samedi 20 juin 2015

La Nouvelle Commune de Paris ne se fera pas sans les Parigos !

Dans un précédent billet, j'évoquais la nécessité de converger pacifiquement vers l'Assemblée Nationale et les bureaux de la Commission Euro-étasunienne avec une tente et la ferme intention d'occuper les rues en position assise.

J'expliquais aussi qu'il était une nécessité absolue pour la sécurité de tous, d'obéir aux ordres des autorités de police, lorsqu'elle nous demanderont de quitter les lieux.


C'est désormais sur ce billet que je compte m'appesantir sur ce qu'il convient de faire ensuite, car lorsqu'on évoque l'idée de destituer une oligarchie par le Siège de Paris, nous parlons d'une occupation permanente de la Capitale Politique Française, et donc des institutions et médias nationaux qui influencent, votent ou exécutent des lois et traités arbitraires contre nos intérêts fondamentaux.


Le Siège de Paris doit être Mobile, c'est sa seule clé de réussite pour qu'il se déroule relativement pacifiquement. 

Nous ne pouvons pas éviter que des individus mal intentionnés ou missionnés par Valls et Hollande de créer des troubles, mais il appartiendra aux forces de l'ordre de leur mise à l'écart. Pour notre part, je parle des gens qui souhaiteront que le temps insurrectionnel se déroule avec une certaine paix et surtout de la joie, alors nous nous contenterons de laisser les forces de l'ordre faire leur boulot, tandis que nous convergerons vers une nouvelle institution stratégique à assiéger...

Et autant le dire, les missions seront nombreuses, et de bonnes chaussures de marche seront réellement nécessaires si l'on souhaite éviter les transports :


Si par SMS et facebook, nous pouvons tous savoir vers quel nouveau lieu converger, même quelques milliers de personnes peuvent commencer à être efficientes dans leur occupation. Ainsi, sur cette carte plus haut, nous voyons que les principaux grands médias et institutions de la République sont visées, avec une petite pensée pour le C.R.I.F, le siège du PS (Solferino) et de l'UMP en plus.

L'Elysée est le bâtiment vers lequel converger qu'en dernier recours. C'est un bâtiment militaire et non civil, il n'est donc pas utile d'envoyer au casse-pipe les Français qui manifesteront, sauf si nous devions êtres repoussés de toutes les entités assiégées.

De même, l'Hôtel Matignon, ainsi que les ambassades des Etats-Unis ou d'Israël (à proximité des champs Elysées) sont des bâtiments qu'il n'est souhaitable d'assiéger qu'en dernier recours, sans toutefois s'interdire complètement cette idée, avant de se replier sur le palais de l'Elysée.

Un tel Siège ne peut réussir qu'avec l'appui des Parisiens.

En effet, avec plus de 10 Millions de Franciliens, les effectifs à mobiliser pour tenir le Siège de Paris sont en soi largement suffisant sur l'Île de France. Mais les Parisiens se devront aussi d'organiser l'accueil des insurgés venant de province qui viendront renforcer l'occupation. Les nécessités sanitaires et alimentaires imposent que les campeurs doivent de temps à autre trouver un gîte où se doucher, se restaurer convenablement et prendre un peu de repos. Tenir un siège, particulièrement en nous déplaçant beaucoup, sera une épreuve de forces pour nos corps et pour nos nerfs. 

Le 14 Juillet n'est qu'un jour de l'année, mais un tel Siège pourrait durer plus d'un mois avant que nous soyons en capacité de désigner un porte-parole officiel de notre mouvement.

Le problème est ici, et nous devons régler ces questions en urgence pour négocier avec l'Armée et les forces de police une entente provisoire afin que l'ordre reste maintenu, et que le peuple Souverain puisse organiser un Référendum révocatoire s'agissant de François Hollande, et la nomination d'un Conseil National de Transition représentatif.

Organiser un Référendum national, même avec l'appui de médias enfin repris sous notre contrôle populaire, n'est pas l'affaire d'une journée. Le Siège de Paris est l'épreuve de force transitoire qui permet de créer un équilibre d'influence entre la Souveraineté Populaire qui s'exprime, et les ordres que continueront de produire "d'un gouvernement de fait" sur nos policiers et notre Armée.

L'ensemble de la continuité de l'Etat reposera alors dans le cœur et l'intelligence de nos policiers et soldats. La pression de Hollande via les préfets et les généraux sera monumentale, et les serviteurs des institutions régaliennes seront sensés appliquer ses ordres. Et nous tenir notre Siège...

Si nos militaires et nos policiers appuient le peuple, alors le travail de la maréchaussée consistera à exfiltrer les éléments perturbateurs dans les foules et veiller à faciliter la circulation des automobilistes et personnes.

Mais si la maréchaussée devait oublier qui doit-elle protéger et servir exactement, je crains alors que toute solution pacifique serait dès lors compromise. Je lance donc un appel aux forces de l'ordre pour les inviter à toute la retenue possible durant ces manifestations, et à conserver leur calme face à tout manifestant qui accepterait immédiatement d'obéir à l'ordre d'évacuer.

Nos ordres et nécessités sont antagonistes, mais notre bien commun est unique. Policiers et Soldats, bientôt, et peut-être pas forcément le 14 Juillet, vous serez responsables devant l'histoire d'une Révolution réussie ou au contraire d'une dégradation incontrôlée et incontrôlable d'une Résistance à l'oppression qui s'organise.




lundi 15 juin 2015

Lettre à Alain Juppé

Cher Alain !

Je t'écris pour t'alerter d'un très grave péril qui menace ta commune. En effet, des hordes barbares de nettoyeurs, assainissent actuellement Bordeaux et ses environs de tous les torchons européens payés avec nos impôts pour servir la propagande de TON idéologie politique !

Oui la tienne mon cher Alain, puisqu'il va de soi que les budgets municipaux sont votés par ton Conseil Municipal - dont on ne doute pas son absence d'opposition sur l'abolition de la Souveraineté du peuple Français sur son propre territoire - et qu'il t'appartient d'exécuter ces décisions budgétaires, notamment avec ta petite signature sur le procès-verbal de séance.


Il se trouve que la France ne reconnait pas d'autre emblème que le drapeau tricolore pour unifier tous les Français au sein du creuset Républicain, sans distinction des opinions politiques ou croyances religieuses de chacun. D'ailleurs, la France n'a pas ratifié non plus l'article 52 des déclarations annexées au Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne, portant sur la reconnaissance des symboles d'appartenance à la communauté européenne, tels que l'euro, l'hymne "l'ode à la joie", la journée de l'Europe et bien sûr, le fichu torchon européen.

