samedi 1 août 2026

A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.

Le mensonge initial

Il est une citation de l’Abbé Sieyès, éminence de la Révolution française de 1789, que l’on ne retrouve jamais dans les manuels scolaires. Et pour cause :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants ».

En une formulation lapidaire, Sieyès abolissait ici toutes nos illusions : la France n’est pas et n’a jamais été une démocratie. Elle est un « État représentatif », ce qui est tout autre chose. Mais représentatif de quoi, ou plutôt de QUI, au juste ? De la cause du peuple ? Ou plus certainement, d’autres intérêts ?

Nous n’aurons pas assez de lignes pour nous plonger dans l’histoire de la démocratie en France ou plutôt dans celle de son absence. Il nous faudrait remonter jusqu’aux origines antiques de ce mot, soit l’association des termes « demos » (peuple) et « kratos » (pouvoir) et parcourir son évolution jusqu’à nos jours. Ayons au moins une attitude positive sur la question et observons que depuis Montesquieu (qui défendait la séparation des pouvoirs), jusqu’à notre période contemporaine, nous sommes parvenus à constituer quelques-uns des fondements de la démocratie sans pour autant l’avoir instituée directement. Nos voisins suisses en sont néanmoins les plus proches. Il est en effet possible pour le peuple helvétique de se prononcer directement sur les questions qui le préoccupent et d’imposer sa volonté politique à sa représentation. La démocratie suisse n’est pourtant pas imperméable à ses propres aliénations. Mais pour le moins, le peuple helvétique jouit d’un certain contrôle sur sa destinée ainsi que sur sa représentation politique. Ce qui n’est point le cas en France. Alors de quoi disposons-nous ?

Des fondations de papier

D’un État de droit. Violemment mis à mal par nos « représentants », certes, mais au sein duquel les Français sont théoriquement égaux devant de mêmes lois. Sur le plan constitutionnel, nous jouissons de la Souveraineté nationale, qui selon la pensée gaullienne, « se confond exactement avec la démocratie ». En pratique, elle a été totalement abolie sur l’autel de « la construction européenne ». Nous n’avons plus aucune souveraineté à revendiquer en matière économique, monétaire, budgétaire ainsi que sur l’essentiel de nos politiques publiques. Tout se décide à Bruxelles par de hauts fonctionnaires allemands, suédois ou lettons qui sont bien loin d’être des révolutionnaires exaltés par la Démocratie et plus encore par le respect des nations. Que nous reste-t-il d’autre ? La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dispose dans son article 11 que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». Nous verrons que « l’abus » de cette Liberté est une notion extensive là où la nécessité d’en dresser les limites par la Loi est une formalité de moins en moins nécessaire.

Heureusement, il nous reste les « partis politiques ». Garants du pluralisme des opinions et de la représentativité politique des idées qui traversent le « temps de cerveau disponible » de la nation, ils souffrent néanmoins, avec les médias, d'un déficit de légitimité auprès des Français, comme en témoignent les enquêtes du CEVIPOF. Pour la bonne et simple raison que les médias dominants n’accordent la parole qu’à un même entre-soi politique qui, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par l’extrême centre, a le bon goût de faire consensus sur tout ce qui relève de la Souveraineté de la France (ou plutôt de son abolition progressive et consentie) tout en maintenant nos divisions sur des polémiques stériles. Si l’extrême centre (Renaissance / PS / LR / MoDem, etc) est incarné par une bourgeoisie pleine de morgue contre la Souveraineté nationale et résolument européiste, notons qu'il ne fait pas davantage partie du programme de l'extrême gauche ni de l'extrême droite (La France insoumise et le Rassemblement national) de sortir la France du carcan de l'Union européenne. On dénonce volontiers son emprise sur nos intérêts nationaux pour la forme mais, jamais, ô grand jamais, l’on s’aviserait de promettre au peuple que nous nous libérerons des griffes de Bruxelles !

Une dissidence censurée

Les médias dominants, disions-nous, n’accordent leurs micros ou colonnes qu’aux représentants de ces partis, tous d’accord entre eux pour nous maintenir enfermés dans les traités européens. Or, si en vertu de ces traités, nous n’avons plus aucun contrôle sur notre politique monétaire, douanière et budgétaire, il va de soi que toutes les belles promesses électorales en matière économique n’engagent que les sots qui y croient. D’autres forces politiques, à dessein presque totalement censurées par les grands médias, font le serment de sortir la France de l’Union européenne mais aussi de rétablir une diplomatie de paix et instaurer des politiques publiques favorables à la défense de nos intérêts nationaux. Nous pouvons les citer : l’Union Populaire Républicaine de François Asselineau, République Souveraine de Georges Kuzmanovic, Les Patriotes de Florian Philippot, le Pôle de Renaissance Communiste Français de Georges Gastaud, le Parti de la Démondialisation de Jacques Nikonoff, Solidarité & Progrès de Jacques Cheminade et les Ruches de Juan Branco. Nous n’incluons pas ici d’autres formations et collectifs politiques plus confidentiels qui promeuvent la sortie de la France de l’Union européenne et de l’OTAN, mais aussi l’établissement du référendum d’initiative citoyenne dans notre constitution ainsi que, plus généralement, une relance keynésienne de notre économie. Observons toutefois qu’il existe bel et bien une dissidence politique en France qui est très hostile à nos pertes sempiternelles de souveraineté sur l’autel de Bruxelles. Une dissidence parfaitement ostracisée médiatiquement alors qu’elle atteint des niveaux de visibilité sur internet qu’aucun Gabriel Attal ou Édouard Philippe ne pourra jamais espérer obtenir sur les réseaux sociaux. Ceux que l’on nous présente comme présidentiables ou « populaires » dans les sondages ne sont certainement pas ceux que les 70 % de Français qui soutenaient « les Gilets Jaunes » en 2018 souhaitent voir arriver au pouvoir. Or, si les Français - du moins cette majorité apathique qui se désintéresse de la politique - sont soumis à un état d’ignorance sur les alternatives existantes par les grands médias eux-mêmes, il va de soi que les votes de « protestation » divisés vers les fausses oppositions que sont le RN et la France Insoumise (médiatisés) ne pourront jamais rivaliser avec l’unité de l’extrême centre. Quant à ces millions de Français déjà plus érudits politiquement grâce à l’apport d’internet, leurs champions restant imperturbablement censurés par les grands médias publics et privés du pays, il va de soi qu’à moins de renouveler une expérience « Gilets Jaunes » qui entreprenne de prendre le contrôle des grands médias, jamais leur cause comme leurs promesses électorales ne seront entendues du peuple, et pour le moins des maires qui ont ce pouvoir civique déterminant d’accorder des parrainages aux candidats à l’élection présidentielle.

Alors que nous reste-t-il ? Sans doute le droit de résistance à l’oppression sanctuarisé par l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Mais l’on fera remarquer que ce droit ne peut être revendiqué qu’à posteriori, lorsqu’une révolution a conduit à l’éviction d’un régime contesté mais pas à priori. Rappelons-nous comment furent traités « les Gilets Jaunes » par le pouvoir exécutif et médiatique pour nous en convaincre.

Une démolition en règle des rares garde-fous démocratiques

Les belles âmes conformistes s’indigneront que l’on puisse ainsi remettre en cause le merveilleux système soi-disant « démocratique » de la France. Mais nous pouvons pourtant rentrer dans le détail en ce qui concerne les lois profondément liberticides et antidémocratiques qui ont été adoptées depuis plusieurs décennies. Commençons par marteler que notre enfermement dans l’Union européenne abolit de fait la souveraineté nationale et, par conséquent, toute possibilité de démocratie en France. La France est dirigée de l’étranger par des intérêts prédateurs avec la pleine collaboration de nos « représentants » actuels. Selon cette analyse, il s'agit d'une véritable trahison. En livrant notre pays à une puissance étrangère dite « supranationale », ils n'ont même pas l'excuse que pouvaient invoquer Pétain ou Laval : celle d'agir sous la contrainte d'une occupation militaire. Aucune armée étrangère ne nous impose aujourd'hui d'appliquer une politique décidée hors de nos frontières et, pourtant, nos représentants nous soumettent volontairement aux intérêts de Bruxelles mais aussi, plus largement, à ceux de Berlin, Washington et Tel-Aviv.

Bruxelles et Berlin nous imposant leur politique économique par le droit européen là où Tel-Aviv et Washington nous imposent leur politique étrangère par d’autres jeux d’influence (pour ne pas dire d’ingérences).

Mais notre oligarchie régnante n’est toutefois pas avare en matière d’atteintes aux Droits de l’Homme et plus largement, à notre Constitution. Ainsi, Jean-Jacques Urvoas, député socialiste sous la présidence de François Hollande a donné les premiers coups de boutoir les plus significatifs contre la représentativité politique avec la loi relative à l'équité du temps de parole, laquelle prévoit que les partis ayant obtenu les meilleurs résultats lors des précédentes élections disposent d'un temps d'antenne supérieur à celui des formations cherchant à se faire connaître durant les campagnes électorales. Il est également à l'origine de la publication du nom des maires accordant leur parrainage à un candidat à l'élection présidentielle. Cette publicité est susceptible d'inciter certains élus à la prudence qui, plutôt que d'assumer pleinement leur responsabilité civique au nom du pluralisme des opinions, peuvent craindre les dissensions locales que pourrait susciter la présentation d'un candidat. Notons que jusqu’en 1976, seuls cent parrainages étaient nécessaires pour concourir à l’élection présidentielle. Ajoutons que lorsqu’en 2012, une réforme fut proposée visant à instaurer un « parrainage citoyen » à partir d’une pétition rassemblant 150 000 Français plutôt que réserver ce pouvoir de présentation d’un candidat aux seuls maires, conseillers généraux et sénateurs, nos « représentants » y ont vu un danger certain s’agissant de leur carriérisme politique. Le parrainage a ceci d’avantageux que les grands partis bénéficiant de nombreux élus locaux, peuvent « bourrer l’urne » du Conseil constitutionnel en faveur de leurs candidats, tandis que les formations peu représentées localement, peineront à satisfaire cette exigence. Si seuls les citoyens ordinaires avaient le pouvoir de présenter un candidat, est-on bien certain que notre « représentation » politique serait similaire à celle que nous connaissons aujourd’hui ?

Le totalitarisme décomplexé

C’est cependant sous le mandat d’Emmanuel Macron que les lois les plus liberticides et antidémocratiques ont été adoptées. Bien souvent - mais pas toujours – en application de directives émanant de Bruxelles. Ainsi, un premier ballon d’essai a été lancé en 2019 par la députée macroniste Laetitia Avia visant à créer une loi contre la haine sur internet. Sous couvert de lutter contre le racisme, le texte avait pour but évident de scléroser le débat politique sur internet et protéger nos chers élus des récriminations parfois (et légitimement) virulentes des citoyens. Cette première tentative n’ayant que partiellement abouti, le couvert a été remis en 2024 avec une loi contre le cyber-harcèlement ainsi que les discours de haine en ligne (dans le cadre de la loi « pour la confiance dans l’économie numérique ») avec les mêmes objectifs initiaux visant à constituer un rempart pour nos représentants quant à devoir supporter les récriminations et la mal-pensance de leurs concitoyens sur certains sujets politiques. Il a été, par ailleurs, donné le pouvoir à l’ARCOM de sanctionner des hébergeurs et éditeurs de sites internet qui ne retireraient pas des contenus « litigieux » ou refuseraient de suspendre le compte de leurs auteurs sur simple dénonciation. Ces textes sont en réalité une transposition dans le droit français du Digital Services Act (DSA) émanant de la Commission européenne où, sous couvert d’assurer la protection de personnes vulnérables de réelles malveillances en ligne, il s’agit surtout de brider la contestation sociale et politique sur internet.

