dimanche 16 juin 2013

La Décroissance pour les nuls !

En 1956, lors d'un meeting de l'American Petroleum Institute à San Antonio, un certain Marion King Hubbert, géologue de son état, fit la prédiction que la production de pétrole des États-Unis d'Amérique atteindrait son pic vers 1970 avant de décliner. Raillé par ses confrères et toute une industrie pétrolière, il n'en demeura pas moins que l'histoire lui donna raison. C'est peut être pour cette raison que suite au constat cinglant que la finitude des ressources se confrontait à l'idéologie productiviste, qu'en 1972, Denis Meadows publiera un rapport anticipant le fait qu'il serait impossible à terme de maintenir un modèle économique basé sur la foi en une croissance éternelle.

C'est pourtant durant les années 70 que le libre échange devint la doctrine en vogue, avec son cortège de dérégulations monétaires, financières et commerciales et une explosion de la consommation d'or noir dans le monde. Les Cassandre n'ont qu'à bien se tenir, il n'est pas de bon ton d'organiser l'économie au profit de la Souveraineté alimentaire et énergétique des peuples. Il vaut mieux gaspiller les ressources et les vies humaines, au seul profit d'une microscopique classe d'ultra-riches. Et pourtant, l'Agence Internationale à l’Énergie tentera un timide rappel à l'ordre en 2010, en affirmant que le Peak Oil avait été franchi en 2006.

Ce qui signifie que nous sommes aujourd'hui sur un plateau de production, et que nos irresponsables politiques auront beau faire la politique de l'autruche, le retour de bâton aura raison de leur idéologie in fine.

Le Monde s'est essayé à de nombreux modèles économiques. Le Colbertisme a longtemps régné en France quand le Royaume-Uni, l'Allemagne et les U.S.A s'enchantaient du libéralisme avant une brève période Keynésienne introduite par le plan Marshall. Le monétarisme sera ensuite la doctrine pour tout le monde occidental. La Russie et les pays d'Amérique du Sud qui la suivront, goûteront aux joies et défaites du communisme, et au final, un seul modèle économique ne sera jamais mis en œuvre : La Décroissance.

Au sens des contraintes qui s'opposent à nous aujourd'hui, ce dernier modèle est pourtant moderne du fait de sa pertinence. Beaucoup de penseurs l'ont imaginé comme Serge Latouche ou Paul Ariès, mais finalement peu de Français savent exactement quelle forme cela pourrait prendre du fait que la Décroissance est au moins autant ostracisée et diabolisée médiatiquement et politiquement que les questions de Souveraineté Nationale.

Alors démystifions un peu les choses et offrons quelques éléments de compréhension. Pour commencer, la Décroissance est nécessairement une économie de planification. Elle impose très clairement qu'un pays dispose de tous ses outils fiscaux, monétaires, commerciaux et démocratiques pour la mettre en musique. Voila pourquoi j'en suis venu à m'intéresser aux questions de Souveraineté et finir par dénoncer notre rattachement à l'Union Européenne. Cette institution nous fait perdre un temps précieux s'agissant d'enjeux qui dépassent très clairement ce que des Asselineau, des Dupont Aignan, des Nikonoff et plus encore des Marine Le Pen peuvent expliquer. Il ne s'agit pas seulement de notre « Liberté à disposer de nous même » à restaurer, il s'agit de réformer en profondeur et de toute urgence notre système économique et industriel pour garantir aux Français qu'ils auront toujours des nouilles dans leur assiette, pétrole cher ou pas.

Acte 1 de la réforme donc, sortir au plus vite de l'Union Européenne. 

Mais ensuite, que fait-on ?

L'acte 2 consistera à nationaliser de toute urgence les entreprises réellement stratégiques, à commencer par TOTAL, Air Liquide, E.D.F, Areva et Renault Véhicule Industriel.

Concomitamment, il y'aura une réorganisation de la fiscalité (que nous verrons plus loin) et des investissements massifs dans les technologies de l'après-pétrole. Tout d'abord, nous citerons l'expérience Bio-Fuel System qui mérite d'être généralisée à toutes les industries rejetant d'importantes quantités de dioxyde de carbone. Sans trop m'attarder sur des explications techniques que vous pourrez trouver en cliquant sur le lien ci-avant, ce procédé technologique permet de synthétiser du bio-carburant par le recyclage du CO² par des micro-algues. L'usine pilote d'Alicante permet de produire ainsi 220.000 barils par an en recyclant 450.000 tonnes de CO². La France dispose de 1160 installations industrielles rejetant du CO². Si l'on tient compte des rejets des 34 plus gros émetteurs nationaux, nous avons donc un total 78 Millions de tonnes de gaz carbonique que nous pourrions théoriquement transformer en près de 38 Millions de barils de pétrole. Évidemment, tout n'est pas rose, et différentes contraintes techniques s'opposeront à ce qu'un tel objectif soit atteint. Néanmoins, définir un objectif est la base de toute révolution industrielle. Cela fait travailler des ingénieurs, des ouvriers et des techniciens dans le seul but de tendre au plus près, voir de dépasser cet objectif.

Mais avec 657 Millions de barils consommés par la France chaque année, nous sommes encore très loin de pouvoir satisfaire à nos besoins vitaux, même en les rationalisant drastiquement. Ainsi, d'autres technologies que je vais citer pelle-mêle devront elles aussi obtenir des investissements massifs de l’État : La production, le stockage et les motorisations à hydrogène, avec notamment la piste de l'acide formique pour faciliter son conditionnement, les voitures à air comprimé, le recyclage des huiles alimentaires usagées en pétrole de synthèse, la production de bio-carburants avec des algues et des graines oléagineuses, la méthanisation et les véhicules GPL, et un peu les véhicules électriques sachant que leurs batteries sont constituées de terres rares (qui portent bien leur nom). D'ailleurs, contrairement à ce qui est actuellement souhaité par les constructeurs, une obligation de dimensionner les batteries aux mêmes normes se devra d'être instituée.

Toutes ces solutions ne représentent que 10 % de notre consommation de pétrole. Il faut le garder en tête, car la technologie contrairement aux sophismes entendus partout, NE PEUT PAS TOUT !

D'autres investissements importants seront en lien avec l'utilisation de la fiscalité. Ainsi, pendant que nous commencerons à construire des paquebots de transport rapide (et non de croisière) et des petits navires de transport de personnes et de marchandises à voile, nous étendrons et améliorerons les réseaux ferrés et transports urbains. Nous augmenterons la fiscalité sur les produits pétroliers, le transport aérien (particulièrement intracontinental), ainsi que sur les véhicules particuliers développant une puissance supérieure à 6 chevaux. Une taxe kilométrique sur le transport de marchandises en plus des restrictions douanières permettra de limiter les importations à ce que nous ne pouvons pas produire en quantité et en qualité suffisante pour satisfaire les besoins de la population.

Le rail deviendra la solution de transport de personnes et de marchandises la moins onéreuse pour les distances comprises entre 200 et 3000 Km à l'intérieur de l'Europe. Ce qui signifie en outre, que la sortie de l'Union Européenne ne signifie en rien la fin des échanges et des projets intra-européens. Bien au contraire, jamais les Etats n'auront eu autant de possibilités d'agir rapidement sur leur propre économie, et à une échelle plus globale par des accords bilatéraux sur des projets technologiques et infrastructurels. Autant que possible, nous tendrons vers la gratuité des transports urbains pour décourager l'utilisation abusive de la voiture.