Ces torchons donc, tu les imposes à la vue des 56,29 % de Girondins qui ont voté contre TOUS les traités ratifiés depuis cette sinistre journée du 25 mars 1957, en passant par Maastricht, Amsterdam ou Nice, qui étaient réunis en un même bloc "constitutionnel", était sensé nous apporter paix des Bisounours, croissance, plein emploi, et mon cul sur la commode...


Cela s'appelle à mon sens, une utilisation frauduleuse de l'argent public à des fins de propagande politique. En droit pénal, il y a un autre petit nom pour caractériser l'utilisation de l'argent de tes administrés à des fins autres que celles servant les nécessités communes :

Cela s'appelle le détournement de fonds publics. Tu verras, c'est l'article 432-15 du Code Pénal qui en parle le mieux, il est classé dans le Titre III de ce charmant bouquin portant sur "les atteintes à l'autorité de l'Etat".

L'Etat n'étant que l'émanation du peuple Souverain au travers de ses institutions, je te serais fort gré de bien vouloir cesser de souiller notre belle ville de Bordeaux de ces torchons bleus aux étoiles d'or, ou alors de bien vouloir rémunérer notre équipe de nettoyage, obligée de restaurer l'Ordre Républicain en résistant à un nouveau régime de collaboration dont tu es l'un des plus fidèles contributeur. Cela avec toutes les tracasseries judiciaires et financières que cela peut représenter pour nous. Le bon vieux Général de Gaulle se retournerait dans sa tombe de savoir que des mafieux dans ton genre, osent se réclamer de sa personne, tout en contribuant sans vergogne à déposséder le peuple de France de sa Souveraineté et son Indépendance Nationale.

Donc je tiens à t'annoncer que notre campagne de décrochage ne s'arrêtera que lorsque tous les torchons européïstes de la ville auront été décrochés, quoi qu'il nous en coûte et qu'importe le fait que les traîtres qui siègent à tes côtés au Conseil Municipal, s'offusquent que l'on s'attaque à leur idéologie. Nous avons décidé d'expulser l'Union européenne de nos vies, puisque les fripouilles qui prétendent être légitimes pour nous représenter sont fermement décidées à faire disparaître la France dans un bloc géopolitique lui-même asservi aux Etats-Unis d'Amérique. 

Le droit de résistance à l'oppression existe encore en France, ainsi que le principe d'état de nécessité dont nous nous réclamerons lorsque les premiers procès surviendront.

Je te suggère de cesser de discriminer les Français en leur imposant les symboles de ton idéologie politique, particulièrement en usant de nos impôts à ces fins, car de notre côté, lorsque nous n'aurons plus aucun torchon à retirer des écoles, places et édifices publics, il sera alors temps d'assainir nos institutions des traîtres qui forts d'une vaste promotion médiatique, osent s'attaquer continuellement à la Souveraineté du peuple Français.

Les Symboles ne sont qu'un premier pas pour organiser notre Résistance, mais écoute bien la Marseillaise siffler au loin, c'est le peuple qui reprend le contrôle de sa destinée, depuis chaque appartement où un Décrocheur fomente avec ses amis ou sa famille, l'insurrection qui vient...

Pour faire valoir ce que de Droit Souverain,

Sylvain Baron

Pour les Décrocheurs




















vendredi 5 juin 2015

Quand viendra le temps du Siège de Paris...

A propos du 14 Juillet prochain, je souhaiterais m'exprimer un peu car, je n'ai pas de temps à y consacrer, ou du moins, j'ai une considération légèrement militaire (et non militariste) de ce que le peuple devrait faire - sans violence - pour forcer sa destinée...

Or, rien ne s'organise réellement pour le grand moment de Concorde qui devrait unir notre Armée et la Nation, et je pense de fait que cela risque d'être un paisible moment de rassemblement et qu'il y aura des frustrations... Maintenant si l'on ose considérer que le 14 Juillet 2015 devrait être l'occasion de faire le siège de l'Assemblée Nationale et de la Délégation de Commission européenne à Paris, alors il faut établir un plan, et s'y conformer pour bousculer l'Histoire.

Pourquoi l'Assemblée Nationale ?

Si c'est la Gendarmerie Nationale qui est chargée de la surveillance du Palais Bourbon, l'Assemblée Nationale reste un bâtiment civil, contrairement par exemple au Palais de l'Elysée qui est un bâtiment militaire. Il ressort de fait qu'il revient au Préfet et non à une autorité militaire de décider en premier lieu des mesures de la gestion de l'occupation du Palais Bourbon, même si le Gouverneur Militaire de Paris sera très attentif aux événements en cours.

Par ailleurs, l'Assemblée Nationale est le Haut Lieu de la Démocratie où s'exprime le peuple qui vient de faire saisine de son Droit de Résistance à l'Oppression. C'est à l'Assemblée Nationale que l'on proclame sa Légitimité, et c'est aussi le lieu vers lequel il faut empêcher les félons de la République de continuer à voter des lois liberticides et européïsant notre Constitution.

Il faut donc commencer par converger vers l'Assemblée Nationale par les faubourgs de la rive gauche de la Seine, nous allons voir pourquoi.

Les premières informations qui nous sont parvenues laissent à penser que l'essentiel du défilé et des fermetures d'accès métro et rues, le seront sur la Rive Droite, entre les accès aux Tuileries et l'Arc de Triomphe.





Cependant, nous nous doutons bien que les ponts depuis celui des invalides jusqu'à celui de pont Royal seront extrêmement chargés en présence policière. Ils sont les accès principaux vers le défilé, et nous n'avons d'ailleurs pas à gêner celui-ci, ce serait très mal perçu par nos combattants qui auront répété longtemps leur marche pour ce grand jour. Il est à noter que l'Académie Militaire faisant fâce au champs de mars, sera le lieu où nombre de hauts gradés organiseront la logistique du défilé,  ce qui imposera que les boulevards menant au pont des invalides soient particulièrement sollicités par nos forces armées. Ce n'est de toute façon pas par le flanc ouest du 7ème arrondissement que nous devons converger, donc nous ne devrions pas les gêner dans leur travail.

Notre soucis est de converger vers l'Assemblée Nationale, et cela signifie pénétrer un quartier ou le Ministère de la Défense, celui des Affaires Etrangères et l'Hôtel Matignon sont intriqués. Ce qui implique aussi une présence de Gendarmerie forte pour assurer la sûreté de ces locaux qui ne doivent en aucun cas nous intéresser. La situation sera déjà suffisamment difficile à gérer pour nos forces de gendarmerie et de police, il n'est pas utile de les pousser dans leurs retranchements. 

Le problème que le Préfet de Paris devra régler, c'est que les habitants du 7ème arrondissement exigeront de pouvoir circuler aisément. Nous sommes dans le quartier où une ribambelle de députés, de hauts fonctionnaires et lobbyistes se chargent de faire dysfonctionner nos institutions. Et ces gens ont besoin de circuler, tout comme les touristes et les parisiens en vadrouille. Les rues ne sont donc pas bouclées, elles sont surveillées par les forces de l'ordre.

