dimanche 21 août 2016

Pas de bol, on va se taper Hollande encore 9 mois !

Cher François, 

Deux années avant d'entamer ton mandat présidentiel, tu enseignais à Science-Po l'économie aux futurs traîtres de la Nation. Selon la présentation faite de tes séminaires par un de tes anciens étudiants, tu semblais très intéressé par les travaux du prix Nobel d'économie Amartya Sen, qui lui-même, avait beaucoup étudié le paradoxe d'Arrow. Théorème qui pour n'en donner que sa conclusion, stipule qu'il n'y a aucune cohérence à attendre d'une politique économique décidée par des agents aux intérêts différents, alors qu'à l'inverse, un seul décideur (appelé pour la circonstance "le dictateur") pourra s'assurer d'un ordre social qui soit favorable (ou non) au plus grand nombre.

Il se trouve que les pouvoirs qui te sont conférés par la Constitution, te placent en position de dictateur. Pas seulement parce que tu peux foutre à la porte ton gaudillot de premier ministre s'il ne fait pas usage de l'article 49 (au-travers de son fameux troisième alinéa) de la Constitution afin de passer en force un texte de loi qui te semblerait d'importance ; mais parce que tu ne disposes d'aucun contre-pouvoir sérieux permettant au peuple de lui aussi te foutre à la porte si tu manques à tes devoirs. Tu es donc en position de décider d'une politique économique cohérente en fonction de tes seuls desideratas, sans que quiconque ne puisse réellement t'entraver dans tes ambitions.

L'économie est une science sociale dont les règles sont décidées et écrites uniquement par la représentation politique. Cela se traduit par des lois qui s'imposent aux institutions et aux entreprises, et permettent d'anticiper sans trop de surprises, les conséquences que l'on souhaite heureuses sur la vitalité d'une nation. D'ailleurs, ton maître à penser Amartya Sen, mettait au centre de sa réflexion la question de la quête du bonheur que doit nécessairement amener un ordre économique. On se demande ce que tu auras réellement retenu de ses travaux. La malchance n'a qu'une incidence très relative sur le taux de chômage et le niveau de bien-être social d'un pays, et la logique voudrait que tu en sois parfaitement conscient.

Pourtant, le 18 août dernier, l'ensemble de la presse relève à l'occasion d'un livre à paraître et intitulé "conversations privées avec le président", que tu as confié aux auteurs de cet ouvrage la remarque suivante à propos du chômage en France :

"[lors de la campagne présidentielle] j'ai fait cette annonce de l'inversion de la courbe du chômage parce que je croyais encore que la croissance serait de 0,7-0,8, elle sera finalement de 0,1 ou de 0,2. Puis je répète cet engagement lors des vœux le 31 décembre 2012. J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner"

Tu estimes donc "ne pas avoir eu de bol". De la part d'un énarque ayant fait H.E.C et enseigné l'économie dans une prestigieuse faculté parisienne, il y a de quoi bondir. Au pays de Colbert où il y a 40 ans à peine, nous pouvions voir nos dirigeants politiques donner les grandes lignes d'une politique économique à un Commissariat au Plan, à la Banque de France et à nos services fiscaux aux travers de consignes permettant d'assurer le plein emploi, tu n'as pas trouvé les idées et ressorts nécessaires pour relancer l'économie ? Tu as sans doute compté sur la fameuse "main invisible du marché", puisque les traités européens que tu soutiens ardemment, interdisent toutes les régulations permettant justement de favoriser le plein emploi.

Il est vrai que pour les gens un minimum éduqués sur l'économie et la chose politique, nous nous doutions parfaitement de ton inaction en ce domaine. Les traités européens commandent, et les larbins qui les ont voté disposent. Mais il faut être soit totalement idéologisé jusque dans la malhonnêteté intellectuelle, soit parfaitement stupide pour qu'une personne disposant de ton pouvoir de tout changer, puisse nous pondre un "pas de bol" pour seule excuse à la misère qui ne cesse de croître en France. Si à la rigueur, tu avais concédé que les contraintes sévères posées par les traités européens, n'avaient pas permis d'arracher ces fameux points de croissance nécessaires à la relance, sans avoir à délivrer un quelconque mensonge, tu aurais pu tenter de faire avaler ton "irresponsabilité" à la majorité des Français qui restent convaincus qu'il n'est pas possible de sortir de l'Union européenne du fait de votre propagande continuelle à ce sujet. Ça n'est pas ce qui aurait assuré le renouvellement de ton mandat, car tu as de toute façon été une calamité nationale sur chacune de tes politiques, mais cela aurait au moins sauvé les apparences sur les choix opérés en tant que décideur politique au plus haut sommet de l'Etat.

Mais vois-tu François, nous ça fait plus de quatre années que nous n'avons pas de bol. En fait, on pourrait dire que cela fait presque 40 ans si l'on tient compte que tes prédécesseurs s'inscrivent dans le reniement et l'abandon de la France. Mais avec toi, nous avons atteint l'apothéose alors que nous avions espéré avoir vécu le pire avec Sarkozy. Quatre putains de longues années que tu joues le caniche zélé de Washington, de Berlin, de Tel Aviv et de Bruxelles. Quatre années que tu souilles la France de tes copinages avec les pires ordures du Moyen-Orient tout en participant à la déstabilisation de pays ne nous ayant jamais agressé. Quatre longues années que le chômage ne cesse de croître jetant à la rue par milliers, les "sans-dents" dont tu te gausses avec le cynisme des pires salauds. Quatre années de suicides de désœuvrés qu'aucune politique sociale n'a jamais permis de sauver du désespoir le plus profond. Toi qui depuis ta prime jeunesse, jouit des ors de la République, ne sais pas ce qu'est réellement la malchance. Nous, le peuple français, pouvons parler de réel "manque de bol". Non content de nous trahir et de nous faire haïr de l'ensemble des peuples du monde, tu oses nous signifier que si le chômage continue de croître en France, c'est dû à un "manque de bol" ! Tu oses signifier au peuple que la France n'est par là plus un Etat avec des moyens presque illimités pour maintenir son rang dans le concert des nations ? Que le mandat de président de la République ne permet d'assister qu'impuissant aux aléas de la main invisible du marché sans que quiconque ne puisse y faire quoi que ce soit ? Que la fonction présidentielle ne permet plus rien d'autre que passer ton temps à dépenser l'argent des Français en frais gargantuesques de coiffure pour arranger ta calvitie ou en sauteries chez tes maîtresses, jusqu'aux élections suivantes ?

C'est l'aveu le plus criant de ton désintérêt le plus profond pour la situation économique et sociale du pays que tu as livré ici aux journalistes. Tu te moques à ce point de la destinée de la France et du malheur de notre peuple, que tu laisses notre économie décliner en pariant sur un taux de croissance fondé sur du vent ? Si tes pires crimes sont ailleurs et t'amèneront je l'espère à croupir un jour en prison, je crains qu'à force de signifier aux Français le mépris que tu leur portes, c'est bien pendu haut et court dans une période de chaos total que tu risques bien de terminer ton mandat. Quatre années que l'occasion t'as été quotidiennement donnée de constater la haine du peuple à ton égard, et tu continues encore de nous insulter ?

Méfie toi félon, nous ne sommes pas un peuple que l'on peut traîner dans la boue des décennies durant, sans qu'un point de rupture ne finisse par amener à l’échafaud les traîtres dans ton genre.

Avec ma haine la plus indicible,

Sylvain Baron


jeudi 18 août 2016

Le gauchiste est un raciste qui s'ignore...

Je suis laïc. Et même le plus radical des laïcs. Cela signifie que je soutiens vivement la séparation des églises et de l'Etat, mais que j'y inclue aussi les partis politiques qui, à mon sens, sont des religions au même titre que celles glorifiant des prophètes et les doctrines qui s'y rapportent. Les croyances confessionnelles ou partisanes appartiennent aux individus. Mais le peuple ne peut voir son unité altérée par ceux qui le gouvernent, puisque ces derniers sont garants de la concorde nationale sur ce qui relève de l'essentiel.

Est-ce que cela signifie que je ne crois pas en Dieu ? Non, je suis aussi homme de foi (mais sans religion). Est-ce que cela signifie que je ne crois pas au débat politique ? Pas plus, mais je suis conscient que le Système électoral gagnerait en démocratisation, si l'on interdisait aux partis politiques d'investir leurs prêcheurs à des mandats électifs.

Mon propos risquera bien de heurter beaucoup de sensibilités, puisque je considère que les partis politiques, à l'égal des autres courants religieux, sont des institutions visant à conditionner les esprits des plus faibles à des doctrines assurant leur confort mental, face à leur absence de culture, d'ouverture vers l'autre et de libre arbitre.

Faut-il nécessairement être catholique, musulman ou juif pour croire en Dieu ? Que je sache, la foi en Dieu est au pire un débat métaphysique discuté depuis plus de deux millénaires, au mieux une conviction profonde pour des millions de gens qui avec ou sans religion, resteraient croyants de toute façon.

Les trois grandes religions monothéistes sont toutes nées au Moyen-Orient en des temps très anciens. Cela signifie que les préceptes culturels et politiques ayant influencé la rédaction de la Thora, la Bible et le Coran, nous sont étrangers tant géographiquement que temporellement. Nous ignorons encore qui sont les rédacteurs de ces ouvrages et quels liens entretenaient-ils avec les cercles de pouvoir de leur temps. Nous constatons cependant une culture patriarcale évidente dans les écrits religieux et une volonté de faire des hommes, des créatures obéissantes et serviles à des lois supposées divines (mais évidemment exécutées par des hommes). Les religions introduisent donc l'idée que Dieu attendrait de nous des vertus particulières, et que rejeter une partie de ses commandements reviendrait à braver Dieu lui-même, ainsi qu'une morale se devant d'être universelle.

