théâtre pour mettre en scène ces procès publics, il nous faut des juristes amateurs. Vous pouvez commencer par utiliser le site légifrance pour faire le lien entre un fait et une loi qui le réprime, mais si par votre profession ou votre expérience de vie, vous disposez d'un Code Pénal à domicile, n'hésitez pas à le consulter, il y a toujours un certain nombre de précédents juridiques relatés pour nous faire une idée des interprétations possibles d'une loi. 

A partir d'au moins un crime - et j'en ai comptabilisé au moins 4 qui sont imputables à François Hollande - nous pouvons expliquer une affaire qui a été "glissée sous le tapis" politico-médiatique, car quelque peu gênante pour certains intérêts, alors qu'elle aurait dû retenir notre attention si nous étions tous éduqués à devenir des citoyens vigilants. L'école, le système médiatique et le climat social actuel laissent sur le bas côté le petit tiers de citoyens qui, indépendamment de leur infortune et de la fabrique des idiots, n'en restent pas moins alertes et sensibles à ce genre d'informations tandis qu'une écrasante majorité subit les mêmes miasmes sociétaux dans l'apathie et l'essentialisation de ses centres d'intérêts à tout ce qui est périphérique au Commun. Les marginaux à l'ère du désarmement intellectuel de la nation, sont ceux qui demeurent des êtres politiques envers et contre tout et sont donc par défaut, tous sensibles à la question du Commun. La politique étant l'art d'établir des normes visant à établir une Société meilleure, en Démocratie, elle suppose le fait que le peuple est impliqué dans la rédaction et le vote de ses propres normes, et donc en quête d'une Destinée collective. Or nous ne sommes pas habitués à la Démocratie, nous ne l'avons jamais expérimenté, et nous mystifions même le Demos pour ceux qui la théorisent. Car le Peuple a sa part de cons finis, d'abrutis consanguins, d'imbéciles résolus, de haineux irascibles, de poufs totalement superficielles, de kékés qui sont leur strict alters-ego masculins, etc, etc, etc...

Nous en connaissons tous. Inutile de nous en cacher puisque chacun d'entre nous sommes capables de nous montrer totalement idiots lorsque nous ne sommes pas carrément sous la contrainte de nos propres psychoses et névroses dans certaines situations. Le peuple est une pluralité d'êtres humains avec leur histoire, leur caractère et dont les prédispositions à l'auto-éducation à tout un ensemble de disciplines intellectuelles, sont très inégalement partagées. L'Egalité n'existe pas factuellement à tous les niveaux. La politique - particulièrement en Démocratie - vise à réduire par tous les moyens cette inégalité par le haut. Tout progrès démocratique réel, ne peut être que l’héritage d'une bienveillance dans les motivations qui ont conduit une petite fraction du peuple à arracher aux puissants le dit-progrès, parfois au prix du sang. Mais que l'on cesse de tout attendre du peuple en le mystifiant. L'écrasante majorité de celui-ci que ce soit par bêtise ou par une ignorance volontariste, se désintéressera de nos discussions en cercles fermés. Nous sommes une MINORITÉ de marginaux réfléchissant à la politique et sauf si nous changeons nous-mêmes les choses, nous sommes condamnés à rester une minorité. Nous devons l'assumer ! Et s'agissant de ceux qui continuent de méditer la question politique à partir des routes divergentes et balisées des partis, sont à un stade intermédiaire du désir de renverser le Système établi. Ils ne sont ni laïcs ni révolutionnaires.

Ceux qui préfèrent rester libres de leurs opinions et expressions politiques se comportent déjà en citoyens laïcs quoi-que pour certains, croyant (religieusement) au peuple. La non partisanerie est la forme avancée du principe de laïcité. Ce principe ne peut être sanctuarisé aux seules croyances confessionnelles pour être bien compris.

La minorité intellectuelle et laïque, croyant au peuple mais ne le mystifiant plus pour autant, croit alors en la Révolution et s'y attelle. Et nous sommes potentiellement déjà quelques milliers...

C'est à ceux-là que nous nous adressons dans un premier temps, avec Dominique Normand du C.N.C, mais aussi en compagnie de bien d'autres citoyens qui s'activent discrètement à poser les premiers jalons. Nous souhaitons simplement respecter l'ordre logique conduisant au renversement d'une autorité politique suprême (et le système attenant) sans attendre le soutien du peuple tout entier, et nous ne voulons pas laisser les rênes du pouvoir à toute instance qui ne serait pas sous contrôle direct des Français. Il y a bel et bien un ordre à respecter si l'on tient à conserver le contrôle d'une révolution. La première étape est la destruction méthodique - et autant que possible juridique - de l'autorité du chef de l'Etat contesté. La seconde est la mobilisation populaire pour le pousser à la démission. La troisième est le remplacement de son gouvernement par celui des insurgés. Ce qui implique de réfléchir à la dernière étape avant même d'y parvenir. C'est dans ce cadre que nous vous proposons de nous rejoindre tous les mercredi soirs à partir de 21 h sur Mumble. Les informations de connexion sont ci-jointes :



