mardi 19 août 2014

Faut-il un chef pour faire une Révolution ?


S'il est un débat que l'on retrouve régulièrement parmi les gens politiquement éduqués appelant de leurs vœux une révolution, c'est celui de savoir si cette dernière peut faire l'économie d'un guide, d'un chef charismatique, ou au contraire si c'est une nécessité.

Je vais tenter de démontrer que la réponse est sans doute à mi-chemin entre ces deux possibilités.

D'abord, qu'appelons nous une personne politiquement éduquée ?

C'est une personne disposant d'une solide culture générale en matière d'histoire, de démocratie, de droit et d'économie. Ainsi, si pour le commun des mortels, évoquer l'anarchie renvoie à quelque chose de chaotique et néfaste, pour l'être éduqué politiquement, il ne s'agit rien de plus qu'une doctrine politique qui considère que les êtres humains peuvent s'organiser spontanément, sans hiérarchie entre eux, sans institutions, et de fait sans nécessité de disposer d'un pays. C'est à ce titre une pensée neutre méritant débat. Et nous allons voir que pour répondre à la question qui fait titre à ce texte, il est nécessaire de faire un détour par ce courant de pensée.

Un anarchiste allant jusqu'au bout de son idée, ne peut que refuser l'idée même que les peuples existent, et plus encore les Nations, puisqu'il ne souhaite pas leur reconnaître un territoire et une organisation sociale et politique. Par défaut, l'anarchie est donc impossible à institutionnaliser dans un pays, puisque la doctrine rejette intrinsèquement la frontière autant que l'institution. L'anarchie ne peut exister qu'au niveau de micro-communautés, puisqu'au delà d'un certain poids démographique, la co-existence intelligente des individus s'effondre, s'il n'existe pas un ordre social et juridique pour définir les règles de société.

C'est aussi ce qui fait que l'anarchie est un courant de pensée minoritaire parmi les citoyens éduqués politiquement. Quiconque pense le fait politique, a souvent tendance à vouloir faire plus qu'analyser les problématiques d'une société. Il y aura toujours un désir de la changer vers le mieux, cela en s'appuyant sur des fondations solides, ainsi que sur une organisation sociale et juridique pré-existante.

Les anarchistes (en tout cas Français), prônent pour leur part le démantèlement de l'ordre juridique et social actuel, et la disparition des frontières de notre pays afin d'atteindre un idéal où seules les petites communautés humaines se constitueraient spontanément, collaboreraient, et cela sans maîtres pour leur dicter leur organisation sociale.

L'idéal des anarchistes n'est pas en soi malsain, il est juste du fait d'une quantité de contraintes sociales, politiques et géopolitiques qui s'opposent à lui, parfaitement inatteignable. Tout au plus, pourrions nous donner comme réponse politique aux anarchistes, la promesse de leur accorder des hameaux et des villages, où ils pourraient s'organiser à leur guise, en dehors des contraintes de l’État, mais avec pour contrepartie de ne plus jouir de ses bénéfices.

Rappelons que l'un des premiers libertaires de France (qui n'était pas anarchiste) s'étonnait en formulant la question suivante :

Comment se peut-il que tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de Nations endurent quelques fois un tyran seul, qui n'a de puissance que celle qui lui donnent ?

Cela fait presque cinq siècles qu'Etienne de la Boëtie a posé cette question dans son mémorable « discours de la servitude volontaire ».

Rousseau, en donnera la réponse près de deux siècles plus tard en rejetant l'idée que l'égalité sociale puisse exister, du fait que l'inégalité naturelle pré-existe chez les êtres humains. Dans son discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Jean Jacques Rousseau décrivait parfaitement le fait que parmi toutes les inégalités qui distinguent les hommes entre eux, il y a les qualités naturelles dont disposent ou non chaque individu. Ainsi, on sait que certaines personnes auront une tendance naturelle à commander, tandis que d'autres auront une tendance naturelle à se montrer soumis. Et cela sans qu'aucune égalité politique et culturelle ne puisse le contraindre. Car ce sont des inégalités qui sont liées à des particularités psychologiques voire biologiques des individus. Et ce n'est point le fait politique qui peut enrayer cette difficulté, mais bien une élévation spirituelle de la société. Pour démontrer cette inégalité naturelle entre les individus, Rousseau expliquait que face à une situation d'agression, les êtres humains en fonction de leur caractère propre, adoptaient des stratégies différentes pour survivre. Les uns affrontent l'agresseur. Les autres se soumettent. D'autres encore fuient.

A l'aube d'une Révolution, nous ne pouvons pas prétendre régler l'ensemble de ces contradictions sociales et politiques existantes depuis des millénaires qui asservissent les hommes. Le fait de vouloir reconquérir le pouvoir politique vise à améliorer la société à ces fins, mais cela restera une quête de plusieurs siècles, voire jamais aboutie.

Et pourtant, une Révolution ne peut pas naître de la seule voix d'un leader charismatique, mais bien en nous appuyant de la réflexion des anarchistes. En effet, seuls ces derniers comprennent qu'il appartient à chaque être humain d'être le maître de sa propre destinée. Qu'il est une absolue nécessité de s'organiser spontanément, et cela sans se fier à une quelconque autorité morale ou politique, pour atteindre l'état de grâce qu'est la Révolution.

Quiconque attend qu'un leader politique lui chuchote à l'oreille de contribuer à une révolution, est condamné à ne rien faire. L'écrasante majorité des messagers politiques, et en tout cas lorsqu'ils animent un parti politique utile à LEUR propre conquête du pouvoir, s’aplatissent à un ordre politique pré-existant, et sont bien trop veules pour appeler leur partisans à s'insurger en dehors du cadre des règles de prise du pouvoir existantes. Cela par prudence excessive. Car ils savent que l'écrasante majorité du peuple n'est pas politiquement éduquée (donc totalement soumise à l'ordre établi), et qu'ils comptent sur cette majorité populaire et du temps long de propagande, pour obtenir le pouvoir.

La Révolution de son côté est une brisure dans le temps. Elle est nécessairement un sursaut non pas populaire, mais provoqué par des êtres éduqués politiquement. Elle est l'émanation de leur désir d'interrompre leur attentisme partisan, au bénéfice d'une organisation spontanée, autant collective qu'individuelle, à seule fin de mettre un terme le plus rapidement que possible, à l'ordre politique existant.

Voilà pourquoi l'anarchie est un courant de pensée utile à la révolution, et d'ailleurs le seul à pouvoir lui donner les armes intellectuelles pour la mettre en œuvre. Paradoxalement, les anarchistes seront toujours les éternels perdants de toute révolution, car l'écrasante majorité du peuple autant que sa dissidence éclairée, ne désire en rien un régime anarchique. La majorité du peuple, éduquée politiquement ou non, souhaitera conserver le cadre protecteur de sa patrie, d'une grande partie de ses institutions, mais fera confiance à qui proposera un ensemble de réformes permettant un mieux démocratique et social à son propre bénéfice.

Ce qui fait que si une dissidence éclairée s'inspire du ferment intellectuel diffusé par les anarchistes pour initier la Révolution, il se trouvera très vite des voix politiques nouvelles ou anciennes, pour inspirer l'aboutissement de celle-ci. Les révolutionnaires se chercheront nécessairement une autorité morale, et accorderont leur confiance à différentes personnalités ou mouvements, leur proposant un programme politique ambitieux et novateur. C'est durant ce fragile moment de la Révolution, que les divisions intestines entre les révolutionnaires seront alors les plus nombreuses, et mettront en péril la possibilité de sortir de ce moment insurrectionnel par le haut. En France, nous avons toutefois une expérience politique dont il faut tenir compte pour réussir une sortie de révolution : le Conseil National de la Résistance. S'il y eut bien un chef charismatique pour le superviser, toute la beauté du C.N.R était son aspect fédérateur. Différents corps politiques s'y joignirent et permirent à toutes les composantes politiques des insurgés de l'époque, de trouver la garantie qu'une personne représenterait leur courant politique, et que leurs idées ne seraient pas terrassées par un courant majoritaire.

En conclusion, je considère que la Révolution doit prendre forme sous le régime de l'anarchie, dans son sens le plus noble du terme, c'est à dire l'organisation intelligente et spontanée des citoyens éduqués politiquement, las d'attendre qu'un changement intervienne au moyen de la tyrannie électorale.

Mais j'affirme aussi que cette Révolution prendra fin par ce qu'une ou plusieurs personnes charismatiques auront émergé durant ce processus révolutionnaire, et auront su s'attirer la confiance de l'écrasante majorité du peuple, au-delà même de sa dissidence politique éclairée.

En clair, n'attendez pas qu'un leader charismatique émerge pour inciter le peuple à faire sa Révolution, soyez vous même des révolutionnaires. Soyez vigilants ensuite sur les propositions des leaders qui émergeront, et la nécessité de ne pas faire de votre pensée politique une religion, mais simplement une pierre à un édifice qui devra être partagé pour fédérer l'ensemble des révolutionnaires.


dimanche 17 août 2014

Composition et fonctionnement du Conseil National de Transition

Après un certain nombre de tractations, le Conseil National de Transition s'est enfin mis d'accord sur les noms des Conseillers et des Haut-Fonctionnaires que nous souhaitons nommer. Nous attirons l'attention sur le fait que deux Conseillers sont entre parenthèses. 

