mercredi 20 mai 2015

Un nouveau parti politique pour les eurolucides ?

Les partis politiques sont des entités qui violent les principes d'unicité de la République et même de laïcité si l'on se risque à dérouler la totalité du raisonnement. A l'égal des religions, les partis politiques sont des communautés de croyance, mais qui se font concurrence pour remporter le pouvoir suprême en France. 

De fait, les partis politiques ne peuvent que s'opposer aux aspirations de la majorité du peuple si l'on considère qu'il suffit de 15 % des voix de la population pour imposer un gouvernement et un parlement à tous.



Cantonales 2015 - Source : http://jcfrog.com/

Pourtant, les partis politiques - et plus encore les entités les moins médiatisées - sont des formidables viviers de cerveaux et de bras pour animer le débat public sur des choix de société et mettre en alerte les Français quand les périls menacent.

Mais ils ne rendent pas compte du nombre d'associations, de groupes de discussion sur les réseaux sociaux, ou encore de mouvements de pensée qui se disent "apolitiques" tout en s'accrochant à des valeurs et des causes profondément politiques. Il y a ainsi et notamment parmi les abstentionnistes, beaucoup de gens qui ont une conscience politique, mais qui se refusent à faire le jeu de la division en soutenant un parti politique quelconque. Comment motiver de telles bonnes volontés à se fédérer dans un même Mouvement politique si le parti qui en est à l'origine s'ostracise lui-même ?

Faut-il abolir les partis politiques ?

Dans l'absolu, je pense que oui mais les choses ne sont pas si simples. Le problème du parti politique, c'est qu'il est considéré comme légitime à investir des candidats pour des mandats locaux et nationaux, alors que chaque citoyen devrait pouvoir prétendre à un jour exercer un mandat, sans avoir à labelliser ses idées sous une étiquette partisane quelconque. La majorité des Français ne prétendent pas à exercer un mandat, car il leur semble à juste titre que courir derrière un mandat politique, même local, peut être une aventure financière et personnelle plus que périlleuse. Ce n'est pas par ce que nos concitoyens n'ont pas de bonnes idées ou des qualités personnelles à offrir à notre pays qu'ils ne s'investissent pas "politiquement", c'est par ce qu'ils sont fauchés et n'ont pas le sentiment que leurs idées puissent réellement influer sur la vie nationale. Lorsque des mandataires élus par environ un tiers de la population, violent les référendums fédérant plus de la moitié de celle-ci, il est logique que les Français succombent d'autant plus facilement au désintéressement des affaires de leur propre pays ou du moins n'accordent plus aucun crédit au partis politiques quant à servir l'intérêt général :
Sondage Ipsos le Monde - Janvier 2014

Si les partis politiques ne s'ostracisaient pas à choisir parmi leurs adhérents des personnes à investir pour des mandats nationaux mais au contraire proposaient des personnalités extérieures à leurs associations, il y aurait bien des querelles d'ego et des rivalités qui ne viendraient plus troubler la raison d'être des partis politiques : nous faire réfléchir sur ce que nous voulons pour notre pays, et nous maintenir vigilants sur ce qui menace notre contrat social.

Les partis politiques peuvent-ils continuer à exister en Démocratie ?

La Constitution actuelle a les graves défauts de ne pas séparer correctement les pouvoirs, et n'en donner pratiquement aucun au peuple. Elle proclame bien nos droits fondamentaux, mais nous en déshabille immédiatement dans sa rédaction. Elle institutionnalise sans le dire la dictature alternée des grands partis politiques et contraint tous les autres au choix de la servitude pour "manger à la gamelle", ou bien à l'inexistence médiatique pure et simple.

Mais si le tirage au Sort est le mode de suffrage pour le Parlement, que la démocratie participative est instituée par le bas, et que l'on fait le choix de "désigner" plutôt que d'élire notre appareil exécutif, les partis politiques ne seront plus jamais une entrave à la bonne marche de la démocratie.

De la Désignation Populaire comme mode d'investiture

Pour expliquer ce système d'investiture, je vais immédiatement me référer à des penseurs que j'apprécie et que je considère comme compétents pour exercer un mandat ministériel :

J'aimerais pouvoir désigner Marie-France Garaud au Ministère des Affaires Etrangères.

J'aimerais pouvoir désigner Lydia Bourguignon au Ministère de l'Agriculture.

J'aimerais pouvoir désigner Jean-Marc Jancovici au Ministère de l'industrie.

Ces trois personnes n'ont aucune sympathie partisane connue, ou du moins revendiquée dans ce qui influence leurs travaux et réflexions. Mais elles sont réellement de meilleurs ministrables que des éléphants du PS ou de l'UMP à qui le président remet un marocain en fonction de leur loyauté partisane. Les intérêts corporatistes orientent la formation du Gouvernement aujourd'hui, là où la désignation populaire peut les éliminer totalement.

Si nous pouvions permettre à l'ensemble des citoyens, de pouvoir désigner dans notre corps social et intellectuel, des personnalités que nous souhaiterions voir exercer des mandats ministériels particuliers, la légitimité d'un tel Gouvernement serait autrement supérieure que celle d'un Gouvernement formé par la décision d'un seul homme.

Le mode de désignation peut se généraliser fortement au niveau de la vie politique communale et trouver ses filtres au niveau national. Ces derniers peuvent être liés à des désignations sous forme de pétition devant recueillir quelques milliers de signatures pour que la personne désignée puisse être présentée à un suffrage électif qui serait continu, cela afin que les scores des citoyens désignés pour un même mandat ministériel, soient départagés en temps réel jusqu'à ce que le dit-mandat ministériel soit vacant.

Dès lors, la personnalité désignée à ce mandat recueillant le plus de voix favorables, pourrait occuper le poste devenu vacant. Bien entendu, il doit être possible pour un citoyen désigné à un mandat ministériel de refuser d'exercer celui-ci. Il me parait cependant sage d'empêcher à un citoyen soumis au jeu de la désignation, de pouvoir se défiler trop aisément à son investiture, particulièrement si ses idées et sa personnalité semblent susciter un véritable enthousiasme dans les suffrages continus.

Imaginons par exemple qu'Etienne Chouard soit désigné à un quelconque mandat ministériel. L'homme est pour ceux qui le connaissent un peu, excessivement pudique et mal à l'aise avec la notoriété. Comme un certain nombre d'intellectuels, il a sans doute le sentiment qu'il ne serait pas intègre par rapport aux idéaux qu'il défend, si lui-même prétendait à un mandat politique. Pourtant, de très nombreuses personnes en France seraient sincèrement ravies et rassurées si Etienne Chouard devait exercer un mandat ministériel qui correspondrait à ses qualités propres. 

Si Etienne Chouard, désigné par pétition citoyenne au suffrage pour un tel poste ministériel, et recueillait une majorité de votes favorables par rapport à toutes les autres personnalités désignées pour le même mandat, alors peut-être qu'au jour fatidique où il serait autorisé à décliner l'investiture qui lui serait faite par des citoyens, il pourrait accepter au contraire d'aller jusqu'au bout du suffrage. Sa probité et sa conscience ne seraient pas remises en question puisqu'il n'aura prétendu à rien, et se sera contenté d'accepter de servir son pays avec toutes les difficultés que cela comporte.

La désignation populaire est donc un mode de sélection de nos dirigeants exécutifs, qui peut permettre à n'importe quel citoyen sans discrimination de fortune ou d'opinion politique de prétendre pouvoir exercer à égale chance avec les autres, une fonction politique majeure pour son pays.

Elle suppose cependant un système médiatique lui-même contrôlé pour partie par le peuple, et favorisant l'éducation populaire constante, par le renouvellement de conférenciers, femmes et hommes politiques, économistes et intellectuels invités à s'exprimer.

C'est bien beau de rêver, mais tout cela n'existe pas...

Et nous en revenons donc au principe de réalité. Examinons les solutions qui sont à notre disposition pour changer les choses. Elles sont multiples, mais imposent quoi qu'ils arrive que nous conquérions le pouvoir en fonction des règles minimales que chacun connait de notre Système institutionnel. Un ensemble d'idées ne peut s'ériger au pouvoir que par le biais d'un représentant, dont l'investiture au mandat de président de la République, ne sera assurée que par l'effort collectif de tout un appareil politique derrière lui. Les sommes à réunir pour faire campagne sont colossales, et être en capacité de s'affranchir de la censure des grands médias pour exister, exige nécessairement la mobilisation du plus grand nombre.

La prise du pouvoir peut bien s'exercer dans des circonstances et par des voies exceptionnelles, mais elle exige pour les corps constitués une finalité de type référendaire. Il faut qu'un scrutin national achève de légitimer une représentation politique d'un ensemble d'idées plébiscitées par le peuple.

Un parti politique reste un ensemble de cotisations et de forces militantes pour faire en sorte que leurs idées soient représentées dans un scrutin. 

Mais si un parti politique devait être à nouveau créé pour s'ajouter à ceux déjà existants, il devrait selon moi s'imposer différentes obligations pour attirer à lui le plus de sympathie des Français :

1) Il doit être ouvert au non adhérents et proposer au-delà d'un programme, des ministrables qui ne soient pas forcément issus de ses propres adhérents et soutiens reconnus. La désignation de ces ministrables doit être ouverte à tous les Français, adhérents ou non au parti politique créé.

2) Tous les adhérents du parti politique à créer doivent pouvoir contribuer au programme par des amendements sur des motions différentes en fonction des réflexions de chacun. Le programme commun est la motion qui a recueilli une majorité de voix dans un Congrès. D'autres travaux doivent pouvoir porter sur des modèles de constitution différents, dont les rédactions se seront faites en relation étroite avec tous les citoyens qui souhaiteront y contribuer. 

3) Le but de toute association politique est notoirement la préservation du droit de résistance à l'oppression, si l'on se réfère à la déclaration des droits de l'homme faisant partie de notre bloc de constitutionnalité. Il ne peut pour le parti politique qui revendique vouloir mettre fin à des périls qui menacent la Nation, se montrer trop soucieux de "son image" au gré des élections territoriales. Les seules mandats utiles à conquérir dans le Système actuel pour pouvoir l'assainir profondément ensuite, sont le mandat présidentiel, les mandats de députés, et les mandats de maires. 

Dans le temps présent, il n'est pas question de faire une campagne électorale en vue de 2017, mais de faire une campagne militante très active afin d'éveiller la population sur la mondialisation à la sauce U.E/OTAN/FMI/OMC, et les moyens de lutter efficacement contre cette dictature totalement Orwellienne qui croyait pouvoir s'assurer notre servitude éternelle.