La régulation drastique des échanges commerciaux aux réelles nécessités alimentaires, d'hygiène et de confort peut permettre des économies supérieures à 30 % de nos besoins en pétrole. Car il y'aura en outre des transferts d'emplois du secteur aéronautique et du transport routier vers le transport ferroviaire et maritime. Cependant, la limitation des dépenses énergétiques impose aussi la réduction des vitesses de transport. L'une des réformes les plus difficiles de la planification de la Décroissance, sera de limiter par construction la vitesse des véhicules économes de carburant à 120 Km/h, et 100 Km/h pour les autres véhicules. Cela afin d'inciter la population à changer de véhicule (grâce à des incitations fiscales et une reprise de contrôle du secteur bancaire), et réduire ses dépenses énergétiques mécaniquement. Les camions eux même verront leur vitesse maximum passer de 85 à 75 Km/h. Ils seront toutefois prioritaires sur les carburants synthétisés par la France en terme de fiscalité, car ce que beaucoup de citadins ne parviennent pas à comprendre, c'est que leur nourriture n'arrive pas par miracle dans leur assiette.

Pour cette même raison, il s'agira aussi de collectiviser toutes les terres agricoles (autre réforme difficile) et les allouer gratuitement à tous les Français souhaitant devenir éleveurs ou exploitants agricoles, cela dans des normes agronomiques radicalement changées. On privilégiera des petites surfaces inférieures à 10 hectares pour chaque exploitant plutôt que des milliers d'hectares pour des industriels de la monoculture. La fiscalité sur le foncier agricole disparaîtra. A partir des fondamentaux géographiques et climatiques, cette agriculture devra proposer une diversité de production très importante tout autour des grandes agglomérations et permettre les circuits les plus courts que possibles. L'exode urbain à initier est extrêmement puissant, il s'agit de 10 Millions de Français à inciter à s'installer dans les campagnes. Et le chiffre pourra s'amplifier en considérant toutes les activités de commerce et de services publics à relocaliser dans les zones rurales pour les mêmes raisons.

Autre réforme particulièrement douloureuse de la Décroissance : démanteler les hypermarchés. Ces derniers sont sources de gaspillage énergétique, alimentaire et humain du fait de leur modèle économique. En jouant sur le quantitatif pour faire baisser les prix et en s'appuyant sur un maillage logistique particulièrement dense et internationalisé, l'hypermarchandisation de nos biens de consommation courants et plus encore de notre nourriture, accélère notre confrontation avec le mur de la pénurie de toutes les ressources. Le démantèlement suivra un ordre assez simple : La première année, nous interdirons aux hypermarchés de vendre du poisson frais et des produits de la mer. Nous leur proposerons en revanche d'ouvrir des poissonneries dans les quartiers et les villages. Les salariés du secteur, touchés de façon directe ou indirecte par la réforme auront le droit à des formations et des aides à la création d'entreprise ou seront aiguillés vers d'autres offres d'emplois. Il n'y aura rien à craindre, en situation de révolution industrielle, il y'aura un boom de l'emploi et nous aurons surtout à gérer une pénurie de main d’œuvre. L'année suivante, ce seront les fruits et légumes. Puis la viande, les œufs, le fromage, le pain, etc...

Ce sera un démantèlement progressif et concerté, et afin de rassurer les plus consuméristes d'entre vous, les petits supermarchés de ville ou de campagne ne seront pas forcément sanctionnés par la réforme. Tout sera question d'optimisation de l'emploi et des normes d'achat et de distribution.

A ce stade, la France commencera donc à se réorganiser. Nous pourrons voter des lois pour imposer la fin de l’obsolescence programmée et veiller à former des artisans réparateurs de nos biens électro-ménager, dont les services deviendront moins cher que le changement d'un appareil. La fiscalité jouera à plein encore une fois, en veillant à ce qu'un appareil soit suffisamment onéreux (mais durable) pour que le subventionnement de la formation et l'emploi des réparateurs puisse compenser les coûts sur le long terme et jouer sur la durée de vie de nos biens de confort.

Les emballages plastique auront vocation à disparaître presque complètement au profit du papier, ou de la consignation d'emballages en verre par exemple. Pendant que nous construirons des centrales à charbon raccordées à des systèmes B.F.S, nous pourrons peu à peu mettre à l'arrêt les réacteurs nucléaires les plus anciens, tout en cherchant à diversifier notre production d'énergie par un renouvelable géré plus logiquement (les champs de ventilateurs géants seront offshore plutôt que terrestres par exemple), et faire des économies sur la vitesse des trains, l'extinction d'une grande partie de l'éclairage public et routier entre minuit et cinq heures du matin et l'isolation de tous les bâtiments publics et privés.

Je ne peux évidemment pas rentrer dans tous les détails, mais voilà la première grande étape de la Décroissance durant 5 à 10 ans (nous jouerons contre la montre), il s'agira d'abord et avant tout d'une révolution industrielle. Les tenants de la propagande visant à faire croire que les Décroissants veulent ramener l'humanité à l'âge de pierre en seront pour leurs frais. Ce n'est pas nous qui désindustrialisons la France et refusons l'innovation technologique et sociale. Ce sont les idéologues de la croissance éternelle. 

Cependant, la Révolution industrielle ne fait que préparer le terrain. Car pour décroître, il faut ralentir la production en amont, et la consommation en aval. Cela par une canalisation de l'immigration d'une part, et le changement du mode d'attribution des allocations familiales d'une autre part. On subventionnera fortement l'enfant unique, un peu moins le second enfant, et on cessera d'accorder des allocations aux ménages souhaitant un troisième enfant. La loi ne sera évidemment pas rétro-active et n'interdira à personne de faire autant d'enfants que souhaités. En vérité, elle générera dans un premier temps un boom démographique puis un recul en douceur de celle-ci. Tous les cinq ou 10 ans, il faudra cependant faire une relance de la démographie pour maintenir un taux d'actifs au moins équivalent au taux d'inactifs. Dans l'idéal, nous réduirons notre population de moitié sur un siècle. Car il faut bien comprendre qu'en réduisant (surtout dans les pays industrialisés) la démographie, on réduit mécaniquement le poids de la consommation et donc de notre impact sur les ressources énergétiques et biologiques restantes.

Autre nécessité sociale et sociétale accompagnant ce changement de paradigme : l'institution d'un salaire de vie. De la naissance jusqu'au décès, chacun touchera une somme d'argent proportionnelle aux besoins de son âge et de son statut social. Les personnes en situation de toucher un salaire ou une rente supérieure au montant du salaire de vie, verront ce dernier suspendu. Le salaire de vie annule de fait la nécessité des bourses aux étudiants, le R.S.A, les allocations chômage et les retraites. Ce qui permettra des économies de structure très importantes, tout comme nous pourrons en faire sur la sortie de l'U.E, le démantèlement des Conseils Régionaux (avec transferts de leurs prérogatives vers les départements et l'Etat), et d'autres institutions et administrations connues pour leur inutilité ou leurs redondances.

Le temps de travail sera alors réduit par la loi progressivement, avec un objectif d'une semaine à 25 heures maximum. Cela pourra être aménagé pour les artisans/commerçants seuls maîtres de leur temps, ainsi que sur du temps plein hebdomadaire pour les salariés, moyennant obligation d'être à l'arrêt sur plusieurs mois. Ce qui s'harmonisera d'ailleurs avec des temps de transports nationaux et plus encore internationaux s'allongeant. Certains impôts pourront aussi disparaître presque complètement comme l'impôt sur le revenu (sauf pour les très hauts revenus) et l'impôt sur les sociétés (notamment s'agissant des TPE-PME). La TVA modulée pour orienter notre consommation et la fiscalité sur les échanges de marchandises et l'énergie suffira amplement à abonder les ressources publiques, en plus du plein emploi généré.