Ces deux Conseillers viennent soit du Front de Gauche, soit du Front National. Nous accordons aux dirigeants de ces deux mouvements politiques le bénéfice du doute quant à leur désir de préserver l'unité nationale avant toutes autres ambitions politiques, et les mettons face à leurs responsabilités. Nous leur donnons sept jours ouvrés à partir de la date de publication de ce communiqué, pour nous donner une réponse. Nous avons retenu les personnalités les plus consensuelles et compétentes de chacun de leur mouvement respectif pour les postes de Conseiller au Commerce (Jacques Généreux) et de Conseiller à la Fonction Publique (Florian Philippot)

François Asselineau,  Jacques Nikonoff, Nicolas Dupont Aignan et Annie Lacroix Ris ont respectivement été nominés  au poste de Conseiller aux Affaires Étrangères, Conseiller à l’Économie, Conseiller au Budget et Conseillère à l'Instruction Nationale, en vertu de leur souci de former l'Union Sacrée des partis politiques à l'origine de ce Conseil National de Transition, mais aussi en fonction de leurs compétences propres sur les mandats qui leur sont affectés.

Tous les autres Conseillers sont des citoyens du civil, connus ou non pour leurs convictions politiques particulières, mais dont les compétences sont largement reconnues pour les mandats qui leur sont proposés.

Ces derniers ont aussi une semaine pour faire part de leur refus ou leur accord pour occuper le mandat qui leur est affecté. En cas de refus, le Conseil National de Transition choisira d'autres personnalités sous une semaine.

Le fonctionnement du Conseil National de Transition

Tous les Conseillers votent pour l'ensemble des décisions politiques de ce gouvernement. Pour chaque décision politique ayant trait à une compétence particulière, le Conseiller compétent en la matière dispose de deux voix supplémentaires.

Liste des membres du Conseil National de Transition :
 
Conseiller aux Affaires Étrangères : François Asselineau
Conseiller à la Défense : Alain Chouet
Conseiller à la Sécurité Intérieure : Daniel Vaillant
Conseiller à la Justice : Eva Joly

Conseiller à l’Économie : Jacques Nikonoff
Conseillère à l'Instruction Nationale : Annie Lacroix Ris
Conseillère à l'Agriculture, la pêche et l'élevage : Lydia Bourguignon
Conseiller à l'Information : Jacques Cotta

Conseillère à la Santé : Irène Frachon
Conseiller à la Culture : Franck Lepage
Conseiller à la Fonction Publique : (Florian Philippot)
Conseiller à la Ville et au Logement : Christophe Girot
Conseiller aux Affaires Sociales : Bernard Friot

L'essentiel des noms des conseillers sont susceptibles de changer en fonction de vos commentaires avisés.

jeudi 14 août 2014

Cinq partis politiques se fédèrent pour sortir la France de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN !

Nous, représentants des cinq formations politiques suivantes :

- Union Populaire Républicaine (UPR)
- Mouvement politique d'émancipation populaire (M'pep)
- Debout la France (DLF)
- Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)
- Solidarité & Progrès (S&P)

Résolus à placer les intérêts bien compris de la France au-dessus de nos dissensions partisanes et nos prétentions électorales ;

Notifiant qu'il n'est possible pour le peuple Français de choisir une voie politique Souveraine, que dans le cadre de frontières nationales respectées et sous son propre contrôle ;

Rappelant que la Souveraineté Nationale est inaliénable et imprescriptible, et que la violation de ce principe est une atteinte grave à la Constitution ;

Décidons de former ce jour, un Conseil National de Transition fédérant l'ensemble de nos formations politiques.


Nous nous engageons à :

ARTICLE 1

Faire sortir la France de l'Union Européenne, de l'euro et l'OTAN, seule manière pour nous de pouvoir faire appliquer notre programme commun dont les fondamentaux seront décrits dans les articles suivants.

ARTICLE 2

Restaurer les principes de neutralité politique et du profond respect de la France pour la Liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, prévue par l'article 1 du Pacte International relatif aux droits civiques et politiques de l'ONU, ainsi que la stricte application de l'ensemble du droit international, en particulier la reconnaissance que l'ingérence dans les affaires d'une Nation est un crime et non un droit, l'interdiction de la propagande de guerre, et le droit des États à privilégier le bien être social de leur population au détriment de la servitude imposée par de la dette odieuse.

ARTICLE 3

Restaurer notre monnaie nationale et inscrire dans l'article 2 de la Constitution que « la monnaie de la France est le Franc », restaurer les prérogatives de la Banque de France quant au financement de la dette publique, des déficits, des collectivités territoriales et des investissements d'avenir, cela sous contrôle de l'Assemblée Nationale. La restauration de notre monnaie nationale s'accompagnera d'une dévaluation progressive du FRANC, d'un audit de la dette publique permettant de trancher par référendum contraignant ce qui sera pleinement remboursé, ce qui sera honoré en Franc non convertible, et la partie de la dette odieuse qui sera souverainement annulée.

ARTICLE 4

Nationaliser l'ensemble des banques et sociétés d'assurances défaillantes et rétablir immédiatement le contrôle des mouvements de capitaux, seule mesure à même d'empêcher les fuites de capitaux et les délocalisations de nos usines. Interdire tous les produits financiers purement spéculatifs, ainsi que le trading haute fréquence, et fiscaliser fortement toutes les opérations boursières spéculatives. Les ventes d'actions et obligations d'entreprises après cinq ans de détention seront défiscalisées.

ARTICLE 5

Nationaliser ou re-nationaliser l'ensemble des entreprises éminemment stratégiques ou d'intérêt public, tels que France Télécom, EDF-GDF, TOTAL, La Poste, Sanofi, Dassault, TF1, les autoroutes dont le financement a été intégralement remboursé, ainsi que les régies de distribution d'eau et de transports en commun. Ces reprises de contrôle par l’État permettront aux usagers Français de disposer d'un service public de qualité, fondé non sur l'intérêt financier d'actionnaires privés, mais bien sur l'intérêt général de l'ensemble des Français.

ARTICLE 6

Reconsidérer notre participation au FMI, à l'OMC et à la Banque Mondiale si des changements de doctrine importants ne sont pas amorcés. Poser à ces fins la menace réelle d'une sortie de la France de ces institutions internationales, si les politiques économiques qu'elles préconisent servent les intérêts de quelques Nations seulement, en particulier ceux des États-Unis d'Amérique, au détriment de l'essor social et économique de l'ensemble des Nations du Monde. Remettre sur la table la Charte de la Havane comme cadre commercial pertinent aux relations entre les États. Rétablir les régulations douanières nécessaires au maintien de notre industrie et de notre agriculture, ainsi qu'un moindre gaspillage de pétrole par la relocalisation des activités manufacturières et agricoles, et négocier avec nos partenaires commerciaux des échanges favorisant le nivellement social et écologique par le haut, particulièrement s'agissant des pays en voie de développement. Toute ou partie de la fiscalité issue des droits de douane, sera reversée dans des projets de développement infrastructurels ou de micro-crédit pour les pays les plus nécessiteux.

ARTICLE 7

Restaurer le Commissariat au plan, dont les objectifs seront la reconquête industrielle de notre pays, avec pour ambition de développer les technologies nous permettant de réduire notre dépendance aux hydrocarbures et améliorer fortement l'efficience énergétique de la France, planifier une véritable réflexion de transition d'une partie du transport aérien vers des alternatives ferroviaires et navales, et entreprendre une véritable démarche scientifique en matière d'industrie spatiale, notamment avec la coopération de la Russie, de l'Inde et de la Chine.

ARTICLE 8

Établir de nouvelles normes d'élevage favorisant le bien être animal et le moindre gaspillage de produits carnés depuis la naissance jusqu'à l'abattage, reconnaître un statut d'être sensible qui soit protecteur pour les animaux tant sauvages que domestiques, lutter contre la surpêche sur notre espace maritime tant par la réglementation que des mesures fiscales ou des subventions favorisant la pêche artisanale au détriment des navires-usine.

ARTICLE 9

Établir de nouvelles normes agronomiques favorisant l'indépendance alimentaire de la Nation, sur la base d'une production de qualité, et cela par une réduction forte de la mécanisation et des produits phytosanitaires, l'interdiction des cultures OGM, accorder des subventions à l'installation favorisant les petites exploitations privilégiant les polycultures au détriment des grosses exploitations dédiées à des monocultures.

ARTICLE 10

Redéfinir avec plus de pertinence le calcul du PIB et ré-indexer les salaires sur l'inflation. Augmenter le SMIC aux environs de 1500 € net/mensuel, et rendre constitutionnel notre protection sociale en matière de santé et de retraite, par le système de répartition. Entamer une réflexion sur le Revenu Universel se déclinant sous les propositions de « revenu de base » ou « salaire de vie », et à l'issue des travaux de faisabilité, permettre au peuple de choisir par référendum s'il souhaite bénéficier de cette nouvelle conquête sociale.

ARTICLE 11

Instaurer des mesures favorisant l'entrepreneuriat, particulièrement s'agissant des commerces de proximité et l'artisanat, cela par des réglementations et une fiscalité plus coercitive s'agissant des grandes surfaces spécialisées ou généralistes, et des assouplissements fiscaux et réglementaires, ainsi qu'un plus large accès au financement public s'agissant des TPE et PME. Un financement conséquent sera accordé à la formation professionnelle, cela grâce notamment à la mutualisation des différents fonds publics existants dans ce domaine et à la simplification du droit à la formation.