Raison pour laquelle nous devons occuper les rues !


Occupation des rues de Bangkok le 16 janvier 2014 en Thaïlande
Mais avec trois règles cruciales à respecter.

I - La non violence est l'exigence première d'un tel siège. Ceux qui souhaitent se confronter aux forces de l'ordre, assument le fait qu'ils seront écartés brutalement par la maréchaussée, des touristes qui préfèrent s'asseoir paisiblement. Si nos forces de l'ordre ne peuvent pas empêcher des milliers voire des millions de gens de converger en un même lieu de Paris, elles sont responsables du maintien de l'ordre. Les personnes assises représentent une moindre difficulté à gérer qu'une meute de mâles avinés souhaitant en venir aux mains avec la maréchaussée. On ne cogne pas une personne assise, on lui demande de se relever et quitter les lieux. L'ordre est alors rétabli autant que les circonstances le permettent.

II - Lorsqu'un gendarme ou un policier vous demande de vous lever, remballer votre tente et partir, vous ne contestez pas. Vous remballez immédiatement votre tente, vous vous levez, et vous partez dans une autre rue autour de l'Assemblée Nationale pour vous asseoir à nouveau à même le sol.

III - Aussi inconséquente que l'on puisse penser être cette règle, il faut y croire :

Les femmes et les enfants en première ligne devant les C.R.S et les Gardes Mobiles.

Il faudra donc s'approcher de l'Assemblée Nationale par ces accès et coloniser ces boulevards en premier :




C'est en effet par la façade ouest du Palais Bourbon (rue Aristide Briand) que les députés entrent traditionnellement. En outre, c'est aussi de ce côté que nous débouchons sur le Pont de la Concorde et la Délégation de la Commission européenne de Paris :


Qu'un groupuscule de Génération Identitaire a pris d'assaut en plein jour avec une simple échelle :



Evidemment, ces "fervents patriotes" n'ont pas à un seul moment pensé à virer les drapeaux de l'U.E du bâtiment. Quoi qu'il en soit, la Délégation de la Commission Européenne en France est un bâtiment qui ne doit plus pouvoir accueillir des technocrates imposant leurs "réformes", directives, règlements et amendes au peuple Français tant que nous occupons les rues avoisinantes.

En outre ses bureaux offrent une excellente vue sur le Pont de la Concorde et sur l'entrée nord du Palais Bourbon ainsi que les quai d'Orsay et Anatole France, ce qui fait une seconde bonne raison de disposer de ce bâtiment.

Retour à la réalité

Si ce qui est décrit sont les premiers éléments pour tenir le Siège d'une institution hautement symbolique, ça n'est pas ce qui est organisé depuis des mois, et les grandes oreilles de la Nation nous lisent aussi beaucoup...

Les effectifs policiers - particulièrement un jour de défilé avec le dispositif vigipirate pour alourdir l'atmosphère - seront de toute façon élevés si nous devions être des milliers à nous engager à le faire. Ils ne pourraient pas nous en empêcher à proprement parler, car nous pourrions tout simplement changer de quartier pour un autre lieu symbolique avec une simple annonce sur facebook. Mais vous vous doutez bien que Valls, Hollande et toute la clique n'auront aucune pitié pour nous et nos policiers et gendarmes seront soumis à des pressions très élevées.

De toute façon, rien n'a été organisé pour tenir un tel siège à Paris, et la majorité des Français un peu éveillés politiquement, n'assument pas réellement la nécessité de courir quelques risques pour changer les choses.

Je crois donc pas qu'il y aura quoi que ce soit dans ce goût là le 14 juillet prochain. Mais au moins, vous avez une idée de ce qu'il faudra sans doute un jour faire, quand les torchons retirés, les procès, le courrier et les ventres vides ne suffiront plus à pousser vers la sortie la caste des félons...





jeudi 4 juin 2015

Pourquoi faut-il que Marie-France Garaud devienne le prochain président de la République Française ?

Certains m'ont parfois accusé d'être le sous-marin d'une quelconque officine politique, ce qui a toujours eu le don de me faire sourire. Je ne roule pour personne, si ce n'est pour la France. Ce qui ne m'empêche pas de m'interroger sur qui pourrait être le ou la meilleur(e) au mandat de président de la République, car il est une évidence que même lorsqu'on prône l'insurrection populaire, il soit une obligation institutionnelle de trouver une autorité légitime pour ne serait-ce que parlementer avec nos autorités constituées.

Marie-FranceGaraud est née en 1934 et a aujourd'hui 81 ans. Malgré son grand âge, c'est une femme pleine d'énergie et de lucidité. Diplômée d’études supérieures de droit privé, de droit public et d’histoire du droit de la faculté de Poitiers. Inscrite au barreau de Poitiers en 1957, elle est ensuite attachée juridique au ministère de la Marine de 1957 à 1960.

Gaulliste de la première heure, c'est sous Georges Pompidou qu'elle entame sa carrière politique. Elle sera plusieurs fois Ministre, fera un tour au Conseil d’État et occupera d'autres fonctions importantes au sein de nos institutions.

Elle manquera d'être investie par le R.P.R pour être candidate à la présidence de la République en 1981 et ne prétendra plus jamais ensuite à faire campagne pour un tel mandat. Elle fera cependant campagne contre le Traité de Maastricht et tous les traités européens qui suivront. Enfin, en remarquable connaisseuse des questions géopolitiques, elle fonde en 1982 l'Institut International de Géopolitique et en est toujours la présidente aujourd'hui.

De façon générale, elle a toujours été considérée par ceux qui l'ont côtoyé comme une remarquable intellectuelle sachant influencer fortement les personnalités politiques avec lesquelles elle a travaillé.

Donc du point de vue des compétences et de l'expérience, personne ne pourrait dire qu'elle n'a pas le bon profil pour le poste.

Mais ce qui compte est ailleurs.

Il y a d'abord l'autorité naturelle qui émane de sa personne. Il suffit d'écouter les entrevues qu'elle a pu donner à la radio ou les débats dans lesquels elle a dû affronter quelques personnalités politiques pour se rendre compte à quel point, elle parvient à tenir en respect ses contradicteurs, voir les ridiculiser. 



Or, pour un tel mandat, il faut de l'autorité. Non seulement par ce qu'il s'agira de renvoyer dans leurs pénates les officiels Américains ou européïstes qui s'indigneraient que la France tire un trait sur l'Union européenne, l'euro, l'OTAN et peut être d'autres institutions internationales, mais aussi pour imposer aux hauts fonctionnaires qui seront sous ses ordres, de filer droit et ne surtout pas croire qu'elle serait un perdreau de l'année. Marie-France Garaud connaît ses dossiers, manie le droit, sait comment les lois sont architecturées, ce qui la place bien au-dessus d'un très grand nombre de politiciens ne cachant qu'avec de grandes difficultés leurs ambitions présidentielles.