Dans cet exercice vous aurez l'occasion de plébisciter les personnes pouvant être nommées aux différents Ministères au sein d'un Gouvernement de Transition Démocratique. Je vous préciserai plus bas les premiers noms qui sont tombés pour chacun des Ministères à créer et à imposer au président du Sénat, qui selon les termes de l'article 7 de notre actuelle constitution, assurera la vacance du chef de l'Etat démis de ses fonctions. Chaque fois que nous formerons une assemblée physique (sur places publiques ou dans des salles dédiées) ou via les canaux numériques (forum, Mumble, site du C.N.C) ; nous laisserons deux minutes à chaque citoyen pour plébisciter une personnalité qui œuvrerait sans nul doute dans l'intérêt général si nous lui confiions la charge d'un Ministère.

Dès lors que nous proposons des noms de ministrables, il devient impératif de prévoir les garde-fous que l'on veut donner au peuple pour en garder le contrôle. Dans ce cadre, les citoyens constituants pourraient nous aider en rédigeant une constitution provisoire permettant par exemple d'inclure le référendum d'initiative populaire révocatoire, le mandat impératif (que tous les citoyens qui le souhaitent pourront contribuer à rédiger) et la durée de ce mandat. Il y a aussi une réflexion à apporter sur les modes de votation pour distinguer les personnes plébiscitées entre elles. Nous pouvons effectivement en apprécier plusieurs, et souhaiter ne pas vouloir voter que pour une personnalité, quand bien même ce vote pourrait évoluer au cours du temps (jusqu'à la clôture des scrutins). Toujours est-il que s'agissant du régalien, et particulièrement s'agissant du Ministère des Affaires Etrangères ; le Ministère de la Défense et le Ministère de l'Intérieur, il est une nécessité absolue pour le bon fonctionnement des institutions liées, de ne disposer que d'une personnalité retenue à la clôture des scrutins. Les militaires, policiers et diplomates se réfèrent à un système pyramidal non par choix, mais sous la contrainte de leurs nécessités professionnelles. Ce sont des institutions où nos référents doivent être uniques et endosser l'irresponsabilité des fonctionnaires et militaires qui agissent sous leur autorité. La clôture des scrutins interviendra nécessairement avant la fin du mandat de François Hollande et votre investissement est donc nécessaire pour gagner en célérité.

Voici les noms des personnalités qui ont été proposés lors du premier exercice de Désignation Populaire sur Mumble, pour chacun des Ministères. Nous espérons que vous nous rejoindrez pour ajouter d'autres noms et voter entre différentes personnalités. Je rappelle à ce stade qu'il est strictement interdit d'être candidat à un quelconque mandat dans ce processus. Nous ne pouvons être investis que par des citoyens, et notre consentement ne sera réclamé que peu avant la clôture du Scrutin Public. Il s'agit pour le moment de trouver des référents pour interagir avec les institutions régaliennes du pays, les ambassades étrangères, l'ONU, les médias et la Justice. Dans un second temps, il auront vocation à gouverner le pays sous l'empire d'un mandat impératif et d'une constitution leur permettant d'assainir avec toute la force que permet leurs fonctions, tout en restant assujettis à la vigilance du peuple à chaque instant de leur mandat :

Exercice de Désignation Populaire du 5 Mai
Liste des citoyens plébiscités :

>>> Régalien :

1) Ministère des affaires étrangères.


- Marie France Garaud
- François Asselineau 
- Pascal Boniface
- Alain Chouet 
- Pierre Hillard
- Bernard Lugan

2) Ministère de la Défense

4) Ministère des Outre-Mer

- Patrick Collet
- Jacques Dancale
- Alain Plaisir
- Max Mathiasin

5) Ministère de la Justice

- François Dangléant
- Renaud Van Ruymbéké
- Fabrice Bonnard
- Eric Dupont Moretti
- Eva Joly 

>>> Économie :

6) Ministère de l’Agriculture, de la pêche, des forêts et de la biodiversité

- Nicolas Hulot 
- Pierre Rhabbi
- Claude Bourguignon
- José Bové
- Gilles-Eric Séralini 
- Lionel Astruc
- Marc Dufumier

7) Ministère de l’Industrie à l'Energie


- Jean Marc Jancovici
- Jacques Cheminade
- Xavier Fontanet 
- Jacques Nikonoff 
- Jean-Paul Bibérian 
- Jean Pierre Petit

8) Ministère de l’Economie et des Finances


- Etienne Chouard 
- Bernard Friot 
- Thomas Piketty 
- Jacques Sapir 
- Carole Fabre
- Charles Gave


9) Banque de France (Gouverneur)


- Vincent Brousseau
- Gabriel Rabhi
- Philippe Askenazy
- Simone Wapler
- Jacques Sapir 
- Gerard Foucher

>>> Éducation / Médias :

10) Ministère de l’Instruction Publique et l'enseignement supérieur

- Franck Lepage
- Annie Lacroix Riz 
- Céline Fabre
- Céline Alvarez 
- Michel Onfray

11) Ministère de la Culture, aux médias et aux technologies numériques

- Jérémie Zimmermann
- Alexandre Astier
- Franck Lepage 
- Franck Rebillard
- Edgar Morin 
- Pierre Jovanovic 
- François Ruffin 

12) Cour Supérieure de l’Audio-Visuel.