Nous n’évoquerons pas les mesures de confinement durant la crise du Covid-19 avec son lot d’obligations farfelues de boire son café debout, de se signer des attestations s’autorisant à promener son chien ou se faire insérer un écouvillon dans le nez pour obtenir « un pass sanitaire ». Nous avions alors sombré dans le plus pur délire totalitaire enfreignant rien de moins que le consentement éclairé des citoyens à tout geste médical sur leur corps ou le droit d’aller et venir à sa guise que même George Orwell n’aurait pas envisagé dans son célèbre roman « 1984 ». Nous avons même vu des journalistes donner doctement des leçons de médecine à des professeurs et docteurs en biologie moléculaire, en virologie ou en épidémiologie qui n’avaient pas le bon goût de verser dans le narratif anxiogène délivré par les médias et notre représentation politique. On arguera que d’autres médecins et universitaires ont approuvé les atteintes à nos libertés fondamentales devant les caméras de télévision mais s’est-on seulement posé la question de leurs conflits d’intérêts avec certains laboratoires pharmaceutiques ?

Dernièrement, c’est « le bouclier européen pour la résilience démocratique » qui s’est invité dans notre arsenal législatif. Sous couvert de nous protéger « d’ingérences étrangères » et de « manipulation de l’information », le texte vise en réalité à donner un plus large pouvoir à la Commission européenne et aux pouvoirs exécutifs nationaux quant à censurer des opinions divergentes sur internet voire littéralement pratiquer des ingérences (bien réelles celles-ci) en vue de faire annuler des élections comme ce fut le cas en Roumanie en 2024 (notamment sur pression de l’ambassadeur français, Nicolas Warnery, à Bucarest). Ainsi, expliquait-on à l’époque que le candidat Călin Georgescu qui avait remporté le premier tour des élections présidentielles de son pays grâce à sa popularité sur les réseaux sociaux était compromis avec la Russie. Les enquêtes qui ont suivi ont largement démontré que cet argument était totalement faux, qu’aucune ingérence particulière émanant de la Russie n’avait été constatée mais le mal était fait. Un candidat « anti-Système », alors en passe de remporter une élection présidentielle (et sortir son pays de l’UE au demeurant) s’est vu débouté du droit de concourir au second tour de l’élection. Au final, les seules ingérences qui eurent court contre la sincérité et l’intégrité du scrutin en Roumanie, à cette époque, furent bien celle de l’Union européenne et de nos dirigeants politiques nationaux.

En France, c’est désormais une loi visant à lutter contre les ingérences étrangères dans le débat électoral qui permettrait à toute autorité d’obtenir un référé visant à censurer ou bloquer le compte d’un usager d’internet qui, par exemple, pourrait expliquer qu’il voit un intérêt stratégique à restaurer nos bonnes relations avec la Russie et cesser de livrer des armes à l’Ukraine. Le Sénateur Laurent Lafon, lors d’un rapport sur « les zones grises de l’information » a même été plus loin en proposant de créer le concept de « l’ingérence intérieure » pour ne plus avoir à se justifier s’agissant d’ingérences étrangères limitées ou inexistantes. Sachant que, malgré le discours ambiant, le rapport produit par VIGINUM sur cette problématique n’a jamais fait état d’ingérences massives, graves et répétées de la part de la Russie contre la France mais a plutôt pointé l’activisme israélien en la matière. Le sujet devenait donc un peu plus sensible car il y a des ingérences dont il est préférable de ne pas trop les mettre en lumière. Surtout au moment où une députée, Caroline Yadan, que l’on peut ouvertement qualifier d’agent d’influence israélien, cherche à faire adopter une loi visant à réprimer tout discours critique contre le sionisme et plus largement contre toute dénonciation du génocide en cours contre les Palestiniens voire soutenant la résistance légitime de ceux qui s’opposent à ces crimes contre l’humanité. Dans ce cadre, pourquoi prendre le risque de pointer du doigt des ingérences russes bien maigres (sinon inventées) dans une campagne électorale là où il est plus simple de directement établir une police de la pensée à l’encontre de certains courants d’opinions. Ainsi, M. Lafon de s’interroger, de façon rhétorique, durant la présentation de ce rapport à la presse par la formule suivante :

"Que se passerait-il en effet si une personnalité, un courant de pensée, un parti politique, disposant de moyens financiers conséquents, décidaient de les mettre au service d'un projet politique en utilisant les réseaux sociaux comme une arme ? Sommes-nous prémunis de tout risque d'ingérence intérieure ?"

Le fait du prince

Manifestement, nos « représentants » sont obsédés par le contrôle de toute forme de contestation politique sur certains sujets. Et nous allons voir ici qu’ils ne s’embarrassent même plus du cadre restrictif de la Loi pour stigmatiser discriminer ou embastiller des mal-pensants. Désormais, ces atteintes à la Liberté d’expression relèvent du fait du prince. Ainsi, a-t-on parlé de l’arrêté d’expulsion délivré par le Ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, contre la journaliste russe Xenia Federova accusée de « porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État ». Sa présence sur le territoire national (et plus encore ses opinions) constitueraient « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ; que par suite, il y a lieu de prononcer en urgence absolue son expulsion du territoire national en application de l’article L. 631-1 du CESEDA afin de faire cesser au plus vite ces prises de position qui ont pour effet de déstabiliser le corps social ».

Notons que les juristes du ministère de l’intérieur ont été particulièrement inventifs avec le droit puisque s’il existe bien dans l’article 410-1 du Code pénal le crime d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, celui-ci, d’une part, évoque bien la Nation et non l’État (sous-entendu, ceux qui le dirigent) et, par ailleurs, ne fait nullement mention de propos, discours ou contenus écrits qui soient susceptibles, à eux-seuls, de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

Ajoutons que si les informations et opinions délivrées par une journaliste russe plutôt prudente dans ses affirmations font peser « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public », il faudrait tout de même justifier en quoi une rare voix russe dans le débat public concernant le conflit en Ukraine, serait de nature à créer un péril sérieux et actuel pour la bonne marche de nos institutions ? Comble du totalitarisme ambiant, cet arrêté (qui n’est donc pas le fruit d’une décision judiciaire mais strictement administrative) prive la journaliste de l’accès à ses revenus en France - ses comptes sont gelés - l’empêchant de pouvoir honorer ses factures, ses impôts ou son loyer ou simplement subvenir à ses besoins élémentaires en nourriture et produits d’hygiène en France. Ce qui constitue une atteinte délibérée à son droit à la dignité.

En réalité, ce n’est pas un ballon d’essai. Si d’autres personnalités russes subissent de même mesures discriminatoires émanant de l’Union européenne, ils ne sont pas les seuls. Nathalie Yamb (activiste panafricaine) et Jacques Baud, tous deux citoyens helvétiques, sont aussi frappés par des mesures administratives similaires. Pourtant, aucun tribunal n’a prononcé une quelconque décision condamnant un abus de leur part quant à la Liberté d’expression. Ce même arsenal administratif a aussi été employé contre un Français vivant en Russie (mais revenant régulièrement sur le territoire national) : Xavier Moreau. Il n’est pas censé pouvoir utiliser ses comptes en France ni se déplacer sur le territoire de l’Union européenne (donc sur le territoire français par voie de conséquence) alors que cet ancien officier militaire qui ne cache, certes, pas ses opinions pro-russes, n’a lui aussi jamais été condamné par un tribunal sur un quelconque abus de sa liberté d’expression. Comme l’analysait fort justement le très sérieux géopolitologue Jacques Baud (ancien officier de renseignement pour l’État suisse), ses propres analyses très factuelles sur le conflit ukrainien agacent manifestement en haut lieu, mais la véritable cible était bel et bien Xavier Moreau. La Suisse ne faisant pas partie de l’Union européenne, sa nationalité helvétique permet à Jacques Baud de rentrer en son pays à sa guise - il réside à Bruxelles - s’il le souhaite. Mais lorsque c’est un citoyen français (par ailleurs récemment élu conseiller des Français de l'étranger pour la circonscription de Russie) qui subit de telles atteintes à ses libertés fondamentales par le gouvernement de sa propre patrie, n’y a-t-il pas une volonté de nous habituer à ce que des personnes, y compris des Français, puissent subir de telles atteintes à leurs droits fondamentaux par le fait du prince ?

Des prisonniers politiques et de troublants suicides.

On pourrait croire que le régime macronien aurait franchi toutes les limites mais il n’en est rien. Le 21 novembre 2025, Anna Novikova et Vincent Perfetti, tous deux membres de l’association SOS Donbass qui achemine régulièrement de l’aide humanitaire aux civils situés sur des territoires ukrainiens sous contrôle russe, ont été placés en détention provisoire. Ils sont accusés « d’intelligence avec une puissance étrangère », c’est à dire de trahison et d’espionnage. Bien entendu, la presse française reprend à son compte ce narratif tout en éludant les nombreux témoignages qui s’étonnent que des activistes bien connus des réseaux dits « souverainistes » soient jetés en prison sur de tels motifs. En effet, ces deux personnes ont toujours été transparentes sur leurs activités et prudentes sur le plan juridique et administratif. Anna Novikova est une Franco-Russe bien insérée en France. Elle maîtrise la langue française, a fondé une famille et travaille dans le sud de la France. Vincent Perfetti est de son côté totalement Français. C’est un homme calme et sérieux, lui aussi père de famille et comme pour Xavier Moreau, c’est aussi lui la réelle cible symbolique du pouvoir de cet acharnement judiciaire. Car il n’y a pas d’ambiguïté sur sa nationalité. Là où le gouvernement, en toute impunité, sans même que le parlement soit consulté, endette l’État français pour octroyer des milliards d’euros à l’Ukraine et déshabille nos arsenaux pour lui livrer des armes de guerre (faits pourtant réprimés de 30 ans de prison dans l’article 411-3 du Code pénal), la Justice assimile une assistance humanitaire à de « la trahison ». Sans doute parce qu’il n’est pas de bon ton de soutenir le point de vue de la Russie dans ce conflit et, pour le moins, les populations ayant subi les bombardements et exactions du régime ukrainien dans le Donbass depuis 2014. Cela ne colle pas avec « le narratif » visant à justifier les provocations aussi bellicistes que dangereuses contre la Russie de notre gouvernement (avec bien sûr le concours de nos grands médias). Que l’on retienne désormais la leçon : des opinions et actes parfaitement licites sur le plan du droit, peuvent néanmoins amener des Français à être embastillés sur des motifs parfaitement fallacieux. Il y a désormais les opinions et actions militantes ou humanitaires autorisées et il y a celles qui dérangent le Régime.