ARTICLE 12

Transformer le Conseil Supérieur de l'Audio-Visuel en Cour Supérieure de l'Audio-Visuel, dont les membres seront une majorité de citoyens tirés au sort, à l'égal de ce qui existe pour les jurys d'assise, assistés d'une minorité de magistrats et de journalistes pour rendre leur décision.  Ce nouveau C.S.A aura un pouvoir coercitif, et pourra imposer sa juridiction à toutes les chaînes et stations de radio publique, ainsi que tous les journaux politiques recevant des subventions de l’État. Sa mission sera de faire respecter, y compris en dehors des périodes électorales, l'égalité de traitement entre toutes les formations politiques légalement reconnues, ainsi que le respect de la Charte de Munich par les journalistes. Le C.S.A devra en outre être le garde-fou par son indépendance vis à vis des autorités politiques du pays, à toute forme de censure sur l'espace publique qu'est internet. Une autre réforme visera à rendre obligatoire le statut de coopérative pour tout média privé traitant de politique, et plafonner et réglementer drastiquement le financement par des capitaux d'entreprises l'ensemble des médias.

ARTICLE 13

Rétablir le droit à la sécurité et l'état de droit dans les quartiers sensibles de notre pays, cela par le rétablissement du service militaire obligatoire pour une période de trois mois pour les garçons et un service civique obligatoire de même périodicité pour les filles ou les exemptés, convertir les peines de prison de moins d'un an pour des faits de délinquance pour les citoyens de âgés de moins de 25 ans à des séjours obligatoires en camps de discipline militaire, où chacun d'entre eux se verra offrir une formation professionnelle, une remise à niveau scolaire, en plus d'une discipline militaire sur les grands principes de ce qui fonde la vie en société. Rétablir les peines plancher pour les récidivistes et redonner les moyens à la justice de faire correctement son travail, et cela dans des délais acceptables. Refonder totalement notre politique en matière d'urbanisme en favorisant la déconcentration urbaine, l'augmentation des espaces verts, et le remplacement progressif des barres HLM par des logements publics de dimension plus humaine. Initier un grand débat public sur la légalisation du cannabis, dont il est reconnu que son marché noir dans les banlieues, alimente la criminalité. Ce débat sera tranché par référendum contraignant.

ARTICLE 14

Transformer l’Éducation Nationale en Instruction Publique, en veillant à dépolitiser fortement cette dernière, garantir un enseignement de qualité à nos enfants en revenant à la méthode syllabique s'agissant de l'apprentissage du Français, ainsi qu'un enseignement de l'histoire de France pleinement restauré, et une instruction civique minimale à la Constitution, la création monétaire et les différents courants de pensée économique dès le collège. Imposer aux jeunes professeurs en formation un stage obligatoire d'une année scolaire d'assistant pédagogique dans les salles de classe, particulièrement dans les zones d'éducation prioritaires, permettre aux proviseurs de pouvoir recruter directement leur personnel enseignant, doter l'ensemble des établissements publics des moyens nécessaires à leur mission pédagogique.

ARTICLE 15

Imposer la non reconductibilité et le non cumul des mandats de parlementaires et la limitation à deux mandats consécutifs s'agissant des Conseillers Généraux, du Président de la République et des Maires. Abolir les Conseils Régionaux et redistribuer leurs prérogatives aux Conseils Généraux ou à l’État, supprimer les Communautés de communes. Seuls des préfets de région resteront pour faire courroie de transmission entre l’État et les départements. Transformer le Conseil Constitutionnel en Cour Constitutionnelle composée uniquement de magistrats et de citoyens tirés au sort, et pouvant être saisie par tous les citoyens qui estiment leurs droits constitutionnels bafoués. Ces mesures seront concrétisées par l'organisation d'un référendum à cet effet.

ARTICLE 16

Dissoudre l'Assemblée Nationale et le Sénat, organiser dans les premiers mois de notre mandature, une élection libre et non faussée de nos parlementaires. Initier une Constituante sur cinq années sous forme de démocratie directe, en permettant aux citoyens de discuter, rédiger, modifier,  abroger et se transmettre des propositions d'articles constitutionnels par le biais d'assemblées municipales physiques et via un outil internet dédié. Les différents projets de constitution finalisés seront soumis à référendum contraignant.

ARTICLE 17

Renforcer les lois anti-corruption, assainir les sphères politiques, médiatiques et financières par l'éviction de l'influence de toutes corporations religieuses, financières ou ésotériques non représentatives de la diversité de la Nation du point de vue démographique. Garantir le principe de laïcité comme l'un des fondements du vivre-ensemble. Ne plus subventionner ou encourager toutes formes de communautarisme.

ARTICLE 18

Initier un grand débat public sur l'immigration et l'intégration, à l'issue duquel un référendum contraignant sera organisé permettant de trancher cette question sensible.

ARTICLE 19

Renforcer notre armée des financements et des moyens de projection et de dissuasion qui lui sont nécessaires pour accomplir ses missions. Interdire l'utilisation de notre armée à des fins de déstabilisation de pays tiers ou de pillage en ré-affirmant son principe de Défense et non d'agression. Favoriser les missions spécifiquement humanitaires, de protection des populations civiles dans les pays qui nous en feraient la demande, de collecte de renseignement et de dissuasion.

ARTICLE 20

Destituer de leurs droits politiques tous les parlementaires ayant voté en faveur du Traité de Lisbonne, et lancer des procédures de poursuite à la Cour Internationale de Justice de Lahaye à l'encontre de toutes les personnalités politiques ou médiatiques, ayant encouragé des agressions ou déstabilisations militaires de la France, à l'égard de la Libye, la Syrie et l'Ukraine.

Conditions de mise en œuvre

Dans le seul but de pouvoir établir ce programme d'assainissement avec l'urgence qui s'impose, nous encourageons l'ensemble de nos militants à se rencontrer partout sur le territoire, et mettons dès aujourd'hui à leur disposition des tracts et affiches communs, synthétisant le programme du Conseil National de Transition.

Nous nous engageons à former un gouvernement de transition transpartisan, où seules nos compétences techniques vaudront ministère, et nous nous autorisons à nommer des personnalités du civil reconnues pour leurs compétences permettant de suppléer à nos propres manquements.

Nous appelons tous les Français ayant bien compris que la France est leur seul pays, et que leur destinée et celle des générations futures sont entre leurs mains, à se rassembler derrière le Conseil National de Transition, et pousser leurs élus municipaux à organiser spontanément un référendum d'initiative populaire avec les questions suivantes :

1) Souhaitez vous la destitution de François Hollande de son mandat de Président de la République ?
2) Reconnaissez vous le Conseil National de Transition comme l'autorité légitime du pays ?

Si aux deux questions, il se trouve une majorité de Français pour y répondre oui, nous considérerons notre mandat comme légitime.

Nous tenons à rappeler aux Français que dès 1943, il y eut deux autorités en France. La première était celle du Gouvernement de Vichy qui ne jouissait d'aucune légitimité populaire et tenait son pouvoir d'une forfaiture des parlementaires de l'époque. L'autre était le Conseil National de Résistance sous l'égide du Général de Gaulle qui jouissait de la réelle autorité légitime et morale de la Nation, et qui d'ailleurs supplantera dès la fin de la guerre le Gouvernement de Vichy. Ce précédent juridique a un fondement dans la philosophie du droit : l'article 122-4 du Code Pénal l'évoque au travers du Commandement de l'Autorité Légitime, qui peut trouver sa formation spontanée en vertu de l'état de nécessité (article 122-7 du Code Pénal) qui n'est rien d'autre que la transposition du droit de résistance à l'oppression prévue dans notre bloc constitutionnel (article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du Citoyen), mais aussi dans le droit positif avec l'article 35 de la Déclaration des droits de l'homme faisant préambule à la Constitution de 1793. Nul n'est sensé ignorer la loi, et les Français doivent bien se rappeler en notre pays qui a connu de grands sursauts révolutionnaires, qu'il est un devoir moral que de résister à l'oppression lorsque les intérêts de la Nation sont violés par ceux qui prétendent la représenter. Nous appelons ainsi tous les Français à ignorer les récriminations médiatiques et politiques des véritables collabos, qui hier auraient sans nul doute voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Ce sont les mêmes aujourd'hui qui méprisent la Souveraineté des Français et la piétinent en prostituant celle-ci à la prétendue "construction européenne", qui est en vérité une démolition organisée des Nations et de la démocratie en Europe.

Nous appelons les Français à ne pas se laisser intimider par les élus locaux encartés dans des partis de collaboration, et à organiser le siège de leur mairie, jusqu'à ce que le référendum d'initiative populaire soit organisé.

Nous appelons en outre notre Armée, issue de la Nation, à cesser de servir docilement des intérêts étrangers, et a pousser fermement mais de façon apaisée, M. François Hollande vers la sortie. Nous appelons l'ensemble de l’État Major de notre Armée, à reconnaître le Conseil National de Transition comme légitime, et nous accorder un mandat impératif de 500 jours pour appliquer les points clés de notre programme, sous forme de décrets, d'ordonnances et de référendums.