Il y a aussi son âge. Marie-France Garaud sait qu'elle est au soir de sa vie, et à ce titre, la dernière chose qui pourrait l'inquiéter, c'est qu'une puissance étrangère hostile veuille attenter à son intégrité physique pour l'empêcher de gérer les affaires du pays dans le sens des intérêts supérieurs de la nation, et en fonction de décisions référendaires portées par le peuple. S'il s'agit de dire merde aux États-Unis d'Amérique, encore une fois, nous pouvons lui faire confiance. Elle a l'autorité et sa jeunesse est désormais derrière elle.

Autre argument, mais de taille : Il se trouve que Marie-France Garaud est une femme. Or je pense que les Français (y compris chez les hommes) seraient plutôt désireux d'être gouvernés par une femme, pour peu que celle-ci ne soit évidemment pas la première sotte venue. Non seulement nous sommes un peuple suffisamment évolué pour ne plus considérer la question du pouvoir comme étant une prérogative réservée aux hommes, mais j'ai aussi l'intuition qu'il y a aussi un souhait de le prouver au travers d'une candidature féminine qui serait réellement soutenue. Pour tous les Français, il s'agirait surtout d'essayer autre chose que les habituels requins aux dents qui rayent les parquets de nos institutions républicaines.

Enfin, Marie-France Garaud s'est depuis longtemps mise en retrait des partis politiques et ne prétend à aucun mandat. Le simple fait qu'elle ne prétende à aucun mandat aujourd'hui en fait pour moi une excellente candidate. Nous n'avons pas besoin de gens qui vivent pour atteindre les plus hautes sphères du pouvoir, nous avons besoin de femmes et hommes d’État que les circonstances politiques peuvent amener à gouverner avec une dimension quasi sacrificielle pour la France.

La dernière raison qui fait que Marie-France Garaud serait de loin la meilleure personne à investir pour tous les euro-athées cherchant une représentation officielle, c'est aussi par ce que je ne vois personne d'autre pour occuper un tel mandat parmi nos intellectuels et politiciens.

Etienne Chouard refuserait de gouverner le pays, même si un référendum le consacrerait avec un score de dictateur à cette fonction. En outre, Etienne a énormément de qualités, mais l'autorité n'est certainement pas la première que je lui attribuerais.

François Asselineau est pour sa part quelqu'un de compétent et disposant de l'autorité nécessaire, mais souffre de mégalomanie et je n'hésiterais pas à dire de paranoïa, ce qui fait que je serais plus qu'inquiet de le savoir au sommet de l’État. Il ferait sans nul doute un excellent ministre des affaires étrangères, mais seuls ceux qui ont expérimenté clairement ses travers les plus caricaturaux, comprendront pourquoi je suis aussi dur avec lui.

Frédéric Lordon est aussi une personne pleine d'autorité, mais il a une conception peut-être trop aristocratique du pouvoir (gouvernement des élites), et la géopolitique n'est pas forcément son point fort. Or, un président est d'abord et avant tout la personne qui discute avec les autorités Russes, Chinoises ou Américaines. Il ferait cependant un excellent ministre des finances.

Jacques Sapir est quelqu'un de beaucoup plus équilibré très au fait de l'économie et de la géopolitique, mais s'il souhaite en découdre avec l'euro, il semble néanmoins attaché à maintenir la France dans l'Union européenne, quand bien même réformée. Il ferait néanmoins un excellent Gouverneur de la Banque de France ou un excellent ministre de l'économie.

Enfin, Jacques Nikonoff est une personnalité complexe qui n'aime pas trancher sur une position. Il est aussi capable de trahir ses propres militants, puisque récemment, il s'est positionné avec d'autres personnes du Bureau National du M'pep, pour que la Délégation de Gironde soit exclue. C'est pourtant la Délégation de Gironde qui est la plus présente sur le terrain. Par ailleurs, il est moins un décideur qu'un intellectuel sans grande imagination et il a le défaut d'être quelque peu hautain vis à vis de ceux qui apportent des idées neuves.

Il y a sans doute bien d'autres personnalités qui mériteraient que l'on s'intéresse à elles pour un tel mandat, mais au jour d'aujourd'hui, je n'en vois aucune. Voila pourquoi j'espère que le courrier que je compte remettre à Marie-France Garaud sera étudié avec grand soin. Je sais qu'elle les lit, elle m'a même fait l'honneur un jour de me téléphoner après avoir reçu un précédent courrier de ma part. Bien que nous fûmes en désaccord sur une question historique fort maladroitement amenée de ma part dans cet échange, j'ai un profond respect pour cette dame, son parcours et l'aura qu'elle dégage. Le fait qu'elle m'ait un jour téléphoné a aussi achevé de me faire sentir que cette dame sait s'intéresser aux gens qui l'interpellent, qu'importe qu'ils soient de simples citoyens ou des grands de ce monde.

Je ne sais pas comment la convaincre de soutenir les Décrocheurs, mais peut-être qu'il vous revient finalement de vous intéresser à elle comme je m'y intéresse pour qu'elle puisse sentir que la partie du peuple la plus éveillée en matière politique, la réclame et compte sur elle pour nous représenter...

L'insurrection peut-elle être "politique" ?

Combien de fois n'ai-je pas lu en commentaire s'agissant de nos campagnes de décrochage de torchons européens, que notre action aussi chargée de symboles qu'elle soit, n'était pas de nature à susciter un éveil politique des Français au point de les rendre solidaires dans une Résistance à engager ?

Je me suis souvent contenté de quelques réponses courtes pour me porter en faux, il est désormais temps de prolonger la réflexion. 

I - A l'évidence, toute résistance est forcément de nature politique !

Que l'on décroche un drapeau de l'Union européenne, que l'on tienne une barricade à Notre-Dame des Landes ou que l'on fasse simplement grève, toute action concrète de résistance a forcément un fondement politique. Il n'est donc pas question ici d'écrire ce que je ne pense pas. Lorsque je décroche un drapeau européen, j'y mets tout mon cœur, toute mon âme et toute ma conscience politique. Mais un autre Décrocheur aura sans nul doute des réflexions politiques bien différentes des miennes. Notre plus petit dénominateur commun est que nous nous engageons à chasser l'Union européenne des institutions de la République. Par la force du symbole, certes, mais nous ne demandons pas gentiment l'autorisation à des élus qui pour leur écrasante majorité sont de fervents européïstes. 

Parfois, les évidences semblent difficilement perceptibles et il me semble bon de les rappeler ici, avant de les chahuter...