En réalité, les exemples ne manquent pour témoigner des reculs démocratiques avec le plein soutien de l’ordre judiciaire. Rappelons-nous que la campagne électorale de François Fillon en 2017 a été démolie par des petits juges soudain capables d’instruire une enquête et rendre une condamnation dans des délais limités, cela pour une insipide affaire de costume, alors que le candidat Macron tant promu par les médias, accusé d’avoir facilité dans des conditions troubles la vente d’Alstom Énergie (qui détenait les brevets sur la fabrication de la turbine Arabelle) à General Electric, n’a jamais été inquiété par la Justice. Quand bien même le député Olivier Marleix (aujourd’hui « suicidé » comme c’est le cas pour le géopolitologue Eric Dénécé) avait qualifié cette opération de « pacte de corruption », aucun magistrat n’a songé à investiguer sur cette affaire où nos intérêts stratégiques étaient clairement affectés. Aujourd’hui, c’est Marine Le Pen qui est sous les fourches caudines d’une instance judiciaire restant aveugle aux actes illicites de la Macronie dans le seul et unique but de saborder sa campagne électorale. Il est vrai qu’être accusé de détournement de bien public durant une campagne électorale, cela fait mauvais genre. Un autre candidat à la présidentielle (celui-ci délibérément censuré par les médias), François Asselineau avait été accusé par deux personnes, il y a quelques années, de harcèlement sexuel. Il pensait être définitivement mis hors de cause vis-à-vis de la Justice depuis que le dossier avait été classé sans suites et que les poursuites avaient été abandonnées par l’un des plaignants tandis qu’un autre était malheureusement décédé d’un accident de voiture. Mais, manifestement, alors que l’enquête avait abouti à cette décision de classement et qu’il n’y a plus de partie civile constituée, un procureur a tout de même décidé de faire appel et relancer ainsi le harcèlement judiciaire contre M. Asselineau. Là encore, la volonté affichée reste de saboter la campagne électorale de ce « frexiteur » bien connu et largement soutenu de la dissidence française.

Conclusion

Des campagnes de harcèlement judiciaire, des gens que l’on emprisonne et d’autres qui se « suicident » alors qu’ils sont plein de vitalité (mais aussi de prudence dans la défense de leurs opinions politiques), voilà qui devrait normalement alarmer toute personne désirant que ses enfants puissent grandir dans un pays qui respectera leur liberté d’expression.

Bien entendu cette fraction du corps électoral qui soutient l’extrême centre et la démolition de la France sur l’autel de l’Union européenne, pourrait arguer qu’elle ne se sent pas concernée par ce glissement totalitaire du régime politique actuel. Les va-t-en-guerre contre la Russie (qui bien souvent, ignorent la genèse du conflit en Ukraine mais aussi quels sont nos intérêts stratégiques avec ce pays) se féliciteront même de cette répression tous azimuts contre des opposants à ce bellicisme ambiant. Mais cela est un tort de leur part. Car les outils juridiques et administratifs comme les pratiques les plus douteuses utilisées par l’État français pour neutraliser des dissidents politiques pourraient un jour se retourner contre les européïstes eux-mêmes.

« A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » expliquait un certain John Fitzgerald Kennedy.

Or, si des intellectuels et responsables politiques prônant la sortie de la France de l’UE, l’assainissement de sa diplomatie et l’instauration de nouveaux gardes-fous démocratiques dans notre constitution comme le référendum d’initiative citoyenne, restent censurés par les grands médias et privés de parrainages par les maires pour prétendre à la candidature suprême, il va de soi que la crise de légitimité du régime politique actuel ne pourra plus se résoudre par des voies régulières et pacifiques. Internet a permis à la dissidence politique française de constituer ses propres canaux de réinformation face à la censure et la propagande des grands médias mais aussi de s’organiser politiquement. Et l’on ne parle pas ici de quelques centaines de Français qui graviteraient dans d’obscurs groupuscules. L’on évoque un phénomène politique qui rassemble des millions de personnes qui auraient toutes les bonnes raisons du monde de considérer qu’une révolution violente s’avère désormais nécessaire pour défaire l’oligarchie régnante.

Et que l’on donne les moyens légaux et pacifiques à ces gens de remporter le pouvoir par le jeu électoral ou qu’on les pousse à faire saisine de leur droit à l’insurrection, tôt ou tard, cette lame de fond politique finira par prendre le pouvoir en France. Pas seulement parce que ce mouvement politique qui se fait le défenseur de notre souveraineté et de la démocratie agglomère toujours plus de Français derrière lui, mais aussi parce que tout indique que nous vivons une fin de règne de l’extrême centre. La meilleure preuve étant que cette mouvance idéologique très hostile à nos intérêts nationaux se radicalise au fur et à mesure qu’elle observe que sa propagande reste sans effet dans la conscience des Français. Cela sans évoquer les millions de « boomers » votant habituellement pour l’extrême centre qui, démographie oblige, finissent finissent par disparaître dans la tombe, là où de jeunes générations plus habituées à s’informer sur internet auront tendance à voter pour des partis populistes ou dissidents. Nos « représentants » en sont parfaitement conscients et sont effrayés à l’idée de perdre ce pouvoir auquel ils s’accrochaient depuis plusieurs décennies. À raison !

Car nul doute que la volonté de purger un système corrompu de ses éléments les plus malveillants accompagnera cette transition politique. Or, si les belles âmes qui se disent « pro-européennes » ou favorables à la guerre contre la Russie continuent de se réjouir ou feindre d’ignorer les graves atteintes à la Liberté d’expression, la tentation de retourner toutes les formes de persécution subies par la dissidence française durant des années contre cette part déclinante de l’électorat, n’en sera que plus grande.

Un célèbre arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme dispose que « la liberté d'expression vaut non seulement pour les idées jugées comme inoffensives, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent ». Sans quoi il n’est pas de pluralisme politique possible. Il est donc de l’intérêt de tous, quelles que soient nos opinions, que chacun ait le droit de s’exprimer et de concourir loyalement aux suffrages des Français. A l’aune de l’élection présidentielle qui approche, il reste possible de donner un coup de boutoir démocratique contre la chape de plomb qui écrase la liberté de penser de nos concitoyens. Puisque le pouvoir médiatico-politique refuse le droit aux « souverainistes » de pouvoir exister politiquement dans les médias et par voie de conséquence, espérer quelques résultats électoraux significatifs, c’est à eux qu’il faut que nos maires, particulièrement des petites communes, livrent leurs parrainages.

Actuellement, trois candidats sérieux ont fait part de leur volonté d’obtenir des parrainages pour concourir à l’élection présidentielle : Juan Branco, Florian Philippot et François Asselineau. Ces trois hommes qui représentent des partis politiques différents partagent néanmoins une cause commune :

- Sortir la France du carcan de l’Union européenne ;

- établir le référendum d’initiative citoyenne dans la constitution française (comme cela existe en Suisse) ;

- pratiquer une diplomatie de paix vis-à-vis du reste du monde et engager une relance keynésienne de l’économie française.

Chacun de ces candidats à la présidentielle a ses singularités avec des programmes politiques marquant peu ou prou leur différence entre eux. Mais si tous trois devaient être aptes à candidater à l’élection présidentielle, cela obligerait les grands médias à leur donner la parole. En outre, cela permettrait de démarginaliser le débat politique autour des questions de souveraineté nationale et imposer aux candidats du « Système » de devoir s’expliquer sur les renoncements démocratiques auxquels ils nous avaient habitué. Par ailleurs, celles et ceux qui, à juste titre, déploraient l’incapacité de notre dissidence politique à se rassembler politiquement, pourront se satisfaire que trois candidatures en faveur du « frexit » dès le premier tour des élections présidentielles, obligerait nécessairement ces candidats à s’entendre autour d’une candidature unique permettant de rassembler les voix de tous en vue de faire avancer la cause commune.

Il n’y a donc pas de place pour les esprits de chapelle ici. S’il faut demander à des élus locaux d’octroyer leur parrainage à des candidatures dissidentes, rien ne dessert plus la cause de la démocratie que rester arc-bouté dans une logique partisane. Que vous participiez à la quête des « promesses de parrainages » ou que vous soyez vous même un élu disposant de ce pouvoir, l’enjeu n’est pas de défendre ses opinions particulières à propos de tel ou tel candidat. L’enjeu est de permettre à ces trois candidats de concourir à l’élection présidentielle afin de générer un électrochoc médiatico-politique qui soit favorable à la Démocratie, à la Liberté d’expression et à la Paix.

La France est un vieux pays qui mérite d’exister et faire valoir sa singularité civilisationnelle dans le Monde. Aimer notre pays ne signifie pas détester le reste du monde. Le patriotisme s’entend par le fait de vouloir défendre ses intérêts nationaux légitimes et militer constamment en faveur de l’essor social et démocratique de la patrie. La Liberté n’est jamais un acquis. Elle est sans cesse un combat de tous les instants pour la faire perdurer voire la restaurer quand celle-ci est bafouée. Par cette conclusion, nous appelons chacun des Français à faire preuve de responsabilité civique en faveur de notre Souveraineté nationale et de la démocratie. Il y a désormais urgence. Nous espérons que la litanie non exhaustive des atteintes à la Liberté d’expression, ici relatée dans cet article, sera de nature à raviver l’esprit de souveraineté des Français et particulièrement de nos maires qui sont notre dernier rempart pour permettre une révolution douce par le jeu électoral plutôt qu’une révolution violente qui devra un jour faire fi des contraintes exercées sur le droit à l’auto-détermination politique du peuple français.

A bons entendeurs !



dimanche 30 novembre 2025

Anna Novikova et Vincent Perfetti en prison : un nouveau procès de Théramène ?

Durant les siècles passés, pour qui s'intéresse un tant soit peu à l'Histoire de France, nos rivalités les plus récurrentes le furent avec le Royaume-Uni et l'Allemagne. Plus anciennement avec l'Espagne et l'Italie mais, si l'on élude les deux épisodes napoléoniens, rarement nous n'avons eu de conflit avec la Russie. Bien au contraire, et cela pour une raison éminemment stratégique : elle représente la seconde pince de l'étau militaire face à l'Allemagne avec la France. 

Elle contient donc les poussées de fièvre germaniques aux côtés de la France dans une relation diplomatico-militaire entre Etats européens. Car l'Europe a bien sa propre géopolitique interne du fait de son histoire longue et récente. Le nier pour les Français va à l'encontre de la défense de nos intérêts nationaux propres. Or, la stratégie de défense nationale ne peut qu'objectiver les relations de subordination qui ont la prééminence dans les relations internationales. 

Le poids démographique (donc militaire), la capacité productive en matière agricole et industrielle pour soutenir une résistance armée, la profondeur géographique d'un territoire ainsi que l'ancrage historique et symbolique à la source même de l'Etat-nation envoyant ses forces vives au combat : tout cela détermine la géopolitique européenne. La France n'est pas sensée accorder autant d'attention à un micro Etat balte que celle qu'elle détermine avec ses voisins frontaliers. L'Allemagne a sa propre géopolitique interne. A l'ouest, elle est plutôt bourgeoise et va-t-en-guerre dans ses choix électoraux. L'est du pays est cependant le vivier électoral de l'AFD beaucoup plus populaire et pacifiste (sinon réaliste) dans ses intentions. En cette fin d'automne 2025, les grandes puissances de l'ouest de l'Eurasie sont dirigées par des fous déterminés à saborder leurs intérêts nationaux de paix et de résilience économique, sans être renversés par leur propre population. Nous nous dirigeons joyeusement dans une guerre sans objet face à notre stratégie de défense nationale et si nous objectivons nos intérêts économiques concernant nos approvisionnements en matières premières pour notre industrie, se couper de la Russie est littéralement une aberration. Bien au contraire, l'Etat le plus étendu de la planète dans son territoire est évidemment une réserve nationale en matières premières minérales, énergétiques et biologiques avec lequel il faille compter. Cela en faveur de notre industrie de guerre car il faut se prémunir de l'impensable au moyen d'une armée de défense, mais plus encore s'agissant des besoins civils de la nation en temps de paix qui doivent être résolus par des accords de commerce qui nous soient favorables. Le territoire métropolitain de la France ne produit ni pétrole, ni gaz, ni bananes pas plus que des semi-conducteurs avec une technologie nationale. La Russie d'avant 2014 avait aussi des manquements dans le développement de son agriculture et de son industrie civile, notamment aéronautique. Nous leurs vendions alors beaucoup d'avions et de pièces aéronautiques associées, nous participions avec nos capitaux et savoir-faire au développement de Yamal et Nordstream afin de satisfaire nos intérêts de long terme en matière d'approvisionnement énergétique, nous leur exportions aussi beaucoup de produits agricoles. C'est bien simple, les investissements et accords commerciaux entre la France et la Russie d'avant 2014 (soit le début des sanctions) étaient 10 fois supérieurs à ceux qui prévalaient avec l'Ukraine. 

