lundi 10 février 2014

Enfin l'éveil au Front de Gauche ?

Lorsque l'Abbé Sieyes publie "Qu'est-ce que le Tiers-Etat" en janvier 1789, il n'imagine sans doute pas que son texte sera celui qui inspirera le plus la Révolution Française. Les grands principes directeurs de sa pensée sont alors de considérer que le Tiers-Etat forme la Nation, puisqu'il représente l'essentiel de la population. Nation dont il va aussi définir l'entité politique qu'elle représente et en quoi elle doit être libre de déterminer les droits et les lois qui favoriseront son bien-être, en dépit des puissances d'argent.

Bien que Robespierre le détestera, et que chaque clan politique finira avec le temps par se réclamer de sa pensée, on peut dire qu'il invente la Gauche Française puisqu'il défendra l'idée qu'il revient au Peuple de gouverner. La Nation est ainsi clairement un des grands mythes fondateurs de la Gauche. La droite ne finira par l'accepter que lorsqu'elle cessera de défendre le principe de Monarchie pour socle institutionnel.

Plus de deux siècles ont passé, et aujourd'hui, force est de constater que la Gauche Française est très loin de ses mythes fondateurs, et même de la pensée de ses plus illustres représentants comme Jean Jaurès qui expliquait à juste titre "qu'un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène".

L'Union Européenne est plus que "beaucoup d'internationalisme" puisque cette institution aujourd'hui défendue bec et ongle par la gauche, piétine pourtant son principe fondateur qui est de laisser les Nations déterminer elles-même leur politique intérieure, cela afin de tendre vers le progrès social. Il faut dire que même les communistes les plus sérieux le comprennent parfaitement, bien qu'on leur attribue la pensée internationaliste. Cuba, la Chine, la Corée du Nord sont peut être critiquables sur de nombreux aspects, mais pas sur leur volonté de détruire leurs propres pays sous le joug d'un internationalisme mal compris. Ainsi, si les dirigeants de gauche dans leur doctrine "Anti-France" entendent par internationalisme le mot "Supra-Nationalisme", les citoyens de gauche les plus éduqués, savent que l'internationalisme véritable commence par l'exemplarité en son propre pays sur le progrès social et démocratique, et la façon de considérer les échanges commerciaux avec les autres Nations, en fonction d'une certaine réciprocité, ou d'avancées sociales et environnementales à promouvoir comme l'encourageait la Charte de la Havane.

Ce qui signifie qu'être de Gauche aujourd'hui doit mener à pourfendre les institutions profondément capitalistes que sont l'Union Européenne, le FMI, la Banque Mondiale et l'OMC, jusqu'à souhaiter leur démantèlement. Les peuples n'ont aucunement besoin de ces entités pour faciliter leur diplomatie et leurs relations commerciales les plus harmonieuses que possibles. Ils n'ont besoin que de l'intelligence de leurs diplomates et de la puissance sociale des Nations pour encourager la voie du progrès dans ces partenariats à tisser.

Dans l'horizon médiatico-politique actuel, on ne pouvait donc que se désoler d'un discours clairement européïste de la part du Front de Gauche, tant par la pute du Parti Solférinien qu'est Pierre Laurent (et je pèse mes mots), que par le grand tribun qu'est Jean-Luc Mélenchon qui n'assume pas ce qu'il sait profondément : Il est temps de sortir de l'Union Européenne.

Cependant, louons le P.O.I, le P.R.C.F et le Mpep d'avoir insufflé dans les rangs du Front de Gauche un débat qui semblait censuré par la simple association d'idée médiatique tendant à faire croire que la restauration du Franc (et tout ce que cela signifie en arrière fond) serait le point de vue unique du Front National. Jean-Luc Mélenchon sait pertinemment à travers toutes une série de penseurs et économistes de gauche que sont Jacques Sapir, Jacques Généreux ou Frédéric Lordon et dernièrement Aurélien Bernier, qu'il faut en finir avec l'Union Européenne et que si Traité Européen il doit y'a avoir, cela ne peut se faire au mépris de la Liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, et des réalités économiques et monétaires propres à chaque Nation.

Fort de cette dissidence de pensée qui par capillarité, ne pouvait que faire son chemin au sein du Front de Gauche, des partisans de ce mouvement viennent de créer "un réservoir à idées" (je déteste les anglicismes) nommé "la Gauche d'opposition".

Son constat est simple et sans appel : C'est entretenir les défaites électorales, particulièrement au profit du Front National que de ne pas clarifier la position du Front de Gauche sur la dénonciation des traités européens et de l'euro. Ce mouvement souhaite donc soutenir les positions claires des penseurs et économistes cités plus haut, afin visiblement que le Front de Gauche fasse sa propre révolution idéologique, à même de le porter au pouvoir.

Evidemment, il est nécessaire de garder un œil critique sur ce qui pourrait cependant devenir le séisme politique majeur de notre pays si une certaine constance est maintenue dans ce mouvement.

D'abord, stratégiquement et cela à court terme, on ne peut éluder le fait que les dirigeants du Front de Gauche savent que les élections européennes auront deux grands gagnants : l’abstention et le Front National. Abstention à laquelle j'appelle pour ma part, mais qui ne profitera en tout cas pas aux députés européens que souhaiteraient placer le Front de Gauche. 

La seconde dimension stratégique s'inscrit en fonction des élections présidentielles de 2017, où il est vraisemblable que le Parti Solférinien sera balayé par la colère des Français, ce qui ne signifie pas pour autant que cela sera au profit de l'UMP dont le vide idéologique et le déclin démographique de ses partisans (majoritairement âgés) achève de tuer ce parti de fripouilles.

Il est donc plus que probable que le Front National profitera de cette situation politique en 2017 pour atteindre le second tour, mais aussi le Front de Gauche. La logique voudrait que les eurobéats de l'UMP, du Centre et du PS seront prêts à se fédérer pour être au second tour et laisser une chance à leur projet de démantèlement de la France de survivre, cela sous le mensonge du "rassemblement républicain".