II - Mais la résistance, ça n'est pas de la politique !

Je vais me référer à des personnalités que je n'apprécie pas forcément toutes dans leur caractère, mais qui ont toutes influencé ma propre conscience politique. Cela afin de jeter le discrédit ensuite sur une croyance que beaucoup d'entre-elles partagent, et qui a un pouvoir paralysant pour leurs plus enthousiastes partisans.

Citons ainsi Frédéric Lordon, Etienne Chouard, Jacques Sapir, François Asselineau, Jean-Marc Jancovici, Marie-France Garaud, Jacques Nikonoff, Georges Gastaud, Gabriel Rabhi, Claude Bourguignon ou encore Franck Lepage.

Toutes ces personnes n'ont pas grand chose en commun. Certaines prétendent conquérir le pouvoir par les urnes, d'autres se contentent d'alerter la population sur différents problèmes qui se posent à notre société, non sans proposer des éléments de solution tout à fait pertinents.

En clair, tous ces gens font de la politique, et pensent pour la plupart d'entre eux, que c'est bien la culture politique qui peut éveiller tout un peuple, jusqu'à le pousser à soutenir les bonnes causes et plus encore les bons partis politiques pour ceux qui prétendent incarner le mieux la stature d'un futur chef d'Etat pour la France....

Avant eux, ils furent des centaines si ce n'est des milliers à avoir espérer que leurs travaux de réflexions et les conférences qu'ils animaient, parviendraient à susciter un éveil qui n'est finalement jamais venu. Autrement, nous n'en serions pas là...

III - La Résistance acte la paresse intellectuelle du plus grand nombre ! 

Qu'il est choquant pour ne pas dire très méprisant de considérer que la majorité de nos concitoyens sont non seulement des incultes s'agissant de la chose politique, mais pire encore, ils s'en désintéressent profondément. Il y a à cela beaucoup d'explications que je n'aborderais pas ici. La seule chose qui compte, c'est acter une réalité sociale et même sociétale, quand bien même cela chagrine nos bons sentiments.

Or, si la majorité des citoyens Français se désintéressent de la politique ou n'en ont qu'une réflexion très superficielle, la pire chose que l'on puisse faire pour les intéresser réellement à des débats d'une haute tenue intellectuelle, c'est de les forcer à écouter ces débats ou lire les livres et publications des intellectuels les plus puissants de notre pays.

L'entrée en matière ne peut en aucun cas s'inscrire dans le registre intellectuel pour nos concitoyens les plus dégoûtés de la politique ou du moins les plus désintéressés. Entendons nous bien ici, il ne s'agit pas de considérer que les personnes les plus réfractaires au débat politique soient les plus dépolitisées. Rien n'est plus faux ! Tout le monde fait de la politique ! Chaque fois qu'une personne dans une soirée, s'indigne d'un sujet et propose ses propres solutions, elle ne fait rien de plus que ce qu'est sensé faire un député ou une sénatrice. Et pourtant, c'est cette même personne qui refusera de voter ou même écouter la moindre vidéo que l'on pourra lui transmettre sur les réseaux sociaux dans le vain espoir qu'elle aille plus loin que ce que la télévision peut bien laisser transpirer.

IV - La Résistance est nécessairement un ensemble d'actions simples et efficientes

Ainsi, notre inculte politique peut devenir un authentique Résistant, à condition que l'on ménage son cerveau longtemps anesthésié que ce soit par une éducation nationale qui ne fait plus d'instruction publique, des médias qui n'ont que pour rôle de marteler le bien fondé de toutes les mesures les plus anti-sociales ou nuisibles à la démocratie, ou encore une société de consommation invitant à fuir les réalités les plus difficiles à appréhender dans les pansements sociaux que sont les choses que l'on croit posséder, mais qui nous possèdent en vérité.

On pourrait croire que le militantisme traditionnel a ses vertus. Mais ce n'est pas vrai. La distribution d'un tract ou même d'un journal, c'est engager quiconque le reçoit à le lire, quand bien même il se désintéresserait de la question. C'est encore une fois, une pédagogie intellectuelle fort louable, mais qui ne peut atteindre celui qui refuse de savoir ce qui opprime notre société.

Si en revanche, il s'agit de ne rien lui demander, mais lui faire constater directement une action symbolique forte derrière laquelle il peut y faire tenir toutes ses idées, alors nous disposerons de son intérêt. Décrocher un drapeau est en soi tout un programme. Attaquer en justice les mafieux qui nous gouvernent, c'est démonter que nous ne prêchons ni analyses, ni solutions politiques particulières sur un problème donné, c'est au contraire garantir l'expression d'une réponse directe et tangible à une situation.

V - La Résistance est un moteur mettant en mouvement les idéaux

Ainsi, le fait de résister concrètement à un dépérissement du pays, en particulier si cette insurrection ne proclame aucun programme politique, mais uniquement le fait de chasser les traîtres du pouvoir, a l'avantage d'être suffisamment concrète et dépourvue de réflexion politique aussi complexe que finalement clivante, qu'elle permet à chaque citoyen d'y prendre part, sans discrimination de son intérêt pour la politique ou non. Elle redonne le sentiment à chacun de pouvoir agir et restaurer immédiatement sa part de Souveraineté sur notre pays, puisqu'il s'agit de désobéir parfois à certaines lois avec la conscience que la légitimité est pour nous face à un ordre juridique qui n'est que l'émanation de décisions de ceux que l'on doit chasser de nos institutions.

Cela est si puissant dans la psychologie des foules mais aussi des individus, que cela ne peut que générer un mouvement transcendant l'idée même de résister. Car les différentes personnes ayant acquis un peu de notoriété par leur exemplarité dans une résistance donnée, sont pour leur part des êtres fortement politisés. De facto, les premiers à les suivre sont aussi des êtres tout aussi politisés qu'eux. Ces premières cellules résistantes lorsqu'elles ne s'activent pas dans leur combat contre l'arbitraire, discutent donc de politique avec ceux qui les rejoignent. Des références intellectuelles sont forcément mises en avant. Des penseurs, femmes et hommes politiques jusque là censurés, sont alors entendus. C'est alors un bouillonnement intellectuel, la vaste étendue de tous les possibles qui émerge, et peu à peu une organisation de plus en plus structurée des échanges, débats et de la désignation de nos représentants qui s'effectue. Bientôt émerge enfin un corps représentatif des idées sous-jacentes à cette Résistance, et les corps constitués savent désormais avec qui s'entretenir et bientôt à qui obéir, lorsque le pouvoir en place est sur le point de s'effondrer.

En conclusion :

La Résistance, c'est l'action que l'on privilégie au débat intellectuel pour renverser un pouvoir arbitraire. Aucun intellectuel ou politicien n'est en soi capable de pousser des milliers de gens à se battre et s'organiser concrètement pour renverser un ordre établi. Pire encore, les intellectuels génèrent plus de frustrations et d'immobilisme, qu'ils ne suscitent d'espoir.