Comme il ne semble plus tout à fait clair aux yeux de nos dirigeants et journalistes ce que sont nos INTERETS NATIONAUX, rappelons que ceux-ci sont codifiés dans le Code pénal (art. 410-1 CP) de la façon suivante :

Les intérêts fondamentaux de la nation s'entendent au sens du présent titre de son indépendance, de l'intégrité de son territoire, de sa sécurité, de la forme républicaine de ses institutions, des moyens de sa défense et de sa diplomatie, de la sauvegarde de sa population en France et à l'étranger, de l'équilibre de son milieu naturel et de son environnement et des éléments essentiels de son potentiel scientifique et économique, notamment agricole, et de son patrimoine culturel.

S'agissant de notre indépendance nationale et de la forme républicaine de nos institutions, nous n'avons aucune leçon de morale à recevoir de la part des européïstes (qui sont aussi les mêmes qui font oeuvre de propagande de guerre contre la Russie au nom de "valeurs" qu'il s'agirait bien de définir). L'intégrité de notre territoire et la sécurité de nos populations suppose par ailleurs de nous prémunir de la guerre plutôt que de l'encourager obstinément. Quant à notre potentiel économique et notamment agricole, il suppose que la France puisse, en toute indépendance, définir par elle-même le taux de change de sa monnaie et les accords commerciaux auxquels elle consent, ce qui supposerait de sortir de traités scélérats nous dépossédant de notre souveraineté pleine et entière à ce sujet. 

C'est la raison même pour laquelle l'article premier du Code de la défense, dans ses deux premiers alinéas, est rédigé ainsi :

"La stratégie de sécurité nationale a pour objet d'identifier l'ensemble des menaces et des risques susceptibles d'affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l'intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter.

L'ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale".

L'ensemble des politiques publiques doit ici s'entendre par la qualité de notre diplomatie, le plein contrôle de nos outils économiques (la monnaie, les tarifications douanières, la règlementation, etc) ainsi que la puissance de notre potentiel militaire. La stratégie de défense nationale ne suppose pas de provoquer la guerre ou de tenter de la circonscrire en dernier ressort mais bien de la prévenir.  A ce titre, si l'on conçoit que les intelligences avec des puissances étrangères visent à provoquer des troubles économiques majeurs pour la France où l'enfoncer dans une guerre qui ne la concerne pas, on peut sans sourciller qualifier les européïstes de traîtres à la nation. Macron est un traître à la patrie. Bardella est un traître à la patrie. Hollande est un traître à la patrie et l'ensemble de notre classe politico-médiatique est traître à la patrie. Ces gens refusent de défendre notre indépendance nationale, notre souveraineté économique et monétaire et veulent absolument nous entrainer dans une guerre sur laquelle nous n'avons que des intérêts nationaux à démolir.

Je rappelle ici un article de loi sur les intelligences avec une puissance étrangère :

L'article 411-3 du Code pénal réprime en effet de 30 années de prison le fait de livrer à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des matériels, constructions, équipements, installations et appareils affectés à la défense nationale.

Lorsque Macron a déshabillé notre armée de canons Caesars (dont nous n'avons que d'infimes quantités) ainsi que d'avions de combats et munitions diverses au profit de l'Ukraine, cela en vertu d'un accord entre l'Elysée et le régime ukrainien portant sur plusieurs milliards d'euros de dotation en matériel militaire qui n'a pas été approuvé et ratifié par le parlement au titre de l'article 53 de la Constitution, il a violé l'article 411-3 du Code pénal et devrait être destitué et jeté en prison dans un Etat de droit qui se respecte. Rappelons tout de même les termes de l'article 53 de la Constitution pour en juger :

Les traités de paix, les traités de commerce, les traités ou accords relatifs à l'organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l'Etat, ceux qui modifient des dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu'en vertu d'une loi.

Ils ne prennent effet qu'après avoir été ratifiés ou approuvés.

Ce que les généraux d'armée André Coustoux et Paul Pellizzari ont dénoncé objectivement avant de subir des sanctions disciplinaires d'un système politique aux abois. Ils avaient pourtant parfaitement raison et sont soutenus en cela par le sénateur de la Côte d'Or Alain Houpert qui rend un peu d'honneur à son mandat, ce faisant. 

Ajoutons que l'ensemble des européïstes se rendent coupables d'intelligences avec une puissance étrangère (ici l'UE et l'Allemagne en particulier) lorsqu'ils font la promotion de la démolition de notre souveraineté et de notre indépendance nationale pour bâtir une "union sans cesse plus étroite" (comprendre un Etat) au-travers de leur fanatisme européïste.

TOUS LES EUROPEÏSTES SONT DES TRAÎTRES !

Ainsi, la petite musique médiatique visant à faire passer les dissidents français qui défendent nos intérêts nationaux pour des traîtres m'évoque furieusement le procès de Théramène en 404 avant JC par lequel j'ouvrais les premiers chapitres de mon "essai sur la légitimité et la planification de l'insurrection populaire en France". Ce procès est en fait celui d'un lanceur d'alerte, d'un repenti qui dénonce l'abolition de la démocratie athénienne par une poignée d'oligarques (dont il faisait partie) au profit des Spartiates. C'est donc une histoire vieille comme le monde : des gens s'honorent à défendre leurs intérêts nationaux en refusant de jouer le jeu d'une puissance étrangère, mais ce sont bien les collabos au pouvoir qui accusent ces derniers de trahison.

Dernièrement, trois militants associatifs qui défendaient l'amitié franco-russe et organisaient des convois humanitaires à destination du Donbass, ont été arrêtés et jetés en prison. Anna Novikova (franco-russe), Vincent Perfetti et Vyacheslav P. Ce dernier est un Russe qui a collé des affiches favorables à l'amitié franco-russe à Paris. Ce qui relève de la Liberté d'expression et ne colporte nullement un message qui soit contraire à nos intérêts nationaux. Anna Novikova et Vincent Perfertti ne sont certainement pas des espions ou des traîtres à la solde de la Russie, n'importe quel service de renseignement comprendra que les véritables espions sont des gens discrets et certainement pas des activistes remuants qui n'ont nul besoin d'un soutien étatique pour défendre leur cause. Ces derniers peuvent être évidemment "utilisés" à leur insu ou "manipulés" par des services de renseignement mais ils ne peuvent être considérés comme des agents au service d'un Etat dès lors qu'ils militent à titre personnel pour une cause qui puisse être favorable ou non aux dirigeants politiques d'un pays donné. D'ailleurs, rappelons que la France de François Hollande et de Nicolas Sarkozy a financé le terrorisme en Syrie et en Libye sans que cela ne leur attire les foudres de la DGSI et de la Justice. De la même façon, rappelons que les nazillons ukrainiens de SVOBODA et PRAVY SEKTOR ont été manipulés par la CIA peu avant la crise du Maïdan en 2014. On peut supposer que la Russie n'était pas en reste avec les autonomistes du Donbass en guise de réponse du berger à la bergère, mais "les nationalistes ukrainiens" comme les "autonomistes du Donbass" n'avaient nullement besoin d'un soutien étranger pour croire en leur cause. En revanche, les fous qui souhaitaient défendre la doctrine de Zbignew Brzezinsky pour acculer la Russie à la guerre, avaient besoin de s'appuyer sur des fanatiques ukrainiens. De même que les barbus qui voulaient renverser les régimes arabes autrefois laïcs de Syrie et de Libye n'avaient pas besoin des Etats occidentaux pour croire en leur cause. En revanche, les avoir financé et armé visait à défendre des intérêts qui ne peuvent décemment pas être ceux des pays concernés et encore moins ceux de la France.  

Il y a donc une véritable bouffonnerie et autant de compromission de la part de la DGSI et des instances judiciaires de la France qui, loin de défendre nos intérêts nationaux et jeter en prison les véritables criminels et traîtres à la France, se rendent directement coupables de collaboration avec ces derniers dans leurs entreprises sanglantes. 

Dans l'attente, j'apporte tout mon soutien à Anna Novikova et Vincent Perfetti (que j'ai rencontré tous deux dans mes pérégrinations militantes) qui sont les otages politiques du bellicisme macronien et certainement pas des espions ou des traîtres à la solde de la Russie. Et je mets en garde nos fonctionnaires et magistrats : continuez d'agir contre nos intérêts nationaux en bons petits toutous des véritables traîtres qui sont au pouvoir et soyez certains que vos carrières et votre honneur seront un jour brisés face à un peuple qui a toutes raisons légitimes de faire la Révolution en France. Cette dernière n'emportera pas que les despotes totalitaires qui envoient la France dans le mur, elle vous emportera tout autant. Vous serez jugés pour haute trahison, collaboration avec l'ennemi intérieur comme extérieur, vous serez jetés en prison et vous n'aurez plus de droit d'exercer un quelconque travail dans la fonction publique. Il en va de même pour les généraux d'opérette qui s'aplatissent face à la Macronie et sont prêts à saigner les Français dans une guerre qui ne nous concerne pas mais vise à faciliter la désintégration de notre souveraineté militaire au profit de l'UE.

Les Français ne sont pas tous incultes sur ces questions et vous ne trompez personne dans vos agissements anti-nationaux. Pour le moins, en cette période de clair-obscur, nous savons que les traîtres ne sont pas ceux que l'on pointe du doigt mais bien leurs accusateurs.

A bons entendeurs.

Sylvain BARON

mercredi 1 octobre 2025

L'ennemi de l'intérieur

L'article 20 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques de l'ONU interdit la propagande de guerre. Ce qui ne semble pas gêner aux entournures nos journalistes comme nos politiciens. Pour citer Jacques Baud, le journalisme est à l'égal du mercenariat : soit la seule profession où l'on vit du sang des autres. Mais il semble que nos dirigeants politiques soient aussi concernés par cette définition. Cela alors que leurs responsabilités est de préserver la Paix au sein de notre territoire et de trouver les ressorts visant à rétablir celle-ci, par la diplomatie, à l'extérieur de nos frontières.