- Michel Collon
- Denis Robert 
- Thierry Meyssan 
- Elise Lucet 
- François Ruffin
- Patrick D'Hondt (Tepa) 
- Raphaël Berland

>>> Santé :

13) Ministère de la Santé

- Dr Irène Frachon 
- Henri Joyeux
- Philippe Even
- Jean-Jacques Charbonier 
- Henri Joseph 
- Claire Séverac

14) Ministère des Affaires Sociales, de l'Emploi, du Logement et de l'Urbanisme

- Bernard Friot 
- Alexandre Jardin
- Thierry Kuhn
- Gérard Filoche 













jeudi 5 mai 2016

Lettre ouverte à Eric Dupond-Moretti

Cette lettre est la copie d'un courrier que je compte remettre à cet avocat, avec un exemplaire papier de mon essai "Révolte !". Elle permet d'expliquer aussi l'organisation d'une résistance que nous sommes déjà quelques uns à vous proposer désormais...

Cher Maître,


C'est en lisant un livre de Philippe Bilgert où il eut l'occasion de vous adresser ses louanges, que j'ai découvert votre nom pour la première fois. Pourtant, j'avais déjà entendu parler de vous sans m'en rendre compte au travers de quelques affaires pénales où vous eûtes à plaider, ainsi que témoigner devant la presse. Et il est vrai que je comprends Maître Bilgert lorsqu'il évoque outre votre rigueur professionnelle, le charisme qui est le votre lorsqu'il s'agit de défendre une personne. Vous mettez si naturellement votre cœur à plaider la défense des intérêts d'une femme ou d'un homme, que cela devient une cause publique dans l'esprit de vos auditeurs. C'est sans doute pour cela que vous faites trembler les magistrats, car ils savent que c'est bien votre indéniable talent oratoire qui peut orienter malgré eux la tournure d'une décision de justice dans une affaire à priori simple à trancher.

En France, la Justice est à ce point abîmée dans tous ses fondements, que les citoyens sont inégaux face à leur droit à une défense équitable dans un procès en fonction de leur fortune personnelle ou collective. Ce qui constitue une discrimination existante de fait vis à vis de certaines conventions et lois constitutionnelles. De la même façon que les crimes de génocide, de propagande de guerre, d'atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation, d'intelligences avec des puissances étrangères et de corruption, sont désormais le lieu commun des « politiques publiques » d'un trop grand nombre de nos élus, ce qui viole tout ce que les textes portants sur les droits de l'homme et notre bloc de constitutionnalité peuvent vouloir garantir et protéger. Raisonne ainsi dans nos têtes l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme de 1789 :

« Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs bien déterminée, n'a point de Constitution ».

Nous reste bien le droit de résistance à l'oppression, et je m'en réfère à ce qu'en dit l'alinéa 4 de l'article 20 de la loi fondamentale allemande à ce sujet :

« Tous les Allemands ont le droit de résister à quiconque entreprendra de renverser cet ordre [constitutionnel], s'il n'y a pas d'autre remède possible »

Cette conception du droit de résistance inclut la nécessité d'une graduation de l'expression de celui-ci. Cela ouvre un véritable chantier de l'activisme politique pour allier la résistance populaire (typiquement la mobilisation sur les places publiques) avec une résistance plus juridique, programmatique et médiatique. Les événements actuels autour de la résistance à la loi El Khomri, démontrent que l'usage de la violence par quelques excités ne débouche ni sur le soutien de millions de Français dans les rues, ni sur la construction d'une résistance à même d'inquiéter fondamentalement et personnellement les mandataires souhaitant démanteler certains grands acquis du programme du Conseil National de la Résistance, titré pour mémoire « les jours heureux ». C'est donc la démonstration que la résistance par la violence, dans un pays se voulant être un « État de Droit » et une « Démocratie » n'est pas forcément la plus efficiente pour parvenir à la finalité de toute réelle révolution : la décapitation de l'autorité politique suprême du pays.

Son renversement, sa destitution, sa démission sous la contrainte et parfois son meurtre sont la transition de phase permettant pour le meilleur ou pour le pire, d'achever et créer un nouveau cycle politique qui sera provisoire ou durable, mais dont les conséquences démocratiques seront bien réelles. Notez ici que je n'édicte qu'une loi générale et n'approuve nullement l'assassinat d'un chef d’État contesté.