Nous nous engageons à l'issue de ces 500 jours, à réorganiser la tenue d'une élection libre et non faussée, avec la dissolution totale du Conseil National de Transition, où chacune de nos formations politiques reprendra son indépendance.

Nous appelons aussi tous les policiers, magistrats, et salariés syndiqués ou non, à favoriser par les moyens qui sont à leur disposition, la démission de François Hollande de son mandat, et l'accession au pouvoir du Conseil National de Transition.

Nous rappelons enfin qu'en nous inspirant du précédent juridique que fut le Conseil National de la Résistance, nous gardons à l'esprit que c'est bien l'ensemble de son programme « les jours heureux » qui permit aux Français de connaître les 30 glorieuses et les conquêtes sociales actuellement en cours de démolition par nos « représentants politiques ». Nous en appelons tous les Français à ce devoir de mémoire, afin qu'ils reprennent foi en eux-même, en notre pays, et en leur capacité à changer profondément et cela vers le mieux, l'avenir de nos enfants.

Signataires de l'appel :

François Asselineau pour l'UPR
Nicolas Dupont-Aignan pour DLF
Georges Gastaud pour le PRCF
Jacques Nikonoff pour le M'pep
Jacques Cheminade pour S&P

LE 14 JUILLET 2015




vendredi 8 août 2014

Le mot magique


Récemment, je suis tombé sur une vidéo qui m'a beaucoup amusé, intitulée « le mot magique ». Elle recense un florilège d'incantations à l'antisémitisme par l'univers politico-médiatique Français. Cet univers qui se prétend être « L'opinion ».

Il est vrai que notre pays a largement sombré dans une tyrannie typiquement Orwellienne, où ne serait ce qu'évoquer certains sujets n'ayant strictement rien à voir avec l'antisémitisme, amène quoi qu'il arrive à un point Godwin permettant de clôturer les débats en salissant bien évidemment, qui aura pensé autrement que « L'opinion ».

En outre, ajouterais-je que l'accusation en antisémitisme est bien souvent tronquée puisque ce mot pourrait trouver comme synonyme « arabophobie » si l'on s'en tient au fait que les « sémites », sont des populations originaires du Moyen-Orient. Il conviendrait donc de parler de « judéophobie ». Mais en dictature Orwellienne, on change volontiers le sens des mots sans se poser de questions. Après tout, quand on détient la capacité d'être « L'opinion », pourquoi s’embarrasser de principes ? La majorité des Français ne disposent pas des revenus ou des relations nécessaires pour faire parti du très sélect club « L'opinion ». Ils ne peuvent que subir son Diktat bien tranquillement avachis devant leur poste de télévision chaque soir.

Ainsi donc, « L'opinion » est convaincue que la France souffre d'un grave problème d'antisémitisme. Il est vrai que «L'opinion » se répand très régulièrement en propagande islamophobe (en vérité arabophobe) et qu'à ce titre, « L'opinion » est dans ce cadre un pompier pyromane. Mais évidemment, « L'opinion » pense judéophobie lorsqu'elle aboie à qui veut entendre, le péril antisémite. Cela sans doute en considérant que l'ensemble du Moyen-Orient lui appartient et à vocation à être converti au judaïsme. « L'opinion » prend sans doute un peu d'avance en fait sur ses desseins, lorsqu'elle parle d'antisémitisme.


Carte des langues d'origine sémitiques
Maintenant, concédons tout de même que la xénophobie a existé de tous temps, et que la judéophobie tient une place particulière dans l'histoire de la bêtise humaine. Historiquement, les poussées de judéophobie ont toujours été croissantes dans des périodes de misère sociale et d'asservissement des populations.
En 492, le pape Gélase 1er autorise les juifs à vendre des esclaves de Gaule en Italie pourvus que ces derniers soient païens. Évidemment, les premiers Français de l'époque ne pouvaient pas vraiment considérer les Juifs comme des bienfaiteurs de l'humanité à ce titre. Cependant, en 538, le Concile d'Orléans interdit aux Juifs la mise en esclavage des Chrétiens. A cette époque, il est vrai, l'influence de l’Église en Europe devient prégnante et les populations païennes deviennent marginales. Cette lutte d'influence entre l’Église catholique et le Monde juif perdurera ensuite des années durant. Les Rois de France se faisant le plus souvent les protecteurs de la Chrétienté, ils entretiendront une relation ambiguë avec les Juifs sur le territoire Français. D'un côté, les juifs étaient utiles pour financer l’État et faciliter les relations diplomatiques et commerciales entre le Moyen-Orient et l'Occident, mais d'un autre côté, ils étaient aussi les usuriers à spolier lorsque le Royaume était surendetté. Il était donc assez rare que les juifs soient exterminés du fait de leur utilité diplomatique et économique. On se contentait de les expulser et de confisquer leurs biens, rien de plus.




Il est intéressant de noter que lorsque Colbert rédigea le Code Noir pour accorder les premiers droits aux esclaves des colonies d'alors, le premier article disposait  que : 

"l’Édit du feu roi de glorieuse mémoire [...] du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles ; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens".

Et cela n'est pas sans raison : les juifs de l'époque (tout comme de nombreux chrétiens) contribuèrent à la traite négrière. La famille Gradis, (toujours en activité aujourd'hui d'ailleurs), affrétait à l'époque depuis Bordeaux de nombreux navires pour la traite négrière. Or, le Code Noir instituait les premiers droits aux esclaves sur la seule base juridique connue de l'époque : la morale chrétienne. En proposant aux esclaves de se faire chrétiens, ces derniers obtenaient le statut d'êtres humains et non plus de marchandise, et étaient placés sous la protection de l’Église catholique. Si les négriers catholiques ne pouvaient que respecter le Code Noir du point de vue moral, il y avait un légitime conflit d'intérêt avec les négriers juifs qui n'étaient pas tenus de respecter le droit catholique. C'est sans doute pour cette raison que Colbert veillera à faire expulser les juifs des colonies, entre autres intérêts.

Les autorités de l'époque ayant empêché aux juifs de pouvoir s'établir dans des activités autres que le négoce ou la finance, ces derniers n'avaient donc pas vraiment d'autres moyens que de vivre sur la base de ces activités traditionnellement considérées comme oppressives par les populations.

En se faisant de facto spécialistes dans ces activités à une époque où le système bancaire commençait peu à peu à se construire, il n'est pas étonnant que cette minorité juive ait finit par devenir prépondérante dans ces métiers forts lucratifs. La richesse aidant et la citoyenneté et l'égalité offerte aux juifs durant la Révolution Française, permettra donc à cette frange de la population de favoriser son essor économique et ce qui va de pair avec la fortune : son pouvoir.

C'est donc aujourd'hui un secret de Polichinelle que de révéler que nombreux sont les citoyens de confession juive qui sont bien placés dans les instances de pouvoir que sont la finance, les médias et la politique. Le problème étant que le dire ramène forcément à des points Godwin puisqu'Hitler critiquait déjà cela en son époque, et justifiera ses crimes sur la base de ce constat.

Pourtant, sans avoir besoin de sombrer dans une judéophobie imbécile, le problème exposé est bien l’état de santé de la démocratie en France. Il y a un peu moins de 600.000 juifs en France sur une population de 65.000.000 de Français. La majorité de nos concitoyens ont des origines ethniques et confessionnelles indo-européennes et chrétiennes. Ce qui signifie que si les différentes sphères de pouvoir étaient représentatives de la réelle diversité de la Nation, nous aurions une majorité de « blancs catholiques » dans les médias et la politique, près de 1/7ème de nos représentants seraient d'origine Maghrébines ou noires Africaines et musulmanes, et moins d'un tout petit pourcent seraient juifs.

Le même problème se pose aussi avec les Francs-Maçons dont les effectifs ne sont que de 135.000 personnes sur tout le territoire. Si dénoncer la main-mise (toute aussi reconnue) des Francs Maçons sur les sphères du pouvoir judiciaire, médiatique et politique est déjà un bon moyen de se faire insulter de « conspirationniste » (et en général d'antisémite par association, car ça ne mange pas de pain pour « L'opinion »), cela reste quasi acceptable du fait que cette dernière corporation n'a pas vraiment morflé durant la seconde guerre mondiale.

En créant un tabou imbécile sur ce problème de la représentativité politique et médiatique en France visant à laisser une « Opinion » largement dominée par une petite frange d'une micro-communauté de Français souvent en osmose avec des intérêts étrangers ou corporatifs, c'est tout espoir d'un mieux démocratique, que l'on assassine sur l'autel de « l'antisémitisme ».