Je suis pour ma part convaincu que Dieu est une entité créatrice et observatrice de son propre univers, et qu'il est totalement amoral (ce qui ne veut pas dire immoral). Puisque tout émanerait de Dieu (même les religieux s'accordent sur ce point), alors la part maléfique de nos humanités est aussi une volonté de Dieu. Sans doute pour nous mettre à l'épreuve... Nous disposons du libre-arbitre, et de la conscience que ce qui peut nuire à soi, ne peut que nuire à l'autre. Nous pouvons donc sans même nous aider d'un ouvrage religieux quelconque, adopter des comportements et une philosophie qui soit bienveillante vis à vis d'autrui et de soi. Je pense que Dieu observe sans nous juger et qu'il ne souffre nullement de nos guerres et de notre méchanceté. Ces souffrances appartiennent à des êtres de chair. Dieu est bien trop grand pour réduire son omniscience à des émotions purement humaines. Dieu n'est pas contenu tout entier dans un corps sécrétant des hormones pouvant attiser sa colère, son amour ou sa satisfaction. Dieu se contente d'exister en tant que dessein intelligent pour ceux qui ne renient pas la Science, et de façon plus anthropomorphique pour les religieux.

Dieu n'est ni amour, ni sagesse pas plus que père fouettard. Dieu EST, et cela devrait être suffisant pour le croyant.

Mais que l'on croie ou non en Dieu, nous vivons dans un monde qui répond à des constantes physiques et biologiques. La Science ne s'oppose pas à Dieu, elle décrypte simplement l'organisation de l'univers. Dès lors qu'un dogme religieux nie ce que la Science apporte comme réalités terrestres intangibles, il devient nécessaire de distinguer ce qui faisait foi pour des êtres humains ayant vécu il y plus d'un millénaire sur la péninsule arabique, de ce qui est désormais révélé pour nos contemporains, et cela partout dans le Monde. Car la Science est assurément plus universelle que chacune des religions. La Science ne ment pas, elle permet même au sceptique de vérifier par l'expérience ce qu'elle prétend démontrer, et cela qu'importe les repères culturels ou confessionnels de chacun. Au XXIème Siècle, le prêcheur qui lave le cerveau de ses ouailles en réfutant l'âge de la Terre ou son orbite autour du Soleil participe à l'abrutisation des masses les plus serviles à des fins sectaires, et non religieuses. Car ce qui distingue une religion d'une secte, n'est-ce pas la capacité de ses dignitaires et de ses dogmes à s'adapter aux réalités culturelles et civilisationnelles des époques traversées ?

De la même façon, lorsque des individus utilisent à des fins douteuses le fait religieux pour légitimer leur haine de l'autre ou exprimer des revendications politiques, il convient pour nos contemporains de se resituer dans leur sphère civilisationnelle et temporelle. Le Moyen-Âge est derrière nous, et l'ordre juridique et moral de la majorité des pays du Monde, ne prend désormais plus aucun appui sur des textes religieux quelconques. Ce qui signifie qu'utiliser le fait religieux pour marquer sa xénophobie à l'égard d'un peuple ou d'une communauté, ne peut que desservir la religion ainsi exposée, et plus encore ceux qui ont adopté les préceptes d'une telle croyance.

Il est d'autant plus inacceptable en Terre laïque, que sous prétexte de lutter contre le racisme, l'on puisse nier les comportements déviants de personnes usant de la religion pour provoquer notre communauté politique toute entière.  La négation de soi (au sens de sa communauté) est un comportement plus déviant encore, que la provocation stupide de quelques identitaires se repliant dans une vision archaïque de la religion, et avoir ainsi le sentiment d'exister.

En Terre Laïque, chacun se vêtit comme il l'entend et chacun croît en ce qu'il veut. On peut même être prosélyte sur ses propres croyances. Cependant, si la loi n'interdit nullement à chacun de véhiculer des opinions particulièrement réactionnaires et anti-France, l'intelligence consiste pour l'écrasante majorité d'entre nous à ne pas s'en laisser compter. Nous ne sommes pas en Arabie Saoudite et nous n'avons pas à satisfaire la quête identitaire de quelques abrutis faisant sécession avec nos repères culturels occidentaux, par peur d'être accusés de racistes notoires par d'autres déviants.

Les déviants, qu'ils soient religieux ou gauchistes patentés, restent extrêmement minoritaires en France. Le bon sens est de très loin le principe qui guide la majorité d'entre nous. Il faut être sot pour ne pas constater que les phénomènes introduisant la burqa, la djellaba et dernièrement le "burkini" en France, ne sont que la face émergée de l'iceberg de l'intégrisme religieux et du rejet ostentatoire de la culture Française. Ces phénomènes sont très récents et l'apanage d'une extrême minorité de Français de confession musulmane. Il se trouve d'ailleurs un très grand nombre de musulmans en France, pour critiquer ces provocations et expliquer que cela n'a rien à voir avec l'islam, mais que cela relève bien d'un repli communautaire francophobe. 

Evidemment, cette fracture identitaire et l’aliénation du principe de laïcité (devenant la promotion du communautarisme désormais) répondent d'un mal français qui peut être traité en grande partie par des mesures politiques. Je n'exposerai pas ici mes opinions à ce sujet pour rester relativement concis. Mais en revanche, on me pardonnera de ne pas vouloir succomber à l'hystérisation ambiante des uns qui voient le péril islamique bien au-delà des comportements communautaristes de quelques individus, et des autres qui considèrent que soumettre ces comportements à la critique, consisterait à embrasser la xénophobie des premiers.

Je n'ai ainsi aucun problème à déconsidérer très fortement autant les intégristes de tous poils qui, entre autre, font de la provocation avec un "burkini" ; que ceux qui voient en chaque Français de confession musulmane, un intégriste haïssant la France.

J'ai été élevé par un musulman. Il est croyant, il est aussi de culture Française puisqu'il boit son pastis chaque soir, et mange volontiers du porc. Cet aspect de ma vie expliquera sans doute la distinction que j'opère entre croyance religieuse particulière, et rattachement à une culture civilisationnelle ou nationale plus globale et contemporaine. La majorité des musulmans en France ne sont peut-être pas à l'image de mon beau-père, mais la plupart sont bien Français jusqu'au bout des ongles, que ce soit dans leur mode de vie, leur amour du pays ou encore leur tenue vestimentaire. Ceux qui amalgament les musulmans de France aux intégristes, cela par la dénonciation de ceux qui s'agacent justement de cet intégrisme, sont les vrais racistes de notre pays. Et il n'y a pas plus raciste à ce titre qu'un gauchiste. L'amalgame est juste plus indirect afin de passer plus inaperçu. Je préfère à ce titre le raciste qui s'assume, au-moins, accorde-t-il à l'autre sa différence au point de la lui reprocher. Le gauchiste pour sa part fait le grand écart entre son rêve (très colonisateur) d'égalité et d'homogénéité entre tous les hommes, et la réalité qui lui fait face constamment. Préférant le rêve à la réalité, il jette sa fatwa sur qui reste sur les sentiers du réel. Lorsque le bon sens nourrit une critique d'un problème communautaire de la part d'un quidam sans que ce dernier n'expose une quelconque haine raciale, le gauchiste assimile ce bon sens ou cette critique à de la haine destinée à tous les représentants d'une même communauté. Ce qui prouve à mon sens que nous avons affaire à un racisme bien caché, puisqu'il s'agit d'amalgamer indirectement toute une communauté à certains de ses membres au comportement déviant. Pour ne pas le montrer, on accuse le quidam de cet amalgame dont il n'est pourtant pas responsable. Voila pourquoi les gauchistes sont des racistes qui s'ignorent, et que leurs fatwas m'indiffèrent au même titre que les islamophobes qui se revendiquent comme tel.

Un con est un con, d'où qu'il vienne, et je me réserve un droit à l'excès dans les mots lorsqu'il s'agit de parler de ces gens là. Je ne vois pas pourquoi je cacherai mon mépris.


dimanche 14 août 2016

Open letter to People of United State of America


Two hundred and forty years ago, our two nations were inspired by the same philosophies and nourished the same hopes of revolution, permitting the end of tyranny and the beginning of liberty.

A mere beginning, since it's a long and rocky road, ridden with many obstacles and ambushes that leads to Freedom. We still haven't got there !

I would like to take some time to explain the actual condition for Freedom ; it is the power garanted to the People of a nation to elaborate their own laws and vote on them ; this same power needs to enable citizens to nominate and remove their political leaders. And yet, there is another matter at stake in the conquest of Freedom for all of Mankind :

Peace !

This is the reason that drives a humble French citizen such as myself to beseech you to vote for Donald Trump, unless you choose to conquer peace and true democracy together through another revolution.

Unfortunately, I'm not confident that the majority of American citizens are ready to manage a peaceful, legitimate and powerful revolution and that's why I pledge to you to vote for Donald Trump and to then control his actions after he takes office, in order to guarantee the peace.

It is true that French political dissidents look upon Donald Trump as a circus clown. But he's a self-made circus clown who revealed extremely important information to you as a people about Hillary Clinton. For us, she's a psychopath. She yearns for World War III and is already responsible for hundreds of thousands of deaths all over the world. Yet how many American citizens are aware of this ?