Malheureusement, depuis l'ère Sarkozy jusqu'à nos jours, nous sommes sous le joug d'une poignée d'oligarques qui sont fermement décidés à démolir le pays dans toutes ses composantes : son intégrité territoriale ; son patrimoine économique, industriel et agricole ainsi que l'unicité, l'indépendance et la souveraineté de la nation. La majorité des Français l'ont bien compris sans percevoir les raisons de cet acharnement à vouloir démolir la France. La pointe émergée de l'iceberg quant à cette idéologie de haine pour la patrie semble, à priori, reposer sur une médiocrité intellectuelle incommensurable, le carriérisme et la corruption. Mais en sous-jacent, il y a bien un projet politique : celui de constituer l'Union européenne en Etat sur la défaisance des pays qui y sont enfermés. Pour cela, il faut un ennemi commun. Alimenter les peurs, mentir autant que nécessaire sur la réalité d'un péril qui n'existe pas, détruire les économies des nations et présenter l'Union européenne comme la seule entité capable de nous fédérer, résister à cet ennemi et rétablir les économies moribondes. Avec pour concession ultime d'abandonner les derniers pans de souveraineté des nations que sont les domaines régaliens (à savoir la diplomatie, la justice, la police et surtout la défense nationale). D'où cette lubie de "défense européenne" dont on nous parle régulièrement et à laquelle même notre Etat-major militaire (corrompu par son carriérisme) appelle de ses vœux. Aujourd'hui, Emmanuel Macron ne cache plus son désir de céder notre dernier sanctuaire national qu'est la dissuasion nucléaire en "partageant" celle-ci avec l'Allemagne et les autres Etats-membres de l'UE. Personne ne s'en offusque ni dans nos médias ni au sein même de la Grande Muette.

Jamais la France n'a été ainsi dirigée par autant de traîtres pathologiques à tous les échelons de ses institutions. Pas même du temps du régime de Vichy où l'on peut concéder qu'à cette époque, la France était alors sous occupation militaire de l'Allemagne ce qui contraignait les forces politiques d'hier à devoir accepter des concessions que l'on se refuserait ordinairement en temps de paix. Mais sommes nous sous le joug d'une occupation militaire aujourd'hui ? Nullement ! Ce qui signifie bel et bien que ces intelligences avec l'Allemagne et les eurocrates de Bruxelles ne sont nullement le fait d'une contrainte extérieure qui pèse sur les choix politiques de nos dirigeants mais bel et bien une volonté qui leur est propre. Ils TRAHISSENT par choix. Les pires traître restant les généraux qui, pour avancer dans la carrière, trahissent à leur tour leur serment de protéger les Français et de garantir l'indépendance de la patrie. Ces gens méritent la prison à perpétuité. Car ils se torchent avec la dernière vertu que l'on associe généralement à la condition de soldat : l'honneur. Ils n'en ont aucun. Même les prostituées de bas étage ont plus de dignité que ces gens-là. 

J'ai longtemps prêché (et je continuerai jusqu'au bout) le principe d'une révolution non violente et légaliste sur les formes. Mais face à autant de trahisons, je ne suis pas dupe de ce qui adviendra plus certainement. Cela se terminera dans un bain de sang. Et je m'étonne d'ailleurs que nos généraux, haut fonctionnaires, journalistes et politiciens coalisés dans cette basse besogne de démolition de la patrie, agissent avec autant de légèreté et d'ostensibilité contre nos intérêts nationaux. Comme s'ils pensaient qu'ils ne risquaient rien. Que l'apathie apparente des gueux ne dissimulait pas un volcan prêt à exploser. Comme s'ils étaient assurés de pouvoir survivre à la colère qui gronde partout en France. Ces gens ne sont pas seulement des fous et des traîtres à la patrie : ils sont totalement hors-sol. Ils se pensent immunisés contre le désir de vengeance par le sang, des Français. Ils se sont laissés convaincre, à force de propagande médiatique, que nous acceptons leur détermination à nous détruire. Rien n'est plus faux et je leur adresse une mise en garde : vous paierez très cher vos trahisons ! Vous serez pendus aux platanes qui bordent les avenues parisiennes, vos beaux costumes et uniformes seront déchirés par les couteaux et vos dépouilles seront jetées à la Seine ! 

La Russie n'est pas et n'a jamais été notre ennemie. Elle est un partenaire commercial objectif sachant que la France ne produit ni gaz ni pétrole et que nous avons besoin d'une diversité d'approvisionnement sur ces matières premières. Ses frontières sont bien éloignées des nôtres et nous parlerions allemands si ce pays n'avait pas sacrifié par deux fois, des millions de ses citoyens au cours du siècle dernier dans une guerre contre un ennemi commun (et toujours actuel). La guerre en Ukraine est bel et bien une responsabilité liée à des manœuvres américaines contre la Russie. Nos dirigeants ont décidé de poursuivre cette guerre avec le sang des Ukrainiens et l'argent du contribuable français afin de faire avancer leur projet de constitution d'un grand Etat européen. N'importe quel géopolitologue sérieux que l'on confronterait à ces quelques harpies "pro-Ukraine" dans nos médias, démonterait les mensonges qui sont véhiculés chaque jour par leur propagande. Car il y a des FAITS, des dates, des événements et des noms que l'on puisse communiquer pour expliquer les origines de ce conflit et combien de fois nous aurions pu l'empêcher ou le faire cesser rapidement. Et c'est la raison même pour laquelle les géopolitologues et personnalités politiques les plus éclairés sont censurés. Nous n'entendrons que des "pro-Ukraine" dans nos médias, en réalité des va-t-en-guerre qui méritent d'être jetés dans une tranchée près de la ligne de front afin d'embrasser les obus et les drones qui nourrissent les angoisses de mort de soldats ukrainiens.

L'ennemi de la France n'est pas et n'a jamais été la Russie. L'ennemi est intérieur. Macron est l'ennemi du peuple. Nos généraux sont nos ennemis. Nos journalistes sont nos ennemis et les hauts fonctionnaires et diplomates français sont aussi les ennemis de la France. Les seuls adversaires extérieurs de la France restent l'Allemagne, le Royaume-Uni, les USA, Israël et peut-être l'Algérie pour d'autres raisons d'ici quelques années. Je souhaite toujours que nous renversions les fous qui sont au pouvoir, qu'ils soient jugés pour crimes de haute trahison et que l'on envoie ces salauds casser du caillou sur les îles Kerguelen où nous ouvririons un bagne spécialement dédiés à ces gens. Mais encore une fois, je ne me fais aucune illusion : La vengeance du peuple ne sera pas judiciaire. Elle sera sanglante et je ne verserai aucune larme de crocodile lorsque cela adviendra. A bons entendeurs.

Si vous considérez qu'il soit salutaire de renverser les va-t-en-guerre sans violence mais en nous montrant stratèges, rejoignez nous le 8 novembre prochain, à partir de 9 h, devant les locaux de Radio France.


dimanche 28 septembre 2025

L'alliance des "souverainistes" qui n'arrivera jamais...


Le 27 septembre 2025, je me suis rendu à l'université d'automne de l'UPR avec pour principal objectif de remettre mon livre à Idris Aberkane ainsi qu'une invitation lui étant faite de prendre attache avec notre association VIGIMEDIAS dans l'espoir d'obtenir un peu plus de visibilité quant à nos mobilisations devant les médias. Ce fut aussi une excellente occasion de prendre le pouls de l'UPR en tant qu'organisation militante et humaine et de converser avec beaucoup de sympathisants de François Asselineau.

Une thématique est ainsi revenue régulièrement dans nos échanges, sans que cela ne soit vraiment à mon initiative, mais qui prouve que le sujet s'impose dans les esprits : faut-il une alliance des "souverainistes" (notez les guillemets) pour remporter la bataille idéologique ? A cette question, les avis divergent au sein de l'UPR. Il y a les pour et les contre bien évidemment. Mais si ceux qui s'y opposent en parlent spontanément, c'est sans doute que ces derniers ont conscience qu'il y a une insuffisance à faire cavaliers seuls dans la reconquête de la Souveraineté nationale. Je vais donc essayer de retranscrire des propos entendus traduisant les différents points de vue et livrer mon analyse de la situation. 

Evidemment, j'ai pu discuter avec quelques personnes souffrant d'une certaine radicalité dans leur grille d'analyse à ce sujet. J'ai ainsi été qualifié de "traitre" par un militant lorsque j'ai expliqué avoir quitté l'UPR en 2013 (c'est-à-dire bien avant l'époque des défections faisant suite à aux accusations qui ont été portées contre François Asselineau concernant des problèmes de comportement avec l'un de ses cadres). J'ai bien précisé alors que mon regard se portait à l'époque uniquement sur une forme de frustration militante ou d'autres sympathisants très actifs, tout comme moi, avions le sentiment d'être bridés dans notre activisme afin de ne pas porter atteinte à l'image de l'UPR et donc à M. Asselineau lui-même par voie de conséquence. Mon accusateur considérait que toute initiative menée en dehors du cadre de l'UPR n'avait mené à rien de substantiel sans qu'il ne veuille assumer le fait que M. Asselineau n'était pas parvenu non plus à franchir le mur médiatique ni remporter une quelconque victoire électorale depuis la création de son parti politique. Pour ce militant, la voie tracée par le président de l'UPR était donc la seule valable et il était inutile de s'inspirer d'autres modes d'action ni envisager des synergies ou associations politiques permettant de croître en visibilité et sur les résultats électoraux qui en découleraient.

Un autre militant qui me connaissait bien, me demanda si j'étais celui qui avait contacté M. Berkoff pour me plaindre publiquement dans son émission du sectarisme de François Asselineau quant aux associations politiques qu'il refusait objectivement. Ce à quoi je faisais valoir ma dénégation pour la bonne et simple raison que si je ne m'abstiens pas d'un regard critique sur notre représentation politique, j'en limite l'exercice et considère que TOUS portent une responsabilité sur cet écueil. Si l'on a peu évoqué (à tort) la question des relations entre l'UPR et Solidarité & Progrès, il va de soi que d'autres personnalités et partis ont été cités dans nos échanges. A savoir Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, Annie Lacroix-Riz et Georges Kuzmanovic.

Il est reproché, à juste titre, à Nicolas Dupont-Aignan son manque de radicalité sur la question de la sortie de l'UE tout comme cette absurdité consistant à défendre "l'alliance des droites" visant à s'associer à des organes politiques se prétendant patriotes sur les questions migratoires mais refusant de sortir de l'UE et l'euro de toute façon. Florian Philippot a subi les foudres de certains militants qui lui reprochent essentiellement sa participation à une soirée organisée par Republican Overseas ; des prises de position changeantes entre l'apparition de l'épidémie de Covid 19 et tout le cirque politico-médiatique qui a suivi ainsi qu'une attitude trop politicienne et conciliante vis-à-vis du régime israélien quant au génocide que ce dernier commet sur la population palestinienne. Ajoutons qu'il lui est aussi reproché d'avoir menti sur la question des parrainages qu'il disait avoir obtenu lors de sa présentation aux élections présidentielles de de 2022. Annie Lacroix-Riz et le PRCF suscitent à la fois une admiration intellectuelle pour leur radicalité sur la question de l'UE et leur maitrise des sujets économiques et historiques mais aussi beaucoup de dépit sur le fait qu'ils s'adonnent trop aisément au "cordon sanitaire" propre à la gauche afin de maintenir leur "pureté" idéologique. Enfin, Georges Kuzmanovic suscite de la méfiance sur sa personnalité, ses quelques ambiguïtés dans ses discours et plus encore un désintérêt quant à sa valeur ajoutée sur le nombre de militants et sympathisants qu'il pourrait apporter à une "alliance des souverainistes".