En outre, cela crée justement de la judéophobie. Particulièrement à une période où à nouveau, les Français sont largement sous le joug de puissances étrangères et asservis à une finance folle, alors qu'un nouveau média est en train de balayer lentement mais sûrement, la propagande constante de « L'opinion ». Internet permet en effet à des citoyens qui jusque récemment encore, ne pouvaient que s'informer sur les canaux habituels de « L'opinion » (médias mainstream), d'échanger et accéder à des publications offrant un autre son de cloche que la propagande habituelle. L'intérêt bien compris des juifs de France est donc bien de condamner ce corporatisme d'une partie de leur communauté, car l'extrême droite se nourrit volontiers de la misère sociale et la tyrannie rampante. En sachant qu'internet deviendra inéluctablement le premier média de France lorsque les autres poursuivront leur déclin, il y aura forcément un renversement idéologique pouvant attiser les haines, surtout si l'appauvrissement de la population continue de croître. Et nous sommes bien partis pour…

Le mot magique risque bien à cet égard de devenir une prophétie auto-réalisatrice, et la France devenir l'Allemagne des années 30 si une véritable purge sanitaire n'est pas faite dans les cercles de pouvoir. Le suffrage par le sort offre à cet égard une solution réelle tant pour des mandats de parlementaires que pour des fonctions hautement stratégiques dans les médias ou la haute fonction publique. Ce type de suffrage est garant d'une réelle diversité des opinions, et ne nécessite pas de voter des lois absurdes favorisant le communautarisme en imposant de la discrimination positive.

Il place à égalité les hommes et les femmes, et garantit à toutes les communautés leur représentation effective dans les cercles de pouvoir, au prorata de leur réalité démographique dans notre pays. A défaut d'expurger les cercles de pouvoir de cette « Opinion » et veiller à installer une représentation nationale réelle de notre diversité, il est à craindre que les années à venir soient de plus en plus sombres pour les juifs de France. Et l'on sait que la haine apprécie les amalgames et a horreur de distinguer les justes des salauds…



A bons entendeurs...

vendredi 4 juillet 2014

Nous jouissons déjà de la Démocratie Directe, mais nous ne l'utilisons pas !

Avec 26 millions d'usagers Français du site "facebook", il y a tout lieu de se poser la question suivante :

Les Français méritent-ils d'accéder à une authentique démocratie, quand ils sont incapables d'utiliser les réseaux sociaux pour l'organiser eux-même ?

Je fais parti de ces gens qui croient en la "démocratie directe". A tel point que j'en ai imaginé un modèle constitutionnel non exhaustif, mais permettant d'institutionnaliser le principe de l'initiative des lois permises aux simples citoyens, et le contrôle par ces derniers des grandes institutions régaliennes que sont par exemple la police et l'armée :


Comme je l'explique dans ce diaporama, nous jouissons de près de 36.700 communes dont l'écrasante majorité sont très faiblement peuplées. Ce qui est un préalable nécessaire et rare en Europe pour faciliter l'organiser institutionnelle de "la démocratie directe".

En vérité, ce terme de "démocratie directe" est impropre, car la démocratie est forcément directe. Les inventeurs de cette expression ont donc imaginé un pléonasme, sachant que le fondement même du mot "démocratie", est que le peuple gouverne directement.

Toujours est-il que l’avènement des réseaux sociaux a permis une formidable émulation populaire sur ces sujets, ainsi que sur un grand nombre de questions politiques essentielles, telles que la recouvrance de notre Souveraineté Populaire. 

Prenons quelques chiffres sur Facebook, à partir des officines politiques défendant plus ou moins correctement notre souveraineté :

A gauche de l'échiquier, le parti de gauche rassemble à la date de publication de cet article, 22.400 suiveurs. Le parti communiste près de 20.000, le Mpep en rassemble plus de 300, le PRCF, près de 800, le P.O.I plus de 300, S&P en rassemble plus d'une centaine.

Plus au centre, Nicolas Dupont Aignan rassemble près de 29.000 suiveurs, quand François Asselineau en rassemble plus de 25.000.

Enfin, clairement à droite de l'échiquier, le Front National est suivi par plus de 170.000 personnes.

Voila un état des lieux qui permet de considérer que près de 300.000 Français au moins, et cela sans compter les différents groupes de discussions ou pages de personnalités défendant les mêmes sujets de façon plus indépendante, sont en capacité de s'organiser au moyen des réseaux sociaux, pour rédiger un programme commun, nommer leurs représentants et s'ils le souhaitaient vraiment, faire la révolution dès demain.

Seul très gros problème : par définition, la démocratie directe (ou réelle) s'affranchit des divisions partisanes. Non pas qu'elle ne les reconnaisse pas, mais la démocratie directe impose que les citoyens de toutes obédiences politiques discutent sereinement des lois en fonction de l'intérêt général, et non d'une chapelle politique à défendre. La démocratie directe ne vise pas à faire élire au pouvoir suprême une personnalité politique, puisque ce sont les citoyens qui gouvernent réellement.

Or, les Français sur les réseaux sociaux reproduisent les mêmes schémas que ceux édifiés par nos "représentants" politiques. Leur passe-temps préféré est de rester dans "l'entre-soi" pour commenter l'actualité, et quand ça n'est pas le cas, ils se contenteront de s'invectiver copieusement entre militants de chapelles politiques différentes.

Ceci est contre-productif et donne pour le moment raison à l'Abbé Sieyes qui dans son discours du 7 septembre 1789 prédisait que « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

Pourquoi l'un des pères de la Révolution Française et un grand défenseur de la Nation pouvait-il s'opposer à ce que la France soit une démocratie ?

A son époque, un peu moins de la moitié des hommes et bien moins d'un tiers des femmes savaient lire et écrire. Cette évidente difficulté pour les Français de l'époque à accéder à la culture pouvait faire douter de leur capacité à penser le fait politique avec quelques bases intellectuelles minimum pour initier et voter les lois avec le maximum de recul. De ce point de vue, l'Abbé Sieyes rentrait tout simplement dans la pensée politique de Platon s'agissant de la gestion d'un État qui ne pourrait être le fait que d'élites éduquées, vouées à servir l'intérêt général, au mépris des caprices populaires.

Mais nous ne sommes plus en 1789 et l'écrasante majorité de la population est désormais alphabétisée, et jouit en plus d'un accès quasi instantané et gratuit à l'ensemble des connaissances du monde.

Si nous avons le pouvoir de nous éduquer à volonté, et transformer nos connaissances en propositions de loi d'initiative populaire, nous restons conditionnés par des siècles d'histoire, où l'initiative des lois n'a finalement été que le fait de très peu de personnes.

Je ne cesse jamais de le répéter dans mes propos comme mes écrits : Les révolutions ne sont jamais le fait d'une Nation toute entière, mais bien de sa dissidence éclairée. Nous avons en France une dissidence éclairée qui est très connectée aux réseaux sociaux, mais ne les utilise pas pour ce qu'ils sont vraiment.

Cette dissidence à travers toutes ses composantes partisanes, invoque souvent la démocratie dans ses débats. Mais quelle confiance une Nation toute entière pourrait lui attribuer, si cette dissidence ne sait pas elle-même utiliser les réseaux sociaux pour construire un alter-gouvernement, et considérer l'outil internet comme un moyen commode pour organiser la démocratie directe dans les faits ? Quel exemple donne t-elle à la population générale, en ne faisant pas mieux que les citoyens qui se contentent de critiquer le système, sans chercher à y jeter du sable dans les rouages ?

Jamais nous n'avons eu autant de facilités pour jeter dans les poubelles de l'histoire, tout un système mafieux qui nous opprime. Mais plutôt que de le faire concrètement au moyen des réseaux sociaux, nous continuons d'entretenir le système électoral, mythe indépassable nous empêchant justement d'établir nos propres règles de société.

Je n'ai pas - ou plutôt je n'ai plus - la prétention de jouer un rôle d'activiste à ce sujet. Je suis las d'autant de frustrations s'agissant de l'apathie générale, qui n'est pas le seul fait du peuple, mais bien aussi de sa dissidence éclairée. Cependant, j'espère que ce billet sera largement partagé, assez en tout cas pour que les propositions que j'avais formalisées ici puissent enfin trouver un écho favorable et militant, grâce aux réseaux sociaux.

Il ne tient qu'aux esprits éveillés d'user des outils qui sont à notre disposition. Nous ne sommes qu'à une petite minute de la révolution. Cette petite minute sans cesse repoussée, car plutôt qu'être nous même les créateurs d'un autre monde, nous continuons de faire confiance à des politiciens qui volontairement ou bien malgré eux, ne cessent d'entretenir nos querelles intestines en poursuivant leur propre quête de pouvoir.

Internet nous permet d'initier et voter autant de lois que nous le souhaitons. Cet outil nous permet même de lever l'impôt et décider de sa redistribution. Grâce à internet, nous pouvons organiser nos rassemblements sans crier gare aux autorités désormais illégitimes.

Alors qu'attendons nous ?

Sylvain Baron



mardi 3 juin 2014

Lettre ouverte d'un « nationaliste » aux fédéralistes

Voilà cinquante sept ans que le Traité de Rome a été ratifié initiant ce que les uns appellent la construction européenne, et ce que je me plais pour ma part à qualifier de démolition européenne.

Parmi les défenseurs de cette idéologie politique, il y avait et il y a, c'est certain, de véritables mafieux à la solde de puissances étrangères, d'un système bancaire fou et de lobbies industriels. Dans les cercles où nous nous battons pour faire valoir nos idées, nous appelons ces gens « des européïstes ». Cependant, j'ai coutume de discuter avec mes opposants et de fait, je ne puis que me rendre compte qu'il y a aussi des partisans de cette « construction » qui ont une vision sincère, universaliste et démocratique de ce projet. Ce sont les fédéralistes.