Dans certains cas, les conséquences de telles crises politiques ont été heureuses et ont apporté des progrès durables, et les intérêts que j'estime représenter, sont ceux des Français qui se battent pour que de tels progrès adviennent. Nous nous battons pour que l'on change de constitution afin d'offrir la possibilité au peuple de contribuer directement à la rédaction et au vote de ses lois, autant que la possibilité pour lui de faire et défaire ses mandataires si ceux-ci violent leur mandat ou la loi. Nous réfléchissons aussi à la nature de tous les pouvoirs et regrettons d'ailleurs pour beaucoup d'entre nous, que la Justice soit considérée comme une « autorité » et non un contre-pouvoir indépendant et pouvant créer du droit lorsque celui-ci est « aveugle ».

Une fraction de ces personnes réfléchissant à toutes ces questions de démocratie sont adhérentes d'une association que j'ai co-fondé et intitulée « Les Décrocheurs ». Ce nom renvoie au-fait que notre campagne de communication est axée sur le décrochage volontaire et symbolique des drapeaux européens de l'espace public. Nous avons des raisons légales et constitutionnelles à invoquer quant à ces « délits de vol », mais notre premier conseil, Maître François Buthiau, pense qu'une faille juridique existe au travers d'un traité ratifié à une période antérieure au traité de Lisbonne portant reconnaissance de la France à cet « emblème politique ». De notre côté, nous prétendons qu'au delà de l'absence de reconnaissance dans notre constitution de cet emblème national, nous ajoutons que nous n'avons pas ratifié l'article 52 des déclarations annexées au T.F.U.E (Lisbonne) portant sur la reconnaissance des emblèmes politiques de l'U.E (euro, drapeau européen, hymne à la joie, journée du 9 mai).

Au-delà de ce que dit le droit à ce sujet, il y a pour « les Décrocheurs » le désir plus profond de rétablir dans leurs actions le principe constitutionnel de souveraineté nationale. C'est le même principe qu'édicte l'article 1 du Pacte International relatif aux Droits Civiques et Politiques de l'ONU :

« Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes ».

Bien que ce principe soit sans cesse remis en cause au nom du criminel « droit d'ingérence » ou par l'agitation d'épouvantails politico-médiatiques amalgamant le patriotisme à la xénophobie pour hystériser la nécessité de préserver notre indépendance nationale, « les Décrocheurs » restent convaincus que si les Français à l'égal des autres peuples du monde, ne disposent pas de leur Souveraineté sur leurs institutions et leur destinée, alors il ne peut y avoir Démocratie possible.

Considérant que la quête constante du progrès démocratique est d'intérêt général, j'assume de dire que notre volonté de jouer à la foi de la justice et d'actions illégales - mais plus pacifiques et symboliques que réellement malveillantes et entraînant des préjudices importants - nous pouvons être considérés à la foi comme des activistes et des lanceurs d'alerte.

Puisqu'il me faut reconnaître que je porte idéologiquement l'association, forte d'une centaine d’adhérents pour le moment, je me dois de vous livrer l'essai en pièce jointe que j'ai rédigé pour rassembler des idées que j'exprimais sur mon blog, mais aussi dans mon militantisme personnel sur l'espace public.

Parmi ces idées que je sais partagées bien au-delà de notre association, il y-a celle de créer une pression populaire pacifique mais constante pour destituer l'actuel président de la République François Hollande. Cela non pas sur des considérations politiques, mais au sens de crimes d'intelligences avec des puissances étrangères que l'on peut lui reprocher, ainsi que du financement de terrorisme. Ce sont des crimes contre l’État, soit des atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation, ou en d'autres termes : des crimes de Haute Trahison. Ils sont justifiés par des affaires tout ce qu'il y a de plus médiatiques, mais n'ayant entraîné aucune ire du pouvoir législatif, censé être la chambre de contrôle de l'action du gouvernement. Ainsi l'affaire des écoutes de la N.S.A révélées par le dissident américain Edward Snowden ; l'affaire de l'interdiction de survol du territoire de l'avion d'Evo Morales le 2 Juillet 2013 ; l'affaire de l'annulation de vente des Mistral à la Russie, ou encore le soutien appuyé (livraison d'armes) de François Hollande « à la rébellion modérée » en Syrie rentrent parfaitement dans le cadre de crimes évoqués plus haut et parfaitement décrits dans le Code Pénal.

Nous souhaitons démontrer que s'il faut « une longue suite d'abus » des représentants de la nation pour définir ce qu'est « une tyrannie » et légitimer donc la saisine de notre droit de résistance, alors il est nécessaire de s'en référer à de véritables crimes que l'on peut reprocher aux chef de l’État et l'ensemble des mandataires du peuple. Il faut les justifier, et c'est là que les humbles et fauchés activistes que je représente ont besoin de gens comme vous.

Nous avons une cause d'intérêt général et qui plus est, extrêmement noble et passionnante pour intéresser les Français au Droit et nous avons besoin du meilleur des avocats de France pour nous aider. C'est ainsi que nous parviendrons à lever beaucoup de fonds pour vous rémunérer et diversifier nos attaques. Car votre seul nom pour défendre le désir de tout un peuple de porter atteinte aux intérêts de l'oligarchie, suffirait à rassurer les sceptiques et défaitistes.