Avant d'en arriver à mon propre regard sur la situation que j'ai bien évidemment exposé à mes interlocuteurs, je note tout de même que d'autres militants avec qui j'ai conversé se disaient favorables à des alliances politiques objectives mais aussi à une communication publique de l'UPR beaucoup plus offensive, ce à quoi je n'ai rien à redire. Toujours est-il que l'on peut constater que chacun à son avis sur la question, que celui-ci n'est pas nécessairement figé au-travers de "la ligne" propre de François Asselineau et qu'il y a donc une réflexion en cours sur ce point au sein de l'UPR.

Pour ma propre part, je considère bien évidemment qu'il soit nécessaire de rassembler les forces tout comme je suis bien conscient que l'on ne peut jeter la seule pierre à François Asselineau concernant la difficulté à parvenir à cette finalité. Tous ces représentants politiques, acteurs d'une critique féroce contre l'UE sur nos vies, ont la fâcheuse tendance à voir leurs intérêts propres avant de considérer l'importance de la cause elle-même. Ajoutons que les dissensions humaines ajoutent de la difficulté à celle déjà existante. TOUS pourraient faire un effort de bonne intelligence au profit de l'intérêt national mais TOUS, d'une façon ou d'une autre, s'en abstiennent. A ce titre, je partage l'avis de certains militants de l'UPR qui se disaient agacés par le fait que l'on reprochait à François Asselineau d'être le premier responsable de cette situation. Il doit prendre sa part comme les autres mais il convient d'objectiver notre analyse politique à ce problème en considérant les manquements de chacun.

Néanmoins, quelques points peuvent être examinés s'agissant de ce que l'on peut reprocher à François Asselineau. D'abord, il est devenu, par la force des choses, celui qui a le plus de poids politique et structurel concernant la question de la sortie de l'UE, loin devant les autres. Ce qui suppose aussi une responsabilité de conciliateur pour rassembler les forces. J'en faisais l'analogie suivante à mes interlocuteurs de cette façon : l'UPR peut, de très loin, devenir la locomotive d'un attelage dit "souverainiste" avec pour réserve de charbon militant "les Patriotes" du fait que Philippot a au moins bien compris l'importance essentielle de permettre à ses militants d'avoir le sentiment d'agir par le biais des manifestations qu'il organise régulièrement là où les autres formations politiques plus confidentielles que sont le PRCF, le PARDEM, S&P et République Souveraine, outre apporter une caution "plus à gauche" à cette alliance, restent aussi un vivier important de militants en plus de faire valoir une grille d'analyse sociale et politique utile au mouvement général. A cet attelage particulièrement clair sur la question de la nécessaire sortie de l'UE, il va de soi que Nicolas Dupont-Aignan et peut être quelques formations de droite radicale, pourraient vouloir in fine s'associer plutôt que de rester en dehors du jeu, ce qui signifierait de facto l'obligation d'accepter la revendication du Frexit pur et dur que les réels "souverainistes" défendent ardemment. Dans ce cadre, et particulièrement s'agissant des élections législatives où il s'agirait de faire entrer au parlement plusieurs centaines d'élus, il y a un réel intérêt à ce que ces représentants politiques acceptent de discuter et mettent leurs désaccords de côté afin de constituer une sorte de confédération respectant leur indépendance, leur singularité propre et leur identité politique, tout en donnant plus d'écho à notre message : il faut sortir au plus vite la France des griffes de l'Union européenne et de l'euro. 

A titre personnel, je considère qu'il serait nécessaire de patienter un peu avant de sortir de l'OTAN ou du moins de son commandement intégré, mais essentiellement du fait des circonstances géopolitiques actuelles. En effet, face aux va-t-en-guerre européens et américains, il devient pertinent que la France devienne "la (très puissante) minorité" de blocage pour forcer une grande partie des Etats-membres de l'OTAN à adopter une politique différente vis-à-vis de la Russie. Pour le moins, les empêcher de plonger les populations européennes dans une troisième guerre mondiale. Nous restons et demeurons une puissance nucléaire ainsi qu'un membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU ce qui peut nous donner un certain poids au sein de l'OTAN pour réduire les fous au silence. Ajoutons que ce n'est pas parce que la France sortirait immédiatement de l'OTAN, rétablirait ses bonnes relations avec la Russie, que cela n'empêcherait les autres Etats-membres de poursuivre leurs provocations jusqu'à ce qu'une confrontation nucléaire puisse en découler et nous impacter directement. Nous n'avons aucun intérêt à ce que des villes européennes où des bases militaires, dépôts d'armements et munitions, parfois des ogives nucléaires, soient détruits et nous exposent à des radiations que les vents pourraient pousser sur notre pays. Sans compter les conséquences économiques qui en découleraient. A ce sujet, je suis bien évidemment minoritaire dans cette analyse vis-à-vis de mes interlocuteurs mais je n'en demeure pas moins convaincu qu'il ne soit pas inutile de s'interroger sur la question. 

Toujours est-il que théoriquement, rien ne s'oppose à ce qu'un attelage transpartisan puisse se former au moyen d'une charte (qui ne soit ni celle de l'UPR ni celle d'autres partis) qui reconnaisse à la fois l'indépendance des formations politiques réunies dans cette alliance ; la promesse de tout faire pour sortir la France de l'UE ; faciliter les référendums sur d'autres questions essentielles et destituer Macron s'il est encore à la tête de l'Elysée. Cela sans ajouter d'autres revendications qui puissent être à la source de divisions intestines entre les participants. En pratique, cela n'aura bien évidemment jamais lieu pour les raisons que nous avons vues plus avant. De même qu'il semble inenvisageable que chacun se nourrisse des pratiques militantes des uns et des autres pour performer un peu mieux notre communication générale et adopter des synergies utiles en ce sens. Quant à constituer un gouvernement de salut public avec différents acteurs défendant la Souveraineté de la France, la question est encore plus sensible puisque tout le monde s'interrogera sur qui en sera le Président. Raison pour laquelle une telle alliance ne pourrait fonctionner que s'agissant des élections législatives et qu'elle supposerait en premier lieu une concertation entre François Asselineau et Florian Philippot dont les méthodes de communication et radicalités sur le Frexit se complètent parfaitement outre qu'ils constituent, objectivement, le plus gros vivier de militants disponibles et actifs. Devraient alors s'ajouter immédiatement, suite à un premier accord entre ces deux hommes, une invitation faite à S&P, le PRCF, le PARDEM et République Souveraine à rejoindre la coalition ainsi constituée. Tout simplement parce qu'il n'y aurait pas de difficulté majeure à s'entendre sur la question du Frexit avec ces formations politiques. Enfin, des formations de droite bien moins claires sur la question de la sortie de l'UE auraient toujours le choix de prendre langue avec la coalition et décider ou non de faire un pas en avant vers le Frexit pour obtenir le droit d'intégrer la dite-coalition.

Si je suis à peu près certain que les militants du PRCF seraient tout de même ennuyés à l'idée de mettre de l'eau dans leur vin s'agissant de la pureté idéologique qu'ils revendiquent face aux méchants droiteux ou capitalistes plus ou moins fascisants qui constitueraient cette coalition, je ne doute absolument pas que l'écrasante majorité des militants de l'UPR, des Patriotes, de S&P et d'autres formations politiques considéreraient l'initiative comme porteuse d'avenir pour la cause. Pour le moins, si chacun espère qu'une telle coalition puisse un jour advenir, je ne crois pas qu'il soit utile, à ces fins, de constamment vitupérer sur les uns et les autres quant aux réticences affichées ou dissimulées de chacun. Au contraire, les propositions positives tout comme la reconnaissance que nos "leaders" restent humains avec leurs qualités et leurs défauts, reste à mes yeux la meilleure façon de militer sur cet objectif. Ce n'est pas en braquant les gens dans leurs positionnements initiaux que l'on obtient des avancées. C'est plutôt en glissant sous le tapis les discordes passées et en se montrant exemplaires dans nos vœux de concorde militante que l'on puisse espérer influer sur les décisions des dirigeants des partis politiques concernés.

N'en reste pas moins que je considère que je crois plutôt en la Révolution par le fait que par toute posture électoraliste et que je vous invite à nous rejoindre le Samedi 8 novembre prochain à partir de 9 h devant la Maison de la Radio (avenue Kennedy à Paris) pour déjà mettre sous pression nos médias qui censurent tous les émissaires de notre courant de pensée tout en s'adonnant à une propagande éhontée en faveur des européïstes et du bellicisme contre la Russie.




samedi 14 décembre 2024

Hommage à Christophe Chalençon

Christophe Chalençon n’est plus. Je n’ai pas eu l’opportunité de faire sa connaissance et je me garderai bien de m’accaparer la tristesse de ceux qui l’ont connu et aimé. Simplement, de Gilet Jaune à Gilet Jaune, je souhaitais lui rendre hommage et lui témoigner de mon respect pour le courage qui a été le sien et dont je sais ne pas être à la hauteur, à titre personnel.

Christophe était en soi quelqu’un d’iconoclaste si l’on en juge par le métier qu’il s’était choisi. Combien d’entre nous connaissons ne serait-ce qu’un seul forgeron ? Cet antique artisanat ayant permis aux peuplades conquérantes d’Eurasie de façonner les outils nécessaires à leur développement agricole ainsi que les armes qui leur permettraient de se défier de leurs ennemis depuis les temps anciens jusqu’à nos jours. Il faut nourrir un certain caractère pour oser se griller la peau, s’endolorir les muscles et mettre à l’épreuve sa patience afin de façonner une pièce par le feu et le martèlement de l’acier jusqu’à obtenir un chef-d’œuvre de son propre fait. Peu avant son décès, il avait pour projet de forger une épée pour un camarade Gilet Jaune qui est une connaissance commune. Malheureusement, la maladie ne lui aura pas laissé la possibilité d’honorer ce dernier ouvrage.

M. Chalençon était un homme pragmatique et comprenant parfaitement l’intérêt pour tout peuple en insurrection de chercher de la reconnaissance internationale. Ainsi, il avait en 2019 réussi le coup de force de générer une crise diplomatique entre les autorités italiennes et la Macronie en rencontrant, à Montargis, Luigi Di Maio, l’un des leaders du Mouvement 5 Étoiles et ancien Président du Conseil Italien. Sur cette rencontre, il avait répondu avec sagacité dans les pages du Parisien :

« Personne ne nous manipule. Ils se servent de nous et nous nous servons d'eux. Cette rencontre nous a apporté du crédit et nous a permis de prendre une dimension internationale. Di Maio a fait l'effort de venir nous voir, contrairement à nos ministres et à notre Premier ministre. Je pense qu'ils vont mal dormir ce soir, Macron aussi ».

Là où les doctrinaires refusent d’agir avec la tête froide pour porter d’habiles coups de canif à l’ennemi, Christophe Chalençon comprenait parfaitement l’intérêt de faire feu de tous bois pour faire enrager le tyran qui hante les couloirs de l’Élysée et donner une aura internationale au mouvement révolutionnaire en France, quand bien même cela pourrait être utilisé par d’autres politiciens étrangers pour des raisons qui leur sont propres.