Pour conclure, la Décroissance n'est pas seulement un modèle économique « mécaniste ». Au contraire, le tort autant que l'intelligence de ceux qui la prônent, est de focaliser leur discours sur sa dimension philosophique. Et elle peut se résumer à deux questions que je vous laisserais le soin de méditer : Naissons-nous pour travailler, ou pour expérimenter la vie réellement ? Est ce que retrouver du temps pour faire autre chose que travailler, n'est il pas finalement une aspiration sociale légitime après autant de siècles de productivisme et de cupidité ?

La Décroissance est de loin le seul modèle qui se propose de répondre à cette question.


mercredi 12 juin 2013

Message à la Dissidence Française : gardez espoir !

A chaque jour son nouveau cri d'alarme. Avant hier ce fut une rixe qui coûta la vie à un jeune garçon et permit tous les rattrapages politiques les plus ignobles. Hier ce fut une télévision publique Grecque que son gouvernement fermait brutalement, faisant peser  un lourd présage sur l'avenir de toute l'Europe.

Chaque nouvelle publication évoquant une trahison fait agiter des millions de doigts sur les claviers. Le Peuple éduqué, qu'il soit communiste, socialiste, décroissant, anarchiste, royaliste ou gaulliste s'insurge de concert contre une oligarchie de voyous, dont le maintien dans les institutions de l'actuelle République ne tient plus qu'à un fil.

La France est une cocotte minute et tout le monde le sait. De la Dissidence éclairée à l'ouvrier abattu qui ne comprend rien à ce dépeçage de la Nation, de l'activiste exalté au politicard qui déjà, surveille notre Armée et tente vainement de nous faire croire qu'il s'oppose à une institution qu'il a lui même engendré et qu'il soutient avec ferveur. Tout le monde le sait...

Pendant ce temps là, la Dissidence règle ses comptes et tente de démonter patiemment la propagande. La Gauche de ce pays était une cible facile pour l'oligarchie mondialiste. Il suffisait de faire vibrer sa corde internationaliste pour lui faire croire en une éternelle "autre Europe".

Mais les nœuds se dénouent peu à peu, car rien ne peut aller à l'encontre d'un Peuple qui malgré ses dissensions, se parle, et cherche à concilier ses points de vue. D'un Parti Communiste agonisant sont nés le Pôle de Renaissance Communiste Français, le Parti Ouvrier Indépendant et le Mpep. Leurs militants ne sont pas moins internationalistes que les sympathisants du Front de Gauche, mais leur œuvre de pédagogie commence à porter ses fruits. Si Monsieur Mélenchon annonçait demain qu'il acceptait le principe de la sortie de l'U.E, l'euro et l'OTAN, la totalité de ses partisans salueraient son courage et sa clairvoyance.

Il en va de même pour Monsieur Dupont-Aignan et Madame Le Pen. La Dissidence éclairée, d'où qu'elle vienne et qu'importe ses opinions, est bien plus unie que ce que l'on souhaite nous faire croire. Les postures alter-européïstes d'hier sont des coquilles vides que chacun tente de légitimer tantôt par le principe de Constituante permettant le retrait pur et simple de l'U.E, tantôt par des déclarations de presse de ses candidats respectifs.

En vérité, ce n'est même plus la sortie des Traités Européens qui divise et effraie, c'est ce que l'on ferait après. Car il y'a un grand vide de projection pour des gens a qui l'on a toujours demandé de haïr l'autre en fonction d'une opinion politique différente.

Et pourtant, ce vide se comble car les mêmes conférences, les mêmes penseurs, les mêmes idées naviguent d'une chapelle à l'autre. Le communiste Bernard Friot a réussi malgré lui à chatouiller la fibre sociale du Peuple qui s'instruit, cela dans tous les bords politiques. Claude et Lydia Bourguignon sont connus de tous les dissidents, et tous souhaiteraient voir leur modèle agronomique appliqué, en plus de la permaculture pour les légumes, et des terres octroyées à tous ceux qui sont fatigués d'une vie citadine stressante. Frédéric Lordon nous émerveille de sa sagesse et de sa tranquillité pour nous suggérer de dénoncer la dette contractée par les fripouilles en col blanc. Etienne Chouard a su nous interroger sur la pertinence du scrutin électif, ne serait-ce que pour mandater des députés. Jean-Marc Jancovici, certes contesté par des anti-nucléaires, n'en demeure pas moins entendu sur les différentes stratégies pouvant nous permettre d'économiser beaucoup de pétrole.

Et ce ne sont que les penseurs les plus connus, bien d'autres sont entendus et apportent leur lot de bonnes idées.

Aujourd'hui, l'heure n'est plus à la querelle. Il ne s'agit plus de savoir qui a le meilleur représentant à proposer pour une élection qui n'interviendra que dans quatre longues années, mais quel programme allons nous bâtir ensemble pour l'imposer au pseudo Président actuel, quitte à le destituer par une Résistance pacifique s'il n'obéit par au Peuple Souverain de France.

Les réseaux sociaux sont sans doute la plus merveilleuse technologie qui ait permis l'essor d'une véritable Démocratie Directe. Pour l'instant, la Dissidence tente de s'attacher à ses vieilles querelles pour faire exister encore un peu ce qu'elle croît être des aspirations différentes. Mais au bout de chaque dispute, les mêmes constats se recoupent : la Dissidence a plus de valeurs communes qu'elle n'a de réelles oppositions.

Bien entendu, il y'aura toujours des sujets qui généreront des débats contradictoires et souvent passionnés. Mais demandez à l'ouvrier qui vote Front National ou au professeur d'école électeur du Front de Gauche, s'ils souhaitent que les banques soient nationalisées et que le gros de notre dette soit répudiée. Tous les deux de concert hurleront un grand oui !

D'ailleurs, demandez leur d'énumérer toutes les entreprises stratégiques qu'ils souhaiteraient voir nationalisées, et vous rirez de les voir lancés sur un concours quant à celui qui aura le dernier mot. Ces Français que l'oligarchie souhaitaient voir se diviser sur quelques sujets sociétaux, ont pourtant tellement de points de vue en commun qu'il est totalement improbable que le temps ne parviendra pas à les faire asseoir à une table des négociations pour bâtir un programme unitaire. Il ne faut donc pas désespérer. Il faut s'imposer l'écoute, le respect des opinions partisanes, et la confrontation des propositions. On ne construit rien sans proposer une idée, sans la jeter dans le bouillon intellectuel de l'autre camps, et s'accorder ensuite sur les amendements populaires qui lui sont faites.

Internet est une immense Assemblée Nationale. Mais nous avons l'avantage de l'écrit pour nous discipliner et construire nos arguments. Nous avons la compréhension de nos différences pour savoir accepter des consensus. Pour peu que chacun y réfléchisse, ce n'est même pas sur un programme d'un C.N.R 2013 que nous pourrions trouver des difficultés. Car quand celui-ci sera rédigé par les forces de gauche et de droite, cela en passant par les milieux alternatifs, restera la question sensible des représentants à nommer. Il y'aurait alors deux solutions  :

La première - et je pense que ce serait le mieux - de ne nommer que des seconds couteaux ou des personnes ayant l'esprit de consensus dans chacun des clans politiques, en plus des meilleurs techniciens de l'assainissement que j'ai cité plus haut. Ces gens seraient notre Gouvernement Populaire, ils auraient mandat pour quatre ans, et se devraient d'assainir la France pour nous.

La seconde serait de nommer les responsables politiques de chacune de nos chapelles et leur octroyer une tâche particulière. Mais ce serait selon moi une grave erreur, car ces gens ont contribué volontairement ou non à nous diviser. Ils portent en eux les germes de nouvelles divisions à un moment où le Peuple aurait tout intérêt à se fédérer, car il faut bien entendre qu'il y'aura de la sueur et des larmes durant cette période de transition. 