In Afghanistan, Iraq, Syria and Ukraine we are witness to rivers of blood reddening the earth, but nobody seems to attempt to vote in favour of peace in your country. For my own, The United States of America are like a new Roman Empire. If in France we need to judge traitors to the people such as François Hollande and Nicolas Sarkozy before a Court, for the crime of intelligence with foreign powers, you need to judge by your ballot, with the full power of the Law and with all your wits the entire panel of your political leaders who have made themselves guilty of meddling in other nations' affairs, and of crimes of genocide. It is an emergency for the entire world that you realise how disastrous the geopolitical situation really is due to the crimes perpetrated by US neocons, who include Hillary Clinton.

French people prefer a circus clown who says things as they are and wants to stop provocating Russia and to withdraw from interfering in the Middle East and in Europe, over a psychopath. We yearn for peace, it's our priority , and we believe it to be that of all human beings who are alive today.

We beseech, you, choose peace using all the weapons of peace you possess.


At the very least, vote for Trump.

Avec l'aimable soutien pour les corrections de Lawrence.

mercredi 10 août 2016

Jésus ne reviendra pas pour la Révolution

Il y'a des révolutions qui ne peuvent qu'être d'ordre politique et plus fermement encore, d'ordre démocratique. 

Il en est d'autres qui appellent à une dimension plus spirituelle de nos agissements. Et ces dernières sont initiées par des prophètes, non des insurgés qui ne sont pas censés évangéliser leurs contemporains à leurs croyances particulières, mais uniquement se donner les moyens d'établir un cadre social, écologique et démocratique permettant au mieux l'assagissement des âmes, mais point de renverser la part de cupidité, de corruption et de haine qui existera toujours chez certains d'entre nous.

Aucun cadre social, écologique et démocratique si puissant soit-il, ne peut empêcher un être que la folie a étreint, de se suicider en emportant avec lui des dizaines d'innocents. Ni même d'offrir à chaque individu, le cadre spirituel pour s'introspecter, fouiller dans les moindres aspérités de sa conscience pour panser ses blessures intimes, et nous amener collectivement à un état de sérénité n'ayant plus rien à voir avec l'environnement politique et social de notre pays, mais bien à une évolution spirituelle de la Société. 

Or, nous n'avons pas vocation à bâtir une nouvelle religion, secte ou parti politique (quelle différence ?) mais des cellules à la foi civiles dans leurs moyens d'actions, et militaires dans leur organisation et leur réactivité, afin de faire tomber quelques milliers de traîtres, pourvoir à leur remplacement par un gouvernement de transition, un parlement incarnant fidèlement nos multitudes, une nouvelle constitution institutionnalisant le pouvoir de légiférer pour le peuple, tout cela avant de nous retirer, et pour certains d'entre nous, continuer des combats politiques, associatifs ou spirituels particuliers.

Une révolution d'ordre politique impose d'utiliser des armes ne répondant qu'à peu de croyances tel que le droit national et international, une culture minimum sur l'histoire, la géopolitique et l'économie, ainsi que notre capacité quant à mouvoir nos corps toujours à des fins de communication. Que ce soit pour distribuer un tract, organiser une conférence ou marcher avec des milliers d'autres vers une institution stratégique, l'objectif reste constant : se faire entendre du peuple.

Un processus insurrectionnel étant par essence une action collective mobilisant au moins quelques dizaines de milliers d'individus, son organisation ne peut trouver d'efficience que lorsqu'elle trouve un meneur pour rassembler à sa propre vision une dissidence politique éclatée, ou de façon plus horizontale si la Fraternité du peuple surpasse les divisions partisanes ou religieuses (ce qui est toujours du pareil au même). La problème étant que la Fraternité ne se décrète pas. Elle est nécessairement liée une dimension sociale (voire supra-familiale) de  nos comportements. Elle répond d'une logique culturelle de fond. Il est pays latins où le catholicisme reste fortement ancré comme en Italie, en Espagne ou au Portugal et qui peuvent revendiquer la Fraternité comme étant un socle culturel résistant encore assez bien à l'ordre libéral et nihiliste en vigueur, à défaut de suffire à créer les conditions d'une révolution. Mais en France, si je puis témoigner que la Fraternité existe bel et bien, on ne la retrouve que dans des îlots isolés dans un océan d'égoïsme et d'apathie de 67 Millions d'âmes.

Elle n'est pas ou plus une réalité culturelle nous unifiant, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la dissidence est à l'image du peuple : atomisée et répugnant aux actions collectives et à offrir un peu de soi à tout lanceur d'alerte, activiste ou association politique particulière. Dans cette dissidence de plusieurs centaines de milliers d'âmes, des îlots de quelques milliers de sœurs et frères qui offriront spontanément au militant précaire le gite, le couvert, un peu d'argent, de la chaleur humaine ou encore du temps pour faire quelque chose dans sa cité qui soit utile à la cause. La Fraternité n'est donc pas morte, mais distillée chez une poignée d'entre nous parmi des millions d'autres. La Solidarité qui découle de la Fraternité reste extrêmement limitée. Pour autant, nous parlons tout de même à l'échelle d'un pays aussi vaste et politisé que la France de plusieurs dizaines de milliers de gens qui disposent en eux-mêmes de la dimension spirituelle à même de soutenir la révolution à venir.

Ces gens là, Sylvain Nisole et moi-même en avons croisé autant dans nos parcours de vie respectifs que durant notre marche entre Clermont Ferrand et Paris cet été. Sylvain fait lui-même partie de ces gens pour qui la Fraternité n'est pas une vue d'esprit, mais bien une philosophie de vie. C'est un être profondément spirituel, qui par ses propres agissements et la sérénité qui l'habite, invite le camarade du moment à trouver un chemin de quiétude dans son rapport à l'autre. Et pourtant, il n'est pas du genre à prêcher sa propre façon d'appréhender la vie, l'au-delà et son rapport à la nature. Il répond à l'appel de l'ami qui vient et nécessite d'un peu de Solidarité pour mener à bien son projet ou simplement survivre.

Les philosophies et des courants spirituels sont nés à travers les âges que très épisodiquement, et cela sous l'égide de messagers dont on ignore pour l'essentiel d'entre eux, quels personnages historiques plus que "mythiques" étaient-ils réellement durant leur éphémère passage sur Terre. Les religions ont pris des siècles pour se répandre et s'institutionnaliser, cela bien après la disparition de leurs prophètes. Qui serait assez prétentieux pour croire qu'en appeler à un éveil spirituel collectif entraînant bienveillance, sérénité, et l'envie d'agir pour être utile à son prochain ou sa communauté, serait une entreprise qui soit à l'échelle d'une seule vie d'homme ? Disposons nous de ce temps ?

L'état d'être de chacun découle d'un cheminement distinct de tous les autres, là où notre éveil sur la chose politique découle d'un socle commun, et où il est donc possible de nous fédérer sans religiosité inutile, ni culpabilisation sur les modes de vie des uns et des autres à partir de revendications politiques portant sur les grandes questions d'intérêt général que sont la démocratie, la diplomatie et l'économie.

Les prêcheurs d'un grand éveil spirituel ne sont en rien les alliés des révolutionnaires pragmatiques. Ils appellent à amorcer un changement global par l'addition de nos comportements individuels dans l'espoir d'étendre leurs propres croyances et modes de vie à une population toute entière. La raison critique de ces gens est gravement altérée lorsqu'ils prétendent mêler une dimension politique à leur raisonnement idéologique. La chose politique est ce qui précède l'établissement de normes qui s'imposeront à tous, là où l'éveil spirituel ne peut imposer de contraintes par la loi, sauf à vouloir forger une théocratie plutôt qu'une démocratie. La Spiritualité ne se nourrit pas du prosélytisme de quelques gourous ou philosophes, mais d'un cheminement délibérément choisi par chaque individu. On ne peut demander avec constance de la sincérité, de la conviction et de l'auto-discipline à tous ceux à qui l'on impose par la loi ou la tradition, des croyances religieuses exigeant une certaine transcendance de l'être. La Spiritualité est une voie exigeant le libre arbitre pour être authentique.

Je suis de ceux qui ont foi autant en Dieu, qu'en la permanence de l'âme, mais aussi en une révolution politique favorable au peuple. Mais mes croyances et la philosophie de vie qui s'y rapportent n'engagent que moi et ne sauraient trouver une relation incestueuse avec mes considérations politiques. Autrement, cela reviendrait à semer de la confusion dans les esprits de ceux qui pourraient entendre un raisonnement porté sur des normes à abolir ou créer pour le bien commun, et ce qui consiste à trouver en chacun d'entre nous, une voie nous menant éventuellement à Dieu et à notre moi-profond.

L’appétence de la majorité des Français pour le conditionnement religieux ou partisan reste heureusement marginal, mais tire tout de même sa source d'un certain messianisme. Les Français, y compris dans ce que nous appellerons leur "dissidence éveillée", attendent un Sauveur à dimension christique. Lorsque les marchands du Temple dépècent le pays et l'asservissent à un Empire, on cherchera à défaut d'un Jésus pour rendre Justice, un De Gaulle ou quiconque nous inspirera la foi permettant de trouver en nous la transcendance nécessaire à notre résistance. Mais Jésus ne prétendait pas libérer les juifs du joug romain. S'il revenait aujourd'hui, il ne s'occuperait pas de politique, il se contenterait d'offrir son amour à son prochain. Ne l'attendons donc pas sur les chemins qui ne sont pas les nôtres. Jésus ne reviendra pas pour la Révolution.