Un parti à créer n'aurait de valeur ajoutée sur ses "rivaux", que si est lui-même composé de gens réellement activistes et prêts à donner d'eux-mêmes au-delà d'une cotisation, pour d'abord mettre un terme aux méfaits des mafieux qui sont au pouvoir, tant qu'il en est encore temps.

Certes une Charte doit inspirer nos valeurs communes et condamner toutes formes de discriminations pour inspirer celles-ci, mais elle ne doit en rien nous empêcher d'agir. Aussi, ce parti politique se doit d'être organisé en Cellules Souveraines, et dont les responsables nationaux seront eux-mêmes désignés en interne, puis soumis à scrutin en congrès, pour être porte-paroles ou chargés de fonctions administratives ou d'animation militante. Mais la règle d'or est que toute Cellule locale ou départementale est indépendante dans son organisation militante ainsi que sur le choix de ses portes paroles et animateurs. Le Bureau National n'est qu'une instance exécutive se contentant d'administrer et communiquer sur les médias nationaux en notre nom à tous. Cette instance à une fonction de larbin national au profit des Cellules et Délégations.  Dans sa circonscription, une Cellule est composé de 1 à 9 militants dans un secteur territorial se réduisant du département à son quartier au fur et à mesure de la progression du mouvement. La Cellule devient une délégation au 10ème militant et peut trancher autrement que par consensus avec les votes de chacun sur une décision.

Un militant seul peut faire énormément de choses. L'esprit d'initiative est le meilleur moteur, les supports papiers fournis par le bureau national ou composés par les membres de la Cellules eux-mêmes, sont le premier moyen d'informer la population par un peu de boitage, tractage, voire la distribution du journal du parti directement. Inutile de signifier à ce stade que décrocher un drapeau européen ou franciser un billet de banque est pour moi une forme de militantisme tout à fait acceptable à digérer pour "l'image" du parti à créer, et même utile pour provoquer des procès dont nous aurions avec nos cotisations, de quoi régler les frais de procédures et d'avocats nous permettant ainsi de plaider le Droit de Résistance à l'oppression et en profiter pour faire le procès à notre Oligarchie Politique.

Un parti politique doit réellement organiser la Résistance, et pas seulement s'enthousiasmer sur son propre bouillonnement intellectuel. Les idées sont bien mieux débattues avec son voisin qu'avec un contact Facebook. Il s'agit de sortir le peuple de sa léthargie, il ne peut être question pour un adhérent de ce parti politique de ne rien faire lui-même de concret. Une simple lettre au président de la République envoyée en commun avec toutes les autres Cellules à des dates fixes, est une façon de participer au discrédit à jeter sur le pouvoir en place. Un tract dans une boite à lettre, ne coûte que très peu de temps dans des heures à faire autre chose sur une semaine.

Ce n'est donc pas le nombre d'adhérents qui fera sa qualité, mais bien le haut degré d'investissement et de spontanéité de ses militants qui créera le Mouvement. Cela passe par une Liberté totale pour chacun de faire comme bon lui semble pour représenter "l'image" de ce nouveau parti, tant qu'il s'active concrètement à la promotion des valeurs et idéaux que nos textes proclameront en public. La Liberté de faire induit la Responsabilité de faire, et de le faire bien. Il ne s'agit pas seulement de communiquer. Nous sommes en guerre sociale, nous devons attaquer par le droit et l'audace, tout ce qui peut discréditer les idéologues européïstes qui pullulent au sommet de nos institutions.

Bon alors on le fait ou pas ce parti politique ?

Disons qu'il y a quelques coups de téléphone et des courriels qui s'échangent et que la question commence à faire débat entre quelques personnes. Il y a encore d'autres coup de fils et courriels à échanger, avant de pouvoir mesurer si cela vaut le coup.

Cela tiendra surtout à votre envie que cela arrive pour motiver certaines personnes. 

Quoi qu'il arrive, si vous pensez que vous ne mobiliserez jamais vous même pour quelques actions épisodiques, ne soutenez pas cette idée ! Bien plus que d'argent, ce sont des citoyens qui participent à une oeuvre de résistance à l'oppression par leur organisation commune dont la France a besoin. Je ne connais aucun autre parti pris politique pragmatique qui soit celui de défendre les intérêts de la nation. Il ne s'agira pas de considérer le parti comme étant la cause à défendre, mais uniquement un banal outil servant à nous mettre en ordre de bataille pour pousser vers la sortie François Hollande.

Si le texte est largement partagé, nous saurons bien nous faire une idée de votre enthousiasme pour que nous battissions une machine à démoraliser nos "représentants" au moyen d'un parti politique exprimant comme volonté claire de sortir de l'U.E, l'OTAN, favorable à une constituante, et ne présentant aucun autre candidat que ceux qui auront été désignés par tous avec le plus de succès.

S'agissant de ma propre conscience, je ne pourrais être en paix avec elle que si vous êtes réellement nombreux à vouloir que je m'investisse dans un tel projet.

Amitiés à tous,

Sylvain 






lundi 11 mai 2015

Discours du 11 mai 2016 à l'ONU (publi-fiction)

Madame la Présidente,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

La France vient aujourd'hui même d'informer les autorités Palestiniennes de sa proposition d'accorder sa protection militaire et humanitaire à l'ensemble de la population de la Bande de Gaza, jusqu'à ce que les frontières de l’État de Palestine et d'Israël soient clairement sanctuarisées. Proposition qui a été acceptée pour une durée limitée de trois mois, et dont le maintien sera soumis à référendum aux habitants de la Bande de Gaza. Les limites et exclusions de cette protection militaire seront négociées avec les autorités Palestiniennes.

Dans le même temps, nous avons informé les autorités Israéliennes que si d'ici le 19 mai 2016 à minuit, nous n'obtenions pas des accords clairs sur les propositions qui vont être édictées ici, la France n'hésitera pas à déployer ses navires et aéronefs pour secourir les enfants de Gaza. La France considérera alors toute action hostile contre ses soldats et matériels, ainsi que sur les populations de la bande de Gaza, comme une déclaration de guerre de la part d'Israël avec toutes les conséquences que cela implique.

Voici les huit conditions de paix que la France a adressé aux autorités Israéliennes :

  • Fin immédiate et définitive de tous les bombardements et intrusions terrestres, maritimes et aériennes des forces armées Israéliennes sur la Bande de Gaza.
  • Reconnaissance du traité négocié entre les Autorités Palestiniennes et les diplomates Français, portant sur les régimes de protection garantis par la France aux personnes résidant dans la Bande de Gaza.
  • Le respect absolu du non usage de la force entre les différentes parties impliquées dans le processus en cours.
  • Qu'aucune entrave ne soit faite au pont maritime et aérien permettant à la France de débarquer hommes, matériels et produits de première nécessité aux habitants de Gaza.
  • L'arrêt de toutes entreprises de colonisation israélienne des terres ou bâtiments exploités par des Palestiniens.
  • La fin immédiate de l'occupation du plateau du Golan.
  • Le démarrage d'un cycle de discussion permettant de déboucher soit sur la création de deux États aux frontières pérennes, permettant de relier la Cis-Jordannie à la Bande de Gaza ; soit la création d'un grand État Palestinien laïc et pluri-confessionnel, dont la Constitution future permettra à tout habitant de l'actuel État d'Israël ainsi que les actuels habitants de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie, de pouvoir prétendre à des fonctions politiques ou économiques sans discrimination basées sur des critères ethniques, religieux ou politiques dans l'ensemble de cet Etat de Palestine réunifiée.
  • Ce cycle de discussion devra prévoir la possibilité de faire de Jérusalem, une ville-Etat indépendante, libre, multiconfessionnelle, et dégagée de tout régime de sujétion à l'égard des deux ou seul grand État(s) à créer.
Comme vous le savez, après des années de mise sous tutelle de l'Union européenne et de l'OTAN, le peuple Français a fait saisine de son légitime droit de résistance à l'oppression, et a collectivement destitué le précédent président de la République et de nombreux autres traîtres à la patrie qui siégeaient au gouvernement et dans d'autres institutions de la République française.

Il n'est plus tolérable pour le peuple français de voir circuler sur internet des photos d'enfants horriblement mutilés par les armes de guerre du régime ultra-sioniste actuellement au pouvoir en Israël. La France considère que le gouvernement d'Israël est clairement déterminé à éclabousser le Moyen-Orient du sang des innocents pour servir son idéologie typiquement impérialiste. Par ailleurs, la France considère que le soutien infaillible qu'Israël reçoit de la part des Etats-Unis d'Amérique, ainsi que le silence complice de trop nombreux pays européens sur la tragédie vécue par le peuple Palestinien, met en péril toute possibilité de paix et de progrès social et démocratique dans l'ensemble de la péninsule Arabique. 

Aujourd'hui, j'ai la douloureuse mission d'engager la France dans une confrontation tout à fait délicate avec un pays disposant de l'arme nucléaire, au seul motif de vouloir sauver des vies non françaises à Gaza.

J'invite l'ensemble de la communauté internationale à nous faire part de son soutien avant l'expiration de l'ultimatum, car il est plus que probable qu'un gouvernement aux méthodes barbares ne comprenne pas immédiatement le grave discrédit dont il souffre et les contraintes militaires que cela suppose, au moment où la sixième puissance militaire mondiale se déplace jusqu'à ses frontières terrestres et maritimes avec le soutien militaire ou diplomatique de la majorité des pays faisant parti du mouvement des non alignés.

Mesdames et messieurs, permettez moi d'en venir maintenant aux orientations diplomatiques plus générales de la France à l'égard du reste du monde pour bien comprendre sur la base de quelles valeurs, notre nation se mobilise aujourd'hui pour défendre la cause palestinienne.

Dans le cadre du mandat impératif confié par référendum au gouvernement provisoire de la France, mes collègues et moi-même, sommes missionnés pour rétablir l'indépendance de la France et sa voix dans le concert des nations. Ce qui signifie pour commencer notre sortie unilatérale de l'OTAN et de l'Union européenne, ainsi que notre rupture avec des institutions telles que le FMI et l'OMC. La France ne s'interdit pas à ce stade de se retirer d'autres institutions internationales qui ne se réformeraient pas profondément, tout comme elle s'autorise à rejoindre des coopérations internationales qui lui paraîtraient plus désintéressées, efficientes et respectueuses de l'auto-détermination des peuples.

Nos relations avec le Moyen-Orient vont aussi très fortement changer puisque nous mettons fin à la reconnaissance du Conseil National Syrien, que la France considère comme une entité illégitime pour mener des discussions inter-États, et gérer au mieux les intérêts du peuple Syrien.