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas perdre espoir, car les idées ont fait leur chemin. Rester dans l'entre-soi pour débattre est sans intérêt. Il faut discuter avec ses "opposants". La politique de la main tendue est toujours la meilleure. 

Bien sûr il y'aura toujours des désaccords, des querelles et parfois malheureusement les insultes des plus exaltés.  Mais vous devez en appeler à votre sagesse et passer outre ces désagréments. Il est une nécessité de chercher tous ensemble ce qui peut nous mettre d'accord, plutôt que de se battre sur ce qui nous divise. Proposez vos solutions, et acceptez les critiques. Quand le tour d'une question est fait, ayez à cœur  de définir sur quels points socio-économiques et géopolitiques vous étiez finalement d'accord. Ce sera notre plus petit socle commun. Oubliez vos attaches partisanes et débattez entre simples Français. Vous verrez alors que la patience, le respect accordé même à celui qui vous insulte, finit toujours par porter ses fruits.

Car il ne s'agit pas seulement de nous ! Partout en Europe et principalement sur les rives de la Méditerranée, d'autres peuples sont en souffrance. Tous les Français ne sont certes pas internationalistes mais nous sommes un Peuple assurément universaliste. Comment pouvons nous laisser le fier Peuple Grec qui a inventé la Démocratie se mourir du fait de nos querelles intestines sur ce Diable Européïste ? Comment pouvons nous laisser l'Afrique subir tous les outrages du fait de nos chamailleries sur un petit bout du Monde qui est bien trop riche de diversité pour devenir une seule et même Nation, alors que les Tchadiens et les Sénégalais partagent avec nous une même langue ? Si les Africains avaient une haine si grande par rapport aux erreurs de nos aïeux, croyez vous qu'ils auraient souhaité conservé une langue commune avec nous ? Certes le reste de l'Europe nous est proche géographiquement, mais c'est bien sur le Monde entier que la France a intérêt à s'ouvrir.

Si la France quittait l'Union Européenne, la Grèce pourrait immédiatement rétablir le contrôle des capitaux et battre une foison de Drachmes pour faire cesser cette spirale récessive infernale. Et il en irait de même pour l'Espagne, le Portugal, l'Italie, Chypre, la Slovénie et l'Irlande.

Car sans la France, l'Union Européenne n'est plus. Cela ne signifie pas la fin d'une amitié, ce serait au contraire la reconstruction d'une Solidarité sur la base du respect de nos indépendances nationales respectées. Car la France comme les autres pays de l'arc Méditerranéen ne peut que s'affaiblir si elle ne dispose pas de sa boite à outil pour gérer son bien être social. L'euro est un outil politique et une arme de destruction sociale massive des Banksters. Il est le Symbole qu'il nous faut détruire. Nous pouvons le faire, ce n'est pas si compliqué. Nous n'avons même pas besoin de nos représentants pour l'abandonner dans les faits.

Gardez espoir, car loin de diviser, cette affaire est entendue. Le sens critique l'emporte sur les déclarations de nos responsables politiques. L'intelligence et le désir d'émancipation sont des trésors partagés par tous. Il n'y a désormais plus d'affreux gauchistes et plus aucun salaud de droite. Il y'a des Français révoltés qui discutent et cherchent les moyens de raccrocher les wagons.

 Gardez espoir, car de toute façon, nous le savons tous : nous sommes en train de vivre un grand moment d'Histoire !


samedi 8 juin 2013

Dieu est-il Musulman, Juif ou Catholique ?

Voila un billet un peu particulier aujourd'hui, car je souhaite ici y exprimer un questionnement vis à vis des religions, et plus encore de leur apport en ce deuxième Millénaire, et particulièrement en France.

Qu'on ne s'y trompe pas, je ne suis pas un opposant imbécile de la foi religieuse. Je suis moi-même croyant. Mais j'aimerais apporter une réflexion qui me semble aller de soi, et qui étrangement, ne semble que peu véhiculée à une ère où croire en Dieu n'est plus un privilège réservé aux fidèles d'un culte particulier, mais bien à l'ensemble de la communauté des êtres humains, à partir d'un raisonnement philosophique, d'une simple conviction intime, ou bien encore d'une expérience mystique.

Je n'ai embrassé aucune chapelle religieuse, bien que je fus baptisé catholique peu après ma naissance. Adolescent, je n'étais pas encore croyant, mais j'étais déjà curieux. Aussi, durant quelques semaines, j'allais à la messe le dimanche avec des voisins pour voir à quoi cela ressemblait. Inutile de vous dire que pour le gamin que j'étais à l'époque, cela me paraissait au premier abord terriblement ennuyeux. Mais surtout, ce qui me marqua et m'amena ensuite à fuir les religions, c'est que je découvrais que les mômes qui se comportaient en petits tyrans de cour d'école, devenaient subitement de fervents et angéliques chrétiens dans la petite église de ma commune.

Ce fut une leçon que je retins et qui jamais ne me quitta ensuite : Aucune chapelle, aucun parti politique, ou mouvance quelconque ne peut se targuer de "fabriquer" de braves gens réellement humanistes et ayant l'amour de leurs prochains. Quelles que soient les valeurs véhiculées, et aussi nobles soient-elles, les êtres humains altèrent bien vite les grands idéaux s'ils peuvent y trouver leur bon plaisir.

L'être humain est une âme névrosée et enfermée dans une petite boite de chair et d'humeurs, qui fait le choix de s'élever par la curiosité de tout, l'empathie et la hauteur de vue, ou au contraire d'adopter une doctrine, des artifices ou des coutumes pour ne jamais rien remettre en question et prendre ainsi le risque d'être constamment manipulée par ceux qui prétendent lui insuffler les valeurs les plus nobles.

De fait, croire en Dieu n'est pas croire en une religion. C'est embrasser la conviction que nous ne sommes pas le fruit d'un néant improbable, mais bien le résultat d'une pensée qui s'est matérialisée en l'univers, en la vie et en nous-même. En tant que croyant, je ne peux définir ma conception philosophique qu'en reconnaissant être le fruit d'un songe de quelque chose qui est en moi et en dehors de moi.

S'il me plaisait de définir ce que pourrait être l'âme, alors il me faudrait me déshabiller de ma chair, car elle est une source d'altération de ma propre conscience. Si j'ôtais donc à mon esprit, ma peau, mes muscles, mes organes et mes os, que me resterait t'il ? Quelque chose d'immatériel qui pense. Mais ce quelque chose ne subirait plus les endorphines, la testostérone ou encore d'adrénaline qui inondent mon cerveau et modifient ma perception d'un problème à résoudre ou l'analyse de mon environnement immédiat. En outre, sans ce corps, je ne disposerais plus de mes organes sensoriels. Et puisque nous postulons ici que l'âme existe, à partir de quels mécanismes pourrait-elle rester connectée à l'univers ? Peut-être pourrions nous supposer avec un peu d'audace, qu'en se soustrayant à l'échelle humaine, l'âme revient à un niveau plus quantique où ondes vibratiles, champs de force et particules chargées électriquement lui permettent de ressentir son environnement.

Et Dieu alors, que serait-il dans tout cela ? Si je devais formuler un raisonnement, j'aurais tendance à imaginer qu'il est tout ce qui existe. De la particule au caillou, du Soleil au moindre insecte qui trottine sur le sol. Tout serait finalement âmes à la dérive ou cloisonnées dans une petite boite minérale, métallique, chimique ou organique. Ce qui différerait seraient les niveaux de conscience de ces âmes. Mais toutes s'aggloméreraient en des entités un peu plus puissantes. Des entités un peu plus chargées de connaissances, de souvenirs de pouvoir d’interaction avec un environnement matérialisé par des étoiles, des astres, des montagnes et des êtres humains. Et ces entités, s'agglomérant entre elles construiraient des entités toujours plus puissantes, jusqu'à ce que leurs savoirs cumulés forment un Tout, ou Dieu, comme nous l'appelons en terre catholique.