Un être humain n'a de bonnes raisons d'espérer que si lui-même participe activement au renversement d'un Gouvernement qui oppressent l'ensemble de sa communauté politique. Car il sait qu'à minima, il fait parti de ceux qui ne rêvent plus d'un grand soir électoral ou d'un éveil des masses. Il sait qu'il fait partie des combattants d'une certaine idée de la Liberté, et qu'en tant que combattant, c'est son courage, sa pugnacité et son audace qui permet à tous de voire des symboles tomber, des élus paniquer ou s'indigner de voir leur autorité s'effondrer.

Mais la Résistance n'est pas la haine de la réflexion intellectuelle. Bien au contraire. La Résistance est sans nul doute la meilleure façon de servir l'éveil politique de toute une Nation. Car ceux qui ont rejoint cette Résistance du fait de sa simplicité et l'immédiateté des résultats qu'elle produit, pourront trouver suffisamment d'enthousiasme à rejoindre un combat, au point d'en chercher à comprendre la complexité des causes jusqu'à pouvoir justifier leur action par des connaissances acquises auprès des intellectuels les plus écoutés par les résistants de la première heure.





jeudi 28 mai 2015

Lettre à Manuel Valls [second courrier]




























Mon cher Vallsounet,

C'est lors de la « Masterclass » organisée par l'université Paris Dauphine et le site Huffington post, que tu as annoncé vouloir créer deux cellules visant à faire front contre la propagande « complotiste » et « djihadiste » le 27 mai dernier. Voici tes propos que rapportent l'A.F.P :

"Nous nous adressons au cœur de cible : les jeunes en voie de radicalisation", annonce Manuel Valls. "Nous allons donc mettre en place un bataillon de community managers de l’État pour opposer une parole officielle à la parole des djihadistes, et ne pas leur laisser l'espace numérique". "Mais nous savons qu'il est difficile pour les autorités, pour l'État, pour les adultes, de s'adresser aux jeunes concernés, les djihadistes utilisant la théorie du complot justement pour décrédibiliser la parole officielle. Il faut reconnaître que leurs sites, leur paroles, sont "très bien faites, très efficaces", c'est une véritable propagande utilisant les moyens modernes pour atteindre les esprits, les cœurs et les cerveaux"

Mon cher Vallsounet, à la lecture de ta nouvelle trouvaille, j'ai hésité entre éclater de rire et me mettre réellement en colère contre ce gaspillage de deniers publics pour ne rien régler du tout. Plus encore – et cela en connaissant le caractère fascisant de ta personnalité – j'ai noté que tu associais habilement les termes de « propagande djihadiste » avec celui de « la théorie du complot ».

N'étant pas sensible à la propagande wahhabite véhiculée par certains émissaires du Conseil National Syrien ou le Gouvernement Libyen que ton Gouvernement, ainsi que ceux du Qatar, d'Israël, d'Arabie Saoudite, des États-Unis d'Amérique et du Royaume-Uni, soutenez sans réserve, il va de soi que je suis incapable de définir ce qui dans leurs propos, relève de la « théorie du complot ». En tout cas, les mamours de ton Gouvernement pour les États et entités fondamentalistes véhiculant la propagande pouvant embrigader des jeunes désœuvrés vers le takfirisme, elle, ne relève pas du tout de la « théorie du complot », mais bien de faits, accords, et reconnaissance diplomatique de ton Gouvernement maintes fois annoncés dans la presse de propagande néoconservatrice, c'est à dire l'essentiel des grands médias Français aujourd'hui.

A ce titre, la première solution qui me viendrait à l'esprit pour éviter de nourrir la bête, serait à mon sens de cesser de fricoter avec des entités terroristes que sont le Qatar, l'Arabie Saoudite et Israël, et j'ajouterais bien volontiers les U.S.A s'il n'y avait personne dans ce pays pour s'indigner du pouvoir néoconservateur qui y règne depuis la fin des années 70.

Par ailleurs, tu sais pertinemment que l'addition d'une immigration de masse, du chômage de masse, du financement d’État des associations communautaires ou faux nez d'Israël, de la haine de la France de nos « élites » dont tu fais partie, et d'un ensemble de lois abolissant notre cohésion sociale, ne peut que créer une bombe à retardement, dont l'endoctrinement au Wahhabisme d'une partie de notre jeunesse, n'est que la mèche allumée avant son explosion définitive.

En clair, les Français un peu éduqués sur les relations internationales, l'économie, l'histoire et le droit, savent parfaitement que tu n'es rien d'autre qu'un pompier pyromane, et que ton propre exercice de propagande est sans effets concrets sur la lutte que pourrait mener l'Etat Français contre les réseaux takfiristes. J'en profite d'ailleurs pour te recadrer sur tes éléments de langage, car tu utilises à tort le terme « djihadisme » pour parler de tout autre chose. Pour un musulman, le djihad est d'abord et avant tout une quête d'élévation spirituelle personnelle contre ses propres vices et faiblesses humaines.

J'en viens maintenant à ce qui a de quoi m'inquiéter en tant que citoyen qui ne considère en rien qu'être profondément sceptique sur les explications officielles des attentats du 11 septembre 2001 et même d'autres affaires plus intérieures comme les tueries de Toulouse et de Charlie Hebdo, ferait de moi un adepte de « la théorie du complot ». Je suis un citoyen qui s'informe et exerce son esprit critique, et non un fou versant dans un délire de paranoïa, ce qui est le sous-entendu du terme « théorie du complot » que des mafieux dans ton genre et nos médiacrates, aiment à véhiculer pour qui conteste vos mensonges d’État.

En vérité, je pense que tu n'en as rien à fiche de l'endoctrinement au takfirisme de certains de nos jeunes de banlieue. Bien au contraire, cela permet à bon compte de pouvoir envoyer des combattants en Syrie pour faire plaisir à tes copains Israéliens, Qataris ou Américains, et instituer un climat de peur en France permettant de faire passer des lois liberticides pour mieux nous asservir, tout en divisant les Français entre eux.

En revanche, vouloir lutter contre « la théorie du complot » vise plus généralement les réseaux et mouvements politiques réellement contestataires de ton Gouvernement de collaboration – qui non contents d'être censurés par nos grands médias publics et privés – voient leurs idées qualifiées de « complotistes » ou « extrémistes ». Et cette contestation politique qui ne trouve que sa liberté d'expression au travers des réseaux sociaux et du militantisme de proximité, il ne fait aucun doute que toi et tes potes mafieux du Gouvernement la craignez très fortement. La raison en est très simple : toutes les études, sondages, enquêtes d'opinions, démontrent que les Français ne sont pas dupes de votre propagande et sont plus enclins à nous écouter lorsque nous leur expliquons les réalités géopolitiques et de haute trahison qui se cachent derrière vos décisions « politiques ».