J'ajoute que si nous attendons que nos meilleurs conseils puissent initier toutes les procédures légales existantes pour « ennuyer » les personnes que nous dénonçons comme criminelles, c'est au travers de « tribunaux populaires » que nous comptons le plus porter atteinte à leur légitimité. Ces tribunaux, sans valeur constitutionnelle légale, seront en vérité des pièces de théâtre jouées dans les places et salles publiques, et reproduisant très clairement les procès que la Haute Cour de la République aurait dû depuis longtemps tenir, à l'encontre de Messieurs Sarkozy, Hollande, Fabius et tant d'autres personnalités aux intérêts croisés. A défaut que le Parlement fasse son œuvre, le peuple – du moins une fraction de celui-ci – tente de pourvoir à sa défection à sa propre façon. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons convaincre le plus grand nombre de Français de la nécessité de destituer pour commencer l'actuel président de la République, premier maillon institutionnel de toute une chaîne de dominos.

Cependant, je tiens à vous rassurer sur le fait que nous saurons répondre à la question suivante :

« Que se passerait-il si le chef de l’État était destitué avant la fin de son mandat » ?

Tout d'abord, l'article 7 de la Constitution prévoit que le président du Sénat assure la vacance du président de la République le temps que des élections soient organisées.

Il est une évidence ensuite que le Gouvernement Valls serait évincé, et que se poserait donc la question de son remplacement. « Les Décrocheurs » ne sont pas un parti politique, mais en revanche, tiennent à proposer à tous les Français qui le souhaitent, de participer à la formation d'un Gouvernement provisoire par un processus de plébiscite populaire :

Son premier principe est que nul ne peut être candidat à une haute fonction de l’État. Son second principe est que seuls les citoyens participant à des assemblées populaires ou des réunions numériques dédiées à ce plébiscite, peuvent proposer des « experts » à un mandat ministériel et justifier cette désignation par un exposé de deux minutes pour présenter les travaux et expériences de la personnalité plébiscitée. C'est ainsi que lors d'une première assemblée (numérique) votre nom a été cité par une personne pour un mandat de Garde des Sceaux parmi d'autres personnalités. Une fois ces personnalités présentées, un scrutin public est alors institué, et tous ceux qui le veulent votent pour une personne pour chaque ministère. Ce qui institue de fait un baromètre de confiance accordée à des personnalités, qui porte sur chaque fonction ministérielle. L'essentiel des personnalités désignées ne sont pas des politiciens, mais plutôt des intellectuels et des experts en leur secteur d'activité. Nous voulons sur plusieurs mois disséminer cette idée dans toute la France, au-travers d'assemblées générales publiques et d'outils numériques, pour former une sorte de Gouvernement idéal.

Avant la fin du mandat de François Hollande, il s'agira d'encourager les personnes les plus plébiscitées à nous donner leur accord quant à représenter le Mouvement Populaire désormais initié, cela devant les médias et les institutions lorsqu'il s'agira de parler en notre nom sur certains sujets. Par ailleurs, nous leur demanderons d'animer les travaux de rédaction d'un mandat d'assainissement de la République, qui soit à la foi radical, audacieux, et le plus consensuel que possible (sachant éviter les débats polémiques stériles face aux progrès socio-économiques, écologiques et démocratiques attendus). Tous les Français qui le veulent pourront contribuer à la rédaction de ce mandat au travers d'assemblées publiques.

La loi n'interdisant pas aux Français d'organiser eux-même leur référendum, ce sera alors notre dernier axiome de travail, si la simple pression populaire (mais pacifique) menée dans la rue, ne permet pas d'imposer notre Gouvernement de Transition à un président du Sénat n'ayant guère plus de légitimité que la plupart des oligarques s'agrippant au pouvoir.

Cher Maître,

Je viens ici de synthétiser un grand nombre d'idées et crains à la foi d'avoir été trop court pour en développer les nuances utiles à connaître, qu'avoir été trop long pour susciter votre intérêt face à une montagne de requêtes que vous préférerez naturellement les plus concises que précises.

Nous avons besoin de beaucoup d'avocats en plus du meilleur d'entre eux, pour défendre cette cause essentielle qu'est la Démocratie. Comme vous le constatez, aucun d'entre nous ne visons un quelconque mandat politique ni imposer nos idéaux socio-économiques propres. Nous ne sommes encore une fois pas un parti, nous voulons juste nous montrer procéduriers et compétents dans chacune de nos initiatives. Qu'elles portent sur la défense des « Décrocheurs » dans leurs actions, les poursuites engagées à l'encontre du président de la République et certains de ses ministres, ou encore la conformité d'un Référendum d'Initiative Populaire à organiser, nous avons besoin que le Droit parle au-travers de son meilleur tribun tant à nos institutions, qu'au peuple tout entier.

Aussi j'espère que la lecture plus avancée de mon essai portant sur le droit de résistance, vous convaincra de nous prêter assistance. Ce serait un gage qui rassurerait énormément de dissidents français, qui bien que ne votant plus, contribuent de leur façon à porter leurs idéaux démocratiques à la population.

Avec l'expression de mon plus profond respect,

Sylvain Baron

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jeudi 28 avril 2016

Police, mon amour !