Par ailleurs, sans que la France puisse offrir à ce jour des réparations aux peuples concernés, nous tenons à faire part de notre immense désolation de n'avoir pu empêcher des traîtres au sein de nos propres institutions, encourager la déstabilisation de la Côte d'Ivoire, de la Libye, de la Syrie et de l'Ukraine, cela dans le but de servir des intérêts autres que les nôtres. Aujourd'hui même, les responsables Français ayant permis que le sang et les larmes coulent dans chacun de ces pays, sont traqués et remis à la Justice avec la ferme intention que leurs crimes ne restent pas impunis.

La France, tient aussi à rappeler au peuple américain, que la situation géopolitique mondiale autant que son propre déclin social et démocratique, provient uniquement de l'asservissement qu'il consent lui-même à ses propres élites politiques, financières et militaires. Un trop grand nombre de représentants politiques américains, œuvrent à déstabiliser le Monde, et à abolir depuis plus de trente ans les régulations économiques et garde-fous démocratiques existants aux États-Unis d'Amérique. Il appartient donc au peuple américain de prendre sa destinée en main, et de ne plus laisser ses citoyens les plus dangereux pour le Monde, de continuer à sévir au sein de ses propres institutions politiques, industrielles, militaires et financières.

La France continuera de maintenir des discussions diplomatiques et commerciales avec les émissaires des États-Unis d'Amérique, mais se rapprochera très clairement des intellectuels et femmes et hommes d’État américains, qui sembleront proposer avec le plus de convictions, un renouveau démocratique et social pour les Etats-Unis, et une volonté d'apaisement, de respect du principe d'auto-détermination des peuples et de non ingérence s'agissant de leurs considérations internationales.


Il est temps que le Monde puisse parler à des représentants institutionnels américains, qui sachent se montrer humbles s'agissant de la minuscule place qu'occupe leur pays dans l'Histoire des civilisations. On ne peut avec moins de 300 années d'existence sur fond de génocide culturel et humain des premières nations américaines, se montrer arrogant avec des civilisations parfois multi-millénaires dans les relations internationales. 

Quand la France s'adresse à l'Iran, elle sait  qu'elle s'entretient avec la vielle civilisation perse et qu'elle lui doit respect et humilité. De même que lorsqu'elle s'adresse au vieux Royaume d'Angleterre, elle n'oublie pas qu'elle parle certes à une vielle rivale, mais aussi au pays de Thomas Hobbes et John Locke. Lorsque la France parle à la Russie, elle se rappelle avec émotion qu'en 1905, on chantait la Marseillaise dans les rues de Sébastopol. Lorsque la France s'adresse à la Chine et au Japon, elle sait qu'elle parle à de très anciens Empires, et s'abstient de toute arrogance pour au contraire témoigner de son respect quant aux raffinements culturels et politiques de leurs peuples respectifs. En vérité, qu'importe les Nations avec qui la France continuera de discuter de projets à mettre en œuvre pour faire reculer la pauvreté, les déprédations écologiques, et les ingérences militaires et financières dans les affaires des peuples ; il sera toujours demandé à nos diplomates de traiter avec respect et bienveillance nos partenaires internationaux. Nous n'en attendons pas moins à notre égard de nos partenaires, car il en ira des progrès à obtenir dans chaque dossier où la France sera impliquée.

Nos prédécesseurs ont semble-t-il oublié le respect qui est dû à toutes les nations. Salissant l'honneur et l'indépendance de la France, ils n'hésitaient pas à commettre les plus viles et meurtrières ingérences au nom des droits de l'homme. De même qu'ils se refusaient à dialoguer avec respect, voire dialoguer tout court, avec des pays soumis à certaines critiques internationales quant à leurs considérations très particulières des droits civils et politiques dus à leur propre peuple. Pourtant, il y a un proverbe très populaire en France qui invite chacun à "balayer devant sa porte avant de s'occuper de celle des autres". Et s'il est très commun d'entendre un Français de la rue user de cette maxime, il se trouvait à l'inverse toujours un politicien ou un journaliste français pour donner des leçons de démocratie et de paix au monde entier, sans même constater que nous étions nous-mêmes sous le joug d'une tyrannie. Aussi, ces dérives n'auront plus court sous mon mandat, en tout cas s'agissant de notre corps diplomatique. Le temps des petites et grandes hypocrisies est révolu. J'ajoute que la France, bien qu'elle tienne à redevenir un phare pour le monde s'agissant de la promotion de la démocratie et du progrès social, ne se cachera plus sous de fallacieux prétextes idéologiques pour accorder les égards qui sont dus à l'ensemble des nations. Les relations internationales resteront à jamais des rapport de force où chacun défend en premier lieu ses intérêts. Mais ce n'est certainement pas en donnant des leçons de respect des droits fondamentaux, que l'on fait avancer ces derniers partout dans le monde.

A ce titre, la France souhaite établir un dialogue avec la Corée du Nord, non par ce qu'elle accorderait aux autorités politiques de ce pays un crédit quelconque dans leur propension à répandre la démocratie, mais parce que refuser tout dialogue, c'est en soi ne laisser aucune chance de faire progresser ces débats dans les instances décisionnaires de ce pays. De plus, nous considérons qu'il n'appartient qu'aux peuples de décider de leur propre sort. Un certain Etienne de la Boétie l'expliquait déjà au XVIème siècle de notre ère.  Le droit de résistance à l'oppression n'est pas qu'une vue de l'esprit en France, c'est un droit constitutionnel qui se prend de fait, quand un peuple las de sa servitude, souhaite renverser son establishment politique ou repousser le despote ayant envahi par la force son territoire. J'espère que les événements récents dans mon pays et ma présence ici, à la tribune de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, témoigneront de la réalité pragmatique de ce point de droit qui devrait d'ailleurs être garanti dans le Pacte International relatif aux droits civils et politiques de l'ONU. Les peuples disposent d'eux mêmes et par voie de conséquence, sont donc responsables de leur propre droit à l'insurrection, ainsi que les limites et exclusions qu'elles supposent en fonction de l'intensité de l'oppression subie. Mais les peuples sont aussi responsables de leur inaction ! Or, dans les relations internationales, la question de la légitimité politique d'un chef d'Etat tient à son autorité de fait sur les institutions de son pays, qu'importe si cette autorité découle d'un mode d'investiture restant étranger à nos considérations sur la démocratie. Si les forces Armées d'un pays répondent de cette autorité, c'est que celle-ci est la seule avec laquelle nous puissions discuter pour formaliser un traité, une convention ou un contrat commercial important.

A ce titre, la France considère que l'absence ou la limitation des échanges diplomatiques avec des autorités politiques d'un pays, qu'elles que soient leur part de légitimité démocratique au regard du droit international en vigueur, n'est pas de nature à favoriser les concessions et initiatives pouvant permettre de faire progresser la démocratie ainsi que de paix dans le Monde. La France proclame ainsi que la sagesse et le courage des peuples sont l'unique source pacifique de leurs propres changements politiques intérieurs ; et que tant qu'il y aura des tyrannies maintenues par le consentements des peuples eux-mêmes, la sagesse internationale consistera à obtenir des avancées d'un État mis à l'index des nations, par le dialogue maintenu constant et non un silence criminel eu égard aux nécessités alimentaires, sanitaires et sociales qui ne peuvent souffrir d'un immobilisme fondé sur un aléas moral.

La France, pour ceux qui en douteraient encore, ne compte pas remplacer une oligarchie de traîtres et de mafieux ayant sévi dans ses propres institutions, par une tyrannie nouvelle qui se rétracterait dans le repli nationaliste exacerbé. Le mandat de notre gouvernement n'est que de six mois, et nous avons déjà introduit de nombreuses modifications constitutionnelles telles que le principe de révocabilité des élus au moyen du Référendum d'Initiative Populaire. L'ensemble des assainissements produits dans nos institutions et dans notre constitution, font que la France ne se sera jamais plus ouverte sur le monde qu'à partir d'aujourd'hui. Elle ne laissera cependant plus des puissances étrangères s'ingérer dans ses affaires intérieures, afin que les gages de neutralité, d'indépendance et de souveraineté de notre nation, soit considérés comme des limites intangibles dans les négociations de tout traité ou accord international dans lesquels nous serions impliqués.
Si ce n'est le choix assumé de la France de bousculer les équilibres géopolitiques du Moyen-Orient en prenant fait et cause pour les souffrances subies par les habitants de Gaza, et de contribuer de toute sa puissance militaire, diplomatique et économique pour y mettre un terme, cela avec l'accord des autorités Palestiniennes ; la France s'interdira désormais par voie constitutionnelle et pénale, l'utilisation de ses forces armées contre toute nation n'ayant jamais agressé directement ou indirectement notre propre nation.

L'usage de nos forces armées se fera désormais uniquement dans le cadre de corridors humanitaires à garantir pour des réfugiés, de notre assistance pour répondre de calamités naturelles ou alimentaires partout dans le monde, et bien entendu, dans la défense de l'intégrité territoriale de notre pays. Lorsque notre assistance militaire sera réclamée par des peuples en souffrance, cela devra l'être par des représentants de ces populations que l'on pourra estimer sérieux, soutenus, laïcs, démocrates, et enclins aux négociations politiques, plutôt qu'enclins à la barbarie et au despotisme.

Dans tout autres cas, ce sont les discussions tenues par la France avec les représentants légaux de tous les États-Membres de l'ONU qui permettront à nos gouvernements futurs d'équilibrer ou trancher nos points de vue. La France ne consentira à assister de ses forces armées une nation, qu'à la seule condition qu'un mandat international voté par la majorité des États-Membres de l'ONU autorise une intervention militaire pour rétablir le droit à la sûreté des civils, cela avec l'accord des autorités politiques du pays concerné. La France s'interdit désormais constitutionnellement de tirer un bénéfice matériel ou immatériel d'une intervention militaire dans un Etat tiers. Notre nation ne pourra jamais exiger de contreparties, ni imposer des contrats commerciaux à une nation ayant bénéficié de notre assistance militaire. Celle-ci ne peut être fondée que sur de réels enjeux humanitaires lorsque des vies civiles sont directement menacées par des luttes entre armées régulières de différentes nations, ou en soutien à l'armée régulière d'un pays contre des factions terroristes et reconnues comme telles, par la majorité des Etats Membres de l'ONU.