De la même façon que lorsque tu utilises nos impôts pour financer des officines telles que le think tank « Bruegel », « le Mouvement Européen » , la LICRA ou pour financer les médias de propagande et des torchons européens – dont je te fais parvenir un nouvel exemplaire décroché – tu détournes volontairement l'argent public à des fins de propagande d'idées violant rien de moins que les intérêts fondamentaux de la nation. Je ne doute donc pas que la « fondation de droit privé » à créer et dont des associations communautaires représenteront sans nul doute les acteurs majeurs de la propagande web à véhiculer, vont encore se régaler de centaines de millions d'euros, pour fournir un travail de communication que des centaines d'autres associations font bénévolement sur nombre de thématiques.

Mon cher petit facho catalan, je conclue cette missive en te rappelant que la Liberté d'expression est l'un des droits les plus précieux de l'homme, et que plus celui-ci est bafoué, plus tu ne pourras qu'exacerber la colère des adeptes de « la théorie du complot » jusqu'à un jour boire celle-ci jusqu'à la lie. Je ne puis que te suggérer de cesser tes activités criminelles contre nos libertés publiques et la démocratie, avant que l'insurrection ne frappe. Car si cette dernière est désormais inéluctable, la question qui doit impérativement guider tes décisions et prises de paroles publiques, c'est quel sera ton sort judiciaire à l'issue de cette insurrection qui vient.

Des bisous !

Sylvain Baron

pour les Décrocheurs

lundi 25 mai 2015

L'impuissance politique par un cas pratique : les statuts de l'UPR

Cela fait maintenant près de deux années que certains militants zélés de l'U.P.R me reprochent mes points de vue critique sur cette formation politique. Cela a tendance à me faire sourire, car lorsqu'on prétend défendre des idéaux visant à "rétablir la démocratie", il devrait être logiquement accepté que des citoyens fassent état de leur liberté d'opinion sans être accusés de vouloir dézinguer un parti politique. 

Les opposants à l'UPR - et notamment s'agissant de certaines tendances extrémistes à "gauche" - sont de très loin bien plus prolixes et malhonnêtes que moi dans les critiques, mais c'est finalement les miennes qui gênent le plus. Sans doute du fait que je connais bien la boutique pour y avoir milité un temps, et que par ailleurs, ce n'est pas sur la question des idéaux que je me montre critique. 

Comme ces débats deviennent à la longue quelques peux fatigants, je vous propose de faire une étude de cas qui vaut autant pour l'UPR que la plupart des formations politiques, cela sans avoir recours à la critique des personnes. 

Avant d'entamer cette étude des statuts de l'UPR, je souhaite tout de même faire valoir que deux grands types d'organisations statutaires sont traditionnellement utilisées par les partis politiques. Les partis les plus à droite auront souvent des statuts plus ou moins équivalents à ceux de l'UPR. Ces statuts placent le corps exécutif de la formation politique en position dominante, et ne laissent que peu de marge de manœuvre pour les adhérents. A gauche, pour se donner bonne conscience, ce sont souvent des statuts plus "horizontaux", mais qui n'empêcheront pas les querelles intestines, les luttes d'influence et surtout seront responsables d'une très grande inertie en terme de militantisme, notamment pour les formations les plus intellectualisées ou corrompues. Dans les deux cas, les partis politiques prétendent présenter des candidats à des élections, ce qui de fait, induit l'idée de faire attention à son image - souvent celle des candidats en vérité - et entretient le jeu électoral quand bien même l'on sait que ce système va à l'encontre du rassemblement de tous les Français puisqu'il s'agit de les diviser au travers de leurs suffrages. 


Nous ne nous intéresserons pas ici aux valeurs véhiculées dans les statuts, mais aux modalités pratiques. Et avant d'entrer totalement dans le vif du sujet, je souhaite dénoncer une arnaque de propagande de l'UPR quant à son nombre d'adhérents. Lorsque j'ai quitté l'UPR, Erick Mary - autrefois responsable au militantisme - m'avait révélé que le nombre des adhérents était établi en considérant que les personnes non à jour de cotisation depuis deux ans demeuraient membres de l'UPR virtuellement. Donc un an de cotisation + deux années sans cotisation, cela suffit pour rentrer dans les statistiques de l'UPR. D'autres personnes ont reconnu que le problème existait et qu'au fur et à mesure des adhésions, l'UPR éliminait de ses listes des adhérents non à jour de cotisation. 

Le chiffre annoncé par l'UPR quant au nombre de ses adhérents n'est pas le bon. Pour être exact, il faudrait donner le chiffre des adhérents à jour de cotisation avec une marge de manœuvre de plus ou moins trois mois après la date anniversaire du versement d'une cotisation. Ainsi, sur plus de 7800 adhérents annoncés, en vérité, plus de 2800 ne seraient pas à jour de cotisation et près de 700 ex-adhérents le seraient encore alors que la période des deux ans est passée. 

L'article 5 des statuts de l'UPR dispose que :

Les adhérents de l'UPR sont des personnes physiques qui manifestent par leur cotisation annuelle et leur engagement militant, leur adhésion à la Charte fondatrice de l'UPR et leur volonté de participer aux actions de l'association.

Tout adhérent de l'UPR est réputé avoir lu la Charte fondatrice de l'UPR, en partager les analyses et conclusions, et mettre en oeuvre les orientations. Le Bureau National se réserve le droit de refuser l'admission de toute personne physique ou morale pouvant nuire à la réputation ou au bon fonctionnement de l'UPR.

[...]

Toute personne n'ayant pas renouvelé sa cotisation au bout de deux ans perd sa qualité d'adhérent.

Nous voyons dans cet article de statuts, que la qualité de membre se perd au bout de deux années du non versement d'une cotisation qui est pourtant annuelle. Pour que cet article avalise la légitimité d'adhérent - mais non cotisant - de l'UPR, il faudrait pouvoir démontrer dans ce cas que la personne ne versant pas sa cotisation milite réellement. Or, l'essentiel des cotisations non renouvelées viennent du fait que l'on ne souhaite plus soutenir une association quelconque. A fortiori, militer pour celle-ci est encore plus engageant que donner un peu d'argent pour la cause. Donc qui ne paye pas dans la majorité des cas, ne milite pas non plus, sauf les rares exceptions faisant qu'une personne est malheureusement trop oppressée financièrement pour verser une cotisation, mais reste valeureuse dans son envie de militer malgré tout. Cela reste malgré tout rare, et il serait temps que les militants de l'UPR cessent de croire qu'ils sont plus de 7000 adhérents à jour de cotisation. C'est tout simplement faux.