Notre Raison et notre Fraternité doivent suffire à cette fin, et ces qualités humaines, nous ne pouvons les trouver nulle part ailleurs qu'en nous-même...

dimanche 17 juillet 2016

L'ego et le Nous

Me voila retrouvant une éphémère solitude à même de m'offrir le recul et le calme nécessaire à la réflexion écrite. Cela après plus d'un mois de marche à travers le pays accompagné de Sylvain Nisole et tant d'autres compagnons de route. Il y eut beaucoup de bons moments, et quelques uns plus désagréables. 

Un des aspects les plus difficiles à vivre, mérite que je m'y attarde aujourd'hui. Il fut soulevé à un moment par une fraction de notre Collectif, la question de l'ego - en particulier le mien - où il était jugé que celui-ci altérait notre bonne entente à tous.

Il m'est impossible de juger avec la plus parfaite objectivité de l'équilibre de mon ego. J'ai débuté ma vie dans la peau d'un enfant timide et introverti, et j'ai été forgé durant mes jeunes années d'adulte à la conquête de soi pour survivre à un environnement qui m'apparaissait comme hostile.

On ne peut renier après des années d'introspection et de bouleversements provoqués contre sa propre nature, à ce que nous devenons. Il faut du temps pour se façonner un équilibre psychique, un état d'être...

Je sais qu'une part de moi reste très proche de l'enfant timide et renfermé que j'étais, tandis qu'une autre est plus fantasque, et dans le souci de transmettre les connaissances que j'acquiers au fil des années. Cela me rend fortement "émetteur" et peut laisser une sensation d'écrasement pour autrui. Lorsque je parle trop et que je le ressens dans les gestes et comportements des gens avec qui je me trouve, je ne peux m'empêcher d'arrêter de discourir et m'excuser d'avoir trop parlé, car je me sens mal à l'aise de tant "d'émission" et donc d'absence de "réception". J'ai peur d'écraser l'autre, ou du moins lui donner ce sentiment de façon générale. Lorsqu'on me fait directement le reproche de me montrer écrasant, cela que je trouve le procès d'intention justifié ou non, j'ai tendance à m'effacer pour satisfaire le besoin de ré-équilibrage de la personne et constater aussi, si finalement en dépit de ce fichu "ego", je demeure utile et sollicité par le plus grand nombre.

Il y a ensuite l'estime de soi, c'est à dire de sa propre capacité à analyser les personnes et les idées en parvenant à rester critique face au jugement d'autrui sur les mêmes éléments de réflexion. Nous avons besoin d'entendre l'autre, en particulier lorsqu'il est en désaccord profond avec notre point de vue, sans quoi, il manquera des éléments de contraintes à soumettre à la pertinence supposée de notre idée. Mais nous devons rester intègre à nos convictions si l'examen critique des arguments d'autrui, ne parvient pas à infléchir certaines de nos considérations.

Vient enfin la difficulté de travailler d'un même élan collectif.

C'est là le plus dur déniaisement que j'ai eu à subir quant au désir d'horizontalité parfaite avec la confrontation des egos de chacun.

Car soyons clairs, c'est rarement les motifs ou revendications qui divisent des gens prêts à s'associer dans un projet commun. C'est la confrontation de leurs humanités. Nous arrivons tous avec nos parts de névroses et psychoses à des degrés très divers, contre lesquels nous tentons de nous émanciper par les artifices du consumérisme ou des psychotropes, ou pour d'autres par le sport, la réflexion sur soi, ou encore la spiritualité. La vie nous charge de tout un ensemble de stress et nos émotions s'intriquent dans notre mémoire pour modifier nos états de conscience. Les sensations d'agacement et d'énervement pur et simple, ne sont pas des états d'être découlant de la raison froide et analytique, pour la majorité des problèmes que nous nous devons de résoudre. Nous nous agaçons car ils nous renvoient à des événements similaires qui peuvent être rares ou répétés dans notre vie, mais qui incluent des sortes de "mini-traumas" à même d'altérer notre état-d'être face à autrui.

La répétition d'un événement désagréable impose pour la Raison, de régler définitivement le problème posé soit par le retrait de la personne ou encore de la démarche générant les redondances négatives. Chacun verra une façon nouvelle d'aborder les aménagements liés au fonctionnement même de l'entreprise commune pour conserver l'aspect positif de ce qui générait un problème répété. Mais l'aménagement sur la question des personnes est une question plus sensible, car imposant plus de radicalité.

Il faut d'abord que le sentiment qu'une personne entrave par son comportement le bon déroulement du projet, soit partagé par le plus grand nombre. Mais alors se joue souvent dans les associations d'êtres humains, des groupes secondaires d'affinités ou le retrait de l'un, peut entraîner le retrait de l'autre. Comme toutes difficultés, les problèmes de relations humaines (souvent basés sur des incompréhensions mutuelles) tentent d'abord de se résoudre par les discussions collectives. La tension s'impose et perdure par la répétition des difficultés, malgré des accords tacites ayant découlé de longues débats très éloignés des objectifs de travail que s'assignait le groupe. C'est alors le projet lui-même qui est mis en péril si le Collectif ne trouve pas le moyen de résoudre de façon plus tranchée ses difficultés.

Il s'agit dans ce cas d'imposer démocratiquement ou arbitrairement le retrait de la ou les personnes générant le plus de tension, et s'assurer du renouvellement humain au sein de l'association pour pallier aux fonctions et connaissances perdues. Du point de vue démocratique, c'est un système de vote à bulletin secret qui garantira qu'aucune influence des uns et des autres n'altérera sa part de radicalité si les tensions sont trop profondes. Du point de vue pyramidal, le collectif s'en remettra à l'autorité supérieure d'une ou plusieurs personnes pour ne pas avoir à voter (ou faire savoir) à une personne incriminée, que l'on souhaite son retrait pour le bien d'un projet. Si aucun statut ne prévoit une procédure sur laquelle s'en remettre, l'exercice peut s'avérer plus délicat, si une ou plusieurs personnes en opposition, ont un "ascendant" particulier sur les autres.

Ma position est assez difficile dans un Collectif, que je le veuille ou non, car j'en suis souvent autant l'initiateur que "l'intellectuel". S'il convient de relativiser l'étendue de mon lectorat sur ce blog, et les gens qui me témoignent de leur soutien sur les réseaux sociaux, je ne suis plus non plus un strict inconnu de tous, ce qui me vaut d'ailleurs toute la malveillance de certains réseaux contre-révolutionnaires. Je ne vois à la visibilité croissante sur ma personne qu'un seul intérêt objectif pour l'entrée en Résistance de Tous :

C'est que le jeu des statiques ferait qu'à partir de 100.000 personnes intéressées par la démarche militante que je propose, je pourrais rassembler sur mon seul appel, quelques milliers de personnes à manifester aux bons endroits et au bon moment. Car il y a derrière un bonhomme d'avantage une idée partagée que l'on considère bien communiquée et essentielle au débat public, qu'un gourou que l'on tient à suivre. Un certain nombre auront le tort d'exagérer la puissance et le charme d'un "leader d'opinion" pour des raisons toujours personnelles, mais la majorité de ceux qui se déplaceront s'en tiendront au caractère strictement utilitaire de la visibilité et des talents du meneur d'un mouvement. Ce qui compte pour le plus grand nombre, c'est l'objectif commun qui doit résulter de l'utilisation combinée d'un intellectuel et d'une foule pour générer une pression médiatique. A ce titre, le pragmatisme ne consiste pas à se minimiser soi par rapport à une personne à qui l'on fait confiance pour réaliser certaines choses, mais mesurer ce que l'on peut apporter, aussi minime soit sa propre contribution, pour que l'objectif soit réalisé.

Devoir compter sur un grand nombre d'entités (personnes physiques ou morales) pour appeler le plus grand nombre à se mobiliser dans la rue pour des objectifs communs, impose de disposer d'affinités fortes avec beaucoup d'intellectuels et de réseaux associatifs, au point de pouvoir les influencer à appeler l'ensemble de leurs suiveurs à soutenir un événement. Or, la plupart des intellectuels et responsables politiques répugnent à appeler leurs partisans à se mobiliser sur certains idéaux, et les associations sont souvent dirigées par des gens plus intéressés par leurs propres idées que par les revendications communes à porter. Les pires personnes à placer pour négocier des alliances sont à ce titre les fondateurs des associations. Ce n'est toujours pas lié à un déséquilibre de l'ego des uns et des autres que l'on trouve des objections à porter sur des revendications communes, mais dans beaucoup de situations, cela peut être le cas. Des bénévoles dédiés à la communication d'une association avec les entités extérieures à celle-ci, seraient la meilleure façon de s'assurer que des mouvements très différents parviennent à collaborer. Les intellectuels communiquent mieux sur les idées, les spirituels communiquent mieux avec les personnes. 

Le procès de l'ego

La difficulté d'un procès sur l'ego, c'est qu'il peut arriver que l'accusateur soit en fait la personne qui a réellement un problème avec elle-même, tandis que l'accusé(e) peut être une personne bien plus équilibrée (mais de facto déstabilisée par une telle accusation sur son état d'être). Lorsqu'il s'agit de juger de l'ego d'une personne critiquée sur cet aspect de sa personnalité, il vaut mieux dans ce cas s'assurer de produire en parallèle l'examen de l'ego de son accusateur. Ce qu'une personne équilibrée ne manquera pas de faire remarquer si elle trouve des accusations injustifiées ou exagérées. D'autant que l'on accuse volontiers l'autre de ses propres démons. L'exemple le plus fréquent que je rencontre dans les cercles "politisés" quant à cet effet miroir, est le conspirationnisme des "antifas" qui voient des "réseaux conspirationnistes" ou "confusionnistes" partout. 