C'est un titre provocateur, mais nous aurons bien vite l'occasion de le relativiser. Commençons par dire ce qui motive la rédaction de ce billet, avant d'en dérouler l'analyse que je me propose de donner ici. Les manifestations du 28 avril 2016 contre la loi El Khomri ont été l'occasion d'un déchaînement de violence, tant de la part des forces de l'ordre que d'un certain nombre d'agents provocateurs qui accompagnaient les cortèges. Pour l'heure, il est fait état de plusieurs dizaines de blessés chez les manifestants dont un très sérieusement à Rennes, et 24 policiers et gendarmes blessés, dont un policier grièvement atteint par un projectile à Paris.

Depuis le 31 Mars dernier, au prétexte de lutter contre la loi El Khomri, c'est un mouvement plus général de mobilisation qui a été initié par Frédéric Lordon et François Ruffin, ayant permis une occupation quasi permanente de certaines places dans des grandes villes françaises. Malheureusement, les parrains de l'événement ne semblent pas vouloir assumer le rôle qui serait à mon sens le leur, à savoir appeler à maintenir la mobilisation, mais sous un angle à la fois pacifique et réellement stratégique.

Bien au contraire, Frédéric Lordon dans son discours du 20 avril à la Bourse du Travail, s'est montré particulièrement irresponsable en félicitant le service "Accueil et Sérénité" de pratiquer "méthodiquement la chasse aux infiltrations" dans le seul soucis d'éviter les accusations en "rouge-brunisme" de la part des médias aux ordres de l'establishment. Et d'ajouter ensuite "nous n’apportons pas la paix. Nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique". J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de dénoncer le fait que le fameux service "Accueil et Sérénité" était en fait composé pour une bonne partie de ses membres, d'étudiants particulièrement sectaires, voire de véritables milices communément appelées "antifas", qui effectivement, s'assurent bien que les personnes pouvant apporter des points de vue chagrinant leur idéologie, soient bien expulsées par la force de la place de la République. Il faut bien comprendre ici ce que cela sous-entend comme pourrissement de l'intérieur. Nous nous retrouvons avec des gens se prétendant "de gauche" mais qui n'hésitent pas à encourager les violences faites aux personnes (en particulier sur les "fachos" et la police considérée comme milice à la solde du grand capital) en plus des dégradations de biens privés et publics. Si certaines personnes sont ainsi interdites d'exercer leur droit de réunion et leur liberté d'expression sur des places publiques, en revanche, les éléments perturbateurs, en particuliers les casseurs affichant une proximité plus que troublante avec le mouvement "Black bloc" restent les bienvenue. Comme je n'aime pas témoigner sans quelques éléments de preuve, voici ci-dessous le petit laïus de Boris, étudiant à Tolbiac et membre actif de l'organisation de "Nuit Debout", qui permettra de bien comprendre avec quelles considérations idéologiques, le mouvement reste en butte pour le moment :


Du côté des forces de l'ordre, jusqu'à la journée d'hier, on se contentait d'accompagner sans broncher les échauffourées régulières commises par les éléments perturbateurs dont on parle ici. Ainsi, Etienne, policier dans l'une des compagnies républicaines de sécurité ayant à encadrer les rassemblements place de la République, témoignait le 18 avril dans l'émission "Carrément Brunet" sur la station de radio BFM, et rapportait les propos suivants :

"On regarde les gens tout casser, uriner partout… On n'a pas formellement ordre de ne pas bouger, c'est que les ordres ne viennent pas. On est là, mais on ne peut pas intervenir"

Cela faisait donc plus de 27 journées où les forces de l'ordre mobilisées partout en France, se devaient de subir quotidiennement insultes et jets de projectiles, cela sans pouvoir interpeller qui que ce soit, et sans pouvoir trouver des temps de repos acceptables. En ayant discuté avec des policiers tout autour de la place de la République à différentes reprises, ces derniers me témoignaient qu'ils étaient totalement sur les rotules et confirmaient les propos relatés par leur collègue à la radio. Les ordres (ou leur absence) à ce niveau, ne peuvent émaner que du Ministre de l'Intérieur. Il y a donc une volonté politique manifeste de jouer la carte du pourrissement qui semble t-il a pris fin hier.

Je ne suis donc pas étonné que les policiers aient exulté le stress accumulé depuis autant de jours, sitôt que l'ordre de réprimer violemment les manifestations leur a été donné en haut lieu. Ce qui n'excuse absolument pas pour autant les nombreuses bavures qui m'ont été rapportées par de nombreux manifestants pacifiques et n'ayant rien à voir avec les casseurs cagoulés dont nous parlons. En effet - et c'est à se demander si ça n'était pas espéré de la part de M. Cazeneuve - un très grand nombre de manifestants ont subi des assauts répétés de la part des CRS, avec force de grenades lacrymogènes, tirs de flashball et coups de tonfa, alors que j'insiste là-dessus, ils n'avaient rien à voir avec les hordes de hooligans qui se mêlent aux manifestants.