Le peuple Souverain de France, conscient de la communauté historique et politique qu'il forme, rappelle ici au moyen de ma propre voix, son attachement au respect de l'auto-détermination des peuples. Il a ainsi donné mandat à son Gouvernement provisoire d'entreprendre des négociations avec les pays d'Afrique dont la monnaie est le FRANC C.F.A, d'achever leur réelle décolonisation, cela en rendant aux peuples concernés le droit de battre librement monnaie, d'en décider le cours, la valeur ainsi que le nom. Durant les discussions techniques qui auront lieu à ces fins, il sera proposé des aides de la France très importantes pour bâtir les infrastructures nécessaires aux pays Africains faisant partie de l'espace francophone. Ces infrastructures viseront à dynamiser leurs économies respectives et endiguer la pauvreté ainsi que les vulnérabilités sociales et écologiques qui contraignent leurs populations. 

A ce titre, la France compte accorder son plein soutien matériel et financier à des projets comme Transaqua, la Grande Muraille Verte, ainsi que la construction de centrales hydro-électriques, routes, voies ferrées, écoles et hôpitaux, en plus de promouvoir les micro-crédits nécessaires aux personnes souhaitant s'installer en tant qu'exploitants agricoles, artisans ou commerçants dans leurs pays respectifs. Les fonds octroyés par la France proviendront essentiellement des économies produites sur sur notre désengagement financier et politique du FMI, de l'OTAN, l'UE et l'OMC, ainsi que des régimes d'épargne solidaires ouverts à souscription en France

Mesdames, Messieurs, comme vous le voyez, notre peuple s'engage désormais sur une vision totalement nouvelle quant au rôle qu'il doit tenir dans le concert des nations. Nous sommes prêts à beaucoup de sacrifices et nous sommes résolus à les prendre, car il s'agit maintenant de donner une impulsion forte vers le chemin de la paix et de l'amitié entre les peuples. 

La France appelle dès aujourd'hui la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud et l'ensemble des pays qui le souhaiteront, à soutenir et s'associer à notre démarche s'agissant de l'assistance à porter aux populations de la Bande de Gaza, et convie Israël et les États-Unis d'Amérique à faire preuve de retenue et même de sage abandon de leurs velléités proprement impérialistes sur le reste du monde. L'initiative aujourd'hui bilatérale entre l’État de Palestine et la République Française quant à défendre autant le droit du peuple Palestinien à disposer de lui-même que le droit à l'auto-détermination de tous les peuples, appelle nécessairement à beaucoup de courage politique dans chacun de nos pays. Nous espérons le soutien plein et entier de l'écrasante majorité de vos nations dans les jours qui viennent, afin que de nouveaux équilibres mondiaux en découlent, cela au profit de la paix et de la démocratie.

Je vous remercie de votre attention

Marie-France Moulin

lundi 4 mai 2015

A Bordeaux Bordel et aux membres du "Chat ira"

A Bordeaux Bordel,

Voila près d'une année que tu ne cesses de jouer de la calomnie et de la diffamation à mon encontre, et plus grave encore, à l'encontre de toute une équipe d'un journal dont tu ignores tout.

Je ne t'ai jamais vu publier le moindre texte pour dénoncer la propagande de Dassault, Lagardère, Rothschild et autres bienfaiteurs de l'humanité, en faveur du Front National, de l'U.M.P ou du P.S au travers de leurs journaux.

Je ne t'ai jamais vu publier un pamphlet critiquant férocement le soutien de François Hollande à la junte néo-nazie Ukrainienne ou encore aux barbus illuminés qui égorgent des civils en Syrie, en Libye ou ailleurs, à seule fin de servir les intérêts des États-Unis, qui tu l'ignores peut-être, ont voté contre un texte présenté à l'O.N.U condamnant toutes formes de propagande néo-nazie, xénophobes et discriminatoires il y a quelques mois. Du fascisme étasunien ou celui de la troïka, tu ne parles jamais, c'est entendu.

Non, ton passe-temps préféré est de déféquer tes conneries sur des gens que tu ne connais pas en établissant des « connexions » entre différents courants de pensée ou personnalités, comme si à l'époque des réseaux sociaux, avoir dans ses contacts une personne dont on pourrait effectivement se montrer critique avec ses idées à juste titre, pouvait suffire à démontrer une relation idéologique et amicale intrinsèque. Comme si le fait pour un petit journal associatif de donner la parole à différents courants censurés par la presse mainstream, bataillant tous contre l'U.E et le F.N était le témoignage d'une osmose totale de pensées sur les idées et arguments que chacun peut véhiculer.

Dans un premier temps, j'aurai aimé te dire à quel point si tu connaissais mon parcours et mes idées en propre ainsi que mes véritables amitiés, tu te rendrais compte à quel point ton flot de calomnies est proprement dégueulasse et insultant. Mais je crois que tu n'en as cure, et à vrai dire, je me contrefous des connards bien trop veules pour raconter de la merde sur des inconnus et assumer leurs bouses en signant de leur propre nom. Tu n'as jamais voulu qu'on discute dans un café, je me doute qu'à fortiori, nous expliquer entre hommes, seul à seul, aurait de quoi te faire mouiller la culotte.

A vrai dire, j'ai 35 ans très cher, et des guignols dans ton genre, je sais qu'ils finissent à la longue plus à me faire rire qu'autre chose, car tu ne représentes rien et ne fédère presque personne, là où à mon humble niveau, je crois pouvoir susciter un capital sympathie bien plus important que toi, si j'en juge les soutiens reçus dans mon travail. Déjà par ce que j'assume mon nom, ensuite ce que je pense, et enfin par ce que tous ceux qui m'ont approché se rendent bien compte que je suis quelqu'un d'apaisé et bienveillant. J'ai des défauts comme tout le monde, mais comme justement tu ne me connais pas, tu n'as jamais pu en faire état sur tes torchons à mon encontre, et c'est ce qui t'oblige à me salir ainsi que l'image de notre journal au travers d'un exercice littéraire qui ne dupe que les faibles d'esprit, mais pas les gens doués d'un exercice critique véritable.

J'en viens maintenant au mal réel que tu crées au-delà de tes attaques ad hominem utilisant exactement les mêmes arguties rhétoriques d'un billet à l'autre. Tu le sais sans doute, le dangereux facho que je suis, a eu l'occasion de venir au « Chat ira » et aider à la mesure de ses moyens des gens pour qui tu ne l'imagines même pas, j'ai une réelle empathie. Empathie de classe pour commencer, puisqu'à 19 ans, je me suis retrouvé à la rue de longs mois, et c'est ce qui fait que je ne me sens en rien dans une autre planète lorsque je me retrouve face à des objecteurs de conscience, des galériens, des ex-taulards, des camés, et tout un tas de gens que le Système a méchamment esquinté, sans pour autant les démolir complètement. Au point que certains sont eux-mêmes de véritables activistes que je respecte, quand bien même je peux avoir des idéaux sur certains sujets qui peuvent être différents. Intérêts de classe aussi, puisque je survis avec moins de 500 euros par mois, et suis dans les faits un S.D.F puisque sans domicile à mon nom, mais dépendant de solutions d'hébergement de véritables amis. Aussi, quand je viens proposer mon aide à ces gens (qui pour l'essentiel d'entre eux ne semblent pas te connaître ni s'intéresser à tes conneries), ce n'est pas dans l'espoir d'un quelconque intérêt à y gagner. Je n'ai rien à gagner à brûler du carburant que je paye très cher pour récupérer des matelas ou des vêtements et les livrer au « Chat ira ».

Strictement rien !

Même pas sur le plan politique, puisque je suis censé être un dangereux facho aux idées « nauséabondes » et aux « connexions » plus que sulfureuses, je donc n'ai rien à gagner à me mêler à des gens qui seraient censés être mes adversaires, voire ceux qui pourraient me tomber dessus et me démonter la gueule collectivement après avoir lu un de tes torchons. C'est sans doute ce que tu espérais, mais au final, l'écrasante majorité des gens que j'ai rencontré à plusieurs reprises au « Chat ira » disposent de leur exercice critique, ne s'intéressent pas à tes conneries, et jugent les personnes qu'ils ont bien en face, non à ce que l'on peut en dire. Au final, tes déjections scripturales sont sans conséquences véritables dans ma vie de tous les jours et ne m'ont jamais empêché de partager des discussions et des sourires avec des personnes s'étant établies au « Chat ira ».

En revanche, quelles conséquences ont-elles pour les habitants de ce squat ? Y as-tu seulement songé une minute ?

Il y a dans ces locaux, évidemment, quelques personnes qui accordent encore du crédit à tes bouses littéraires, et « avertissent » les autres habitants du « Chat ira » de la très probable nocivité de mes « connexions » avérées ou supposées. Par principe de précaution – ce qui peut se comprendre – une méfiance et une distance en découle, et de fait, là où je pourrais réellement aider et me donner à 200 % pour le « Chat ira » avec mes propres talents, je suis obligé de rester dans la retenue car je respecte les souhaits de chacun.

Cependant, les affreuses « connexions » dont je dispose et que tu serais bien incapable de citer vu que tu ne me connais pas, me permettent aussi de savoir des choses que de ton côté tu ne peux pas savoir. Et par ce que je sais des choses que ni toi, ni les membres du « Chat ira » savent justement, il m'a paru plus qu'urgent de publier un article sur ce squat sur notre site – cela sans attendre une autorisation de tous - dans l'espoir d'attirer des soutiens supplémentaires au plus vite pour cette petite communauté car j'ai de bonnes raisons de savoir qu'il y a urgence à agir.

Crois-tu que les habitants du « Chat ira » souhaitent se faire éjecter manu militari à la rue par des C.R.S et devoir trouver à nouveau un abri ? Crois-tu que l'expérience d'auto-gestion que souhaitent vivre les habitants du « Chat ira » a une seule chance d'exister durablement et dans des conditions dignes, sans le soutien de gens pouvant aider à formaliser les statuts associatifs nécessaires, un appui médiatique local intensif, des rencontres avec les élus municipaux pour les mettre face à leurs responsabilités ? Pendant que ces personnes n'osent pas m'accorder leur confiance pour les aider, par peur de voir leur indépendance idéologique souillée par des « connexions » sulfureuses du fait que quelques personnes répètent tes conneries aux autres squatteurs, la machine à broyer, elle, avance !

Et pour l'instant, quel média Bordelais les défend ? En dehors d'une coupure de presse sur Sud-Ouest, y-a t'il eu un seul article de fond pour présenter la situation la plus objectivement que possible et prendre le parti des habitants du « Chat ira » dans leur souhait de disposer du droit d'occuper les lieux de façon pérenne et en faire quelque chose correspondant à leurs idéaux ?

Même toi, tu n'as rien publié pour appeler les Bordelais à les soutenir, et c'est moi et « Poil à Gratter ! » que tu oses pointer du doigt comme entités fascisantes là où nous nous efforçons de démontrer l'ouverture d'esprit de notre journal pour de telles causes ?