Les paranoïaques sont particulièrement redondants dans ce genre de comportements. Leur psychose incluant qu'ils refusent de regarder en eux-mêmes le démon intérieur qui les stressent, ils préfèrent renvoyer ce dernier à un ennemi mystifié vers lequel on peut s'aménager une zone de confort mentale. Sans verser dans de telles psychoses, l'accusateur en egocentrisme, peut lui-même ne pas se rendre compte qu'il souffre d'un désir de gagner en importance au sein d'un groupe, sans que cela est une relation évidente avec ses fonctions précises au sein de la communauté. Dans ce cadre, ce n'est pas que vis à vis du groupe ou d'une personne disposant d'un ascendant particulier au sein de ce groupe que ce désir d'exister plus fortement aura tendance à s'exacerber, mais aussi dans la vie en général. Or l'ascendant que l'on possède ne se mesure qu'à la fonction utilitaire ou éducative qu'on lui attribue à des moments circonscrits de la vie, mais qui s'efface durant le reste du temps partagé avec autrui. Pour imager parfaitement la question : un soldat de première classe peut s'en remettre à l'autorité et aux consignes d'un lieutenant, et le soir venu, lui faire valoir son autorité morale, intellectuelle ou fraternelle autour d'un verre où les deux hommes discutent en toute amitié. La fonction détermine un moment limité où un être humain dispose de l'ascendant sur une partie de sa communauté - dès lors que celle-ci lui témoigne de cette légitimité - mais la fonction ne prédispose pas de notre égalité à tous en termes de fragilités et nécessités de développement personnel au fur et à mesure de notre vie. 

Une personne un peu connue peut voir son regard sur soi s'altérer du fait qu'elle est constamment sollicitée que ce soit par des témoignages de sympathie ou des demandes diverses et variées. Sa seule protection intime est alors de s'aménager à la foi une part de solitude et un cercle restreint de proches pour se remettre en question lorsque c'est nécessaire. Mais durant ses activités participant à sa "popularité", le bain des sollicitations reprend et le temps vient à manquer pour qu'il puisse être accordé à tous avec le plus de profondeur que possible. Ce qui peut causer des malentendus. L'expérience joue aussi sur notre propre part de sélectivité. Nous reconnaissons des traits de comportement indiquant des problèmes futurs possibles avec une personne. Par anticipation, l'on tente de former des groupes de travail avec des gens que l'on estime équilibrés et bienveillants. Cependant, c'est parfois sur le plus long terme que les difficultés d'ego apparaissent. Et nous avons vu tout à l'heure que les ressorts objectifs pour résoudre ces conflits existent, mais qu'ils se trouvent malgré tout intriqués dans un stress commun forgeant des petits groupes d'affinités pouvant fracturer l'ensemble.

L'on fait volontiers le procès de l'ego et si je m'en tiens à sa personnification en chair et en os qu'est Alain Soral, on peut cependant admettre que celui qui souffre d'un trop grand déséquilibre positif à ce sujet, réussira sans doute plus aisément à se faire entendre en milieu entrepreneurial, associatif ou public, car il bénéficiera d'un sentiment de puissance et de confiance en soi démesuré pour l'aider dans son entreprise. La foi en ce que l'on entreprend est notre première arme mentale pour faire aboutir un projet. A l'inverse, qui souffre d'un déséquilibre très dégradé de l'ego, peut tout aussi bien devenir connu du grand public, mais ne voudra pas utiliser sa propre puissance acquise à des fins qui pourraient incidemment apprécier l'estime qu'il se porte à lui-même. De même, la majorité des êtres humains connus ou non souffrent d'un déficit d'estime de soi, et ne reconnaissent donc pas leur propre part de puissance sur leur environnement. Ce qui est une forte contrainte révolutionnaire. Celui qui souffre d'un excès d'ego souffre d'avoir tort ou d'être contesté, celui qui manque d'ego souffre d'avoir raison ou d'être simplement quelqu'un d'apprécié. Les deux souffrent de ne pas trouver l'équilibre leur permettant à la foi de disposer d'un haut degré de sérénité et de confiance en soi, et à la foi d'une remise en question et une capacité d'écoute et d'empathie à la hauteur des espérances d'autrui. 

Nous sommes tous déséquilibrés !

Dans une Société ou un groupe unifié par des enjeux communs, nous arrivons tous avec nos parts de déséquilibres qui peuvent en outre être contradictoires sur certains aspects de l'ego. Et il nous faudra sans doute bien plus qu'une vie pour résoudre l'ensemble de nos conflits intimes et trouver l'équilibre dans notre état-d'être. Nous pouvons cependant restés conscients de nos déséquilibres, et éviter de nous piéger mutuellement avec ces derniers. Les objectifs communs, particulièrement lorsqu'il s'agit d'insuffler une révolution autant institutionnelle que culturelle, sont en-soi déjà porteurs de promesses quant à un futur contrat social à même de nous aider à mieux nous réaliser individuellement. Une révolution politique n'est cependant pas spirituelle, et c'est ce qui fait que même en Suisse où un peuple dispose d'un contrat social et démocratique très favorable, moins de 50 % des citoyens jouent le jeu des référendums pour la plupart des votations. C'est aussi ce qui explique que nous manquons de fraternité et d'attrait pour la culture politique pour une trop grande partie d'entre nous, au point qu'une tyrannie autant intérieure qu'étrangère s'installe profondément et durablement dans notre propre pays. Ce que les lois ou les hommes tentent de contraindre, n'a aucune prise sur des millions de gens disposant de beaucoup de sagesse et de curiosité. La désobéissance est un acte de transgression imposant le dépassement de ses propres conditionnements. Dans certains cas, elle invite à une part d’élévation spirituelle induite.

Si une révolution spirituelle posera forcément la question de Dieu en s'opposant à certains dogmes religieux existants, elle posera aussi la question du sens de nos vies et de la solidarité que nous nous devons mutuellement pour nous élever, et non nous abaisser...

Pour le moment, il s'agit de générer une révolution purement politique. Peut-on dès lors s'absoudre provisoirement des polémiques sur les uns et les autres, et restés concentrés sur l'objectif et sur ce que l'on peut faire soi pour renforcer notre puissance collective ?

J'aimerais que cela soit possible pour tous, mais j'en doute. Ce qui pour les radicaux de l'horizontalité totale et les spiritualistes pas si spirituels que ça, restera toujours source de discorde avec mon propre point de vue sur les avantages du système pyramidal dans certains cas. C'est aussi ce qui motive le fait que je devienne avec le temps plus intransigeant y compris s'agissant du choix des personnes avec lesquelles je travaille. Les polémiques resteront toujours très toxiques pour tous, même lorsqu'elles ne visent que ma propre personne, dès lors qu'elles contraignent la réalisation dans les délais d'un objectif commun.

Nous portons des revendications d'indépendance, de Liberté et de progrès sociaux majeurs, nous n'avons pas le temps de nous quereller sur les personnalités des uns et des autres. Nous nous devons simplement d'être là, chacun avec ce que nous pouvons donner de nous mêmes.

Pour mes propres soucis d'ego, on me permettra de préférer attendre ma propre retraite spirituelle de ce combat commun, que de chercher à me remettre en question sur mon propre équilibre psychique maintenant. Je compose avec ce que je suis, au mieux. Je ne suis pas parfait, mais ce cheminement vers l'élévation de soi demandera du temps que je ne pourrais accorder à la chose politique. Qu'on me pardonne donc si j'ai trop d'ego, je ne suis que de passage.


jeudi 2 juin 2016

Apocalypse ? No !

S'il est une constante chez un grand nombre de commentateurs de la politique au sein de notre dissidence, cela qu'ils soient connus ou non, c'est bien le discours apocalyptique. Que ce soit sur Facebook ou sur certains médias alternatifs voire mainstream, il ne se passe pas une journée, sans que l'on puisse lire ou entendre que tout est appelé à s'effondrer ; que la troisième guerre mondiale est inévitable ; et que nous connaîtrons à nouveau le chaos et la famine lorsque ce système financier totalement fou exhalera ses derniers râles. 

Je note même que certains - sans doute guère conscients de ce que cela signifie en termes de souffrances ressenties inutilement - appellent littéralement ce chaos de leur vœux. Un désir de suicide social omniprésent au sein d'une dissidence pour grande partie littéralement angoissée de son impuissance supposée.

Et pourtant, rien n'est plus faux. Jamais à travers l'histoire notre peuple n'a été aussi armé pour faire face aux quelques individus qui avec des moyens aussi superficiels que de la monnaie et les apparences d'une impunité judiciaire et électorale, croient pouvoir nous asservir indéfiniment. Je m'insurge donc totalement contre ce discours anxiogène ambiant et tient à rappeler les éléments suivants :

1) Chaque individu dispose en lui-même d'une puissance quasiment illimitée :

Fondamentalement, rien n'empêche un être humain de commettre le plus barbare des crimes si telle est sa volonté. Heureusement, ceci n'est l'apanage que des fous, plutôt rares au sein de tous. Mais au-travers de ce simple constat, il revient dès lors à chacun de comprendre sa propre part de puissance. Nous disposons tous d'une capacité de nuire très sérieusement à qui nous menace individuellement ou collectivement. Entre signer une pétition dénonçant les crimes d'une personnalité politique et pendre haut et court cette dernière, il existe une multitude d'actions qui sont à notre portée. Elles n'exigent le plus souvent qu'un peu de bonne volonté et tant qu'à faire, un minimum de réflexion critique sur l'arme la plus adéquate pour gagner en efficience. A plus forte raison lorsque l'effort devient collectif.