La presse nationale a usé de tous les qualificatifs dégradants contre M. Chalençon. Il était bien évidemment, aux dires de cette dernière, « un populiste d’extrême droite controversé et complotiste ». Ce qui est toujours l’hommage du vice à la vertu en la circonstance. Julien Denormandie, proche conseiller de Macron et petit bourgeois plein de morgue contre les gueux que nous sommes, s’offusquait des déclarations de Christophe Chalençon lorsque ce dernier expliquait en 2019, dans une entrevue accordée à la chaîne de télévision italienne LA7, que des groupes paramilitaires français se tenaient prêts à prendre le pouvoir et que Macron devrait prendre garde à ce que l’on ne bricole pas une guillotine en place publique pour en finir avec sa personne. Son souhait ardent qu’il soit mis fin à la tyrannie en France, y compris physiquement si les voies judiciaires ou politiques s’avèrent irrémédiablement compromises, lui avait valu un séjour en prison de plusieurs mois. Cela parce qu’il avait osé signifier ce que la majorité des Français pensent tout haut mais susurrent tout bas. Oui, les petits juges, les journalistes compromis et les politiciens traîtres, se faisant passer pour des gens plein de vertu et de modération, nourrissent une haine féroce à l'encontre de ces gueux qui refusent de voir leur pays disparaître sur l’autel de Bruxelles, Washington et tant d’autres intérêts prédateurs. Cette bourgeoisie bien-pensante et braillarde qui oublie bien volontiers, que M. Chalençon ne faisait que reprendre à son compte l’article 27 de la Constitution du 24 juin 1793 disposant que : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres ». Et lorsqu’un Français, plus fort en gueule que les autres, plus déterminé que ses semblables à crier la vérité du peuple à la face de ces quelques milliers de salopards qui règnent sans partage sur notre vieux pays, il va alors de soi, pour cette caste de bourgeois bouffis d’orgueil, qu’il faille briser moralement, socialement et jusque dans son moindre souffle de vie, l’impénitent qui aura osé délivrer les mots que, dans notre lâcheté collective, nous confinons dans les tréfonds de notre cœur.

Christophe Chalençon a osé pour nous tous. Il n’eut que des petits bourgeois félons pour s’indigner de ses propos. Pour le peuple épuisé de subir tant d’humiliations de l’ado attardé qui usurpe le mandat présidentiel et de ses semblables, la vérité délivrée toute nue par Christophe Chalençon fut une respiration. Elle valait bien une certaine gifle infligée au cri de Montjoie Saint-Denis en 2021 par un autre courageux du nom de Damien Tarel. Le peuple français, pour quelques secondes, si ce n’est quelques heures d’indignation politico-médiatique, était alors vengé.

Christophe Chalençon était de la trempe de ces guerriers français qui ne s’en laissent pas conter. Il disait ce qu’il pense sincèrement, provoquait l’ennemi avec brutalité quitte à en subir les conséquences sur sa propre liberté et sa vie même.

Cette colère largement partagée par tout un peuple ne pouvait cependant être totalement exultée par une glorieuse insurrection finale. Elle a fini par le ronger comme tant d’autres résistants avant lui jusqu’à l’achever. Il ne verra désormais le Grand Soir advenir que depuis les champs Élyséens. Nous lui sommes redevables d’avoir eu le courage dont nous n’avons pas osé faire preuve. Espérons que nous lui rendrons honneur bientôt, non pas dans des larmes vaines, inutiles sinon hypocrites, mais en reprenant à notre compte sa volonté d’en découdre avec notre oligarchie et de la renverser définitivement. Peut-être a-t-il souhaité, par son exemplarité, rappeler aux Français que nous pouvons toujours être un peuple guerrier. À nous de nous en inspirer et de ne surtout rien lâcher à ce juste combat : celle du peuple contre sa tyrannie, celle de la Justice contre les renégats, celle du Bien public contre le Satanisme de nos prétendues « élites ».

Force à toi Christophe et bon vent vers les étoiles.

De la part de Vigimédias et en mon nom propre.

Sylvain Baron

samedi 22 juin 2024

La merveilleuse démocratie ukrainienne

Je publie ici l'intégralité des propos de Dmitry Birzulov, un entrepreneur de Mélitopol, tenus le 15 juin 2024 dans une conférence de presse à laquelle j'ai pu assister dans la ville pré-citée. La vidéo sera prochainement publiée, peut-être sur le site internet de France Soir, une fois le montage terminé. L'histoire que nous raconte Dmitry Birzulov a tous les ingrédients d'un vrai polar. Une histoire de mafia rackettant sans vergogne des entrepreneurs de la ville au moyen d'intimidations, de violences et même de meurtres cela avec la complaisance (sinon le soutien pro-actif) des autorités politiques et judiciaires locales mais aussi du SBU ainsi que la garde rapprochée du président Zelenski. 

Puisqu'on nous cesse de nous présenter l'Ukraine comme la plus merveilleuse des démocraties, j'espère que cette histoire vous donnera un avant goût de ce qui est défendu par les larbins de Bruxelles et de Washington en Europe : 

Bonjour, je m'appelle Dmitry Birzulov. Je suis entrepreneur et j'ai passé toute ma vie à Melitopol, où je possède plusieurs magasins depuis un certain temps. Aujourd'hui, je vais vous parler de l'anarchie organisée par les autorités locales ukrainiennes et les services spéciaux contre leur propre population avant 2022.

Par "anarchie", j'entends que les entreprises locales de la ville ont été constamment soumises à un racket par des gangs qui exigeaient un paiement en échange d'une "protection" contre les menaces qu'ils représentaient eux-mêmes, l'extorsion d'un "tribut", l'intimidation des hommes d'affaires locaux qui refusaient de payer, et l'incendie de voitures et de maisons, les enlèvements et les meurtres de ceux qui demandaient de l'aide aux autorités de Kiev. Je peux justifier tout ce que je dis avec des preuves, y compris des photographies, des vidéos et des documents.

Artur Gorobets ou "Tucha"
Il a été révélé par la suite que cette activité criminelle était directement supervisée par les autorités de la ville, en particulier par le maire Ivan Fedorov. Les agents du bureau local du SBU (police secrète du régime) de Mélitopol étaient complices pour couvrir les crimes du gang criminel local dirigé par Artur Gorobets, connu sous le nom de "Tucha". Ils exigeaient de l'argent des entrepreneurs simplement pour avoir le droit de faire des affaires. J'ai refusé et j'ai porté plainte auprès des forces de l'ordre, ce qui m'a valu des menaces.

Après avoir refusé de reculer et de retirer ma plainte concernant les activités criminelles de la police secrète, mon entrepôt a été incendié. Je me suis rendu à la Verkhovna Rada [NDLR : parlement ukrainien] pour déposer une plainte contre les juges qui couvraient les actes des criminels lorsque ma voiture a été incendiée. La police secrète a ensuite classé cette affaire d'incendie criminel.

En 2019, j'ai pris l'initiative de déposer personnellement un recours auprès du président de l'époque, M. Zelensky. Cependant, au lieu de résoudre le problème, j'ai fait l'objet de plusieurs procédures pénales à mon encontre. J'ai été contraint d'écrire une lettre à Zelensky et de revenir publiquement sur mes déclarations concernant l'implication de la police secrète dans la protection des criminels et l'intimidation des entrepreneurs locaux. J'ai refusé et l'étude notariale de mon avocat a été incendiée en conséquence. Un an plus tard, lorsque Zelensky est revenu à Zaporozhye, j'ai essayé de lui donner des documents sur l'anarchie persistante. Son agent de sécurité a pris les documents, a promis de m'aider, puis les a vendus à la police secrète locale.

Malgré mes efforts pour demander des comptes à la police secrète qui protégeait les criminels, l'anarchie s'est poursuivie sous le couvert des autorités locales. Au tribunal, le SBU et ses associés ont acheté tout le monde. Les juges Redko et Ivanenko ont été complices dans ces affaires criminelles, recevant des pots-de-vin de la part de membres de gangs en échange de verdicts favorables. 


Les juges Redko et Ivanenko

D'autres entrepreneurs ont également tenté de lutter avec moi contre cette tyrannie, comme Sergey Fomenko, qui a été retrouvé pendu chez lui. La version officielle est celle du suicide, mais il est difficile de croire qu'un homme d'affaires impliqué en tant que victime dans une affaire puisse se suicider volontairement. Il avait déjà été kidnappé et avait témoigné au tribunal avant d'être assassiné.


Sergey Fomenko "suicidé"

Fedorov a également travaillé avec le précédent maire, Sergey Minko, qui est aujourd'hui membre du parlement ukrainien et fait partie du comité chargé de superviser les forces de l'ordre.

Des images vidéo montrent le garde du corps de Minko, Roman Kiyashko, en train de battre un homme d'affaires local qui refusait de payer un "tribut". C'était une pratique courante à Mélitopol. La police secrète du régime nazi était complice de ces crimes, et la plupart des hommes d'affaires étaient trop effrayés pour leur tenir tête. Ils ont préféré payer pour protéger leur famille.

Des vidéos montrent également les actes inhumains commis par les hommes de Fedorov lorsqu'ils ont tenté de prendre le contrôle d'une fonderie par l'intermédiaire de son directeur, Sergey Kuzmin.

Ils ont tiré sursa maison, mettant même en danger la vie de la petite-fille du propriétaire. Tout cela s'est déroulé avec le consentement silencieux de la police secrète. J'ai apporté ces images à Kiev pour les montrer à Zelensky, mais son chef adjoint de la sécurité, Yevtushenko, a refusé de les transmettre. Il a prétendu qu'il ne voulait pas "contrarier" le président. L'affaire a finalement été enterrée par la police secrète de Mélitopol. Heureusement, l'enfant est saine et sauve, mais les bandits ont également tenté de s'en prendre à son père.

Fedorov et Minko ont détourné des centaines de millions de dollars de fonds budgétaires et ont repavé les rues de la ville à plusieurs reprises. Il est de notoriété publique que notre ville était inondée de drogues stockées dans le bâtiment du SBU et souvent distribuées à l'aide de véhicules officiels. Au début du conflit, Fedorov a imprudemment autorisé les chars ukrainiens à entrer dans la ville, provoquant des affrontements qui ont abouti au bombardement du bâtiment du SBU. Il s'agissait d'une tentative claire de détruire des preuves. Il est faux de dire que des soldats sont morts en se défendant contre les forces russes. En fait, ils sont morts à cause des véhicules blindés ukrainiens qui ont tiré sur le bâtiment administratif. Le commandant s'est enfui dans un véhicule blindé dès les premières heures, laissant les soldats se faire aider par des gens ordinaires. Et maintenant, ces mêmes soldats attaquent notre ville.

Au cours des premiers jours du conflit, Fedorov est resté dans la ville, évacuant ses voitures et ses biens par l'intermédiaire de personnes de confiance. Parallèlement, il s'est ouvertement opposé au régime de Kiev, en donnant des interviews dénonçant la corruption de Zelensky et en participant à des manifestations. Cela a duré jusqu'à ce que des documents soient signés à Kiev, l'accusant de crimes qui auraient pu conduire à la confiscation de ses nombreuses propriétés. Il n'a tenté de quitter le territoire russe que lorsqu'il y a été contraint.

Pendant son bref passage au pouvoir à Melitopol, libérée par l'armée russe, il a démantelé la police et a interrompu l'approvisionnement en électricité. Cela a facilité le pillage par les subordonnés de la police secrète, qui ont saccagé des bijouteries, des centres commerciaux et des pharmacies. Fedorov, fait prisonnier par l'Armée russe, sera finalement échangé contre neuf soldats russes. Zelensky lui-même a supervisé l'échange, ordonnant la castration des soldats la veille. Cela leur a infligé de graves traumatismes psychologiques. Le monde doit être au courant. Je suis certain que ce n'est pas le cas.