Tu vois Bordeaux Bordel, de mon côté, quand les C.R.S viendront évacuer les lieux, c'est sûr j'en parlerais, mais ma vie ne changera pas pour autant, ni la tienne du reste. Mais que dire en revanche des actuels occupants du « Chat ira » qui se retrouveront à la rue, car ayant trop tardé à organiser leur défense juridique, médiatique et même politique du fait que quelques-uns d'entre-eux auront suggéré à tous de se méfier de «Poil à Gratter ! » et de ma propre pomme du fait de leur intérêt pour tes mensonges de troll ?

Est-ce qu'il t'arrive d'y penser au moins ?

Les gens qui me connaissent savent que je suis une bête de travail, que je suis éduqué sur le droit et prêt à me défoncer en quatre pour défendre une cause, y compris quand elle n'a rien à voir avec mes idéaux, pour peu que je la trouve juste.

Et l'affreux facho que je suis aux « connexions » dont il faudrait se méfier, tu ne t'en doutes même pas, est réellement sensible aux problèmes qui se posent à cette petite communauté de gens qui ne réclament rien d'autre que pouvoir regarder loin et faire du « Chat ira » une belle expérience de vie. Et par ce que tu ne cesses de raconter des conneries sur un petit journal associatif et sur moi-même, je ne peux pas bénéficier de la confiance nécessaire de l'ensemble de cette communauté pour m'impliquer concrètement et très fortement, sans rien attendre en retour que cela puisse déboucher sur quelques avancées encourageantes pour des gens qui risquent de se retrouver à la rue incessamment sous peu.

Je te l'ai dis plus haut, ni ma vie, ni mes combats ne changeront le jour où tous ces gens seront à la rue. Je n'ai rien à gagner à part me coltiner beaucoup de travail de recherche, de rédaction et de rencontres avec des élus (que je ne porte guère dans mon estime du reste) pour aider tous ces gens. Toi que fais-tu exactement pour les aider à part distiller ton venin sur les gens qui s'intéressent réellement à eux en semant doute et confusion dans les esprits ?

En cela Bordeaux Bordel, je tiens à te le dire, tu n'es qu'une pauvre merde. Tu peux continuer à t'acharner sur moi et notre petit journal associatif plutôt que faire valoir ton « antifascisme » supposé sur les véritables fascistes de ce monde, mais garde bien en conscience que le jour où ces gens auront été jeté à la rue, sans qu'à aucun moment, ils n'aient eu la possibilité de jouir de soutiens réellement utiles pour tenter d'empêcher cela, tu en porteras une très lourde responsabilité.

J'ai ma conscience pour moi. Je suis éditeur d'un journal, non chef d'un parti politique prônant une quelconque idéologie. Un journal, quand bien même ses éditeurs peuvent être politisés (nous le sommes tous), n'est pas là pour imposer un point de vue plutôt qu'un autre. En tout cas, pas « Poil à Gratter ! » qui a été justement conçu pour que toute personne ayant quelque chose à dire puisse s'exprimer, quand bien même cela contreviendrait à la pensée politique propre de ceux qui font vivre ce journal bénévolement.

Tu n'es qu'un sombre con, et je te conseille effectivement de continuer à déverser ton venin sous pseudo. Tu n'imagines pas le nombre de gens qui sont las de tes calomnies et seraient ravis de te distribuer quelques généreuses baffes pour te donner une leçon de respect envers ceux que tu ne connais pas.

Mes derniers mots seront pour les habitants du « Chat ira ».

Que quelques personnes parmi vous soient sensibles aux conneries racontées par un individu que personne n'a jamais rencontré, je ne le juge pas. Je suis encore et toujours disposé à vous aider pour rédiger des statuts associatifs, vous donner la parole sur le journal pour sensibiliser la population à votre cause, et casser les pieds à tous les élus municipaux possibles pour qu'ils s'intéressent à vous dans le bon sens.

Mais je ne peux définitivement pas aider des gens qui ne m'accordent pas leur pleine confiance. Contrairement à Bordeaux Bordel, je suis venu à plusieurs reprises, vous avez pu jauger ma personne et vérifier si j'avais les apparences ou le discours d'un nazillon notoire, ou d'une personne posée et volontariste. Vous souhaitez savoir ce qui est puant ou objectivement intéressant dans mes supposées « connexions », eh bien pointez-vous le 9 mai à la Victoire pour venir discuter avec les personnes dont il est question. C'est la meilleure façon de vous faire une opinion propre réellement critique. Vous voulez savoir ce que je pense de chacun de ces gens et de leurs mouvements respectifs, posez moi la question directement et vous le saurez. Que croyez vous ? Que j'ai une vision angélique de la dissidence politique avec laquelle j'ai des « connexions » ? Toujours est-il que si vous continuez à donner du crédit à un troll du web déversant des sacs de merde qui seront copieusement répétées par quelques antifas à la limite du sectarisme, alors vous vous couperez d'énormément de gens qui sont pour le coup réellement antifascistes et qui pourraient vous faire bénéficier d'une aide réellement désintéressée.

Je ne dis pas pouvoir réussir l'impossible, mais je suis le genre d'homme qui sait se battre pour tendre vers la réalisation de l'impossible. Je ne vous demande pas un blanc seing, mais un climat de confiance pour que je puisse faire quelque chose de concret, au-delà des coups de pouce matériels et de quelques soirées où nous pourrions justement trouver plaisir à débattre, s'engueuler, ou refaire le monde au-travers de pensées communes en fonction des sujets. Pour que ces soirées arrivent, encore faut-il que je me sente moi-même accepté pour ce que je suis, et non avec la désagréable impression que « facho » est tatoué sur mon front quand je discute avec certains d'entre vous.

Je vous le dis car il y a réellement quelques personnes pour qui j'ai une énorme sympathie parmi vous (et qui ne s'en doutent même pas), et cela m'attristerait énormément que du fait d'un climat de suspicion réellement stupide et malvenu, nous n'ayons pas pu travailler ensemble à faire du « Chat ira » le symbole d'une lutte intelligente et pourquoi pas réussie à terme.

Réagissez vite, je ne peux pas vous en dire plus.

Amitiés à tous, et même à ce crétin de Bordeaux Bordel qui ne les mérite pas,

Sylvain


samedi 2 mai 2015

Point sur trois années d'activisme

Depuis trois années désormais, je suis passé du stade de l'homme qui s'informe pour comprendre le monde, à celui qui se bat chaque jour de sa vie avec la ferme et inexpugnable intention que mes actes contribuent à un renversement du régime politique en place en France. C'est une démarche que la majorité de mes contemporains (y compris les mieux informés) ne comprennent pas ou à minima, considèrent comme "fantaisiste" ou utopiste.

Les sociologues savent qu'en politique - et cela à moins que les frigos de la population soient tous vides - il existe un conservatisme électoral qui profite aux classes les plus aisées d'un pays, du fait que le changement fait peur. Il serait à ce stade bon de rappeler que les Français qui votent pour les deux partis dominants au pouvoir sont pour l'écrasante majorité d'entre eux, issus des classes moyennes et votent donc contre leurs propres intérêts continuellement. Certes la désinformation quotidienne des grands médias publics et privés joue à plein dans ce conservatisme électoral, mais il faut bien voir que si les partis populistes que sont le front de gauche et le front national continuent de rester sous un plafond de verre électoral, c'est qu'en soi, la "radicalité" de leurs propositions économiques pourtant bien médiatisées, se heurte au conservatisme de cette classe moyenne qui s'effraie de tout changement qui pourrait éventuellement impacter son propre niveau de vie.

On pourrait ajouter que de très nombreuses contraintes s'opposent à une insurrection électorale qui profiterait à un parti politique - pour le coup - réellement radical dans ses vues sociales, économiques et géopolitiques, mais je crois m'être suffisamment exprimé là-dessus pour que l'on me pardonne d'aller à l'essentiel de l'objet de ce billet dès à présent. Gardons juste bien à l'esprit qu'il n'y aura aucun changement découlant d'une élection, en tout cas, dans un premier temps. Voila pourquoi je considère comme d'autres activistes en leur temps, que le changement sera bien porté par des événements exceptionnels et générera une émulation populaire totalement inattendue pour nos autorités et longtemps recherchée par des gens comme moi. 

Lorsque j'ai commencé à réfléchir aux idées pouvant à minima mettre en ordre de bataille les citoyens les plus éveillés politiquement et interconnectés sur les réseaux sociaux, c'est d'abord la Révolte Monétaire que j'ai commencé peu à peu à conceptualiser. En effet, l'un des premiers éléments que je retenais de mes recherches sur les processus insurrectionnels, était l'importance des symboles à désacraliser, à réhabiliter ou à créer pour fédérer. On peut regretter que le seul discours idéologique soit insuffisant pour qu'un peuple soit unifié, mais toujours est-il, qu'il est absolument essentiel de distinguer ses préceptes moraux ou intellectuels propres, du principe de réalité pour comprendre les ressorts d'une insurrection. Oui, les êtres humains ont besoin de symboles derrière lesquels se regrouper et afficher leur unité politique, et ce n'est pas demain la veille que ces comportements sociaux seront prêts de changer. Autant l'acter et cesser de glorifier le fait intellectuel comme le moteur d'un changement, cela n'est pas vrai.

La Révolte Monétaire, tant que j'en animais régulièrement le processus, a bien fonctionné avec plus de 200 tampons expédiés partout en France. De temps à autre, il m'arrive de recevoir encore quelques commandes, mais pour le moment, je fais une pause dans ce schéma de résistance, essentiellement par ce que je suis occupé à plein temps dans mes activités journalistiques.

La seconde idée que j'ai développé très rapidement par la suite, était de systématiser par le nombre, les courriers que j'apprécie envoyer à des personnalités nous trahissant au sommet de l'Etat, en particulier le Président de la République. C'est l'idée de loin la moins chère, la moins coûteuse en temps et à mon sens la plus drôle et l'une des plus efficaces. Nos politiciens étant comme chaque être humain soumis au stress, il est une évidence que si leurs services administratifs se voient débordés chaque semaine par des dizaines de milliers de courriers incendiaires (et identiques), non seulement ils commenceront très sérieusement à s'inquiéter, mais ce sont en outre les Renseignements Généraux qui prendront bonne note de l'organisation de notre résistance et de notre capacité à nous coordonner. Ce qui signifierait pour eux que si nous décidions de dépasser le stade du spam de courriers pour organiser de véritables manifestations, les problèmes à gérer deviendraient tout autres. Nous serions donc pris au sérieux avant même d'avoir à nous rassembler autrement que par le courrier. Les Courriers de la Révolte n'ont finalement jamais pu devenir un outil efficient et fédérateur, je pense en grande partie du fait que je n'ai jamais trouvé l'aide claire et motivée d'un éditeur de site internet bénévole pour créer la plateforme web nécessaire. Je maintiens que l'idée reste la plus simple et la plus efficace que nous ayons tous pour résister à notre oligarchie, mais j'observe malgré tout ne pas être entendu à ce sujet malheureusement.