2) Actuellement, tout est encore "sous contrôle" : 

Certes, ce n'est pas le peuple qui est aux commandes d'une façon ou d'une autre, mais malgré la démolition sociale et démocratique actuellement en cours, on ne peut pas dire que des hordes de zombies affamés s'entretuent dans les rues dans un climat radioactif. La troisième guerre mondiale n'est toujours pas arrivée, et globalement, même pour les plus pauvres d'entre nous, il est possible de trouver les moyens de se nourrir, voire un refuge où dormir quand il nous reste quelques amitiés ou associations militantes pour suppléer aux manquements inacceptables de l'Etat. Malgré la corruption de certains magistrats à certains intérêts, on peut malgré tout concevoir être encore dans un état de droit, ce qui nous permet donc de faire saisine d'un grand nombre de textes de lois pour dresser le réquisitoire des mafieux qui sévissent au sommet de nos institutions. Nous avons donc encore la possibilité de prendre le contrôle d'un système juridique et économique qui, malgré ses insuffisances, reste suffisamment fonctionnel pour être totalement transformé de fond en comble, sans que les choses ne dérapent à outrance. Peut-être que cela échappe encore à certains, mais la France est un grand pays par sa puissance économique, militaire et diplomatique. Elle s'est relevée de nombreuses guerres, de grandes dépressions économiques, et à bien des reprises le souffle révolutionnaire de son peuple a poussé celui-ci à conquérir des acquis démocratiques et sociaux chaque fois que l'on nous poussa jusqu'à nos derniers retranchements. Et la France s'est toujours relevée de ses révolutions. Le Peuple n'a aucune crainte à avoir. Il est maître de ce qu'il produit ou décide de cesser de produire pour asseoir ses exigences Souveraines.

3) Non, le sang et les larmes ne sont absolument pas nécessaires :

Ce qui relève d'une organisation sociale et politique, est toujours fondé sur un ensemble de normes que l'on s'impose par le biais d'une constitution, de la loi et de traités internationaux. C'est cela que nous appelons le "Système". Ça n'est rien d'autre qu'un ordre juridique, soit une pure oeuvre de l'esprit. Il en va de même pour ce qui relève des mécanismes monétaires et financiers. Tout cela n'est que pure convention, il n'y a rien qui ne puisse être abrogé, modifié ou ajouté comme norme ou valeur économique, sociale ou démocratique. Et c'est ce qui crée ensuite le Monde que nous désirons, à condition que ceux qui œuvrent à la rédaction des lois et les votent, le fassent bien avec le soucis de l'intérêt commun. Les normes sont des choses de l'esprit. Leur application dans la vie réelle en forme leurs effets. Si nous voulons une vie plus douce, où le peuple puisse disposer à jamais de son droit de faire et défaire autant les lois que ceux qui le gouvernent, nous pouvons l'obtenir indéniablement. Il suffit de le vouloir et de s'y coller. Nous sommes bien assez nombreux...


Depuis le 31 mars dernier, un mouvement s'est créé en France avec ses qualités et ses défauts. Mais il a le mérite de se poursuivre et de réunir sur des places publiques des femmes et des hommes qui se demandent ce qu'ils peuvent faire pour changer les choses. 

C'est cependant une redondance propre aux humeurs citoyennes qu'elles finissent dans l'hécatombe des révolutions avortées parce qu'elles ne trouvaient ni stratégie d'ensemble, ni "leaders" à même de les porter vers leur aboutissement le plus à même de servir la cause du peuple.

De "leaders" potentiels, nous n'en manquons pas. A mon sens, deux portant des ambitions présidentielles en ont les talents chacun à leur façon, mais ceux-là ne jouent pas la même partie d'échec que le peuple dans le moment présent.

Au sein de la dissidence, je pourrais citer volontiers quelques personnalités qui en ont les qualités, lesquelles sont à mon sens :

- La bienveillance et le désintérêt de leur combat
- Une culture politique générale forte et une aisance de communication réelle
- Un engagement profond dans leur combat
- Un minimum de caractère leur permettant d'encaisser les bas-coups de l'adversaire et de trancher lorsqu'il devient nécessaire d'avancer et fournir un élan.
- Une certaine visibilité déjà acquise sur les réseaux sociaux, voire les médias plus généralistes pour être entendus.

De fait, je ne suis pas inquiet sur la question des personnes, quoi que je continue de considérer qu'il nous appartient de nous fédérer politiquement en choisissant la voie du plébiscite populaire d'un gouvernement technique complet, qui se devra d'assurer la transition lorsque nous reprendrons la main. C'est une façon de disposer à la foi de portes-parole pour chaque sujet face aux institutions, ainsi que face aux médias et aux ambassades étrangères. Cela nous permet de jouir aussi de personnalités réellement légitimes et sous contrôle populaire (il nous revient de rédiger les règles constitutionnelles les asservissant), à même de nous aider à rédiger un programme politique commun extrêmement fédérateur. Par exemple, M. Jacques Sapir est une personne qui serait capable de mettre d'accord dans le cadre de la restauration du FRANC, autant de personnes au Front de Gauche qu'au Front National s'il devait occuper une charge que ce soit au Ministère de l'économie et des finances, ou encore en tant que Gouverneur de la Banque de France. Bien sûr il nous revient à tous de proposer d'autres personnalités, mais je ne crois pas que cette idée simple fasse encore sens dans tous les esprits. Je peux signifier pourtant à tous ceux qui rêvent de démocratie, qu'il n'y a pas plus démocratique façon d'investir un Gouvernement, qu'en désignant collectivement chacun de nos ministrables et en élisant ensuite tous ceux qui auront remporté les plus forts taux de plébiscite au Suffrage Universel. C'est ainsi que l'on dilue le pouvoir sans en retirer sa fonction utilitaire qui est de faire tourner des institutions concrètement.

Mais avant d'en arriver là, il nous faut une Révolution !

Pour ceux qui suivent mes travaux, vous savez sans doute que rendez-vous est pris pour le 14 Juillet, afin d'aller manifester sous les fenêtres des grands médias parisiens. J'en rappelle les revendications, car elles restent intangibles depuis désormais près d'une année dans tous les rassemblements que j'ai déclaré en préfecture :

- Destitution de François Hollande pour crimes de haute trahison (justifié en droit pénal)
- Sortie de l'U.E, l'euro et l'OTAN afin de restaurer notre souveraineté et notre indépendance nationale.
- Organisation d'un processus constituant à l'échelon national, soit dans dans toutes les communes de France, avec une participation à la rédaction ouverte à tous les citoyens en âge de voter.

Oui, il nous faut destituer Nunuche !


Le seul point commun que l'on peut attribuer aux révolutions, c'est qu'elles ont toutes conduit à la destitution (voire l'exécution) de l'autorité politique suprême du moment. Ce n'est donc pas un propos excessif et saugrenu que d'exiger en premier lieu dans nos revendications la destitution de François Hollande. C'est même d'une logique révolution affreusement banale et intangible. Nous avons en outre la légitimité pour porter de telles exigences, non seulement parce que François Hollande agit en criminel, que ce soit aux travers des graves atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation dont il se rend régulièrement coupable, ou que ce soit dans sa "politique étrangère" qui manifestement, génère des morts inutiles en Syrie, en Ukraine et en Afrique. Nous pouvons justifier cela par le droit, et avertir les institutions qu'en leur absence d'exercice des contre-pouvoirs qu'elles incarnent, le peuple n'a pas d'autres remèdes que s'en remettre à lui-même pour surseoir au manquement à leurs obligations. Nous pouvons encore sauver des Milliers de vies en mettant hors d'état de nuire cet individu et en le traduisant devant la Haute Cour de la République au titre de l'article 68 de la Constitution.

Mais cela exige que des parlementaires votent à la majorité sa destitution soit deux solutions possibles dans le contexte actuel :

- Soit ces derniers sont littéralement chassés du Parlement, et une Assemblée Nationale Provisoire et réellement représentative, proclame sa Souveraineté pour traduire en justice l'actuel président de la République et l'ensemble de ses ministres.

- Soit nous trouvons quelques alliés parmi les parlementaires, et nous nous assurons que l'ensemble des autres craignent littéralement le peuple.

Ce qui sera de toute façon affaire de mobilisation, mais aussi de combat médiatique. Il nous faut à la foi faire le siège des médias, mais aussi celui de l'Assemblée Nationale et du Sénat. Ce sera donc le second temps d'un premier moment qui se doit de nous emmener dans la lutte. Nous devrons partir à la bataille contre les traîtres qui sévissent et nous devons détruire totalement le peu d'autorité qui reste au premier d'entre eux. C'est à ces fins que nous entamons une grande Marche depuis Clermont Ferrand, départ place de la Résistance (au sud-ouest de la place de Jaude), Mardi 7 Juin 2016 à 9 h, pour rejoindre le siège de BFM, rue Oradour sur Glane à Paris le 14 Juillet prochain.