Dans les deux cas de figure, le Front de Gauche n'aura pas d'autre choix que de tirer son épingle du jeu en tirant un trait à son propre européïsme, aussi alternatif qu'il puisse être, car comme l'expliquent parfaitement nos amis de "la Gauche d'opposition" dans leur texte fondateur :

"Nous ne pourrons pas changer l’Europe de l’intérieur. Comme l’ancien régime n’était pas réformable en 1789. Les traités sont devenus des lois fondamentales intouchables au service du marché. Le traité de Lisbonne nécessite l’unanimité de 28 pays ne serait ce que pour le plus simple amendement. Or ce n’est pas mentir que de dire qu’un gouvernement du Front de Gauche ne réussira pas à convaincre l’ensemble des pays européens. Ainsi, de facto, vouloir modifier l’Union européenne signifie tout simplement la quitter".

Lorsque j'ai relayé sur Facebook le lien vers le site de ce mouvement interne au Front de Gauche, les critiques ont vite fusé sur l'aspect râtelier de cette officine qui devrait convaincre les eurolucides de se joindre aux eurobéats du Front de Gauche, pour ensuite donner nos voix au PS. Il est probable effectivement que Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent y voient cette possibilité, mais les eurolucides qu'ils viennent du Front de Gauche ou d'ailleurs ne pourraient en aucun cas tomber dans ce piège, tant l'analyse économique et démocratique qui est la leur, ne souffre d'aucune concession politique à ce sujet.

A ce titre, je pense que cette critique quand bien même justifiée par l'expérience à travers l'appel à voter "contre Sarkozy" donc "pour Hollande" de Mélenchon en 2012 ou encore les alliances avec le PS pour les municipales du PCF actuel, ne pourrait pas marcher. Car nous sommes maîtres de nos votes, et totalement certains de nos convictions.

Je pense pour ma part qu'il convient de soutenir ce mouvement au sein du Front de Gauche et lui donner autant de poids que possible pour faire basculer le Front de Gauche du bon côté de la résistance.

Cependant, je garde en tête deux critiques fondamentales qu'il me parait nécessaire de formuler :

1) En continuant de positionner le curseur de la réflexion économique et institutionnelle qu'il convient d'avoir s'agissant du devenir de l'Union Européenne sous le prisme de "La Gauche", on oppose encore les Français en fonction de ce qu'ils perçoivent de leur opinion politique personnelle, et quel nom ils lui donnent. Bien des gens qui se disent de droite s'avèrent finalement des gauchistes qui s'ignorent, de la même façon que nombre de gens qui se revendiquent de gauche, sont les plus fervents défenseurs du capitalisme le plus dérégulé et d'un fascisme d’État sans le savoir. A ce titre, je considère que "la Gauche d'opposition" devrait à tout prix cesser d'entretenir le piège de la division entre les Français par un curseur qui n'a strictement aucune importance dans le fait de faire accepter à la Nation entière, la nécessité absolue de sortir de l'U.E, l'euro et j'ajouterais l'OTAN.

2) Si évidemment les sympathisants des partis politiques comptent sur les élections pour changer une donne économique et institutionnelle, je rappelle pour ma part que les urgences sont telles aujourd'hui (fin du pétrole, finance prédatrice, fascisme européen rampant, guerres au moyen-orient, etc) que nous ne devons pas attendre 2017 et espérer un séisme électoral pour sortir de l'U.E et l'euro. On a jamais vu un peuple faire la Révolution dans les urnes - en tout cas pas en France - et proposer une solution d'attentisme électoral alors que les menaces qui pèsent ou agissent déjà, sont d'une exceptionnelle gravité. Jamais notre civilisation n'a eu à relever autant de défis en un laps de temps si court, et lorsque j'entends un partisan me suggérer d'attendre une date lointaine pour voter dans l'espoir hypothétique que ce vote bouleversera la donne, je ne peux m'empêcher d'avoir envie de le secouer et le parachuter dans un pays en guerre pour lui faire comprendre, ce que cela signifie d'attendre.

En cela, je pense que tous les eurolucides qu'ils soient au Front de Gauche ou ailleurs, doivent se réveiller et appeler à l'insurrection de toutes les façons possibles. 

Une fois ces critiques posées, je me réjouis malgré tout de l'émergence de mouvement eurolucide au sein du Front de Gauche, et prédit qu'il signe définitivement la mort de l'Union Européenne, car il va enfin valider médiatiquement que sortir de l'euro ne peut en rien être qualifié de position de droite ou de gauche.

J'appelle ses fondateurs à ne surtout pas jouer avec les mots pour laisser des doutes, et chérir du plus profond de leur cœur, le mot FRANC, symbole politique ultime de notre Souveraineté à restaurer

Sylvain Baron

jeudi 6 février 2014

Si tu es eurolucide, tu es d'extrême droite selon la propagande du Siècle

Au Club du Siècle, on sait se concerter pour faire propagande commune. Ainsi, Pierre Moscovici et Jean-Marie Colombani, tous deux éminences du très sélect club versé dans l'anti-France, ont trouvé une opportunité d'associer les Français eurolucides (c'est à dire en faveur du démantèlement de l'U.E et la restauration d'un nouveau Franc) à l'extrême droite.

Pierre Moscovici dans un débat qui l'opposait à Marine Le Pen, s'en est ainsi pris à Jacques Sapir lorsque son nom fut évoqué par son interlocutrice qui souhaitait faire référence à ses travaux, et de se demander si ce brillant économiste eurolucide était d'extrême droite.

Jean-Marie Colombani, dans une médiocre tribune dans le journal Américain "Slate" dont il administre la succursale Française, a pour sa part associé les opposants aux diverses réformes sur le genre, la famille et l'identité sexuelle du Parti Sociétaliste aux eurolucides, alors que ces deux sujets sont totalement différents et que la nécessité de restaurer notre Souveraineté Nationale pleine et entière, fédère dans tous les milieux socio-politiques.