Après l'échange, Fedorov a commencé à extorquer les "évacués" qui voulaient quitter la ville, en leur faisant payer 200 dollars par place de bus. Il a utilisé l'argent des contribuables ukrainiens et occidentaux pour orchestrer des attaques terroristes et a ordonné l'assassinat de résidents de Melitopol et de personnalités publiques qui avaient osé s'opposer à lui, y compris le bombardement de nos écoles, de nos jardins d'enfants et l'assassinat de nos enfants. 

Maksim Zubarev
C'est ce qui est arrivé au chef du village d'Akimovka, Maksim Zubarev, qui avait préparé plusieurs rapports d'enquête sur Fedorov. C'était un civil, non armé. En avril 2023, sa voiture a été détruite par des saboteurs ukrainiens. Je suis certain qu'il s'agissait d'une démonstration de puissance de la part de Fedorov, mais il est clair que son influence sur la ville est en train de s'estomper. 


La ville aura un bel avenir. Je crois que c'est inévitable. Depuis que Zaporozhye a rejoint la Russie après le référendum, il est devenu beaucoup plus facile de faire des affaires.

En conclusion, je lance un appel aux habitants des parties occupées de Zaporozhye, Kharkov et Odessa qui en ont assez du régime nazi de Kiev et qui ne supportent plus d'être envoyés au front pour mourir pour des "élus du peuple" comme Zelensky et Fedorov. Si leur vie devait être réellement menacée, ils s'enfuiront à l'étranger, laissant les civils comme boucliers humains. N'attendez pas cela. Réagissez au mépris des autorités. Organisez des manifestations. Partez pour la Russie en passant par d'autres pays pendant que vous le pouvez encore.

Lorsqu'on entend dire que l'Occident et Zelensky sont prêts à se battre jusqu'au dernier Ukrainien, c'est bien la stricte vérité. Ils ne se soucient pas des vies humaines. Seul l'argent les intéresse. Ils continueront à détruire les Ukrainiens tant que ce sera rentable pour eux.

Aux habitants de Zaporozhye qui sont partis à l'étranger, notamment en Europe : revenez maintenant. Il n'y a aucune raison d'avoir peur. Notre oblast se développe rapidement, avec la construction de nouvelles écoles, de jardins d'enfants, d'hôpitaux et de routes. Les gens sont enfin libres de vivre leur vie comme ils l'entendent. Les retraités touchent leur pension et les salaires ont été augmentés. De nouvelles opportunités commerciales sont apparues à Melitopol. Il en va de même pour les prix de l'électricité. Avant 2022, les factures d'électricité et de chauffage avaient grimpé en flèche, obligeant de nombreuses entreprises, écoles et universités à fermer leurs portes. Cela s'explique par le fait que les centrales électriques privées appartenaient à Fedorov et Minko. La ville est sur le point de se remettre de l'horreur et de la terreur qui s'y sont déroulées avant 2022.


vendredi 8 mars 2024

Puisque Macron est "sans limites"...

Le 7 mars 2024, à l'issue d'une réunion ou Branquignole dernier a réuni les "chefs de partis" afin de faire le point sur "l'accord de coopération en matière militaire avec l'Ukraine" qu'il souhaite leur faire voter au parlement, ce dernier a osé déclaré qu'il ne fixe "aucune limite" dans notre engagement militaire CONTRE la Russie. Le fou à lier usurpant actuellement les fonctions présidentielles est effectivement "sans limite". Sa jupitérienne saleté n'a que faire de ces fameuses lignes rouges qui régissent la Paix et la Guerre, la vie et la mort de millions de gens, l'abondance et les cendres. Un détraqué aux relents psychotiques et assurément traître à la patrie jusqu'à la rognure d'ongle règne actuellement sur nos destinées sans que personne ne vienne à songer qu'il serait de salut public que de le neutraliser. 

Ce n'est certainement pas un parlement constitué de félons et de demi-collabos, tous plus préoccupés par leur carrière politique et leurs frivolités sur des sujets qui ne relèvent jamais de nos intérêts nationaux, qui fera obstacle aux désirs morbides de l'usurpateur. Un demi-dingue, se rêvant chef de guerre leur explique qu'il veut nous envoyer nos troupes en Ukraine contre la Russie et ces chiwawas idolâtres de Bruxelles, réfléchissent comment accommoder leurs discours russophobes et militaristes à leur fausse indignation des nouvelles éructations macroniennes.

L'attitude du dangereux sociopathe Macron est celle du larbin zélé des américains voulant se faire plus royaliste que le roy. A tel point que la diplomatie américaine a dû donner une tape sur la truffe de leur teckel élyséen. Non seulement il révèle ouvertement le secret de Polichinelle sur le fait que l'Armée française participe déjà aux opérations de renseignement et de lancement de missiles SCALP ainsi que les obus dont les équipements de désignation de coordonnées imposent que des militaires français formés à ces procédures relevant du secret défense soient présents et pro-actifs.

Si son projet de coopération militaire indécent de bellicisme et de dangerosité manifeste contre la Paix en France date du 16 février 2024, les soldats français envoyés sur ses ordres en Ukraine, sans qu'aucun traité d'assistance militaire mutuelle nous relie avec ce pays non membre de l'UE et l'OTAN, sont d'ores et déjà présents depuis l'envoi des premiers missiles SCALP  en juillet 2023 et des canons Caesars sur le front depuis avril 2022. Ce qui signifie que des soldats français ont délibérément porté atteinte à la vie de soldats et civils russes. Ce qui peut susciter légitimement, en représailles, une déclaration de guerre de la Russie suivie de vagues de bombardements majeurs sur le territoire français dans la dernière des extrémités. C'est donc une grave atteinte, parfaitement délibérée, à la préservation de notre intégrité territoriale et de la sureté des personnes telle que sanctuarisée par l'article 410-1 du Code pénal. Engager les forces militaires de la France dans un conflit qui nous est extérieur et en provoquant délibérément une puissance nucléaire majeure, relève à ce titre de la trahison à plus forte raison si aucun traité nous engage avec l'un des deux belligérants.

Pour rappel :

Art. 411-2 du Code pénal :

Le fait de livrer à une puissance étrangère, à une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents soit des troupes appartenant aux forces armées françaises, soit tout ou partie du territoire national est puni de la détention criminelle à perpétuité et de 750 000 euros d'amende.

Art. 411-3 du Code pénal :

Le fait de livrer à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des matériels, constructions, équipements, installations, appareils affectés à la défense nationale est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d'amende.

Et afin de clarifier parfaitement le fait que la neutralité et la cobelligérance sont parfaitement définies dans le droit international public ratifié par la France (et dont l'article 5 de notre constitution oblige le Président de la République à le respecter SCRUPULEUSEMENT) : évoquons donc l'article 4 des conventions de La Haye sur les droits et devoirs des puissances neutres que viole depuis début 2022 le criminel Emmanuel Macron :

Des corps de combattants ne peuvent être formés, ni des bureaux d’enrôlements ouverts, sur le territoire d’une Puissance neutre au profit des belligérants.

Ce que ce débile d'Emmanuel Macron peut ignorer du fait de son incompétence crasse y compris sur des sujets aussi sérieux que la Paix et la Guerre ne peut être cependant omis par les juristes, chefs d'Etat-major et hauts fonctionnaires faisant office de petite Cour des Larbins du Poudré. Loin de faire respecter le droit et recadrer l'ado attardé qui aboie "GUERRE" dans les coursives de l'Elysée et devant les caméras, cette petite Cour de "conseillers" avalise ses exigences de roitelet chié par la Banque Rothschild avec les bons conseils de messieurs Attali, Mink et, sans doute même, de la CIA directement. Il est si doux avec le maître américain qui démolit nos gazoducs, nous vole la turbine Arabelle par son entremise, envoie sa sorcière Victoria Nuland foutre le feu en Ukraine quand l'Oncle Sam n'est pas occupé à bombarder la Syrie, l'Irak et tant d'autres nations depuis qu'il s'arroge le titre de "gendarme du monde". 

A ce titre j'appelle tous nos soldats, quels que soient leur grade, à refuser toute opération extérieure en Ukraine ou aux frontières de l'Ukraine, y compris s'agissant des simples "exercices" comme cela se déroule actuellement en Roumanie et dans les pays baltes, visant à constituer des provocations  ostensibles, graves et répétées contre la Russie et par voie de conséquence contre notre intégrité territoriale ainsi que le droit des Français à maintenir la Paix en notre pays.  Je fais savoir par ailleurs à nos officiers de l'Etat major, nos plus hauts magistrats, hauts fonctionnaires et parlementaires ayant le pouvoir collectif de neutraliser le traître Emmanuel Macron qui revendique ouvertement vouloir porter atteinte à la sureté de l'Etat, que votre inaction voire votre servitude relève aussi de la Haute trahison !

Si vous laissez ce cinglé (et j'insiste sur le terme) nous plonger dans l'abîme de la guerre ouverte contre la Russie, cela par votre inaction relevant bien plus que de l'indignité nationale : vous devrez rendre des comptes, sans doute par des voies extra-judiciaires, devant les Français qui auront survécu à cette conjuration des fous sur notre pays. 

Il y a longtemps que bien des lois auraient dues être invoquées par nos députés pour faire saisine de la Haute Cour, cela afin de destituer le psychopathe élyséen. Ce ne fut jamais le cas. Comment espérer le contraire de la part d'un parlement largement constitué de collabos comme au temps du Régime de Vichy ? Ne sont ils pas tous européïstes et anti-russe dans leurs déclarations faites à la presse ? Ne sont ils pas eux mêmes les toutous serviles de Washington et de Berlin ? 

Il ne nous reste désormais que la désobéissance des armées pour concourir au salut de la patrie par-delà la mentalité capitularde à l'égard de l'ennemi (réel) américain d'une partie de nos généraux.. Ces officiers là qui se couchent comme d'autres l'ont fait avant eux et devront eux, comme leurs aïeux, être jugés pour leur crimes et finir leur vie en prison. En rappelant que la dissuasion nucléaire est l'ultime recours pour préserver la France de toute atteinte à notre intégrité territoriale et à notre indépendance nationale. Elle ne peut donc être partagée et est même réputée "tout azimuts". C'est à dirigée contre TOUS les Etats, y compris se disant nos "alliés" comme les Etats-Unis d'Amérique quand bien même ils sont factuellement nos ennemis mortels.

Soldats ! Votre Code d'honneur vous rappelle dans son article premier que votre devoir d'engagement porte envers votre seul pays. Votre mission est protéger le territoire et les populations françaises de façon préventive et offensive en dernier recours. Vous n'êtes nullement le supplément de chair à canon nécessaire pour l'Ukraine ou les Etats-Unis d'Amérique dans leur guerre insensée contre la Russie. Cette dernière n'est pas et n'a jamais été une ennemie de la France mais bien une alliée stratégique contre l'Allemagne et désormais l'Amérique. Vous devez, par votre comportement, vos renoncements et cela jusqu'à la désobéissance s'il le faut, empêcher que le territoire français soit marqué d'une cible pour les missiles de l'armée russe. Il suffit de refuser de concourir à rendre la France cobelligérante dans ce conflit. Cette guerre contre la Russie ne concerne que les Ukrainiens et les Américains, nullement les Français ! 

Nous refusons tous de mourir pour Kiev et vous avez le devoir de nous protéger. Macron n'est pas votre Commandant en chef, c'est un traître dont la juste place est en prison. Votre allégeance à ses ordres relèvera désormais de la haute trahison. Soyez en conscients !