Le décrochage des drapeaux européens a incontestablement été l'idée qui a le plus généré d'émulation. A nouveau, je revenais sur la nécessité de désacraliser un symbole, et soyons clairs, ce qui a le plus fait son succès fut que je présentais sous format vidéo un décrochage en plus de l'entrevue que m'accordera plus tard l'Agence Infolibre sur le sujet. Aujourd'hui, près de 500 drapeaux ont été décrochés partout en France, et je sais que cela va continuer, même en prenant moins le temps d'animer cette forme de résistance - ce qui ne signifie pas que je ne continue pas de décrocher personnellement des drapeaux...

La Justice est un autre terrain de bataille, justement par rapport à l'affaire des drapeaux européens, mais je pourrais témoigner de l'intérêt de l'utilisation de l'arme du Droit qu'une fois le premier procès tenu.

Enfin, reste mon bébé, l'outil qui me tient le plus à cœur, sans nul doute par ce qu'une véritable équipe s'est constituée autour de ce projet, à savoir le journal gratuit et papier "Poil à Gratter !". Un an d'existence, 11 numéros de publiés avec des améliorations constantes, sept personnes dont deux infographistes donnant beaucoup de leur temps à forger le journal, de premiers contrats commerciaux pour conquérir notre indépendance financière. Ce journal, je ne cesse de le considérer à l'égal de celui du Père Duchesne durant la Révolution Française ou encore l'Iskra durant la Révolution Russe. Il n'y a pas d'éveil politique d'une population sans qu'un organe de presse soit présent pour accompagner. La seule obligation d'un tel organe de presse doit être sa capacité à se diffuser le plus largement que possiblement, qu'importe les contraintes économiques qui s'imposent à lui. C'est le parti pris de notre équipe, nous nous imposons la gratuité contrairement à certains journaux dissidents qui continuent d'imposer une obligation d'achat, réduisant leur lectorat à des gens déjà éveillés et se rendant incapables de toucher le grand public. De même, nous gardons à l'idée que les médias web ne peuvent être les vecteurs (dans un premier temps) d'une réinformation massive du public, tout simplement par ce qu'ils intéressent des gens en quête d'information et non encore une fois, le grand public, c'est à dire les gens ayant un usage d'internet essentiellement récréatif et commercial.


En termes de financements, le journal peut tout de même revendiquer des soutiens importants au fil de notre aventure. Un premier don de 2000 euros (en cumulé) par des gens intéressés par notre projet a assuré son lancement en avril 2014. Un second don de 5000 euros a permis de financer le site internet, et un premier contrat commercial (à titre de soutien) de 2000 euros a permis de financer notre premier grand tirage à 5000 exemplaires. D'ici quelques jours, c'est via une plateforme de crowfunding que nous allons renouveler notre appel à capitalisation pour tenter de lever 30.000 euros, ce qui permettra à notre équipe de garantir quatre mois de tirages à 5000 exemplaires distribués gratuitement aux Bordelais, et de facto le temps nécessaire pour solidifier notre ancrage commercial par cette visibilité définitivement assurée sur l'espace public. En outre, une partie de l'argent récolté servira à développer d'autres aspects importants de la vie du journal, ce sera évoqué sur l'appel à capitalisation qui sera bientôt mis en ligne.

Voila donc quelques aspects objectifs et concrets de mon travail d'activiste et leurs résultats que l'on pourra volontiers considérer comme médiocres pour les uns, ou prometteurs pour d'autres. Ils sont clairement insatisfaisants à mon sens, mais je suis subjectif puisqu'il s'agit d'une course contre la montre me concernant. J'élude ici tout le travail d'écriture, la préparation de conférences, les démarches administratives et tant de menus travaux dont la liste serait longue à dérouler. Le plus visible n'étant que le sommet de l'iceberg.

Je souhaite en arriver à ce qui compte, car cela me tient à cœur d'en parler.

Lorsque depuis plus de trois années, on se bat très concrètement pour changer les choses dans son pays, que cela nous plaise ou non, en découle une petite notoriété dans les réseaux dissidents. Beaucoup de gens savent ce que je fais mais ne connaissent en rien l'homme que je suis, ni même dans quelles conditions sociales et financières je me débats depuis plusieurs années. Je ne peux pas dire que cette "notoriété" soit inutile, car autrement, je n'aurai sans doute jamais reçu des dons importants (immédiatement transférés vers "Poil à Gratter !") de quelques personnes disposant d'un peu d'épargne et inquiètes pour l'avenir de leurs enfants. En cela, la notoriété est utile, et si j'en disposais de beaucoup plus, je suis certain que la plupart des outils de résistance que je promeus verraient leur développement considérablement accéléré et leur efficience profondément augmentée.

Cette notoriété m'a valu un certain nombre de recommandations, comme notamment celle de soigner mon image ou encore créer un parti politique. Bien que je soi peu sensible aux nécessités de communication, j'apprécierais bien volontiers d'être en condition de pouvoir tout simplement faire plus attention à moi et à mon apparence. J'essaye les rares fois où je m'exprime en vidéo ou dans une conférence de faire attention à mes us de langage, mais je reste humain et je suis d'une franchise qui me fait détester la langue de bois. Quant à créer un parti politique, la question s'est reposée dernièrement et au vu de ce que je pense du système électoral, je continue de considérer que cela est inutile. Cependant, je sais que de très nombreux militants de différentes formations politiques eurolucides sont lassés d'être infantilisés et dès lors que certaines choses auront avancé dans mon combat, il est probable que je me pencherais sérieusement sur la question, avec tout de même une volonté claire pour ma part de me cantonner qu'au lancement, mais pas aux débats politiques ou à une fonction quelconque de porte-parole ou grand manitou à suivre absolument. J’exècre les partis politiques qui sont par nature anti-républicains, puisqu'ils annihilent le principe d'unité du peuple Français et mon combat ne porte que sur l'insurrection à produire, non sur des ambitions politiques ultérieures quand bien même j'ai des idéaux à faire valoir. Je crois devoir rappeler à ce stade que mon vœu le plus cher, une fois le régime politique actuel définitivement évincé et le pays en bonne voie pour s'élever démocratiquement et socialement, c'est de quitter la France pour l'Amérique du Sud. J'ai besoin de voyager tant que je suis encore jeune, et cette nécessité est d'ordre spirituelle pour moi. Voila pourquoi (au-delà de mes sérieuses inquiétudes sur la situation géopolitique actuelle) mon combat est une course contre la montre.

J'en arrive à ce qui motive la rédaction de ce billet, foncièrement.

Il y a quelques années, lorsque différentes émotions me traversaient jusqu'à me laisser dans un certain état de mélancolie, c'était ma guitare et mon stylo qui me permettaient d'exulter de façon créative ces sensations. Aujourd'hui, je n'écris quasiment plus de chansons et ma guitare se couvre de toiles d'araignées. Je me suis donné corps et âme pour ce combat sans rien espérer en retour que quelque chose de bien plus grand que moi finisse par en découler et m'assure que des gens que j'aime puissent être sereins à l'idée d'élever un enfant dans ce pays. Je suis croyant et il y a une dimension un peu mystique à ce que je fais. Je suis habité par la foi et l'impression d'avoir un sens à donner à ma vie au travers de mon combat, aussi fou et insensé puisse-t-il être pour la majorité de mes contemporains. Par ailleurs, je ne supporte pas que quiconque - c'est à dire une personne physique ou même un Gouvernement - me mente et m'écrase impunément. Je suis quelqu'un de profondément pacifiste et exécrant la violence sous toutes ses formes, mais cela ne fait pas de moi un lâche et un esclave servile. Bien au contraire, je suis le plus obstiné et acharné des combattants face à l'adversité. 

Mais je dois admettre que mes choix (toujours assumés) m'ont détruit du point de vue de ma condition sociale et matérielle. Je suis criblé de dettes, ne touche que l'équivalent d'un R.S.A, ne dispose d'un toit que par ce que l'on m'héberge, et si la pauvreté n'est pas le plus gros des problèmes pour moi, cela reste un frein très puissant pour agir au mieux et garder le moral, surtout quand les frustrations (inévitables) d'un tel combat achèvent de vous anéantir certains soirs de solitude.

Par éthique, chaque fois que l'on me proposait de fortes sommes d'argent, j'ai toujours voulu les transférer sur "Poil à Gratter !"  et ne comptez pas sur moi pour changer de façon de me comporter à ce sujet. Certains considèrent la dissidence comme un vulgaire business, et je trouve cela tout simplement scandaleux, eu égard aux enjeux, et à la confiance accordée par des milliers de gens cherchant des solutions. Cette éthique m'impose de rester pauvre et je peux encore le supporter sans doute quelques mois, peut-être même une année. Mais cela à la seule condition que tout ce que j'ai entrepris jusque là finisse par déboucher sur un soutien clair et fort des milliers de gens éveillés souhaitant que leurs idéaux soient entendus au travers d'un journal donné à un passant, un drapeau européen arraché à l'espace public, un billet de banque francisé, une lettre incendiaire expédiée à Hollande ou encore dans une plaidoirie face à un juge. 

La vérité est que je me fous de (et même craint) la notoriété, mais que je ne suis pas aveugle de ce qu'elle peut permettre. Je ne veux pas que l'on m'aide financièrement, mais je veux que l'on soutienne les outils mis en place et qui font déjà travailler de nombreuses personnes. Il ne s'agit pas seulement de moi. Enfin, plus désespérément encore, je tiens à ce que "les éveillés" cessent de se comporter en commentateurs de l'actualité sur les réseaux sociaux, mais s'imposent de faire des choses un peu concrètes en dehors de la sphère internet. Cela peut être un banal tract distribué, une affiche collée sur un mur ou des actions telles que celles que je propose, peut importe !

La Résistance est une somme d'actes concrets dans la Vie Réelle !
La Résistance n'est pas de la littérature, ni un partage d'infos sur facebook.
La Résistance, c'est dans la rue qu'elle s'exprime authentiquement ! 