Je rappelle à ce titre aux policiers qui me lisent, que peu importe le niveau de stress, de colère et de fatigue accumulés par cette mobilisation constante de vos effectifs, vous êtes censés agir en professionnels rigoureux, ayant la maîtrise de soi, et dans le respect des lois. Le comportement d'un certain nombre d'entre vous était totalement inacceptable et c'est bien ici le citoyen très attaché à ce que les droits de tous soient pleinement respectés, qui vous rappelle à vos devoirs. 

Mais de la même façon, je tiens à signaler à Boris et tous ses petits amis trouvant une certaine légitimité à se défouler sur les biens publics et privés autant que sur les forces de l'ordre, que vous êtes les premiers responsables des blessures de l'ensemble des manifestants qui refusaient de sombrer dans votre violence imbécile. Quant on est un tant soit peu responsable de ses actes, on en mesure les effets collatéraux. Par votre faute, il devient nettement plus complexe de pouvoir engueuler vertement les policiers ayant commis des bavures, tout simplement parce que vos provocations ne pouvaient qu’entraîner ce déchaînement de violence au-delà de vos propres personnes. Quant à Sieur Frédéric Lordon, je ne puis que lui faire savoir qu'à force de vouloir faire des courbettes aux grands médias de telle façon à ne pas être sali par leurs diffamations insidieuses, le seul résultat qu'il obtient, c'est que leur communication ne reste axée finalement que sur les échauffourées, et certainement pas sur les aspirations politiques de tous ces citoyens cultivant quelques espérances avec "Nuit Debout". Sur tous les plans, cet intellectuel pour qui j'étais plein de respect autrefois, mérite pleinement mon mépris. Des gens ont été blessés, et le mouvement est désormais souillé par les critiques ne portant aucunement sur les aspirations politiques des citoyens qui se déplacent. Un esprit aussi brillant que celui de M. Lordon était-il incapable d'envisager ce genre de conséquences par la virulence de ses propos ?

Voila donc où nous en sommes, et il y a fort à parier que M. Cazeneuve et M. Valls vont désormais accentuer la répression. "Nuit Debout" par la volonté d'ostracisation d'une grande partie de ses organisateurs n'a pas su en près d'un mois, susciter la sympathie de plusieurs millions de citoyens qui ont bien senti le rattrapage idéologique souhaité. Ce sectarisme de la gauche de posture très vite constaté, n'était donc pas à même de rassurer les sans partis, ceux "qui votent mal" ou encore les intellectuels et "leaders d'opinion" qui pouvaient par leur seul soutien, apporter beaucoup au Mouvement. Dès lors que "Nuit Debout" reste un moment politique ne mobilisant qu'une minorité de nos concitoyens et snobé par le plus grand nombre (voire agaçant une frange énorme de la population), en haut lieu, on doit se frotter les mains et se sentir nettement plus légers à l'idée de pousser les forces de l'ordre à agir avec le maximum de brutalité pour décourager le plus grand nombre à continuer l'expérience.

Ce qui m'amène au dernier volet de cet article.

Tout d'abord, oserai-je expliquer aux abrutis sectaires "anti-tout" et appréciant de casser du flic, qu'il serait temps de vous plonger un peu dans les livres. Je suis bien conscient que Tolbiac et Science-Po sont visiblement des écoles où l'on semble préférer se convaincre entre petits bourgeois désœuvrés que les Français souhaitent ardemment le démantèlement de l'Etat, mais rien n'est plus faux. Les Français, loin d'être contre l'Etat n'attendent qu'une chose : qu'on restaure au contraire sa pleine puissance. 

Par ailleurs, il serait temps d'admettre que la police n'est pas une milice au service du grand capital mais est en revanche composée d'êtres humains qui sont soumis aux mêmes difficultés et mêmes indignations que l'ensemble des Français. Je rappelle à ce titre que la police nationale est par défaut une extension de l'ordre judiciaire, en ce sens qu'elle permet d'appréhender une personne suspectée d'un crime ou d'un délit avec certaines règles de conduite garantissant les droits de la personne incriminée et autant que faire se peut sa sécurité. La justice, et donc par extension la police, sont des institutions permettant d'éviter que les citoyens règlent leurs comptes entre eux par des cycles de lynchages et de violences perpétuelles entre victimes et agresseurs. Nous sommes une population de 67 Millions d'habitants, subissant les affres d'une politique sociale et économique ne pouvant que générer de la violence et du repli communautaire. La seule chose qui nous reste pour ne pas sombrer totalement dans le chaos, c'est un état de droit avec des institutions régaliennes et judiciaires pour le faire vivre tant bien que mal. Vous pouvez hurler "mort aux flics" et insulter l'institution à loisir, elle reste un organe essentiel de la République, et quand bien même critiquée et critiquable, je connais peu de Français qui souhaiteraient sa disparition.

Bien au-delà du principe de réalité faisant que ce ne sont pas les points de vue idéologiques de quelques petits cons dont il serait intéressant de connaître quels sont les "gourous" qui les manipulent dans leurs facultés ou ailleurs, il y a aussi la logique révolutionnaire qui ne doit pas être perdue de vue.