Je tiens donc à leur faire part de mon sentiment sur l'avenir politique de l'Union Européenne, et la seule chance pour ses honnêtes défenseurs, de pouvoir faire survivre leur idée à une explosion inéluctable de ce qui se révèle aujourd'hui être une dictature technocratique irréformable.

Les fédéralistes comme les nationalistes, ont à peu de choses près, la même analyse des problèmes posés par l'Union Européenne et l'euro. Je ne souhaite donc pas m'étendre ici sur l'hérésie économique et monétaire imposée par les traités actuels, pour mieux me concentrer sur la réponse politique la plus juste et démocratique qu'il convient de donner.

Et je ne puis qu'appeler les fédéralistes qui consentiront à lire ma lettre ouverte, à concéder qu'il faudra distinguer temporairement de ce qui relève d'un vœu politique, et des urgences auxquelles il faut désormais répondre, sous peine de voir sombrer l'Europe dans les abîmes d'une époque que l'on souhaitait révolue.

Si les fédéralistes ont un peu d'honnêteté intellectuelle, ils ne peuvent que constater que les résultats électoraux témoignent que leur vœu politique ne fédère pas massivement les Français. Bien au contraire, les partis populistes ou sincèrement Gaullistes ou Républicains, sont en train de progresser rapidement au fur et à mesure des élections. Les deux grands partis de pouvoir, de leur côté s'effondrent du fait des trahisons sempiternelles de nos dirigeants, des affaires judiciaires dans lesquels ils sont empêtrés et leur incompétence réelle à gérer les affaires de la Nation.

Les partis fédéralistes incarnés par EELV, le Modem et l'UDI jouissent d'une relative stabilité, quoi que ne parvenant pas convaincre suffisamment pour empêcher leur déclin. Leurs associations respectives tant vis à vis de l'UMP ou du PS sont considérées à juste titre par les Français, comme du rabattage électoral et une absence d'identité idéologique propre. En outre, leur vision libérale de l'économie ou culpabilisatrice sur l'écologie agace les Français, plus habitués par des siècles d'histoire, à l’État providence, régulateur et même planificateur de l'économie. Nous ne serons décidément jamais Américains, Allemands ou Scandinaves, et c'est le tort politique des fédéralistes que d'oublier ce qui fait le ferment culturel des Français.

Désormais donc, c'est le Front National qui émerge doucement mais sûrement, en surfant sur les mécontentements liés à l'insécurité qui règne dans les banlieues, une politique migratoire qui déstabilise les repères identitaires de la Nation outre le dumping social qu'elle génère, et bien sûr sur la dictature des traités européens et de l'euro sur nos vies.

De son côté, la gauche protestataire s'effondre sur le fait qu'elle donne des réponses ambiguës voir parfaitement à l'antithèse des espérances communiquées par le peuple. Mais elle n'a pas dit son dernier mot. De nombreux activistes communistes ou réellement socialistes, se battent au sein du Front de Gauche pour au moins faire accepter l'idée qu'il faille en finir avec l'U.E, l'euro et l'OTAN, et progressivement, le débat s'installe autant que l'idée dans les esprits.

Plus au centre de l'échiquier, des partis Gaullistes comme Debout la République et plus encore l'Union Populaire Républicaine, sont en train d'émerger fortement malgré la censure des médias. Ils apportent une réponse plus modérée sur d'innombrables sujets caricaturés par le Front National ou le Front de Gauche, mais se veulent radicaux dans la nécessité de sortir des traités européens.

Et cela n'est que la description de l'univers politique Français. Partout en Europe, les partis euro-athées progressent fermement. L'AfD en Allemagne, le Mouvement 5 étoiles en Italie, UKP au Royaume-Uni, etc.

Si le réalisme économique sur les dérégulations européennes et l'imposture monétaire qu'est l'euro fondent une partie de la montée de l'euroscepticisme en Europe, ce qui reste le premier marqueur des nationalistes partout sur le sous-continent, est la défense de la Démocratie.

On a coutume de présenter les nationalistes comme des nazillons d'opérette, idolâtrant tous les régimes fascistes du monde. Rien n'est plus faux. Un nationaliste est étymologiquement une personne qui défend les intérêts de la Nation, c'est à dire son peuple.  Les nationalistes sont convaincus que la stabilité des frontières et des mythes nationaux sont des préalables à l'organisation politique d'un peuple, et sa quête sans cesse inachevée, mais la plus sereine que possible, de la Démocratie.

Et il faut leur reconnaître que les pays du monde considérés comme les plus avancés sur la Démocratie sont bien des Nations qui sont soit en dehors de l'euro, soit en dehors de l'U.E. La Norvège, l'Islande et la Suisse ne sont pas dans l'U.E et sont parmi les mieux classées sur le respect de la démocratie. La Suède et le Danemark qui ne sont pas dans l'euro sont aussi très bien positionnés. Et que dire de ces nombreux Pays d'Amérique du Sud tel que l’Équateur, la Bolivie ou le Venezuela qui inspirent énormément les Français souhaitant rédiger une constitution protectrice des intérêts du peuple, et régulant et planifiant l'économie dans une perspective sociale et écologique à long terme. Ce n'est pas par ce que nous subissons une propagande très atlantiste sur ces pays, que les Français se laissent duper sur les réalités constitutionnelles de ces Nations. Ni leurs efforts pour évincer les multinationales prédatrices de leur territoire, ou à minima, leur imposer des règles qui ne soient pas contraires aux intérêts fondamentaux de leurs peuples.

Tous ces pays sont indépendants et ont des poids et structures économiques différents, bien que jouissant de taux de croissance à faire pâlir les États-Membres de la zone euro.

Écarter d'un revers de main ce qui fonctionne, dans le seul souci de vivre un rêve éveillé sur Union Européenne démocratique et sociale qui n'existe pas, devient par la force des choses, de l'irresponsabilité politique. Il y a ce que l'on souhaite idéologiquement, et il y a le mur des réalités auquel il faut faire face. Les peuples rejettent l'Union Européenne, car ils sentent bien que ce projet fou correspond à la négation du droit des peuples à disposer d'eux même. Ce qui est le premier fondement de la Démocratie. Dans la constitution Française, on appelle cela la Souveraineté Nationale.

Et plus nos responsables politiques s'enfermeront dans leur idéologie européenne, plus les peuples par réaction de survie, chercheront des solutions politiques les plus stratégiques pour résister. Quitte à donner leurs voix à des mouvements politiques franchement sulfureux, faute de ne pas pouvoir trouver mieux, en tout cas dans la représentation politique visible médiatiquement.

Face à ce constat, que peuvent espérer les fédéralistes qui soit raisonnable, et ne mette pour autant pas un terme à leur pensée européenne ?

Tout d'abord, et je serais très clair : Au vu des urgences géopolitiques, économiques, sociales et démocratiques, il est nécessaire que la France sorte de l'U.E, l'euro et l'OTAN complètement. C'est un préalable à toute reconstruction institutionnelle d'un autre idéal européen.

Vouloir unifier un sous-continent aussi diversifié dans ses langues, cultures, histoires et fondamentaux économiques n'est pas le projet d'une vie, mais bien de plusieurs générations.

Et si ce projet doit s'imposer au mépris de la volonté des peuples, il est voué à l'échec. Rappelons que les Soviétiques scandaient comme les européïstes aujourd'hui, qu'il fallait plus d'Union Soviétique pour résoudre la crise politique qui se finirait néanmoins par l'éclatement de l'URSS.

Rappelons aussi que l'éclatement de l'URSS n'a pas généré de guerres civiles et du totalitarisme. Bien au contraire, dans l'ensemble, le démantèlement de cette institution supra-nationale a été positive pour les peuples concernés.

Il faut donc mettre un terme à l'Union Européenne, et rendre leur Souveraineté aux peuples. Une fois cela fait, il sera alors temps de proposer de nouvelles fondations. Si le « nationaliste » que je suis est capable de faire un effort intellectuel pour vous les soumettre, malgré mon hostilité de principe à cette idée, c'est que je pense que cela peut ménager la chèvre et le choux dans chacune de nos idéologies respectives :

En premier lieu, toute unité politique d'une communauté internationale se fonde sur des valeurs partagées sur des grands principes démocratiques. A ce titre, il serait utile de proposer à tous les peuples d'Europe qui le souhaiteraient, de rédiger eux-même et sous forme de démocratie directe, une Charte Européenne des Droits de l'Homme. J'insiste sur le principe de démocratie directe pour deux raisons :

La première étant que nos parlementaires ou représentants ont jusque là plus souvent prouvé qu'ils privilégiaient la défense de leurs intérêts carriéristes ou des intérêts privés dans la rédaction des traités ou projets de loi. La seule façon de soumettre la représentation politique des Nations à un cadre juridique transnational réellement légitime, c'est de veiller à ce que les peuples en soient à l'initiative. A l'ère d'internet, cela peut être grandement facilité.

La seconde raison étant que les peuples n'accepteront plus d'entendre parler de projet européen après l'éclatement de l'Union Européenne (que cela soit organisé ou dans le chaos), sauf s'ils ont la main sur une nouvelle construction. C'est donc une raison plus politique qui impose de laisser les peuples choisir quels sont les droits fondamentaux qu'ils souhaitent préserver, leur caractère absolu ou non, et comment ces droits fondamentaux soumettront leur représentation politique.