Ce qui me permet de conclure ce billet sur mes émotions du moment et une mise en garde. Nous distribuons actuellement les 5000 exemplaires de notre journal actuellement pour frapper fort. Il ne reste désormais plus que 300 euros dans les caisses de l'association, c'est à dire dix fois moins que ce qui est nécessaire pour imprimer les 5000 prochains exemplaires et garder le cap. Nous jouons notre va-t-où et à titre personnel, je livre mes dernières forces dans la bataille du point de vue moral. J'ai immensément besoin que tout cela débouche sur des flambées d'abonnements, de dons, et d'autres bonnes nouvelles pour me garder en selle. Je n'ai rien dans ma vie personnelle qui puisse me rendre particulièrement heureux et si je dispose d'une grande force psychique, après trois années d'appauvrissement continu et de résistance au Système sans discontinuer, je sais que je suis proche de mes limites désormais avant de devoir baisser les armes.

Ceci est donc autant un appel à votre soutien de toutes les façons possibles qu'une mise en garde à ceux qui souhaiteraient s'investir autant dans un tel combat. Soyez assurés que faire de cette activité un travail à plein temps ne vous enrichira pas, bien au contraire. Les frustrations seront votre lot quotidien et si vous n'avez aucune ambition politique personnelle, vous ne pourrez jamais totalement expliquer la dimension quasi sacrificielle de votre combat. Si vous pensez pouvoir tenir moralement plusieurs années en vous abandonnant totalement à une telle cause, alors n'attendez plus, nous ne sommes pas assez nombreux en France à se battre sincèrement et bien loin des débats stériles sur les réseaux sociaux. 

Je pressens que les prochaines semaines seront pour moi soit la concrétisation de trois années d'un labeur aussi difficile qu'essentiel, ou bien au final la marque d'une très grande désillusion et la mise à l'arrêt net financièrement de tout ce qui a été réalisé jusque là. 

Ce billet est donc peut-être l'un des plus pessimistes d'une longue série qui sera nettement plus positive désormais, ou peut-être bien l'un des derniers que je rédige avant de tirer ma révérence. Je suis épuisé, partagé entre enthousiasme et désespoir, et j'ai atteint ma trente-cinquième année sans même m'être réalisé personnellement. Si mes espoirs sont douchés quant à ce que nous espérons pour "Poil à Gratter !", je suis certain que d'autres prendront la relève et continueront le combat. Pour ma part, il me faudra me reconstruire une dignité tant matériellement que moralement avant que je ne sois trop vieux pour pouvoir réaliser mes rêves personnels qui n'ont rien de politiques.

A tous ceux qui m'ont un jour adressé quelques messages de soutien, leur marque de sympathie ou qui se contentent de suivre silencieusement mon travail, je vous demande un effort :

Si vous êtes en capacité financière de soutenir le journal, vous trouverez toutes les informations utiles sur le lien suivant pour contribuer à l'essor de "Poil à Gratter !"


Si vous ne pouvez aider de cette façon, je vous en conjure, ne vous laissez pas dépasser par les artifices que procurent les réseaux sociaux. Ces derniers nous enferment devant un écran au lieu de nous amener à faire des choses réellement visibles pour la population générale. Faites tout ce que vous pouvez, mais loin, très loin de votre ordinateur !

Avec mes remerciements pour tout le soutien moral que m'avez procuré durant trois longues années,

Sylvain Baron


mercredi 29 avril 2015

Lettre aux autorités constituées

A l'ensemble de nos autorités habilitées au port d'arme,

Il est un cas de conscience qui s'est sans doute déjà posé à chacun d'entre vous dans une discussion professionnelle ou l'exercice de votre métier, et si ce n'est le cas, il est temps que vous preniez le temps d'y réfléchir en tant que citoyens Français, et en tant que policiers ou soldats. 

Car c'est une question qui porte sur la nature profonde de votre devoir en tant que professionnels du maintien de l'ordre et de la paix et les restrictions qu'elle suppose lorsque nos libertés fondamentales sont mises en péril par un gouvernement de collaboration.

L’État a le monopole de la violence légitime, et vous êtes les dépositaires de notre droit à la sûreté. Autant que faire se peut vous êtes les plus professionnels, rigoureux et disciplinés dans le service à la nation que vous rendez, qui est de garantir notre droit à la sécurité intérieure et extérieure. L'écrasante majorité d'entre vous avez choisi votre métier pour servir vos épouses et maris, vos enfants et votre peuple et vous méritez la considération de la nation malgré ce que votre « autorité de fait », vous impose parfois de faire contre nos intérêts fondamentaux à tous.

Cependant, avant de servir la patrie en tant que militaires ou policiers, vous restez et demeurez des citoyens Français ayant des exigences pour vos propres droits fondamentaux, ainsi que ceux de vos familles et vos proches. Et comme tous les citoyens Français, vous aimeriez pouvoir observer l'avenir à 30 ou 50 ans avec un peu plus de sérénité pour les générations futures tant en matière de progrès social, que de salubrité de notre classe politique. Il y a par ailleurs la nécessité de la paix à garantir avec les peuples Russes qui en 1905 chantaient la Marseillaise et en 1945 mettaient fin à la Seconde Guerre Mondiale en versant bien plus de sang que notre « allié » en Normandie qui est aujourd'hui devenu le « donneur d'ordre » d'un second gouvernement de collaboration. Vous êtes conscients de la puissance militaire de notre sœur de sang Russe et le contrepoids diplomatique qu'elle impose à la puissance occupante de la France par le truchement du stylo de François Hollande. Cette puissance occupante s'appelle désormais les États-Unis d'Amérique.

Si l'Allemagne nazie était la puissance occupante avec ses propres agents de collaboration en France entre 1940 et 1944, aujourd'hui, les velléités impériales dans l'échiquier « occidental » ont bien changé. Tout comme l'Allemagne nazie, l'U.R.S.S n'existe plus. Il ne reste désormais que l'Union européenne et les U.S.A à abattre pour que l'auto-détermination des peuples d'Europe soit respectée. Et à minima celle du peuple Français, ne serait ce qu'en hommage au Général de Gaulle, Jean Moulin et tant d'autres qui ne se sont pas battus pour autre chose que cela durant la dernière guerre mondiale et à travers l'histoire de France.

L'indépendance et la souveraineté nationale sont les principes sacrés seuls à même de pouvoir garantir la démocratie ainsi que la sûreté du territoire et la vitalité économique de la nation. Si notre indépendance et notre souveraineté sont soumises à des vulnérabilités pour servir des puissances étrangères contre les intérêts fondamentaux de la nation, il est de votre devoir de rétablir l'ordre, à la mesure de vos moyens et en composant au mieux avec vos contraintes professionnelles.

Vous n'êtes pas sans savoir que pour assainir nos institutions de ses dirigeants les plus corrompus ou incompétents, il a toujours fallu des révolutions, des putschs ou des guerres avant que de nouveau, la caste des félons les plus sensibles à la corruption et au délaissement du pays se réinstallent jusqu'à la prochaine crise politique. L'histoire n'est qu'un cycle de faits qui se répètent mais en suivant les repères culturels, économiques et géopolitiques du moment. Et si les crises débouchaient uniquement sur des catastrophes démocratiques, militaires et sociales, nous ne porterions pas en estime des personnages comme le Général de Gaulle. Certaines crises se finissent bien et amènent d'incontestables progrès sociaux et démocratiques. Voila pourquoi le droit de résistance à l'oppression est garanti par notre bloc constitutionnel et même notre code pénal au travers du principe d'état de nécessité.

La Constitution de la Vème République, n'a pas prévu des modes d'indépendance de vos institutions respectives au pouvoir exécutif, ce qui « de fait », vous impose de n'obéir qu'à une seule autorité qui peut être illégitime. Une autorité que pour notre part nous souhaiterions bien renverser. Cette autorité ne peut qu'en dernier recours, faire appel à vos services, et vous intimez l'ordre d'obéir à ses ordres sauf s'ils sont illégaux comme en dispose l'article 122-4 du Code Pénal.

Vous savez le mépris qu'observent à votre égard et celui du peuple tout entier, les dirigeants actuellement en charge de vos ministères de tutelle. Ce n'est pas par ce qu'ils ont été élus qu'ils sont légitimes. Les intérêts fondamentaux de la Nation ne répondent pas de l'élection, ils ne sont pas de la nature d'un choix politique du peuple souverain. Ils répondent de la loi et portent sur nos intérêts économiques supérieurs, le choix de la paix et l'indépendance nationale dans notre diplomatie ainsi que la préservation de la sûreté des personnes, infrastructures, et matériels militaires et civils. Ils répondent aussi de la préservation de l'état de droit au détriment d'une « autorité de fait » qui bafoue la morale et la justice au détriment des principes de séparation des pouvoirs et de démocratie.

Nous n'avons pas pour le moment d'autorité légitime à vous proposer, car les plus écoutés de nos intellectuels et personnalités politiques se déchirent dans des guerres d'ego et de partisanerie au lieu de se rassembler et former un corps politique représentatif de ce que souhaite cette partie du peuple éduquée sur le droit constitutionnel, la géopolitique et l'économie. Cette partie du peuple est celle qui s'active le plus ardemment à bâtir une révolution avec ses propres contraintes partisanes. Mais l'insurrection vient, n'en doutez pas, car peu à peu les réseaux et les initiatives se coordonnent grâce aux activistes les plus enthousiastes et fédérateurs de chaque mouvement ou parti, et le 14 juillet 2015 sera sans doute un premier moment important de notre rassemblement pour destituer François Hollande et mettre en place une autorité politique de transition.

Vos ordres seront de nous entraver, mais vous aurez la possibilité de pratiquer le zèle de la légalité. Si l'usage de la force n'est manifestement pas nécessaire, vous devez évacuer les manifestants un par un, et ces derniers ne doivent opposer aucune résistance. Vous avez le droit de les relâcher hors de la zone à évacuer, et ils ont le droit de partir s’asseoir dans un autre quartier de Paris. Chers C.R.S, vous n'avez pas l'obligation d'obéir à un ordre qui serait une réponse disproportionnée à une manifestation profondément pacifique, quand bien même elle pourrait être interdite par le Préfet de Paris. Votre unique et seul ordre, est d'évacuer les manifestants dans les conditions les plus sereines et apaisées que possibles, et garantir que les fauteurs de trouble soient isolés et mis en respect voir placés en garde à vue. Un manifestant non armé, en station assise et les paumes ouvertes vers le ciel n'est pas un fauteur de trouble. C'est un citoyen qui défend vos droits et ceux de l'ensemble du peuple Français, et il mérite votre considération. Vous n'avez que lui pour faire valoir vos exigences de citoyen inquiet pour l'avenir de ses enfants, lorsque vous n'avez pas d'autre choix que d'obéir à des ordres d'une autorité de collaboration que vous réprouvez tout autant que nous. Soyez assurés que nous en sommes bien conscients. Nous aurons bientôt un Gouvernement de transition à vous proposer, et il vous appartiendra de décider de lui obéir collectivement dans des circonstances exceptionnelles ou par la légitimité de différents référendums décisionnaires portant sur la révocation de François Hollande et son remplacement entre autres questions abordées.