Je me suis donc amusé à reprendre cette dernière tribune pour en changer certains termes et proposer ainsi une réponse du berger à la bergère. En bonne chienne de garde, elle guide ses moutons, et pour ma part, en bon mouton tricolore, j'invite le maximum de Français à sortir du troupeau et éviter ainsi de terminer à l'abattoir :

Des centaines de politiciens
et médiacrates on manifesté sur les grandes chaines de télévision pour encenser le démantèlement de la République par le gouvernement Français ; et le lendemain, les mêmes médiacrates toujours aussi peux nombreux sont encore dans nos postes de télévision pour encenser le libre échange, le capitalisme, les guerres néo-coloniales ou encore la corruption qui menace le pays… 

La France et le reste de l'U.E font fronts commun. Le point commun étant sans doute l’influence du Lobby Américain : influence qu’il exerce à Bruxelles sur la Commission Européenne qui lui est proche et à Paris sur les fripouilles qui font la propagande pour ses intérêts. Mais tandis que l'Union Européenne impose son Diktat à l'abri des regards sans troubles majeurs, tout se passe comme si, en France, les forces étaient à l’œuvre pour que ces troubles adviennent.
Le signe d’alerte s’est produit il y a quelques années lorsque les chiens de garde et le gouvernement côte à côte à Paris, ont pris fait et cause pour toute une série de groupes extrémistes rassemblés par des slogans ouvertement anti-Républicains. Comme s’il avait fallu une preuve, à ceux qui ne voulaient pas le croire, de la dangerosité, ici du "philosophe polémiste" Bernard Henry Levy ou bien là du retour en force d’auteurs qui sont des propagandistes de la haine. 

Il y a en France de multiples facteurs qui peuvent expliquer la dangerosité de tels mouvements. Le contexte est celui d’une caste politique haïssant la France et dont l’idéologie dominante est désormais le genre et l'européïsme. Une micro-France du rejet de la France elle-même – aussi bien le laïc que le croyant, l'homosexuel ou l'hétérosexuel – est en train de s’affirmer. C’est la France du démantèlement de la République et de la dictature de l'euro. Cette France-là a toujours existé. Elle a toujours été minoritaire (sauf pendant le régime de Vichy). Mais elle trouve depuis quarante ans, grâce au pognon de Lagardère, Dassault, Bouygues, Goldman Sachs, etc, toujours plus de canaux d’expression.

De son côté, l’opposition fondamentalement républicaine, celle qui a régné pendant dix ans et a quitté le pouvoir depuis cinquante-cinq ans, hésite encore à croire en elle-même. Elle campe, depuis l’élection de François Hollande, sur un rejet radical allant jusqu’à expliquer, par les voix de tout un peuple, que ce président a été élu «par les médias». Pour une écrasante majorité de nos concitoyens, François Hollande est toujours illégitime et devrait donc être destitué de ses fonctions..

Il est vrai que cette radicalité a été alimentée par le pouvoir lui-même. Au-delà des maladresses, de l’amateurisme de l'entièreté du gouvernement, le mécontentement français trouve sa source dans la colère provoquée par l'atlantisme béat subi par le pays. Au nom de deux mots d’ordre : d’abord, détruire la Nation. C’est chose presque faite, mais cela a encouragé la Résistance à s'organiser. Ensuite, la corruption : et tout le monde, notamment le cœur de la classe politico-médiatique, a été touché.

Et lorsque le président maintient son cap, annonce que l’effort portera désormais sur l'institution des euro-régions, avec les encouragements de Bruxelles, la Résistance Républicaine, au lieu d’en prendre acte, continue de considérer qu'une élection sera porteuse de révolution. Le dernier exemple en date est particulièrement probant : à partir de faits parfaitement documentés sur le redécoupage de l'U.E en de multiples micro-Etats régionaux, des flambées de cris d'orfraie ont résonné sur les réseaux sociaux, sans que cela génère une seule réaction populaire réelle.

Le seul remède serait que les républicains de tout bord prennent conscience du danger et s’accordent, fut-ce implicitement, sur l’essentiel.

mardi 21 janvier 2014

Jour de colère pour tous !

Le 26 janvier prochain à 14 h, place de la Bastille, s'élancera le cortège du mouvement "jour de colère" dont on sait qu'il est partiellement initié par différentes officines d'extrême droite. Evidemment, les organisateurs dont on soupçonne qu'il s'agit de militants FN du Vaucluse, feront tout pour agiter tous les grigris à même de diviser les Français sur un grand nombre de sous-sujets (mariage pour tous, matraquage fiscal, avortement, identité régionale, etc, etc).

En clair, cette manifestation ne sera qu'une vaste fumisterie droitière de plus, ce qui fera plaisir à notre oligarchie qui n'aime pas qu'on lui parle des vrais sujets à savoir : l'Europe, l'euro, l'OTAN et tout ce qui s'y rapporte comme par exemple TAFTA, le MES et les différentes violations constitutionnelles liées à la construction tambour battant des Etats-Unis d'Europe.

Cependant, je serais dans le cortège, non pour faire miennes les revendications débiles et islamo-homophobes de quelques notoriétés d'extrême droite présentes à cette manifestation, mais bien pour chanter la Marseillaise et dénoncer le Traité de Lisbonne et toutes les démolitions sociales et démocratiques induites par ce traité.

En outre, il me paraîtrait intelligent que les Français lassés de toutes ces divisions gouvernementales ou partisanes, rejoignent aussi ce cortège pour le véroler de l'intérieur, et faire valoir les seules revendications légitimes qui soient au détriment des foutaises signifiées plus haut :

Exiger un référendum sur la sortie de l'Union Européenne de toute urgence, exiger la sortie de la France de l'OTAN, et au passage qu'une enquête soit menée sur les violations du code pénal de M. Hollande et de certains de ses ministres s'agissant de l'affaire Snowden.