Voila donc une réflexion que beaucoup de curés, rabbins et imams considéreraient comme impies. Car aucun de leurs livres ne parlent finalement de Dieu et des âmes sans édulcorer ces concepts d'un anthropomorphisme saisissant, et de valeurs morales qui n'ont rien à voir avec Dieu. Car puisque la notion de mal existe, comment peut-on suggérer que Dieu puisse avoir une morale ? Comment peut-on suggérer que Dieu attende de nous que nous embrassions certaines valeurs pour légitimer notre foi, quand il s'agit de se forger des valeurs au nom de notre propre part d'humanisme, plus simplement ? Si le mal existe, c'est par ce que l'être humain existe et qu'il est imparfait. Dès lors qu'il se forge des points de vue idéologiques figeant sa pensée, par un mécanisme paresseux de défense de l'ancrage au Monde dans lequel il s'est institué, il se met à combattre l'idéologie tierce qu'il considère comme un danger très sérieux aux acquis qu'il ne veut pas remettre en cause.

Les idéologies religieuses et politiques sont ainsi la première source de division des êtres humains, et ils sont prêts parfois, lorsque la détresse sociale arrive à son apothéose du fait d'une idéologie dominante à l'agonie, à faire couler le sang pour rétablir leurs propres systèmes de valeurs et garantir ainsi leur confort intellectuel. Et lorsqu'une idéologie est renversée par une autre, déjà le terreau du prochain versé s'institue. En outre, notifions qu'il y'a aussi les cerveaux malades dans quelques corps, ayant capacité à exacerber les pulsions meurtrières et sadiques des âmes qu'ils contiennent. Car la pensée du mal existe en chacun de nous. C'est notre empathie et notre amour d'autrui qui parvient à canaliser notre fascination pour la violence et la cruauté. Les religions n'apportent strictement rien à l'affaire. Bien au contraire, en tant que cultes et donc de champs intellectuels fermés et irréformables, elles contribuent malgré leurs plus pacifiques prêcheurs, à générer des fous.

Les femmes brûlées au Moyen-Age, celles qui sont aujourd'hui lapidées au Pakistan où les Palestiniens bombardés en Terre Sainte ne sont que les quelques exemples qui démontrent qu'au nom de Dieu, des hommes endoctrinés à une idéologie religieuse peuvent légitimer la pire des barbaries. 

Ainsi, à l'ère où l'humanité discute sur les réseaux sociaux, où les flux de personnes permettent les échanges et réflexions entre des univers intellectuels, culturels et cultuels si différents, il est étonnant que personne ne remette en cause tant d'idéologies qui aussi respectables puissent-elles être, continueront de générer de la souffrance par leur caractère indépassable.

Car Dieu est-il Musulman, Juif ou Catholique ? Il est fort probable que ce quelque chose qui nous a engendré doit tour à tour sourire ou se désoler que la communauté des hommes privatise ainsi une foi commune en de petites boutiques qui resteront toujours dirigées, voir manipulées par des hommes. Certes, tous les prêcheurs ne sont pas des Ayatollahs haineux distillant des appels au meurtre, mais aucun n'oserait remettre en cause les valeurs morales multiséculaires inscrites dans le Coran, la Bible ou la Torah. Et pourtant de l’interprétation que chaque être humain peut en faire, peut s'ouvrir l'émancipation des hommes ou au contraire des bains de sang.

La Terre est une gigantesque Babylone qui a encore le choix d'une élévation spirituelle, sociale et écologique, ou au contraire laisser des idéologues et quelques êtres humains aussi cyniques que cupides détruire le bien le plus précieux que nous ait offert Dieu : La Vie.

Pour cela, il serait logiquement nécessaire, ne serait ce que du point de vue spirituel, que la communauté des croyants rédige son prochain livre sacré, et qu'elle se garde bien d'y définir des valeurs morales que les croyants libres de religion pourraient refuser. Elle n'y soumettrait à la libre réflexion critique des êtres humains, que des valeurs mondialement partagées par leur simplicité, leur immanence et leur vérité première. Ce livre pourrait proposer des réflexions philosophiques et même scientifiques, de ce que pourraient être Dieu et les âmes de tous les plus grands penseurs de la Terre. Enfin, ce livre devrait être une ode à la vie, au libre arbitre, et au respect de la nature, plutôt qu'une série de textes pouvant légitimer le sang que l'on peut faire couler en fonction de critères plus que discutables.

Pour les générations futures, un tel livre serait un manuel permettant de réfléchir à différentes visions d'un Mystère qui nous tiraille de notre vivant, et surtout pas un code moral figé ne pouvant s'enrichir de nouvelles réflexions et découvertes. Les églises, temples, mosquées et synagogues deviendraient des lieux où tous les croyants, débarrassés de leur religion, pourraient prier et méditer des textes de ce livre sacré, plutôt que des lieux où un prêcheur les inviteraient à respecter une loi religieuse.

Bien sûr, j'ai conscience ici de baigner dans une parfaite utopie. Mais c'est une utopie par ce que beaucoup de croyants ne réalisent pas qu'au travers d'une religion, ils ne peuvent atteindre une certaine hauteur de vue spirituelle leur permettant d'expérimenter leur foi sans contraindre leur libre arbitre. Et pourtant, Dieu est par nature universel. Il est fort dommage que les croyants n'admettent pas cette logique qui ne souffre d'aucune contestation, et rompent ainsi continuellement un lien subtil avec le Saint Esprit en se divisant dans différentes Églises. Ceci est donc ma prière, puisse Dieu nous unifier en une seule Église...


mercredi 5 juin 2013

Causons immigration avec le Pôle de Renaissance Communiste Français

S'il y'aura toujours des imbéciles pour croire que les gens qui souhaitent que la France se retire au plus vite de l'Union Européenne et de l'OTAN sont globalement en sympathie avec "l'extrême droite", ce billet aura deux vocations :

Non seulement rappeler que cette dissidence est extrêmement diversifiée dans ses vues idéologiques premières, mais en outre, démontrer une bonne fois pour toute que le débat sur l'immigration n'est pas une question d'extrême droite, mais bien une question qui se pose à tous les partis politiques qui prétendent un jour gouverner le Pays.

Ainsi, sur la demande d'un ami militant au Pôle de Renaissance Communiste Français, je compte ici retranscrire quelques propositions de ce parti politique qui a le mérite d'assumer pleinement ses vues sociales et économiques, en plus de se montrer sérieux sur les questions plus géopolitiques et monétaires. Comme c'est à partir d'une discussion sur l'immigration avec Marco (l'ami en question) que l'idée de publier ce billet est partie, je me contenterais de relayer quelques propositions du P.R.C.F qui à mon sens ne souffrent d'aucune discussion dans la dissidence, et je m'attarderais ensuite sur la question purement migratoire.

Le Programme du P.R.C.F commence immédiatement par une nécessité première et réclamée par toute la dissidence de ce pays, à savoir sortir en urgence de l'U.E, l'euro et l'OTAN :

1.1 Proclamer la suprématie du droit, de la constitution et des lois françaises sur les "directives" européennes ; récuser par avance toutes les prétendues sanctions et admonestations de Bruxelles et de Francfort.

1.2 Planifier le retrait de la France de l'U.E, et du désastreux euro, reconstituer la souveraineté politique, monétaire, budgétaire, économique et sociale du peuple Français ; dénoncer la "dette" de la France à l'égard des banques et des marchés financiers, notamment en dévaluant le Franc qui succédera à l'euro sur la base 1 F = 1€. Reconnaître les créances des petits porteurs. Instituer un financement sain de l’État en taxant les riches, les transactions financières, et l'héritage des milliardaires. Rapatrier les réserves d'or de la France, et en obligeant la Banque de France à financer l’État à un taux décent.