Mais quoi qu'il arrive, une Révolution ne découle pas d'un processus électoral, et le temps des scrutins garantissant sa légitimité en droit, n'est pas celui d'un épisode insurrectionnel complet. La légitimité du renversement d'une « autorité de fait » précède la légalité institutionnelle et s'impose dans des circonstances que nul ne peut anticiper. Et tant que cette légalité institutionnelle n'est pas en mesure d'être organisée par la représentation des insurgés de la République, il est un devoir pour les autorités constituées et les corps administratifs d'agir avec discernement dans l'intérêt de la France.

Pour ce qui concerne les militaires, vous pouvez déjà refuser des opérations extérieures de déstabilisation manifeste d'un État Souverain servant en premier lieu des intérêts extérieurs à la France. Vous en avez le droit et il faut user de ce droit. Tout comme le droit de grève dans l'armée n'est pas prohibé, mais jugé « incompatible avec l'état militaire » dans le Code de la Défense. Le métier de militaire étant celui de combattant, il est considéré comme humain pour le législateur de ne pas empêcher un soldat de fuir un assaillant qui le déborde et met manifestement sa vie en péril malgré un ordre contraire. Un combattant mort n'est d'aucune utilité pour remporter une bataille ou une guerre. Derrière l'honneur et la morale, s'impose l'utilisation intelligente des moyens humains militaires. Voila pourquoi le droit à la désertion (ou de grève) n'est pas « prohibé », « interdit » ou « défendu » mais jugé « incompatible avec l'état militaire » par la loi. Par extension, le droit de grève ou de désertion peut s'appliquer à d'autres aspects de la vie militaire comme la non divulgation d'informations à sa hiérarchie pour un chef de corps ou tout militaire ou policier travaillant dans le renseignement. Les informations pouvant être relayées, étant toutes celles qui ne portent pas préjudice à l'organisation d'une insurrection pacifique par notre dissidence. C'est à dire l'essentiel des renseignements collectés par vos services quotidiennement. Dès lors qu'aucun crime de sang ou de dégradation d'infrastructure civile ne peut être reproché à des activistes, votre désobéissance peut être celle de la rétention d'information. Êtes vous bien certains d'être capables d'être au courant des initiatives de tous les individus placés sous votre surveillance ? Peut-on vous reprocher de n'avoir pas pu humainement obtenir une information à temps pour empêcher une manifestation dans un lieu ou bâtiment public du fait que les entités surveillées sur le moment étaient toutes autres et autrement plus dangereuses pour la sûreté publique ?

Votre droit à l'ignorance et au silence face à l'échelon hiérarchique le plus pertinent est le meilleur soutien que vous puissiez offrir aux insurgés. Messieurs Valls, Fabius, Le Drian et Hollande n'ont pas besoin d'avoir toutes les informations qui puissent les amener à vous donner des ordres par la voix des préfets et de l'état major français, à même de vous mettre en porte à faux avec votre conscience de citoyens français.

La désobéissance des corps administratifs et militaires en droit, peut prendre des formes très subtiles et réellement positives pour garantir les intérêts fondamentaux de la nation ainsi que le maintien de l'ordre public. Nous ferons tout pour que cette révolution soit pacifique et puisse trouver sa légitimité par les canaux du droit et du référendum. Mais jusqu'à ce que la destitution de François Hollande soit officialisée sur le Journal Officiel de la République Française, la nation toute entière a besoin de votre soutien et de votre ignorance relative sur ce que les citoyens les plus engagés à rétablir la Souveraineté du peuple Français sur son territoire politique, font pour arriver à cet état de fait.

Pour notre part, notre engagement est de n'offrir aucune résistance lorsqu'il faudra bien évacuer les places publiques, mais nous ne pouvons pas garantir que des bâtiments civils ne seront pas occupés avec une résistance farouche sur plusieurs jours, faute de quoi, nous ne pourrions pas garantir l'espace médiatique et institutionnel suffisant pour inciter l'ensemble du peuple Français à entrer en résistance et organiser les référendums nécessaires à notre légitimité.

Nous pouvons changer les choses dans le bon sens, sans tomber dans les travers historiques des dictatures autoritaires et asservies à des puissances financières ou étrangères, mais il nous est nécessaire d'obtenir votre étroite coopération par des discussions informelles entre vos agents et nos meilleurs activistes, et votre sélection de ce qui peut être révélé ou conservé sous silence comme informations utiles à notre organisation populaire.

Policiers et soldats, nous comptons sur votre responsabilité de citoyens, d'adultes libres de conscience et de parents pour nous aider. Comptez sur nous pour assainir la France dans la paix et en considération des nécessités démocratiques et sociales à élever dans la profondeur pour les décennies à venir. Nous sommes une intelligence collective interconnectée par des institutions et des intérêts communs. Nous sommes une nation, nous sommes interdépendants.

Soldats et policiers, servez le peuple, non un Gouvernement Illégitime !




mercredi 8 avril 2015

Comme un parfum de révolution...


Il y a trois années de cela à peine, quand je m'engageais pleinement sur les voies de l'activisme, je savais d'emblée que le chemin serait long avant que nous soyons suffisamment nombreux pour faire chuter ce système.

Mais aujourd'hui à la veille d'un 30 Mai 2015 qui en hommage à un référendum violé, sera le prétexte à une manifestation qui ne sera que l'échauffement avant celle du 14 Juillet prochain, je suis intimement convaincu que nous sommes désormais assez nombreux pour animer la Seconde Révolution Française à venir. 


Nous avons déjà beaucoup parlé à l'Armée et à la Police, n'en doutez pas.

Croyez bien qu'ils lisent notre littérature et regardent nos vidéos. Je puis vous le dire car j'ai régulièrement l'occasion de discuter avec des gens à des degrés d'échelons hiérarchiques différents, que les corps constitués nous écoutent et si l'on est un peu rationnel, ils ne nous nuisent pas.

Si les fonctionnaires de police sont plus directement liés par la tradition à l’obéissance aux Préfets qui reçoivent les instructions de la place Beauvau, l'Armée reste plus indépendante et a déjà su par le passé redonner les clés du pays à des responsables soucieux des intérêts de la Nation. 

Il ne faut pas cependant croire que nos soldats et nos policiers vont mener l'insurrection pour nous ou faciliter la notre. Les Soldats du Rang ne feront rien pour nuire à leurs frères, sœurs, enfants et parents qui seront dans les rues, mais nos policiers risqueront bien d'être soumis à une pression énorme par leur hiérarchie.  

Notre bataille devra se faire  en station assise par millions à même le sol, et cela en débordant dans les rues et ruelles de Paris. 

Il ne faudra pas hésiter à installer des campements dans chaque rue pour cerner les bâtiments civils que sont l'Assemblée Nationale, la délégation de la Commission Européenne et de l'autre côté de la Seine, l'Automobile Club où se réunit tous les mois le Club du Siècle. A noter que l'ambassade des Etats-Unis est proche, et que l'on aura l'occasion d'envoyer des billets doux aux donneurs d'ordre de François Hollande.

Dans notre insurrection, il sera nécessaire de nous montrer compréhensifs avec nos policiers. Une personne assise et non armée est par définition une personne pacifique ne cherchant aucunement la confrontation. Si nous devions finir par être des millions à déborder les rues de Paris, faire lever de telles foules assises serait pour la maréchaussée une opération insurmontable. Mais c'est ce que doivent faire inutilement nos policiers, s'ils veulent que pour leurs enfants et eux-mêmes, nous réussissions tous cette Révolution.

Il est impératif pour les manifestants de suivre les consignes des policiers leur demandant de se lever et quitter les lieux. Pour chaque manifestant qui se lève, 10 autres manifestants viendront s'ajouter à notre occupation dans un autre quartier, sans doute eux mêmes expulsés de la manifestation. 

Dès lors que nous ne résistons pas aux officiers de police, ces derniers ont l'obligation de refuser d’obéir à tout ordre qui imposerait l'usage de la force ou des méthodes qui seraient manifestement illégales ou disproportionnées face à la menace. S'ils devaient exécuter un tel ordre alors que les manifestants coopèrent, la situation deviendrait intenable pour nos forces de police, et personne en France - sauf ceux qui veulent sa perte - ne souhaite des affrontements qui virent au drame.

Nos policiers peuvent aussi se mettre en arrêt maladie au bon moment pour nous aider. 

Ceux qui souhaiteront faire leur métier et assurer l'ordre, devront le garantir avec le moins de zèle que possible vis à vis des insurgés en acceptant que les manifestants éloignés d'une zone à vider, partiront ensuite s'installer vers d'autres ministères ou instances parlementaires. 

Nous allons prendre Paris, et notre occupation ne cessera que lorsque l'indépendance de la Nation et la Souveraineté de notre peuple sera pleinement restaurée. Nous ne lèverons le Siège que lorsque Paris sera épurée de sa mafia politico-financière ainsi que ses chiens de garde qui aboient dans nos télévisions et postes de radio.

Ces décideurs qui depuis les plus hautes sphères institutionnelles supra-nationales, considèrent les êtres humains comme de la chair à canon lorsqu'on habite au Moyen-Orient ou en Libye, et des moutons que l'on engraisse avant de les mener à l'abattoir lorsque l'on vit en Occident.

Le cynisme de ces mafieux a viré à la psychopathie, et il fut d'autres temps où la folie menait à des guerres extrêmement féroces et coûteuses en vies humaines. A l'ère nucléaire, laisser de vulgaires mafieux se charger de la diplomatie et donner des ordres à notre Armée est tout simplement inacceptable.

Il est une impérieuse nécessité nationale que de destituer François Hollande, imposer la démission à son Gouvernement et reprendre le contrôle de notre Parlement.  Les intérêts fondamentaux de la Nation, c'est le droit pour un pays de vivre en paix avec les autres nations, et s'assurer que le pain et le miel abondera toujours pour nos enfants. Si cette perspective n'est plus garantie, c'est qu'il est désormais temps d'expurger les institutions des traîtres qui osaient asservir le peuple à quelques intérêts privés ou étrangers jusque là.

Et chacun d'entre nous a désormais conscience que si nous ne reprenons pas en main notre pays de toute urgence, c'est bien notre destinée à tous ainsi que celle de nos enfants, qui va sérieusement s'assombrir.

Le 14 Juillet prochain, nous reprendrons notre Souveraineté, nous occuperons Paris !

Ce n'est plus un débat politique, c'est une urgence nationale !