Nombre de partisans de partis politiques de gauche considéreront que cela serait renforcer la visibilité de l'extrême droite que de participer à ce genre de manifestations, tout en rappelant qu'eux mêmes organisent les leurs régulièrement (sur des sujets tout aussi secondaires, oserais-je le rappeler).

Cependant, je considère pour ma part que la meilleure façon de lutter contre l'extrême droite, c'est se confronter à elle dans ses propres manifestations, débattre sereinement et lui faire sentir son infériorité numérique et idéologique en rendant ses revendications marginales par rapport à celles qui devraient fédérer tous les Français un peu conscients de la réalité politico-économique du pays.

Aussi, tout en sachant qu'il est difficile pour nombre de partisans de gauche de savoir dépasser certains enfermements idéologiques visant à considérer que l'extrême droite ne peut être combattue que par la censure, le mépris ou la violence, j'appelle pour ma part tous les Français et en particulier ceux de gauche, à venir renforcer cette manifestation, avec toutes les banderoles qui vous plairont dès lors que vous jetterez la focale sur l'Union Européenne et la nécessité de restaurer notre Souveraineté pleine et entière.

Je vous encourage de la même manière à imprimer le tract suivant à distribuer aux manifestants, journalistes et policiers encadrant le cortège, ainsi que les paroles de la Marseillaise afin que nous puissions tous la chanter et faire enrager nos élites qui tiennent à démolir tous nos mythes nationaux.

En espérant que cet appel sera entendu par le plus grand nombre et que le désir de combattre l'extrême droite, pourra se conjuguer avec la défense de notre indépendance nationale, je vous souhaite mes meilleurs vœux résistants pour cette année 2014 qui commence !
Sylvain Baron





lundi 6 janvier 2014

500 jours pour tout changer !

Fernand Bonnier de La Chapelle
Héros de la Résistance

Dans le tout premier billet que je publiais sur ce blog, je faisais référence à un article du Code Pénal sur le commandement de l'autorité légitime rédigé comme suit :


Article 122-4 du Code Pénal


N'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires.


N'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l'autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal.


 
L'autorité légitime est de façon générale pour un magistrat, l'entité qui donne les ordres à un fonctionnaire, officier ou militaire et à laquelle ces derniers se doivent d'obéir, sauf si cet ordre viole manifestement la loi.

Mais par autorité légitime, on peut aussi considérer un pouvoir exécutif ayant reçu la légitimité du peuple que ce soit d'un point de vue institutionnel, ou dans le cadre de circonstances exceptionnelles.

Ainsi, Yves Mayaud, professeur de droit pénal à la Sorbonne, expliquait dans son petit livre (que je vous recommande) "les grands articles du Code Pénal"  la même chose de cette façon :

Le commandement de l'autorité légitime s'entend par "une autorité publique, civile ou militaire qui serait légitimée par le peuple en incarnant la légalité républicaine". Il appuie cette philosophie du droit en faisant valoir que "la question n'est pas facile, surtout lorsqu'un gouvernement entier est en cause, qui plus est avec une apparence de légitimité (gouvernement de Vichy)".

Or, nous savons avoir un gouvernement qui a les apparences de la légitimité, mais n'en a aucune réellement, et pour le moins constitutionnellement si l'on considère les violations constitutionnelles et du code pénal du Président de la République.  Remettons nous dans le contexte historique évoqué par M. Mayaud :

Alors que le François Hollande de l'époque  nous enfonçait toujours plus dans la collaboration avec une puissance étrangère occupante, la Résistance s'organisait sur tous les fronts :

- militaires et diplomatiques avec le Général de Gaulle et le Général Giraux depuis l'extérieur du territoire métropolitain (Royaume-Uni et Algérie).

- militaires et politiques à l'intérieur, avec différents mouvements communistes, socialistes, syndicaux, gaullistes et même d'extrême droite.

A cette période de l'Histoire, c'était l'état de nécessité qui faisait loi. Il s'agissait uniquement de chasser l'occupant et reprendre le contrôle du pays, avant d'organiser des élections et une constituante au plus tard 1 an après la libération.

Et effectivement, tout ceci sera fait, avec même le luxe d'une assemblée consultative provisoire, ou globalement, toutes les entités politiques ayant refusé d'accorder les pleins pouvoirs à Pétain, avaient le droit de citer. Ce fut une façon habile de permettre à cette nouvelle autorité légitime qui sera incarnée dans un premier temps par le Général De Gaulle, de concilier les partis politiques et obtenir leur soutien et propositions, notamment en matière constitutionnelle.

Entre le 3 juin 1944 et le 27 Octobre 1946, la France subira donc une dictature éclairée et transitoire du Gouvernement Provisoire de la République Française. Deux années d'assainissement en accéléré à grands seaux de nationalisations et de référendums qui permirent au pays de redresser la tête et imposer le programme du Conseil National de la Résistance et une Constitution temporaire.

Aujourd'hui les contraintes historiques ne sont plus les mêmes encore que les causes n'aient pas changées. Il convient à ce titre de considérer que ce précédent juridique de la République Française, a tout à voir avec le "Commandement de l'autorité légitime" en philosophie du droit. Ce sont différentes entités politiques et militaires qui se sont associées pour résister à l'oppression d'une puissance occupante et d'un gouvernement trahissant manifestement les intérêts fondamentaux de la Nation, cela en collaborant avec l'ennemi.

Les causes n'ayant pas changé tant sur l'intelligence avec une puissance étrangère (collaboration) que sur l'état de nécessité (modèle écono-politique et monétaro-financier opprimant les Nations), il est tout à fait légitime de se prévaloir de l'état de nécessité pour qu'un Conseil National de Transition impose son programme sur une période de temps courte, avec l'appui de l'Armée très clairement.