Durant un mois et demi, tous ceux qui le veulent pourront parcourir avec nous une moitié de France par 31 étapes. Sur notre route, nous interrogerons les Français que nous croiserons pour leur demander leur avis sur François Hollande que nous filmerons et retransmettrons chaque soir sur les réseaux sociaux. Si vous nous en donnez les moyens dans les plus brefs délais, nous ferons un suivi périscope de qualité de l'ensemble de la Marche jusqu'à Paris. Si parmi mes lecteurs, il se trouve des gens prêts à nous accompagner en voiture sur une partie du trajet, et créer un relais automobile pour entreposer une sono, ainsi que des doléances citoyennes collectées sur papier au fur et à mesure de notre odyssée, nous pourrons presque tous les soirs organiser des conférences et débats publics sur les places des villages où nous atterrirons. Si les organisateurs de Nuit Debout de Clermont Ferrand ; Montluçon ; Bourges ; Orléans et Paris considèrent que notre initiative s'inscrit bien dans la Convergence des luttes tant appelée, alors peut-être nous contacteront-ils pour nous inviter à les rejoindre afin que l'on embarque quelques émissaires de leurs assemblées sur notre route pour monter jusqu'à Paris. Je signale en passant que nous chercherons pour chacune des étapes, des solutions d'hébergement ou à défaut de camping, de restauration, des moyens de se doucher, et enfin un peu d'énergie et de connexion internet pour recharger nos appareils et transmettre nos données. Nous avons écris à tous les élus des communes concernées par notre périple, et l'ensemble des organes de presse et audio-visuels des régions traversées sont aussi contactées en ce moment même. 

Nous souhaitons être au fil des jours de plus en plus nombreux à grossir cette marche sur Paris, aussi j'appelle l'ensemble des chômeurs, des SDF, des précaires, des gens qui ont du temps libre, ainsi qu'une bonne dose de colère et d'envie dans découdre sans tomber dans les travers de la violence et l'absence de cap, à nous rejoindre tout au long de notre parcours. 

Prévoyez une tente, des changes, de quoi supporter le mauvais temps, de bonnes chaussures, et beaucoup de bonne humeur. Vous pourrez nous rejoindre aux grandes villes-étapes, il vous suffit de vous référer au tableau ci-contre, et de suivre l'actualité de la Marche pour les lieux de rendez-vous précis.

Nous avons besoin, je ne vous le cache pas, de dons pour faciliter l'organisation d'une telle marche et en supporter les nécessaires matérielles, alimentaires et d'hygiène. Vous pouvez trouver ici le mémorandum faisant état des besoins et nécessités logistiques pour évaluer les coûts les plus immédiats pour que nous vous offrions une actualité quotidienne de qualité. Vous pouvez nous aider sur le compte de l'association "Les Décrocheurs" ; et ce faisant, nous nous engageons à utiliser les excédents qui pourraient rester d'un tel appel aux dons, à continuer de financer toutes les initiatives résistantes les plus efficientes contre l'oligarchie aux pieds d'argile.

Pour ceux qui suivent mes travaux ou ont lu mon essai qui les synthétise, vous savez quelles sont les voies que je propose pour nous en sortir, et qu'elles ne demandent que relativement peu de moyens financiers et humains à l'échelle de notre pays, pour être parfaitement efficientes.

Mais si j'ai pour habitude de beaucoup communiquer sur mes travaux lorsque je milite, cette fois-ci, jusqu'au 14 Juillet, je compte plutôt récupérer les paroles citoyennes. Si vous avez des doléances à faire porter à la présidence de la République, vous pouvez nous les transmettre à l'écrit (et à l'oral) sur notre trajet, ou encore nous les faire parvenir sur notre boite courriel. Voila quel est le sens de cette Marche. Vous pouvez ne pas être d'accord avec les revendications portées pour le 14 Juillet, et même être un fervent soutien de François Hollande - mais nous comprendrions votre honte à l'exposer publiquement - quoi qu'il arrive, nous collecterons l'ensemble de vos réflexions et les relayerons, y compris lorsque nous ne serons pas d'accord avec vous.

Une grande marche pour donner tort aux apocalyptiques !

Français, il nous faut nous prendre en main ! A l'ère d'internet, des moyens de transport rapide et de l'effondrement des paradigmes les plus mortifères, il est temps de faire un grand bond en avant ! Nous pouvons changer les choses sans haine, sans larmes et sans violence. Nous pouvons même donner une réelle saveur de joie à notre insurrection qui vient. Il nous suffit simplement de le vouloir.

Il nous faudra être quelques milliers le 14 Juillet sous les fenêtres de nos grands médias nationaux, et pourquoi pas quelques dizaines de milliers les jours suivants, si ce n'est millions... Cela dépend des premiers. Un peu de foi, une dose d'abandon, et une envie de marcher un peu, ce peut être un début pour obtenir enfin notre première victoire contre l'oligarchie. Mais attention, la bataille sera (très relativement) longue et réellement intense. Nous ne l'emporterons pacifiquement que si nous acceptons toutes les stratégies d'occupation mobile et non violentes nous permettant d'éviter la confrontation avec les forces de police (le fait de fonctionner en bonne intelligence avec les institutions régaliennes est une obligation insurrectionnelle pour aboutir vite et proprement), mais nous amenant très clairement à faire chanceler le pouvoir. Je me fais garant de pouvoir en proposer et coordonner les directives les plus essentielles, mais j'en appelle autant à la puissance de tous qu'à notre raison : A capacité individuelle de nuisance co-existe le principe de responsabilité. Il ne s'agira plus de revendiquer l'auto-gestion, mais de l'appliquer avec une réelle discipline personnelle malgré les moments de tension inévitables. 

Nous allons tout changer si nous sommes suffisamment nombreux à le vouloir et le faire (il ne s'agit au départ que de quelques milliers de personnes sur des dizaines de millions encore une fois), et je vous propose que nous fraternisions tous pour commencer au-travers de cette grande marche vers Paris.

Aux apocalyptiques prêchant l'auto-destruction et le renoncement, nous montrerons notre enthousiasme, nos sourires, notre foi en l'avenir et notre certitude de pouvoir contribuer à l’avènement d'une nouvelle ère qui s'affranchira de l'essentiel des souffrances que les oiseaux de mauvais augure appellent de leurs vœux.

Dans l'espoir que vous nous rejoindrez,

Sylvain Baron




dimanche 22 mai 2016

Mais de quelles ambitions m'accusez-vous ?

Je crois qu'il vient le temps pour moi de régler une question qui n'en finit pas de me pourrir, tant du fait des attentes des uns, des accusations des autres, et du grand écart mental que je me dois de produire avec d'une part ma volonté d'être un acteur résolu d'une Résistance nécessaire, et de l'autre le désir de recouvrer mon anonymat définitivement.

Mon engagement sur les sentiers de "la politique" est une démarche entreprise il y a désormais près de cinq années. Je n'y suis pas arrivé en traînant mes fesses sur les bancs d'un amphithéâtre de Science-Po, ni même par un intérêt particulier pour la chose politique au tout départ. Bien au contraire, je m'intéressais plutôt aux à-côtés de la politique durant ma jeunesse, voire même à des sujets qui en étaient très éloignés.

Gamin, j'avais le goût de lire naturellement. Et loin de me contenter des romans de science-fiction ou des polars, c'était d'avantage des revues de vulgarisation scientifique qui me captivaient le plus. En particulier s'agissant d'astrophysique, du fait que j'ai toujours été hanté par l'immense mystère que représente le ciel étoilé tout autour de nous.

C'est en fait un peu à cause de la science que je suis arrivé à la politique, puisque c'est au-travers de celle-ci que je m'interrogeais sur le caractère épuisable d'un certain nombre de matières premières sur Terre, sans comprendre pourquoi nous ne tenions pas compte dans notre modèle économique, de données scientifiques parfaitement claires à ce sujet. Le pétrole à l'égal d'autres ressources viendra à manquer dans les prochaines décennies, et nous sommes tout de même 7 Milliards d'êtres humains à satisfaire sur un grand nombre de besoins nécessitant ces matières premières pour disposer d'un minimum de confort ou simplement de quoi nous alimenter.

Mais ce cheminement aura duré tout de même plus de 10 années, si l'on considère que la maturation intellectuelle débute vers 20 ans, quand on est jeune, libre et que l'on s'émancipe de son cocon familial. Cela m'aura pris du temps, d'abord parce que je travaillais beaucoup en tant que chauffeur routier. Plus de 50 heures par semaine à tirer des palettes, arrimer des chargements, conduire, faire de la paperasse, attendre pour finalement repartir vers un autre bout de France.

Voila quelle fut ma première vie. Mais elle ne se résumait pas à cela. J'étais et je suis toujours chansonnier. Sur près d'une cinquantaine de chansons écrites, très peu ont été enregistrées, et cela toujours dans les conditions trop amateurs pour que je m'en satisfasse. Cette part artistique de mon esprit contribue nettement plus à mon bien-être que les activités militantes que je mène. Alors autant vous en donner l'étendue existant en ligne, au moins, vous saurez réellement qui je suis, puisque c'est réellement par le chant et la poésie que je parle avec mon coeur :







J'ai joué dans quelques groupes de musique, mais au final je suis un très mauvais guitariste et pire encore, je suis fâché avec le rythme. Ce qui contribua en partie à ce que je ne poursuive point ces expériences collectives. Mon seul talent est de jouir d'un peu de créativité, et ça n'est sans doute pas pour rien que même en matière "politique" , je ne fais rien comme tout le monde.