Les différents projets de Charte Européenne des Droits de l'Homme devront être soumis partout en Europe à Référendum contraignant. Les parlementaires ne pourront les approuver, pas plus que les chancelleries ne pourront décider de leur ratification ou non.

Une fois la Charte Européenne des Droits de l'Homme approuvée, il faudra reconstruire une institution judiciaire supra-nationale pouvant les faire respecter. Il faudra veiller à ce que cette institution soit sous réel contrôle démocratique.

La seconde institution qui pourrait être remodelée serait le parlement européen. Celui-ci devrait pouvoir s'étendre aux 47 pays siégeant au Conseil de l'Europe avec une porte ouverte à la Biélorussie. Un parlement n'est pas l'émanation des pouvoirs exécutifs des Nations, mais bien l'émanation des peuples directement. Il ne saurait être question de porter des jugements moraux sur les régimes des pays slaves haïs des U.S.A, nous sommes européens et nos peuples respectifs doivent pouvoir communiquer librement, en dehors de toute supervision étrangère à nos intérêts mêlés.

Ce parlement devra s'inspirer dans son élaboration de la rédaction de la Charte Européenne des Droits de l'Homme. Il devra être pensé par les peuples, approuvé par référendum contraignant, et ne pourra subir de rattrapage politique des pouvoirs exécutifs.

Dans l'idéal, ce parlement s'inspirera des réflexions les plus abouties en Europe sur ce qui fait la légitimité d'une représentation parlementaire. A savoir le suffrage par le sort plutôt que par le choix. Montesquieu l'avait parfaitement expliqué dans « l'esprit des lois » :

« Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l'aristocratie. Le sort est une façon d'élire qui n'afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie ».

Ce parlement ne pourrait avoir un pouvoir supra-national. Pour autant, il pourrait réunir des citoyens de tous pays, pour que ces derniers fassent des propositions sur tous sujets, qui seraient soumises à l'aval des parlements nationaux.

Ce système garantirait que les Souverainetés Nationales resteraient profondément respectées, mais que cette nouvelle Union Européenne gagnerait enfin ses galons démocratiques. En outre, elle imposerait aux parlementaires européens de savoir se concerter sur des projets de lois qui ne puissent violer les intérêts fondamentaux des Nations, au risque d'être rejetés par les parlements nationaux. Ce nouveau parlement Européen ne pourrait donc que travailler en actant la réalité de la diversité européenne. C'est ce qui ferait son intérêt et sa légitimité.

Enfin, pour unifier une communauté politique, il est évident qu'il faut une langue commune. Une langue qui ne soit pas celle d'un peuple plutôt que d'un autre, mais bien une langue nouvelle. L’espéranto est souvent cité, mais d'autres travaux existent en matière de création linguistique. Il reviendrait à ce parlement européen d'en discuter, et proposer à tous les peuples un enseignement de cette langue universelle dès l'école primaire.

Il faudrait alors attendre au moins une à deux générations pour proposer d'aller plus loin vers le fédéralisme européen. Car sans langue commune (donc identité commune) et validité démocratique éprouvée sur le long terme d'une nouvelle institution européenne, les peuples n'accepteront jamais de perdre leur Souveraineté Nationale pour acquérir une Souveraineté Européenne.

Si les fédéralistes Français ayant lu cette lettre comprennent les inflexions qu'un nationaliste peut formuler pour restaurer en urgence l'état de droit partout en Europe, et mettre un terme à la crise économique et politique qui détruit les Nations, alors en défendant un tel programme politique, ils pourront assurément être entendus des Français. Pour la bonne et simple raison qu'ils prouveront être capables de se remettre en question (qualité politique très appréciée par l'électorat), qu'ils sont suffisamment responsables pour distinguer leur idéologie politique des réalités auxquelles ils seraient appelés à faire face s'ils devaient gouverner, cela en plus d'être considérés depuis longue date comme incarnant des partis politiques modérés et aptes à prendre le pouvoir.

Il n'en reste pas moins que les fédéralistes (en général centristes) devront aussi se remettre en question sur le libéralisme qu'ils défendent. Les Français ne sont assurément pas libéraux. Cette thèse économique peut tout à fait être explorée s'agissant des petites entités économiques, mais en aucun cas s'agissant des monopoles industriels ou du système social issu du Conseil National de la Résistance auquel sont attachés les Français. Ce n'est donc pas seulement sur leurs vues fédérales que les centristes devront évoluer, mais aussi sur leur pensée économique. A défaut, ils continueront de rester éloignés du pouvoir exécutif, car les Français refuseront de voter massivement pour leurs représentants.

Puisse cette lettre ouverte, initier à minima un débat sur ces questions, dans les partis politiques que j'ai cité.

Sylvain Baron

mardi 27 mai 2014

CE QU'IL FAUT COMPRENDRE DU DÉCLIN DE LA GAUCHE

Les élections européennes sont passées, et partout dans les médias, la même rengaine a été aboyée :

Séisme électoral, dangereuse montée de l'extrême droite, etc, etc...


En vérité, qui analysait correctement les chiffres se rendait compte que par rapport aux élections présidentielles, le FN a perdu quasiment 2 millions de voix, et que si l'on considère que l'abstention compte autant que les votes, le FN ne fédère à lui que 10 % de la population.














Contrairement aux bêtises racontées par les journalistes, le thème de l'immigration n'était pas celui qui intéressait les électeurs en premier lieu. Cette élection pointait du doigt l'Union Européenne, et le Front National reste le seul parti MÉDIATISÉ qui offre aux Français plus qu'une contestation des traités européens puisqu'il leur promet un symbole politique importante de leur Souveraineté : la restauration du FRANC.

En vérité, le FN est non seulement incompétent sur la question, mais le seul fait qu'il souhaite établir "un ministère des souverainetés" en dit long sur son prétendu désir d'en finir avec l'U.E. Dans un pays Souverain et indépendant de toute institution supra-nationale, il n'y a nul besoin d'un ministère des Souverainetés. Y'en a t'il un en Norvège, en Russie, en Suisse, au Venezuela, au Ghana, à Cuba, en Chine ou en Australie ?

Non, ces pays sont indépendants et n'ont pas besoin de faire de la communication sur leur Souveraineté bien comprise puisqu'elle existe de fait.

J'encourage cependant les lecteurs à consulter ce document pour comprendre à quel point le FN raconte des histoires sur la sortie de l'euro, et au passage, comprendre exactement ce qu'est l'euro :


Bref, cette élection européenne n'a pas réellement démontré quoi que ce soit s'agissant du FN qui reste sous la barre des 15 % des suffrages de l'électorat total, puisque c'est un plafond de verre connu des politologues. En mélangeant des thématiques plus ou moins sulfureuses comme le rétablissement de la peine de mort, la lutte contre les communautarismes religieux, ou encore une réforme sur l'IVG, non seulement tous les Français se revendiquant de la gauche libertaire ne donneront jamais leur voix au FN, mais il en va de même pour des Libéraux et Gaullistes qui peuvent diverger sur leurs vues économiques avec la gauche, mais être en phase sur les valeurs sociologiques jusqu'à une certaine mesure. Le FN est donc une sorte d'épouvantail médiatique qui a plus vocation à salir les questions de souveraineté nationale, qu'à devenir un parti de pouvoir. Cependant, on peut considérer que le danger n'est pas totalement exclu pour une raison simple :

La gauche trahit les Français !

Citons une pensée de Coluche qui garde un peu de sa pertinence s'agissant du FN. Coluche disait qu'un électeur du FN était un ancien communiste qui s'était fait piquer son autoradio.

Il y a derrière cette blague un peu de vrai. Mais à l'époque de Coluche, nous n'étions pas encore dans l'U.E qui naîtra véritablement sous Maastricht. Aujourd'hui, un électeur du FN est plus sûrement un Français de Gauche, qui s'est fait voler son référendum !

Le Traité Constitutionnel Européen (TCE) est devenu le Traité de Lisbonne après qu'un référendum remporté par le peuple, notre oligarchie tant PS que UMP a voté contre le peuple sa ratification. Lisbonne, c'est en vérité DEUX traités ratifiés à Rome, dont l'un est le Traité sur l'Union Européenne (TUE), et l'autre s'appelant le Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE).

Ces deux traités reprennent tout ce qui a été ratifié précédemment depuis Maastricht. Donc, de fait, sortir du Traité de Lisbonne, c'est mettre fin à tout ce qui a été ratifié auparavant.



Les articles 28 à 32 et 34 à 35 du TFUE (ex articles 23 à 29 du TCE) organisent le libre échange des marchandises et donc le dumping social et écologique lié. Ces articles sont en grande partie responsables de la désindustrialisation de la France.

L'article 39 du TFUE (ex art. 33 du TCE) organise le modèle agricole Européen sous l'angle du productivisme, c'est à dire moins d'exploitants agricoles, plus de produits phyto-sanitaires polluants, de mécanisation, et de semences brevetées monsanto ou pionneer par exemple.

Les articles 37 et 101 à 109 du TFUE (ex art. 31 et 81 à 89 du TCE), organisent le démantèlement des services publiques ou leur privatisation, ainsi que la fin de notre système de répartition et donc de la sécurité sociale et des retraites.