1.3 Retirer la France de l'OTAN, reconstituer une armée citoyenne exclusivement occupée à défendre le territoire national ; retirer les troupes Françaises de Libye, de Yougoslavie, d'Afghanistan...

Les trois premiers points du programme sont explicites et conditionnent tout le reste. Si le Parti Communiste Français a été jusqu'à vendre son âme en retirant de son logo la faucille et le marteau, comme pour mieux valider qu'il n'est désormais qu'un parti de consensus mou à la botte du Parti Socialiste tout en revendiquant son alter-européïsme criminel, le Pôle de Renaissance Communiste Français lui, n'a ni abandonné ses symboles, ni sa réflexion intellectuelle de haut niveau qui a toujours été une constante dans l'Histoire du communisme. En outre, pour rien au monde le P.R.C.F ne fera alliance avec un parti politique prônant de "changer l'Europe", ni même un parti proposant de sortir de l'U.E mais en véhiculant des messages plus que sulfureux.

Voila pourquoi j'apprécie de discuter (parfois avec passion de chaque côté) avec les gens du P.R.C.F. Ils ne trahissent pas la classe des travailleurs pour laquelle ils se battent avec sincérité, et n'ont aucun esprit collabo et carriériste. En outre, ce sont de véritables intellectuels.

La position du P.R.C.F sur l'immigration est particulière, car elle est d'une part cohérente avec leur programme sur les sujets connexes à cette question (ce qui est suffisamment rare dans les programmes politiques pour être notifié), mais elle assume aussi une orientation qu'à titre personnel je ne partage pas. Je crains aussi qu'elle ne puisse faire consensus avec le reste de la Dissidence qui sans forcément défendre une vue policière imbécile du traitement des clandestins, cherche une façon de raccompagner dans leurs pays une bonne partie des migrants en situation irrégulière, qui soit juste, humaine et intelligente. Examinons d'abord les positions du P.R.C.F sur le sujet en lui-même et relions les ensuite aux sujets connexes qui sont spécifiquement dénoncés par les partisans du Front National (je fais exprès de me mettre dans la peau de la branche politique qui a la vision la plus négative de l'immigration) :

2.3 Abolir les lois liberticides de Sarkozy, en finir avec la chasse aux travailleurs immigrés et avec la xénophobie d’État. Interdire les partis fascistes et racistes, combattre les entreprises communautaristes, séparatistes ou mafieuses visant à diviser les citoyens sur des bases ethniques ou religieuses.

Ce volet du programme est à mon sens le plus litigieux, car il remplace une censure médiatico-politico-européïste actuelle par une autre. Si je suis clairement opposé tant au capitalisme qu'à toutes les thèses xénophobes peut importe le sens qu'elles prennent, je suis convaincu qu'il est nécessaire en réelle Démocratie d'autoriser toutes les idéologies, aussi malsaines qu'elles puissent être, à s'exprimer y compris politiquement. Cela pour plusieurs raisons :

1) Interdire à des gens de diffuser leurs idées (qu'elles soient saines ou pas) introduit l'idée que l'on a pas confiance en l'intelligence des Français sur leur analyse critique. Hors, c'est une forme de mépris du peuple.

2) C'est aussi atteindre directement à la liberté d'expression et d'opinion. C'est d'ailleurs dangereux car empêcher des gens de s'organiser publiquement, ne contraindra pas ces mêmes personnes dans leur pensée profonde, mais les obligera à s'organiser hors du contrôle de l’État. Cela en plus de nourrir leurs frustrations et donc leur dangerosité.

3) Qui décide du caractère fasciste ou raciste d'une opinion politique ? Nous constatons bien aujourd'hui que même au Front de Gauche, certains n'hésitent pas à taxer des gens du PRCF ou du Mpep de "rouge-brun", les antisionistes sont relégués à la case "antisémite", et globalement tous ceux qui veulent sortir de l'U.E et l'euro sont de dangereux psychopathes "repliés sur eux même". C'est donc particulièrement malsain du point de vue démocratique que de restreindre la liberté d'opinion. Les identitaires et les racistes existent déjà en France, et sont toujours restés à l'état de groupuscules tout bêtement par ce que les Français n'en veulent pas. Comme quoi, laisser les choses en l'état sur la liberté d'opinion et d'expression même avec ces zozos, est toujours moins risqué qu'interdire.

En donnant cette réponse à Marco, celui-ci fit valoir cet argument :

"Si Allende avait eu le courage d' interdire certains mouvement politiques réactionnaires, il n'aurait pas fini assassiné par Pinochet".

Malheureusement, impossible de vérifier la théorie, mais je n'y crois pas personnellement, du fait de l'exemple Syrien et Libyen. Les États-Unis (assistés des larbins des gouvernements Français et Britannique)  ont financé des groupuscules Takfiristes qui n'étaient pas spécialement autorisés et encore moins connus par les autorités de ces pays, pour semer le chaos. A ce titre, je suis intimement persuadé que même si Allende avait interdit certains mouvements politiques, la bande à Pinochet aurait malgré tout été soutenue et financée par la C.I.A, car l'Empire se fout totalement de savoir si ses larbins sont organisés en mouvements politiques ou non.

L'autre point litigieux du programme concernant l'immigration est le suivant :

3.7 Régulariser les travailleurs sans papiers actuellement présents et parallèlement, instaurer une planification démocratique de la main-d’œuvre : former et employer prioritairement les travailleurs français et immigrés, déjà présents en France, refuser toute nouvelle immigration de main-d’œuvre, mettre en place avec les ex pays colonisés des politiques de co-développement concrétisant le droit pour chacun, candidat à l'émigration ou l'immigration, de vivre et travailler au pays.

Je vais devoir me contredire sur une de mes pensées profondes car la critique est essentiellement sémantique. Si le Parti Communiste Français ne mérite que de finir dans les oubliettes de l'Histoire, il y'a pourtant quelques penseurs chez eux qui ont clairement retenu mon attention comme Bernard Friot. Ce dernier a redonné une définition au mot "Travail" très importante à mes yeux : On peut être inactif au sens que l'on est pas employé ou gérant d'une entreprise, et pourtant travailler. Que ce soit en jardinant, en s'investissant politiquement ou associativement, en gardant les enfants d'un couple d'amis, et toutes sortes d'autres activités de la vie courante.

S'il s'agit donc d'évoquer les immigrés occupant un poste en tant qu'employés (déclarés ou non), alors je n'y vois aucun problème fondamental. Selon le Bureau International du Travail, les immigrés en situation irrégulière étaient 400.000 en 2004. L'Insee distingue les immigrés comme des gens étant originaires d'un pays tiers mais pouvant devenir Français par acquisition, des étrangers qui peuvent être nés en France ou résider dans notre pays, mais ne sont pas devenus Français pour autant. C'est donc sur cette dernière définition qu'il faut retenir les chiffres du nombre d'étrangers en France, soit presque 3,8 millions. Wikipédia qui tient une autre comptabilité parle de 5,6 Millions d'étrangers, dont deux millions de ressortissants européens. Les Roms ne représenteraient que 20.000 personnes, cela signifie que l'immense majorité des européens en France sont le résultat de flux migratoires pour des raisons professionnelles ou familiales. Les autres raisons de l'immigration sont exposées ici :

En 2010, l'immigration légale en France a augmenté d'environ 10,6 % en un an, à 188 780 arrivants, sous l'effet notamment d'une forte hausse du nombre d'étudiants étrangers, d'après des statistiques de FTA et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Ce chiffre global comprend l'immigration familiale (81 100 personnes, 4 % de plus qu'en 2009), l'immigration professionnelle (31 500 personnes, stable), le droit d'asile (10 340, stable) et les étudiants (65 840 personnes, en augmentation de 28,5 %).