J'ai réduit considérablement ma "productivité" musicale le jour où je me suis immergé dans le bouillon de la Résistance. Pour une raison bien simple : je ne trouve plus de place dans mon esprit pour revenir à mes sensibilités premières. Quand j'ai commencé à comprendre plus intensément la réalité géopolitique de notre monde et les noirs desseins de notre oligarchie s'agissant du bétail que nous sommes à leurs yeux, je vivais en couple dans une petite maison et je travaillais. Et plus je comprenais la réalité du monde de livres en conférences, plus j'étais effrayé par notre destinée collective. J'en ai même pleuré ce qui fut pris de haut par mon ex-compagne qui ne comprenait pas mon angoisse, et acheva finalement de foutre en l'air notre relation. C'est de là que tout a commencé pour moi. Quand les larmes furent passées, c'est la colère qui s'installa en mon âme, et autant vous le dire, si je n'étais pas aussi fauché dans la vie, cette colère serait profondément dangereuse pour notre oligarchie. Je suis quelqu'un d'affreusement tenace qui ne supporte pas que l'on se foute de moi impunément. Et c'est tout à fait personnellement que je prends le moindre mensonge politique, le moindre crime, la moindre trahison, comme une offense à ma propre dignité d'être humain.

Par ailleurs, une autre colère m'anime : le constat d'une inertie ambiante. Qu'elle soit le fait des divisions partisanes des uns et des autres, ou encore du défaitisme ambiant, j'ai conscience plus que quiconque que chaque minute où nous ne faisons rien, il y a des gens dans la rue ou à travers le monde qui meurent de notre immobilisme. J'ai été et je suis redevenu SDF. Peut-être que cela alimente en partie ma sensibilité quant à ceux qui meurent dans la rue. Je ne suis en revanche pas Palestinien, Syrien ou Congolais. Mais leurs souffrances, je ne les supporte décidément pas car je sais qu'elles peuvent trouver leur terme si la France jouait enfin son rôle de puissance de paix au Conseil de Sécurité de l'ONU comme dans sa diplomatie de façon plus générale. Je suis un type révolté, et que cela ne soit pas compris ou que cela soit considéré comme une posture par certains, je m'en contrefous. Je n'ai plus rien à prouver à ce sujet, quand la plupart de mes détracteurs n'ont même pas fait un premier pas sur le chemin de la Résistance.

Il y a aussi une autre dimension dans ma vie qui reste encore en suspens, quoi que prégnante. Je suis croyant. Non pas au sens religieux du terme, mais ma foi en ce que nous appelons communément "Dieu" est sincère et même très puissante. J'étais pourtant athée dans ma jeunesse, mais j'ai connu une expérience que l'on qualifiera de "mystique", que je n'évoquerai pas ici, mais qui a aussi bouleversé ma vie. Et j'ai un profond besoin de vivre une quête initiatique passant par le voyage, la confrontation aux éléments naturels et une certaine solitude, pour me confronter à ce mystère philosophique qui a mon sens a guidé directement ou indirectement une grande partie de l'évolution de notre humanité sur tous les plans. Etant féru de sciences, mais absolument pas scientiste, je voudrais trouver du temps et la légèreté d'âme nécessaire pour méditer à ce qui est à mes yeux la matérialisation de la pensée divine qu'est notre monde. Je voudrais discuter avec des chamanes, des moines bouddhistes et autres "illuminés" de ces questions, sans doute pour ne trouver aucune réponse satisfaisante, mais au moins des pistes de réflexion.

Voila pourquoi je ne compte pas m'engager en politique. Si je souhaitais réellement le faire, je suis un grand garçon suffisamment intègre avec mes idées pour le signifier. Mais ça n'est pas le cas. Je n'ai que 36 ans, j'ai tout mon temps pour y revenir un jour. Je sais pourtant que des personnes comptent sur moi, et que parmi elles, il en est qui m'ont signifié que cette absence d'engagement pour "l'après", n'est pas de nature à rassurer. Je comprends parfaitement cette considération, mais je ne suis pas indispensable, et le suis moins encore qu'hier en ayant terminé la rédaction de mon essai qui finalement n'est rien d'autre qu'un manuel de la Résistance dans la droite ligne de ce que j'ai toujours défendu. J'ai donc le sentiment que je peux aujourd'hui me retirer sereinement, et je crois avoir fais ma part. Si je continue, c'est que je sais que tout est encore possible, et que je me dois de maintenir encore mes efforts dans l'espoir qu'un véritable Mouvement se crée autour d'une visibilité grandissante qui pourrait s'avérer décisive pour réussir les mobilisations que j'appelle de mes voeux.

Mais je suis à la base un homme effacé, timide (même si cela ne se voit pas), chérissant ma solitude et n'aimant guère être sollicité. Je suis un être totalement bordélique, qui procrastine trop souvent à l'idée de répondre à des demandes diverses et variées, car cela m'engage encore et toujours. Et c'est trop. Beaucoup trop pour ce que je suis. Si je sais où se cache ma force, je connais aussi parfaitement mes faiblesses. Je ne serais jamais fais pour être un meneur d'hommes, un dirigeant quelconque ou un décideur. Non pas que j'en ai pas les facultés comme tout un chacun, mais cela réclame en moi trop d'énergie. Cela exige que je me fasse violence contre ce que je suis fondamentalement. 

Au printemps 2017, il y aura une élection présidentielle qui permettra de chasser François Hollande du pouvoir, pour qu'il soit remplacé par un autre oligarque. Tout le réquisitoire que j'ai dressé contre lui en matière de haute trahison, n'aura alors plus aucun intérêt pour légitimer notre insurrection et sa destitution. Et dans ce cadre, je ne me vois pas attendre la première des trahisons du suivant pour recommencer éternellement ce combat.

Je n'ai même plus l'espoir de me réhabiliter socialement. Mon permis de conduire m'a été retiré par la justice à l'occasion d'une affaire stupide (j'ai été contrôlé positif au cannabis par la gendarmerie) alors que je n'avais fumé aucun pétard avant de prendre le volant. Le dernier datait de la veille au soir à l'occasion d'une soirée entre amis. Mais voila, je n'ai plus mon seul outil de travail, je suis surendetté, je n'ai plus de logement, je n'ai que l'équivalent d'un RSA pour survivre et une montagne de dettes que je sais ne jamais pouvoir régler sans passer ma vie à bosser uniquement pour cela. Ma solution sera donc la fuite en avant vers un autre continent pour y vivre ma quête spirituelle, et sans doute en profiter pour écrire à nouveau des chansons en me laissant bercer par d'autres ambiances. A moins qu'un accident féminin vienne quelque peu aménager mes aspirations, car j'aimerais aussi me poser de ce côté là.

Je sais que cette volonté résolue de mettre un terme à mon activisme un jour prochain, en décevra certains, en ravira d'autres, et laissera dubitatifs tous ceux qui tiennent absolument à croire que je nourrirais des ambitions démesurées du fait que je m'expose publiquement. J'aimerais cependant qu'il soit entendu que j'ai une certaine sensibilité, une grande dose de romantisme et un profond désir de m'aventurer vers d'autres nourritures spirituelles, cela du fait que je considère ma vie elle-même comme un voyage initiatique. J'aurai donc l'impression de m'enfermer dans une prison intellectuelle si je devais continuer trop longtemps à ne parler que de "politique". J'en ai fais le tour, au point même que je me désintéresse très fortement de l'actualité. Ce n'est que par soucis de suivre les évolutions de certaines données que je continue de m'informer, sans que cela finalement n’agrémente mes connaissances de faits nouveaux à même de nourrir mes réflexions. Et quand je n'ai plus l'occasion de méditer de quelque chose, je finis très clairement par m'emmerder.

Voila pourquoi, j'aimerais que ceux qui me prêtent ces foutues ambitions que je n'ai jamais eu, qu'ils comprennent à quel point cela me blesse intimement, car ils osent penser pour moi, sans connaître ma vie, mes désirs et mes difficultés, du seul fait de leur amour immodéré de la polémique sur de stricts inconnus. Bien sur, je transcende toute cette bêtise humaine dans ce combat, mais cela ne veut pas dire que cela ne m'affecte pas. Et j'aimerais que l'on me foute un peu la paix avec mes soit-disant "ambitions", et que l'on commence enfin à s'intéresser à ce que je dis et écris depuis des années, plutôt qu'à mon insignifiante personne. Là il y a réellement matière à débat (ou pas). Je ne m'attendais pas il y a cinq ans, alors que j'étais anonyme parmi les anonymes, à subir tant de polémiques, de sollicitations, d'attaques sur mon honneur par des extrémistes virulents, cela parce que je choisissais de m'engager sur le combat le plus difficile de ma vie : celui de la Libération de la France. Ça parait grandiloquent, farfelu, utopique, parfaitement risible, mais c'est le chemin que j'ai choisi. Non en croyant pouvoir réussir quelque chose qui me dépasse de très loin, mais avec la foi du désespoir, parce qu'il n'y a plus rien à perdre. J'espère que ce billet où je me livre jusqu'à l'intime sera donc bien compris, et que la pression que je subis par ces polémistes du web n'ayant aucun égard pour ma tranquillité, cessera ou à minima s'atténuera désormais. Pour faire ce que je fais, j'ai besoin de sérénité et que l'on ne perde pas de vue que si je reste présent sur les réseaux sociaux autant que dans la vie réelle pour ceux qui le veulent, c'est sans doute du fait que je souhaite rester tout bêtement humain et humble à ma façon. 

Dans l'espoir que ce billet éteindra bien des polémiques stériles,

mes amitiés résistantes à tous

Sylvain