Et c'est d'ailleurs la seule façon objective et légale de destituer François Hollande et son gouvernement actuel. En considérant que la Haute Cour de la République est constituée de parlementaires dont une majorité écrasante ont toujours été favorables aux pertes de souveraineté de la France dans le cadre de la "construction" européenne ainsi qu'à notre rattachement à l'OTAN, il ne peut être rationnellement espéré que nos députés se constituent en Haute Cour pour exiger la démission du Président de la République, en vertu de l'article 68 de la Constitution.

La question étant désormais de savoir comment bâtir une entité qui pourra se proclamer au nom du peuple Français, comme disposant du commandement de l'autorité légitime ?

La première façon de s'organiser est de s'inspirer de la Stratégie de l'envahissement que je propose aux Français, du fait que nous nous contenterions d'utiliser un outil institutionnel pré-existant, parfaitement décentralisé, et permettant de par ses statuts et son règlement intérieur de concourir à la réflexion et la rédaction collective d'un programme politique, ainsi qu'accorder l'investiture à des prétendants à un mandat quelconque pour nous représenter.

Une autre façon pratique et devant se superposer (et non se confronter) à cette stratégie, est la création d'un site internet permettant aux citoyens Français de proposer des noms de techniciens et responsables politiques, à différents postes.

Ce site devrait donc être classifié en ministères avec l'organigramme suivant :

- Gouverneur de la Banque de France
- Haut Conseil de Surveillance de l'Audio-Visuel

- Président du Conseil National de Transition (facultatif)

- Conseiller aux affaires étrangères
- Conseiller à la Défense
- Conseiller aux affaires intérieures
- Conseiller aux finances
- Conseiller à l'économie
- Conseiller à l'industrie
- Conseiller à l'agriculture et aux ressources halieutiques
- Conseiller à l'énergie
- Conseiller aux transports
- Conseiller à la santé
- Conseiller à la justice
- Conseiller au logement
- Conseiller en charge de la Constituante

Nous avons tous des noms en tête en fonction des portefeuilles. Par exemple, à l'agriculture, je ne serais pas étonné que Lydia et Claude Bourguignon ainsi que Pierre Rhabi soient de bons candidats à même d'obtenir un plébiscite des Français.

Le site internet doit donc pouvoir permettre aux citoyens de proposer des noms pour chaque poste, avec si possible l'intégration d'un lien vidéo pour présenter la personne suggérée, et enfin permettre un vote des internautes pour élire un Conseiller.

Un compteur (visible) sur le site doit permettre de clôturer les votes trois mois après son lancement, car il s'agirait de faire vite.

Une fois un Conseil National de Transition définitivement investi par le vote des internautes, il faudra vérifier que chacune des personnes plébiscitées par les Français acceptent leur mandat. Ce qui logiquement ne devrait pas poser d'immenses problèmes si le soutien est massif.

Ce Conseil National de Transition aurait alors le cahier des charges suivants :

1) Etablir en urgence un programme minimum d'assainissement démocratique et social, en considérant que tous les traités européens depuis celui de Maastricht, sont désormais nuls et non avenus.

2) Exiger des forces régaliennes de sécurité ainsi que de l'Armée, qu'elles lui remettent le Commandement de l'Autorité Légitime au nom du peuple Français et, mettre tout en œuvre pour arriver à une telle finalité

3) Dès lors que l'Armée aura accepté ce nouveau commandement, il s'agira de gouverner sur 500 jours la France par des réformes et nationalisations de structures stratégiques nécessaires, avant que des élections soient organisées sur la base de la Constitution de 1958, dont différentes modifications auront été préalablement soumises à Référendum contraignant, afin de permettre au peuple de rétablir le bon fonctionnement des institutions.

4) Outre les réformes constitutionnelles à produire d'urgence sur notre actuelle constitution, le Conseil National de Transition aura la charge d'organiser une constituante, que le prochain gouvernement élu ne pourra pas remettre en question, mais se devra au contraire de faciliter.

Un mandat de 500 jours donc, accordé à des gens qui ne l'auront pas demandé mais plébiscités pour la qualité de leurs travaux et sans doute un peu de leur sagesse.

Un tel Conseil National de Transition est de fait un gouvernement exécutif fort et ayant la légitimité démocratique d'être formé par le biais d'un plébiscite de l'entièreté de la Résistance Française, à travers ses composantes politiques, économiques et syndicales, autant que simplement citoyennes.

Il devra pouvoir agir par ordonnances et décrets pour accélérer l'assainissement du pays et l'organisation d'élections libres et non faussées, notamment par l'entremise du Haut Conseil de l'Audiovisuel ayant la charge de garantir une représentativité totale et équitable des forces politiques existantes en France, ainsi que de la diversité d'opinions sur nombre de sujets intéressant au premier chef la Nation.

La première étape est donc simplement un site internet, et si possible une carte d'adhérent au P.S pour accélérer le processus et faciliter la rédaction d'un programme national de transition.

J'appelle donc tous les Français disposant de quelques compétences dans l'édition d'un site web, à prendre le temps de créer un tel site au profit du peuple Français, et permettre de définir à quel collège de personnes, saurions nous prêts à confier le Commandement de l'autorité légitime, et inviter cette entité créée à se mettre au travail en ce sens. 

mardi 24 décembre 2013

Ces partisans du Front de Gauche qui oppriment l'Europe !

En cette fin d'année où Noël et la St Sylvestre sont sensés être un répit à un mal être social grandissant, je n'ai pas le cœur à la fête...

Cette photo qui, quoi que liée à des faits plus anciens et s'étant déroulés dans une autre contrée, m'a été envoyée par une résistante Italienne pour illustrer un énième suicide "de crise" dans la péninsule dont elle me narrait l'histoire.

Elle en profitait pour me confier son désarroi sur l'U.E, mais aussi la main mise de la Banque Centrale Italienne par un cartel bancaire international, dont la B.N.P est l'un des plus grands actionnaires.