Pour l'année 2008, près de 92.000 étrangers ont obtenu la naturalisation par décret sur 137.452 acquisitions de la nationalité la même année. En clair, la France absorbe par la naturalisation presque intégralement l'immigration annuelle. Le gros des immigrés étant en situation irrégulière sont des gens qui ont vu leur titre de séjour non renouvelé mais qui ne sont pas repartis dans leur pays pour autant. Car l'essentiel de l'immigration se fait légalement.

Donc pour en revenir à la position du P.R.C.F, je la trouve pragmatique sur le fait de refuser toute nouvelle immigration de main-d’œuvre, mais cela exclue le problème du regroupement familial (soit l'essentiel de l'immigration) ainsi que la question des étudiants. En outre, sachant qu'un quart des étrangers (précisés comme non européens par wikipédia) sont au chômage et que, sur plus de 650.000 appels au 115, les 75 % d'appelants ayant précisé leur origine géographique étaient pour 45 % des ressortissants de pays hors U.E, on peut en conclure que le gros de la précarité sociale est subie par les immigrés. 

Ajoutons qu'environ 400.000 appels au 115 sont spécifiquement des appels au secours et que 54 % ne débouchent sur aucun solution d'hébergement. Cela permet d'estimer d'une part qu'un peu plus de 200.000 étrangers sont dans une situation de très grande précarité, et si l'on devait faire confiance aux données colportées par le site Français de souche (certes subjectif mais très clairement intéressé par la question), au moins 80 % des solutions d'hébergement, (notamment dans des chambres d’hôtel miteuses) sont accordées aux étrangers. Voila de quoi nourrir justement le racisme de Français eux aussi en grande précarité mais mis "en concurrence" avec des ressortissants étrangers par les fripouilles qui sont aux commandes.

C'est donc un panorama que j'espère assez complet et qui motivera le fait qu'il faudra donner des précisions sur le programme du P.R.C.F. Car il faut bien entendre que le regroupement familial et les études sont un prétexte pour obtenir un visa pour un grand nombre d'étrangers espérant créer leurs chances définitivement dans notre pays, et qui passeront dans l'illégalité et la précarité une fois que leur titre de séjour ne sera plus en règle.

En considérant que cette usine à gaz migratoire est source de mal être social pour les étrangers en situation irrégulière eux même, de déstabilisation sociétale, culturelle et démographique générant mécaniquement du racisme de la part de plus en plus de Français "ne se sentant plus chez eux" ainsi que du communautarisme chez des étrangers "ne se sentant pas chez eux" non plus, il me semble urgent de ne plus éluder ces questions sensibles en apparence mais pourtant si criantes dans les faits. Reste en plus la question de la vampirisation de la main-d’œuvre et des cerveaux essentiellement Africains par la France, et je sais le P.R.C.F très sensible à cet argument. Si donc une critique constructive du programme permettait d'étoffer un peu, ou du moins jeter les bases pour un programme commun à la Dissidence, je suis certain que le P.R.C.F pourra être à l'initiative d'une réflexion collective et humaniste à même de désamorcer une privatisation de la réflexion sur toutes ces questions par le Front National. Les sympathisants du P.R.C.F ont bien compris les problèmes sous-jacents à l'immigration en considérant les points de programme qui vont suivre, mais le problème de la régulation en aval reste peu abordé à mon sens :

4.6 Révolutionner l'urbanisme de manière à briser les ghettos, à mixer la population, à préserver et développer les zones rurales [...] 

5.10 Protéger les jeunes filles contre l'oppression sexuelle, fût-ce t'elle sous des prétextes religieux.

5.11  Respecter rigoureusement la loi laïque de 1905. Concevoir dynamiquement la laïcité comme promotion de l'esprit critique, de la rationalité, du mode de pensée scientifique, de la démocratie et des "Lumières".

J'élude les points de programme (excellents) plus socio-économiques car ils s'adressent à tous, tout comme j'élude les propositions 7.3 ; 7.6 et 7.7 sur notre politique étrangère (toutes aussi excellentes) qui mettront en déroute l'hégémonie du dollar, les guerres Etats-Uniennes, l'oppression sioniste sur la Palestine en plus d'avoir vocation à émanciper les peuples d'Afrique d'une dette odieuse.

Ces points contribuent à assainir il est vrai la situation des immigrés (francisés ou non) de l'intérieur, comme ils seront un frein naturel à l'émigration vers la France de bons nombre d'étrangers.

Mais ayant exposé plus haut d'autres causes du malaise, je me permet de faire les propositions suivantes que je soumets à la discussion critique des sympathisants du P.R.C.F afin de vérifier si nous pourrions aller un peu plus loin et contenter je l'espère un peu plus de monde :

En amont :

1) Que la France entame avec tous les pays d'Afrique Francophone des projets concrets comme le financement du micro-crédit, la plantation de la grande muraille verte au Sahel, le creusement du canal "Transaqua" , le développement des cultures vivrières au détriment d'une agriculture "marchande", le financement de voies de chemin de fer pour favoriser le commerce intracontinental en Afrique, la construction de dispensaires et écoles, l'installation d'usines Sanofi (nationalisée en France) en Afrique pour l'Afrique, qui embaucheront des Africains formés en France ou dans leur pays pour fabriquer les médicaments et produits de soin nécessaires aux populations.

2) Mettre un terme à l'oppression monétaire de la France à travers le Franc C.F.A qui est un euro Africain, ou en fonction des souhaits des États concernés, renégocier dans un intérêt mutuel le fonctionnement de cette monnaie. Il faut savoir que Laurent Gbagbo a été évincé par Sarkozy principalement du fait que ce dernier voulait créer la Monnaie Révolutionnaire Ivoirienne, au travers d'une banque centrale indépendante pour enfin investir massivement à bon taux pour son pays. A ce titre, personne n'est exempt de critiques, mais la France se doit de réparer son crime en veillant à ce que Laurent Gbagbo revienne en Côte d'Ivoire avec son honneur lavé de la propagande de guerre Sarkozienne qui pèse sur lui.

3) Dans le cadre des financements à produire, la France aurait tout intérêt à sortir du FMI et de la Banque Mondiale une bonne fois pour toute, et récupérer ses avoirs pour les consacrer à sa politique de développement à l'étranger. Elle devra aussi tisser des alliances avec les pays intéressés.

4)  La France se devra de faire pression sur les dictateurs actuellement maintenus par la présence des militaires Français, dans le seul but de piller les ressources naturelles Africaines. Ou c'est c'est le choix de la Démocratie, la fin de la corruption et le développement intelligent de leur pays, où nous laisserons leurs adversaires les renverser avec strictement les mêmes pressions quant à leur maintien au pouvoir. Il ne s'agit pas de retour à la "Françafrique", mais d'acter ce qui fait nos relations depuis la décolonisation, et de changer cela au profit des populations Africaines et non plus des intérêts de la France ou de multinationales Françaises dirigées par des voyous en col blanc.

5) Dans ce cadre, le rapprochement familial ne pourra plus donner lieu à un visa, ou sera strictement contrôlé par des enquêtes de terrain visant à vérifier la réalité et la pertinence de la motivation des requérants. L'immigration de travail sera strictement encadrée par des missions non durables, cela le temps que nous formions les compétences nécessaires en France, et il ne sera pas possible de jouir d'un titre de séjour durable ou d'une naturalisation ensuite. Enfin, l'immigration estudiantine doit perdurer, car la France a vocation à former les compétences utiles autant pour ses propres ressortissants, que pour les pays tiers nécessitant des ingénieurs, des scientifiques, des professeurs et toutes professions techniques utiles. Cependant, il ne sera pas possible pour les étudiants étrangers de s'installer en France après leur cursus. En contre-partie, nous renforcerons un peu le droit d'asile pour les ressortissants de pays en guerre ou subissant une oppression réelle.