Nous relevons par ailleurs dans cet article que le Bureau National est le seul à pouvoir décider d'un refus d'admission, notamment si cela pouvait porter un préjudice à la réputation ou au fonctionnement de l'UPR. La réputation, c'est l'image. Quand on veut rassembler tous les Français, on ne peut empêcher quiconque de rejoindre le mouvement du fait de convictions politiques personnelles qui au-delà des valeurs partagées par la Charte, entacheraient la réputation du mouvement. Une personne ne pouvant à elle-seule déterminer les valeurs de l'ensemble des adhérents d'une association. Nous n'en sommes pas encore aux véritables modalités pratiques, mais nous noterons que dès l'article 5, c'est bien le Bureau National qui décide de qui peut rejoindre ou non l'UPR.

Article 9 des statuts de l'UPR portant sur l'organisation générale :

Les instances dirigeantes de l'UPR sont :

- Le Congrès
- Le Conseil National
- Le Bureau National
- Le Président

[...]

Cet article en soi ne définit pas les qualités exécutives, opérationnelles, immunités et exclusions de chaque instance. Je le cite pour que chacun retienne quelles sont les instances dirigeantes de l'UPR avant de démontrer que seules deux d'entre-elles ont réellement tous les pouvoirs.

L'article suivant précise que le Congrès est la réunion de tous les adhérents à jour de cotisation - preuve s'il en est que ce qui fait un adhérent est bien la régularité du paiement de la cotisation - mais ne précise pas encore quels sont les débats qui peuvent avoir lieu en Congrès et donner lieu à un vote des militants.

C'est l'article 10-2 des statuts de l'UPR qui précise les pouvoirs du Congrès :

Conformément aux principes de démocratie et de souveraineté, le Congrès représente l'instance suprême de décision de l'Union Populaire Républicaine.

Le Congrès débat et vote les grandes orientations stratégiques et politiques

[...]

Je ne mentionne pas les autres alinéas de cet article, car ils sont tout simplement respectés. Ce qui n'est pas le cas du second alinéa, puisque jamais le Congrès n'a eu la main sur la rédaction du programme - autre mot pour "grandes orientations politiques" - ni même sur l'organisation du militantisme qui est un autre mot pour "grandes orientations stratégiques".

Ce qui signifie que si les statuts prévoient bien une clause permettant au Congrès d'influencer très fortement le programme et le fonctionnement interne de ce parti politique, dans la réalité, ce n'est pas du tout ce qu'il se passe...

L'article 10-3 des statuts mentionne que le Congrès ne peut se réunir que tous les trois ans. Ce qui signifie qu'il est impossible durant trois années de changer de direction nationale, ni même d'influer sur le programme politique ou la stratégie de communication de l'UPR. C'est donc une très grande faiblesse statutaire pour les adhérents de ce parti politique, quant à faire évoluer leur association et agrémenter leur programme politique de motions et propositions nouvelles.

L'article 11-1 des statuts porte sur la composition du Conseil National, qui globalement est la réunion des instances exécutives nationales (Président et Bureau National) en plus des délégués régionaux et départementaux.

A ce stade notons que les articles 12 et 15-2 des statuts donnent les pleins pouvoirs au Président et au Bureau National pour nommer des délégués départementaux et régionaux ou toute autre délégation particulière. Le Trésorier et le Secrétaire Général sont aussi nommés par le Président, et non par le Congrès. L'article 16-1 quant à lui, achève de proclamer que les Délégations Départementales sont créées par le Bureau National. Ces délégations sont complètement soumises au Bureau National, ne peuvent investir elles-mêmes leurs représentants départementaux et régionaux, et doivent faire valider leurs propres supports de communication par le Bureau National. En clair : l'instance la plus importante, la plus cruciale pour la visibilité de l'UPR est la plus démunie de pouvoirs. Et même lorsqu'elle en dispose un peu - comme par exemple organiser des événements - l'inertie demeure du fait que les Délégués doivent continuellement demander l'autorisation au Bureau National pour participer à - ou créer - un événement, en sachant que ces Délégués sont nommés en fonction de leurs dispositions psychiques à obéir plutôt qu'à faire preuve d'initiative.

Ce sont donc dans ces derniers articles que se trouve la faille démocratique réelle de l'UPR. 

J'aimerais pouvoir m'étendre sur le fait que certains articles organiques du fonctionnement de l'UPR tant au niveau national que départemental ne sont pas respectés. Mais d'autres que moi le feront bien mieux, et ça n'est pas le sujet du présent billet.

L'objet est de démontrer que la majorité des partis politiques - et notamment l'UPR - sont forcément créés par des personnes qui souhaitent ardemment arriver au pouvoir. Quand on veut être président de la République et que l'on joue pour cela d'un parti politique, il est évident que l'on rédigera les statuts de telle façon à ne jamais se retrouver dans une situation de faiblesse ou voir ses pouvoirs limités dans sa propre association. Ce qui signifie donc bien que la cause compte moins dans ce cas, que ses propres ambitions personnelles. Ce qui est un vice de forme quand on prétend ériger les analyses et conclusions d'une Charte au-delà de tout autres considérations.

La majorité des statuts ne sont pas rédigés pour donner aux membres de l'association politique, la capacité d'influer sérieusement sur les "grandes orientations stratégiques et politiques" ni même garantir le contrôle sur l'ensemble des responsables de l'entité, depuis le niveau local jusqu'au niveau national.

Qu'on se le dise, je ne pense pas qu'il faille déshabiller complètement de ses pouvoirs une personne disposant d'une compétence particulière ou exécutive dans un parti politique. Mais il est essentiel pour les militants et même les simples sympathisants des valeurs prônées par une association politique, de pouvoir contribuer au Mouvement général, et ne pas devenir les simples serviteurs de quelques personnes aux ambitions politiques personnelles au détriment d'une cause toujours plus importante que ses messagers.

Voila comment un autocrate peut avoir les pleins pouvoirs et prendre de très mauvaises décisions dans une association politique si les statuts ne limitent pas ses compétences. A l'inverse, des statuts rédigés de telle façon à donner plus de pouvoir aux sympathisants et simples adhérents d'un parti politique n'empêchent pas un Président ou responsable de représenter ou administrer l'entité créée, mais garantissent cependant que les problèmes de personnalité ou ambitions personnelles de chacun, ne peuvent créer des troubles majeurs pour l'association, ni contraindre son intelligence collective à faire valoir son efficience. 

Je vous renvoie donc à mon billet précédent pour comprendre comment des statuts peuvent être rédigés à ces fins et ce qu'il me semblerait plus juste de faire pour créer un mouvement eurolucide beaucoup plus fédérateur et proclamant respecter l'esprit d'initiative des militants locaux.