Pour ma part, en lisant son message, je ne pouvais m'empêcher de penser à tous ces citoyens Grecs, Espagnols, Chypriotes, Portugais, mais aussi Français ou Allemands, qui crèvent autant de la démolition Européenne par l'entremise de "l'Union Européenne", que par les fervents idéologues qui soutiennent cette destruction des nations et notamment en France. Nous allons parler d'eux sur le champs, mais je souhaite ajouter une triste anecdote sur cette catastrophe sociale, en décrivant ce que j'ai pu constater sur Paris récemment :

J'ai toujours été habitué (difficilement) à croiser des sans abris sur les trottoirs et dans les stations de métro de la capitale, cela depuis dix années que je fais la navette une à deux fois par an, entre Bordeaux et ma région de naissance. Mais en cette fin d'année 2013, pratiquement aucune rue où j'ai déambulé dans Paris n’accueillait pas sa part de misère humaine. J'ai été littéralement choqué par l'explosion de cette détresse sociale et je garde en tête l'image de cet homme, aux vêtements encore propres et non usés, dormant à même le sol sur sa guitare, signe que son éviction du contrat social entre la France et ses citoyens était relativement récent. Il incarnait à lui seul, ce triste record signalé par les "Restos du Cœur" :

Au niveau "politique" et institutionnel, on peut en faire porter la responsabilité à quelques centaines de personnes, tout au plus. Mais ce serait éluder la responsabilité de plusieurs millions d'autres, que de jeter la focale sur le gouvernement actuel, le parlement et les institutions européennes, sans évoquer l'immense responsabilité des partisans du Front de Gauche.

Car le soir même où j'avais croisé ce pauvre hère, j'eu l'occasion de converser sur les réseaux sociaux avec un militant du Front de Gauche (homme sympathique du reste) qui à mes arguments techniques et démocratiques sur la sortie de l'euro, finit par conclure que ce qui comptait finalement, c'était l'internationalisme sous-jacent au symbole véhiculé par cette devise, qui était le plus important.

Et au final, ce partisan du Front de Gauche résumait d'un coup, tout le totalitarisme d'une idéologie qui fait quasiment consensus chez les militants pro-Mélenchon, alors que tant l'Histoire que la réalité du Monde aujourd'hui, démontre à quel point l'internationalisme tue !

Avant de m'expliquer sur ce fait, rappelons que l'un des slogans du Front de Gauche est "prenez le pouvoir". Slogan stupide si l'on considère que les partisans de ce mouvement, de part leur capacité à mobiliser réellement à travers leurs réseaux (notamment syndicaux) ont déjà le pouvoir ! 

Mettez moi à la tête du Front de Gauche demain, et tant la France que l'Europe sera libérée des traités immondes, ainsi que de toute une mafia de fripouilles en col blanc qui crève les peuples. Car, le pouvoir est bien entre les mains de ceux qui peuvent mobiliser et mettre à l'arrêt l'économie d'un pays. Le Front de Gauche détient bien le pouvoir dans les faits, mais n'en veut pas ! Autrement, le premier mot d'ordre serait un appel à la grève générale, cela si la France n'organisait pas son retrait immédiat de l'Union Européenne et de l'euro (entre autres revendications sociales et démocratiques).

Donc ces gens qui ont le pouvoir, mais n'en veulent pas pour autant, se permettent de pourrir tout le discours des euro-lucides par des procès en hitlero-fascisme, à défaut d'accepter des vérités criantes que l'on peut vérifier jusque dans les rues de Paris.

Mais au fait, les sans-abris qui errent dans la capitale, qu'en pensent-ils de l'idéologie "internationaliste" ? Qu'en pense aussi le peuple Grec tout entier ? Et quelle vision de l'internationalisme ont les Indiens, les Togolais ou les Saoudiens ? La même vision que les partisans du Front de Gauche en France ? Avons-nous exactement des valeurs communes sur tous les sujets ?

D'ailleurs, en régime "internationaliste", qui contrôle le Monde ?

Et cela  prendra combien de temps pour fédérer 7 Milliards d'êtres humains sur une telle utopie ? Est ce qu'il est rationnel de penser que les peuples d'Europe sont en osmose avec ce point de vue de la gauche Française, quand la seule expérimentation qu'ils connaissent de la destruction des Etats-Nations au nom d'une institution internationale, se résume à "privatisations", "dérégulations", "compétition", "troïka", "spéculation", etc...

Après autant de destructions sociales et démocratiques, combien de temps cela peut prendre que de faire accepter le romantisme d'un nationalisme européen, prélude à un véritable internationalisme ?

Comme tout être politisé, j'ai des idéaux. Certains à l'échelle de mon pays, d'autres sous un angle plus universaliste. Mais à l'instar des très rares démocrates de ce pays, j'ai un principe pour orienter mes combats :

Mes aspirations idéologiques sont très secondaires face à :

- L'urgence sociale et démocratique et l'état de nécessité induit, en dépit de mes convictions.
- Au principe de réalité, quand bien même cela contrarierait mes repères idéologiques.
- L'opinion majoritaire à laquelle je serais assujetti, si j'étais un haut responsable politique.

Et notre constitution malgré toutes ses imperfections, a parfaitement retranscrit cette obligation morale que doit avoir tout partisan d'un parti politique, dans le premier alinéa de son article 4 :

Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. 
Ce qui fait du Front de Gauche un parti anti-constitutionnel - à l'égal du P.S, de l'UMP et des officines centristes ou écolo de notre pays - puisque aucun ne respecte la Souveraineté de notre Nation, et tous sont violemment anti-démocrates, si l'on en juge la négation d'une opinion contestataire en France qui est largement opposée à l'U.E (en tant qu'idée) et l'euro, autant que la négation du Front de Gauche (et partis européïstes associés) quant à la liberté des peuples d'Europe à disposer d'eux-mêmes. Sachant qu'il n'existe pas plus de "peuple européen" que de "peuple mondial" aux dernières nouvelles.
Alors, oui, de façon très romantique, on pourrait imaginer un système politique international où chaque être humain aurait sa place et un pouvoir de proposition face au reste du monde, et où l'exploitation des travailleurs ne serait plus permise du fait d'une conscience mondialisée sur l'égalité des droits sociaux qui devraient exister entre un Péruvien, un Québécois ou Japonais.
Mais dans la vraie vie, et cela depuis des millénaires, ça ne se passe pas comme ça. Les repères identitaires dont se dotent les êtres humains, outre ce qui fait leurs individualités propres, sont profondément culturels. A commencer par la langue parlée.