Je souhaite rappeler à ce titre, en quoi la non-violence est une nécessité absolue lorsqu'on prétend affaiblir, voire entraîner la chute d'un gouvernement. Dès lors en effet, que l'on joue le jeu de déclarer chaque manifestation ; de respecter obstinément les horaires de dispersion et les itinéraires de cortège déclarés ; de refuser tous les éléments perturbateurs au sein des cortèges, ou au besoin s'assurer de leur exfiltration ; dans ce cas, les forces de l'ordre n'ont désormais strictement plus aucune raison légale de réprimer les manifestants. Toute répression serait alors clairement une violation de l'article 432-4 du Code Pénal qui dispose que :


"Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'ordonner ou d'accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende".



L'objectif de véritables insurgés n'est pas de susciter le courroux des fonctionnaires oeuvrant dans les institutions régaliennes de l'Etat, mais au contraire, d'obtenir leur fraternité, ou à minima leur sage neutralité. A ce titre, il ne faut leur donner aucune raison d'être tentés d'obéir à un ordre manifestement illégal.  Mieux encore, il faut habituer les forces de l'ordre à ce que l'ensemble des rassemblements et cortèges se passent suffisamment bien, pour que les effectifs déployés et les équipements mobilisés, soient les plus réduits que possible. En poussant l'objectif toujours plus loin, la présence d'un service d'ordre devrait être inutile dès lors que quelques policiers en tenue (légère) pourraient se retrouver en toute sécurité au sein même d'un rassemblement, pour surveiller et au besoin contraindre les éléments perturbateurs avec la bienveillance de la foule. Car le jour où les policiers et gendarmes auront le sentiment d'être en sécurité dans une foule qu'ils ont pour l'instant raison de craindre, c'est bien le gouvernement qui cette fois-ci, aura toutes les raisons de s'inquiéter.



En effet, le point final d'une insurrection est donné lorsque le gouvernement perd l'allégeance des militaires et policiers, qui restent des citoyens à part entière. Ce ne sont pas les insurgés qui chassent directement leur propre tyrannie, c'est l'armée et par extension la police, qui cessent d'obéir à celle-ci et transmettent leur allégeance à la nouvelle autorité civile qui vient à la remplacer. Cette nouvelle autorité peut être dans le pire des cas le président du Sénat en vertu de l'article 7 de la Constitution, ou directement un gouvernement provisoire que souhaitent imposer les insurgés, dès lors qu'ils ont pensé à le constituer au fur et à mesure de leur mobilisation... 


Quoi qu'il en soit, le chef d'Etat et son Gouvernement ne peuvent gouverner uniquement qu'avec l’allégeance des hommes en armes. Sitôt que leur autorité est perdue, la partie est gagnée pour le peuple. Voila pourquoi il est essentiel si l'on est un tant soit peu stratège, de ne rien faire qui puisse mettre en opposition le peuple avec sa police et son armée. 



Puisqu'il faut bien conclure ce billet, je souhaite simplement que ce dernier soit une mise en garde autant qu'un encouragement adressé à tous : 

D'une part, il revient à nos fonctionnaires de police les plus échaudés de se rappeler à leurs devoir et leur sens de l'éthique professionnelle. En haut lieu, il semble que la bride soit lâchée pour que vous interveniez. A la bonne heure ! Interpellez les habituels fouteurs de merde, mais veillez à éviter autant que faire se peut les dommages collatéraux. Vous êtes des citoyens et les gens qui veulent manifester paisiblement, sont aussi vos seuls alliés puisque vous êtes assujettis à un devoir de réserve vous empêchant de manifester à nos côtés contre un gouvernement que vous haïssez autant que nous.

Quant aux organisateurs de "Nuit Debout" et j'ajouterais à l'ensemble des manifestants qui se veulent sérieux dans leur démarche militante, dénoncez les éléments perturbateurs (généralement cagoulés et vêtus tout en noir) aux forces de l'ordre, et si c'est possible, exfiltrez les vous-mêmes en dehors des cortèges et rassemblements. La mobilisation doit bien continuer, elle est essentielle à la respiration démocratique du pays, mais il n'est plus tolérable que certains idiots utiles continuent de faire le jeu de la tyrannie et causer des blessures de part et d'autres.

Il faut que cette mobilisation se poursuivre et prenne un réel accent révolutionnaire. Cela suppose de rejeter le discours de certains membres de l'organisation de "Nuit Debout", qu'ils soient de grands intellectuels soucieux de leur image médiatique ou encore de jeunes étudiants sectaires qui n'ont rien d'autre à proposer que le pourrissement du mouvement au plus grand profit du gouvernement. 

Ne lâchons rien, soyons tous sérieux et fraternels, le Monde nous regarde...

Si vous souhaitez trouver tous les éléments d'une stratégie insurrectionnelle pacifique, vous pouvez télécharger mon essai qui traite dans tous ses aspects ce sujet sur le lien suivant :