L'article 63 du TFUE (ex art. 56 du TCE) interdit le contrôle des mouvements de capitaux, et permet à des voyous comme Mital, d'acheter des usines en France, avant de les fermer pour en ouvrir ailleurs. C'est l'article responsable des délocalisations d'usines et des évasions fiscales.

L'article 123 du TFUE (ex art. 101 du TCE) interdit à la Banque de France de prêter à taux zéro, la monnaie dont a besoin la France pour racheter ses déficits sans passer par les "marchés" ou encore investir pour l'avenir.

L'article 282 du TFUE (n'était pas dans le TCE), permet à la BCE d'être indépendante des Etats et lui donne comme mission de garantir la stabilité des prix (lutte contre l'inflation), et non de promouvoir d'abord l'emploi. La lutte contre l'inflation est typiquement un mécanisme qui favorise les riches au détriment des pauvres.

Il y a 358 articles dans le TFUE et 52 dans le T.U.E. Pour changer la moindre virgule de l'un de ces articles, il faut l'unanimité de 28 chefs d'Etats de pays aussi différents que la Finlande peut l'être du Portugal, que les Pays Bas peuvent l'être de la Grèce, ou que de l'Allemagne peut l'être de la France.

La culture internationaliste de Gauche qui existe pleinement en Amérique du Sud sans pour autant priver les Nations de leur indépendance politique, monétaire et commerciale, a été largement rattrapée et déformée en France par les courants Trotskistes qui continuent de pourrir la Gauche malgré le vieillissement de ses penseurs. Les Trotskistes sont les alliés objectifs, parfois à leur insu, parfois volontairement du Grand Capital. Contrairement à ce qui est souvent dit, l'U.E n'est pas libérale, elle est capitaliste. On pourrait même dire ultra capitaliste, car même le capitalisme du début du Siècle dernier, n'aurait jamais osé vouloir s'en prendre aux institutions régaliennes du pays et les privatiser.

En défendant l'idée qu'on puisse "désobéir" aux traités pour faire "une autre Europe", non seulement les têtes pensantes de la Gauche actuelle démontrent le peu de cas qu'elles font du respect de la Constitution et du droit international, ce qui n'est pas fait pour rassurer les Français ; mais en outre, elles démontrent qu'elle tiennent absolument à s'accrocher au dogme d'une U.E à sauver et réformer, quand l'unanimité requise par autant de Nations différentes, permet à tout esprit pragmatique de savoir que cela est manifestement impossible.

Mais admettons que cette posture ne soit pas si grave politiquement (et pourtant elle est sérieusement contestable). Après tout, M. Mélenchon s'est plusieurs fois exprimé à ce sujet : s'il n'est pas possible de réformer les traités, on en sortirait.

Soit, mais alors pourquoi ne pas donner un gage, une garantie politique de nature à rassurer les Français en leur promettant de leur rendre un Symbole fort de leur unité et leur indépendance ? Pourquoi ne pas vouloir leur rendre le FRANC, quand bien même sous tutelle de l'euro au niveau des échanges interbancaires ?


Pour ceux qui auront consulté le lien plus haut, ils apprendront que cela est tout à fait possible, même si économiquement, ce n'est pas souhaitable. Je prendrais position ici, en signifiant que même économiquement plus que politiquement, il faut absolument sortir totalement de l'euro et il faut effectivement dévaluer notre monnaie nationale, à peu près au même niveau que le dollar U.S. Qu'on ne s'inquiète pas s'agissant de la dette qui soit disant "exploserait", cela est faux. 85 % de celle-ci est libellée en droit Français, ce qui signifie que nous pouvons tout à fait la dévaluer en même temps que notre monnaie restaurée, comme nous pouvons souverainement l'annuler pour tout ou partie, ou la transformer en FRANCS non convertibles à dépenser joyeusement dans l'économie réelle. Beaucoup de solutions existent, et il faut cesser d'écouter les prêcheurs d'apocalypse au sujet de la sortie de l'euro, ils MENTENT ! L'euro est un joujou pour capitalistes, pas un outil monétaire utile à l'économie réelle.

Mais c'est encore une fois, d'avantage un outil politique, tout comme l'est l'emblème européen qui comme les drapeaux nazis ou soviétiques d'une autre époque, se répand partout sur les frontons de nos bâtiments publiques, jusque même sur les frontons de nos écoles qui ne sont pas censées être politisées. Car l'européïsme est bien une idéologie politique, et non une nationalité. L'emblème européen n'a d'ailleurs pas été reconnu par la France et n'est pas un drapeau.

La sortie des Traités et de l'euro ne doit pas être considérée comme du "repli sur soi", un "retour" vers un "dangereux nationalisme" et toute une série de slogans anxiogènes constamment entendus, y compris dans les rangs de la gauche. Les partisans de la restauration du FRANC ne peuvent pas être dans "le repli nationaliste" puisque justement, ils observent que partout dans le monde, les pays qui ne sont pas dans l'U.E ou l'euro ne sont ni forcément en guerre, ni en détresse économique et sociale, ni en déclin démocratique pour les plus avancés. Alors que c'est totalement l'inverse pour les pays de l'U.E qui sont comme cul et chemise avec l'OTAN et trempent dans les sales guerres des USA ou déstabilisent des États comme la Syrie, et dernièrement l'Ukraine,  sont en déclin économique, ce qui n'a même pas besoin d'être justifié ici, et en déclin démocratique, puisque les peuples ont perdu leur souveraineté et qu'ils votent pour des Présidents, Premier Ministres ou Chanceliers qui n'ont plus aucun pouvoir sur la monnaie ou l'économie de leurs pays.

Le tort de la Gauche est donc assurément son endoctrinement idéologique dans "l'alter européïsme". Pourtant de nombreux voix de Gauche tentent d'avertir les citoyens comme Jacques Nikonoff, Aurélien Bernier, Frédéric Lordon ou Jacques Sapir pour ne citer qu'eux. Mais étrangement, le débat semble refusé, et on ne répond à leurs arguments techniques qu'une série de slogans anxiogènes coupant court à tous débats.

Il faut donc que la Gauche tire les leçons de cette élection et ce déclin qui ne cesse de progresser. Il ne suffit que d'une promesse qui ne tient qu'en un mot, pour qu'un formidable bouleversement politique en France se produise, et cela en faveur de la Gauche :

FRANC !

Si la Gauche laisse le monopole de ce débat purement économique et institutionnel (et donc ni de gauche ou de droite) à l'extrême droite, elle continuera de se péricliter, car pour les Français, le message sera clair : La Gauche est résolument idéologisée et refuse de défendre leurs intérêts. Elle ne veut pas leur rendre leur Souveraineté et déconsidère la puissance de leur pays au point de lui refuser son indépendance.

Les électeurs qui pour la majorité ne recherchent pas sur internet des voix politiques et économiques dissonantes sur l'U.E n'entendront donc que le FN surmédiatisé pour les sortir de l'euro. Le chômage allant croissant, les usines se fermant ou se délocalisant jour après jour, et tout le programme du CNR s'auto-détruisant sous l'empire des traités européens, le choix stratégique et amère de la population pourrait bien se porter vers la seule voix audible sur la question de la sortie de l'U.E et l'euro au fur et à mesure de la paupérisation du peuple. Si la Gauche préfère l'idéologie à l'écoute de la colère et la détresse sociale du peuple qu'elle est censée défendre, elle finira d'agoniser, mais nourrira par son pêché d'orgueil intellectuel la progression du Front National.

Je terminerais par une dernière réflexion. A force d'associer la sortie de l'euro avec les vues sociétales plutôt réactionnaires du Front National, nombre de gens de gauche sont gênés aux entournures pour accepter la nécessité de restaurer notre Souveraineté pleine et entière. En soi, c'est déjà un énorme problème que des gens puissent s'auto-censurer sur une position économique et institutionnelle, par crainte d'être taxés de fachos, par quelques bien pensants qui méritent pourtant tout le mépris des gens assumant leur liberté d'opinion.

Mais il est tout de même possible de s'affranchir de cette difficulté à se dissocier des propos du Front National sur la question. Là où le FN ne veut absolument pas sortir de l'U.E et souhaite en vérité construire une monnaie commune, la Gauche véritable doit exiger le démantèlement pur et simple de l'Union Européenne et de l'euro. Ce qui est une position nettement plus claire, et autrement plus en faveur des peuples en grave souffrance sociale, notamment dans les pays du sud de l'Europe. Le FN ne permettrait pas à ces peuples de se libérer de la tutelle de l'U.E en voulant renégocier les traités à l'avantage de la France. La Gauche peut les libérer et leur rendre leur indépendance. Il suffit qu'elle exige la sortie pure et simple de l'U.E et l'euro. Si la France n'a pas besoin de l'U.E pour s'en sortir, l'U.E a besoin des deniers de la France pour survivre. 20 Milliards d'euros de nos impôts en moins dans les institutions européennes qui nous malmènent, cela signe la fin de cette démolition de l'Europe et la restauration de l'indépendance des Nations.

Quant à l'internationalisme, les citoyens de Gauche devraient tout simplement lire la Charte de la Havane et s'en inspirer. Elle indique la bonne route pour que des Nations libres et indépendantes, puissent coopérer en visant le développement social des pays les plus en difficultés.

Puisse ce texte être lu et être compris par ces communistes et socialistes qui veulent réellement donner un cap compréhensible au FdG, pour les Français.

Amitiés.

SB