Il n'y a pas de langue pour unifier le monde, tout comme les religions, ethnies, valeurs partagées diffèrent entre les pays. 
L'internationalisme est une idéologie vide de réalité, de sens et même d'universalisme. 
Vide de réalité, car si ce n'est le capitalisme apatride et profondément anti-national des hautes sphères financières et industrielles, la majorité des êtres humains raisonnent en fonction de leurs propres repères nationaux et culturels.
Vide de sens, car s'il fallait imaginer une structure "représentative" du monde, qu'elle soit gouvernementale ou parlementaire, elle serait au mieux totalitaire, au pire totalement inefficace du fait de la confrontation des points de vue et intérêts totalement divergeants entre les peuples. Et en admettant la bonne vieille rengaine anarchiste pouvant pallier à ces difficultés, je rappellerais simplement que de façon tout à fait factuelle, qu'un vide d'autorité finit toujours par être comblé du fait de la complexité des rapports humains. Qu'on me prouve que l'anarchie est possible pour une communauté de plus de quelques dizaines de personnes, et plus encore de milliards d'êtres humains, puisqu'il s'agit bien de trouver une organisation sociale et démocratique à un système "internationaliste". Au regard de l'histoire et de la propension des êtres humains à constamment se chercher un "guide" jusqu'à parfois même subir l'oppression d'un tyran, j'ai tout de même quelques doutes très sérieux quant à la pertinence de l'internationalisme, quelque soit le régime institutionnel proposé. Je dois manquer de romantisme sans doute...

Enfin, vide d'universalisme, car si la richesse du Monde est bien dans sa diversité, alors comment peut-on nier ces différences de valeurs, de langues, de cultures, de point de vue, d'histoires et mythes nationaux, quand elles sont le réel patrimoine de l'Humanité, et que toute uniformisation "internationaliste", n'est rien d'autre que l'imposition d'un ensemble de valeurs de quelques millions d'idéologues, à des milliards d'êtres humains qui n'en demandaient pas autant ?

Revendiquer "une autre Europe" ou "un autre euro" au nom d'une bigoterie internationaliste mortifère, est le meilleur moyen de ne rien changer réellement, car cela assoit l'Union Européenne en tant qu' IDÉE indépassable, alors que des millions de gens, tant en Grèce, en Italie ou en France, se foutent complètement de l'internationalisme, mais veulent juste trouver un logement, un boulot et ne pas se sentir coupables de n'avoir rien pu offrir à leurs enfants le jour de Noël.
Les Grecs pensent en langue grecque et souhaitent que leur pays leur appartiennent. Les Italiens pensent avec leur propre langue, et se foutent des problèmes franco-français car la seule organisation sociale et institutionnelle qu'ils connaissent réellement, c'est l'Italie. Les Français pensent en Français, et sont à minima plus de huit millions à exiger la fin de l'euro, quand les internationalistes du Front de Gauche, sont près de quatre millions à nazifier un Symbole National Fédérateur, à savoir le FRANC. Et les adversaires politiques communs des deux Fronts (FdG et FN) que sont le PS et l'UMP, aussi européïstes qu'ils soient, sont trop incultes ou intéressés pour se faire une opinion sur la Démocratie, la Monnaie,  ou la Liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Ne leur demandez donc pas leur avis sur l'internationalisme, ils ne pourront que répéter des intentions louables et généreuses, mais ne sauront pas l'imaginer institutionnellement, ni même en mesurer la validité démocratique et universaliste.
Alors très clairement chers partisans du Front de Gauche, je suis en osmose avec vous sur l'intérêt d'une Constituante (même si je considère malsaine votre façon de la concevoir). En tant qu'objecteur de croissance, je vous considère comme totalement pertinents dans vos propositions en matières industrielles, tout comme une partie de votre point de vue sur la mise au pas du Système Bancaire me convient. Même certaines de vos idées sociétales sur le droit à une fin de vie digne ou la légalisation du cannabis, j'y suis sincèrement favorable (non sans sérieux gardes-fous tout de même).
Mais sacré nom de dieu, arrêtez avec votre délire "internationaliste", car des êtres humains finissent par se suicider de l'immobilisme idéologique qu'il pré-suppose, puisque "changer l'Europe" et à minima hitlériser les symboles nationaux (et attributs de la Souveraineté) que sont les monnaies nationales, les drapeaux, hymnes et reliques diverses et variées, contraignent tout bouleversement politique majeur tant en France qu'en Europe. Ce n'est pas votre drapeau rouge et vert qui fédérera les Français, c'est le drapeau tricolore. Lui n'est pas de "droite" ou de "gauche" !

Vous avez le pouvoir et refusez de l'exercer par inconscience de vos propres forces, c'est votre problème. Mais ayez au moins le sens des responsabilités en reconnaissant qu'au point où en est la "crise" et au vu des tsunamis financiers et énergétiques qui foncent sur nous, il serait temps d'accepter que votre internationalisme nous emmène vers la plus grande catastrophe civilisationnelle qui soit.
Si vous souhaitez changer l'Europe, exigez la restauration des devises nationales en urgence, appréciez comme il se doit les histoires nationales et les Symboles associés, car l'euro tout comme l'emblème bleu aux étoiles d'or ne fédère personne, alors que le Franc, la Lire, la Drachme, la Peseta ou l'Escudo,  sont des SYMBOLES FORTS de la Souveraineté des peuples sur leurs institutions.