6) Évidemment, nous rétablirons le contrôle des personnes aux frontières en sortant des accords de Schengen, mais il me semble tout à fait louable de conforter les partisans du Front de Gauche en décriminalisant le statut de clandestin, puisque nous parlons bien d'une victime cherchant une meilleure chance en France, et non un criminel. 

En aval :

1) En considérant la première proposition citée plus haut, les ressortissants étrangers venant d'Afrique (ainsi que les Roms) se verront proposer un raccompagnement dans leur pays avec une proposition d'emploi sur place, ou de micro-crédit pour démarrer leur petite affaire ou une exploitation agricole. Les populations prioritaires seront bien évidemment celles souffrant d'une grande précarité, mais par la suite, il conviendra aussi de s'adresser à celles ayant déjà un statut de salarié ou intérimaire en France depuis moins de 5 ans. C'est en fait une proposition visant à nuancer la proposition 3.7 de votre programme en régularisant temporairement les étrangers en situation de travailler et donc d'assurer leur subsistance par eux-même, cela le temps de pouvoir gérer la précarité sociale des migrants les plus démunis. En évitant l'absolutisme d'une régularisation définitive, cela permettra sans doute de conforter les Français les plus jusqu'au-boutistes sur ces questions (et je ne cache pas que je pense aux 7 millions d'électeurs du Front National qui ne peuvent pas être tous racistes comme la bien-pensance tient tant à le faire croire).

2) S'il faut démanteler les ghettos comme vous le précisez si bien, il faudra aussi agir sur leurs effets. En premier lieu, et c'est une urgence éthique, sanitaire, judiciaire et sécuritaire : légaliser et réglementer le marché du cannabis (et là je m'adresse à tous les partis politiques). On ne peut pas s’enorgueillir d'être le pays du vin et de nombreux autres alcools, autoriser la vente du tabac et tout à fait cyniquement, prohiber un psychotrope qui est clairement moins dangereux, tant du point de vue toxicologique qu'addictif que des drogues parfaitement légales en France. Le P.R.C.F n'hésite pas à mettre en avant la nécessité de promouvoir la réflexion critique et scientifique, au détriment entre autre de l'idéologie religieuse. Il conviendrait donc que la morale sorte une bonne fois pour toute de ce débat. Les arguments des uns et des autres sont connus, et pour ma part, je me fonde sur ce que je connais personnellement du cannabis, des études que j'ai lues à ce sujet et de l'expérience désastreuse de la prohibition de l'alcool aux U.S.A durant les années 20 qui présentait les mêmes caractéristiques qu'avec le cannabis aujourd'hui. Le marché noir du cannabis a permis l'essor d'une véritable mafia dans les banlieues, et est responsable de nombreuses morts violentes, d'une saturation des palais de justice, et d'une impossibilité de contrôle des normes sanitaires des produits vendus du fait de la non réglementation de la fabrication et la distribution de ce produit.

3) Il faut deux mois pour former un militaire (Formation Générale Initiale) et un troisième mois suffit pour qu'un jeune homme ou une jeune femme puisse voir le bon côté de l'armée (esprit de fraternité, aventure, voyage, sport, soldes et primes). Rétablir le service militaire obligatoire pour les garçons est effectivement une nécessité absolue, mais trois mois me paraissent suffisants. Les femmes pourront faire un service militaire si elles le souhaitent, mais autrement, ce sera un service civil obligatoire de trois mois, ainsi que pour tous les exemptés.  Dans le même cadre, les petits délits et crimes comme les vols ou violences aux personnes seront préférentiellement punies par un séjour en camps de discipline militaire, plutôt que par une peine d'emprisonnement (quand ce n'est pas tout simplement l'absence de peine). Cela afin de désencombrer les prisons d'une part, et restaurer plus intelligemment certaines valeurs tant patriotiques que de vie en société s'agissant des jeunes en perte de repères. 

4) Le bien être animal n'est pas une position philosophique "gentillette". Si je pense que nous pouvons faire fermer les abattoirs par la relocalisation  de l'élevage et la capacité pour les exploitants de faire abattre et découper leur bétail directement dans leurs exploitations ou des coopératives attenantes, la question de l'abattage rituel doit enfin trouver une réponse claire de l’État : s'il est tout à fait noble d'adresser une prière à un animal sacrifié, nos normes sociétales et laïques font que les règles d'abattage ne peuvent trouver aucune exception religieuse. Aucun animal ne pourra donc être saigné sans avoir été au préalable étourdi  à l'avenir.

5) Il y'a plus de 10 Millions de Français qui sont musulmans en France, dont beaucoup souhaiteraient pouvoir jouir d'un lieu de culte digne. A contrario, il ne reste plus que 5 % de catholiques revendiquant aller à la messe régulièrement, et donc de nombreuses églises sont quasiment laissées à l'abandon. Ouvrons donc ces églises à ces musulmans qui cherchent un lieu pour prier avec en contrepartie, le respect des normes architecturales des lieux, l'entretien des locaux et des prêches en Français. La langue de l'Islam restera toujours l'arabe et rien ne contrevient à l'idée que les musulmans qui le souhaitent, apprennent cette langue pour mieux interpréter les textes du Coran. Mais il n'est pas d'intégration possible si la langue nationale devient secondaire face aux lois religieuses. L’Église a dû se soumettre à cette nécessité, l'Islam, et j'ajouterais le Judaïsme n'ont pas de raison de faire exception à cette règle de vie en société. Le premier marqueur d'une identité nationale, c'est assurément l'usage courant et dans tous les aspects de notre vie d'une langue commune. Il faut faire respecter cela. 

6) Enfin s'agissant de l'intégration, si nous cesserons de naturaliser quasi automatiquement des étrangers pour baisser artificiellement les chiffres de l'immigration, nous devrons en revanche imposer l'apprentissage obligatoire de la langue Française et des principaux éléments de droits et devoirs constitutionnels ainsi que les normes culturelles de notre pays (Histoire de France assurément chrétienne et sociale depuis St Louis, laïcité à respecter, volonté d'aller vers l'autre plutôt que se réfugier dans le communautarisme, etc). Cela afin de veiller tant à la réduction du racisme et du repli identitaire chez nos compatriotes se disant "Français de souche", que la bonne intégration des étrangers en France.

J'espère avoir formulé des propositions qui pourraient satisfaire l'ensemble des chapelles politiques de la dissidence sur ce vaste sujet, mais elles restent de toute façon soumises à la critique de tous pour vérifier ce qui pourrait rassembler avec peu ou prou de modifications, ou ce qu'il conviendrait de mettre de côté ce qui parait irréconciliable. Les divergences impossibles à dépasser ne pourraient pas faire parti d'un programme commun à toute la Dissidence dans le cadre d'un C.N.R. En clair, ce qui divise définitivement sera un combat politique qui devra être remis à plus tard, après la Libération, car il nous faut nous imposer cette sagesse collective dans un premier temps.

Je conclue ce billet par le renvoi vers un lien que je ferais constamment désormais, car quand on évoque l'idée d'un C.N.R, on évoque nécessairement l'idée d'une Révolution. Je ne crois ni aux armes, ni à la violence mais je crois en un symbole. Consultez les liens suivants et contribuez à la Révolte Monétaire si vous souhaitez terrasser le capitalisme et le dogme européïste par leur propre outil de propagande :