Rendez la dignité aux peuples et méditez sur ce que signifie votre internationalisme tant factuellement qu'idéologiquement ! En restant coincés dans votre attitude doctrinaire et méprisante vis à vis de la pensée profonde de votre propre peuple s'agissant de l'euro, vous empêchez des millions de gens en Europe de reprendre espoir, et vous vous rendez coupables de génocide social par procuration.

En cela, je vous considère tous comme co-responsables des suicides du fait de la "crise" en Europe, autant que de nombres de misères humaines que vous dénoncez constamment dans vos cortèges, et cette hypocrisie ou déficience intellectuelle collective (si ce n'est les deux) n'est pas prête de vous faire gagner une élection, mais effectivement, ne peut que donner du grain à moudre à l'extrême droite puisque vous ne voulez ni du pouvoir, ni respecter l'auto-détermination des peuples.

Vous avez toujours la possibilité de mettre fin (ou à minima suspendre) à vos vues internationalistes, en exigeant la restauration des monnaies nationales en tant que Symboles des Souverainetés de chaque peuple en Europe. Mais chaque journée passée à tortiller du cul sur la confrontation de la réalité face à votre idéologie, TUE des dizaines, voir des centaines de personnes à travers toute l'Europe. Gardez-le à l'esprit, car si j'ai évoqué la responsabilité politique suggérée par l'article 4 de notre constitution dans cet article, c'est bien par ce que vous vous conduisez en idéologues irresponsables pour le moment.

Malgré toutes mes récriminations et ma colère, je tiens malgré tout à souhaiter à l'ensemble de mes lecteurs (y compris ceux du Front de Gauche), de bonnes fêtes de fin d'années et une joyeuse Révolution pour 2014.
Sylvain Baron



dimanche 15 décembre 2013

Lettre de France au peuple Italien...

Au peuple d'Italie...

J'ai pour habitude de suivre les actualités des autres États-Membres de l'Union Européenne, avec un intérêt tout particulier pour l'Italie pour de nombreuses raisons.

La première étant que l'Italie et la France outre des racines linguistiques communes, ont a peu de choses près, bien des points communs tant culturels qu'économiques.

Deux pays qui ont connu durant une période historique relativement récente un exécutif fort et planificateur, ayant contribué à largement développer une industrie performante et diversifiée, avant de voir des oligarchies politico-médiatiques dilapider nos Souverainetés et notre patrimoine industriel au profit de banquiers véreux, cela dans le cadre de dérégulations monétaires, réglementaires et douanières imposées par les tenants d'un Nationalisme Européen mortifère pour les États-Nations enfermés dans cette prison technocratique.

Ainsi, j'ai toujours plaisir à suivre l'actualité de votre pays, entre autre en suivant les publications de Nicoletta Marina Forcheri, journaliste engagée et maîtrisant parfaitement nombre de connaissances économiques et historiques tant du strict point de vue Italien qu'à une échelle plus vaste.

Dans son dernier billet, Nicoletta relate ainsi les manifestations qui secouent l'Italie en y expliquant les raisons tant constitutionnelles que sociales qui achèvent de mettre en colère votre peuple. Fait qu'elle n'a pas expliqué, mais qui n'est pas passé inaperçu auprès de la dissidence politique de notre pays : pour la première fois, des policiers ont rejoint un cortège, ce qui démontre à quel point l'autorité des fripouilles qui tiennent les rênes de votre pays s'effrite à très grande vitesse.

Et cela ne m'a presque pas étonné tant d'une part je suis conscient de la très violente oppression fiscale imposée par le gouvernement Letta (dans la droite ligne de ce qu'avait entamé Mario Monti), mais aussi par ce que l'Histoire ne peut aller que dans un seul sens, tant en Italie qu'ailleurs vis à vis des traitres qui nous asservissent tous.

Tout comme en Italie, notre Président n'a aucune légitimité démocratique. Le Système des parrainages est un moyen pour les grands partis politiques d'empêcher la réelle diversité des candidatures à la Présidentielle, ce qui ne fait que parfaire une censure plus globale entretenue tant par nos grands médias publics que privés. Ainsi Hollande qui n'a ni charisme, ni compétences techniques à faire valoir, n'est que le caniche des Etats-Unis et de différents lobbies qu'ils soient financiers ou "religieux", mais n'est pas notre Président.

De la même façon, la TVA et les impôts augmentent constamment en France. L'oppression fiscale pour renflouer des banques avec l'argent des contribuables continue, mais pour canaliser la colère des Français, on veille à créer des faux problèmes sur lesquels on détourne notre attention, comme récemment le mariage gay ou encore l'affaire "Léonarda".

Nos syndicats sont tous vendus, et à part de très rares et corpusculaires partis politiques, la "gauche" de notre pays est totalement vendue à l'idéologie européïste et enfume son électorat contraignant toute mobilisation aisée d'un pan de population pourtant habitué à s'organiser et manifester.

Aujourd'hui en France, on manifeste contre le racisme, pour maintenir certaines valeurs familiales ou au contraire les détruire, mais toujours personne pour se mobiliser contre l'U.E et l'euro. L'extrême droite étant focalisée sur ses valeurs, l'extrême gauche pour sa part totalement engoncée dans son internationalisme allant de pair avec la Démolition Européenne.

La dissidence éclairée de notre pays représente environ 30.000 personnes sur les réseaux sociaux et sans doute plus de 100.000 Français de façon plus globale. C'est malheureusement une dissidence qui passe son temps à s'indigner des trahisons diverses et variées, refaire le monde en se faisant force de propositions, mais qui se refuse totalement à se mobiliser. Trop intellectuelle (et pauvre), elle n'a qu'une expérience très limitée du militantisme, et croit encore que les élections restent le moyen de résistance le plus rationnel quand un nombre infinitésimal d'entre nous nous battons quotidiennement pour l'encourager à se soulever.

En clair, malgré toute la tristesse que cela suscite en moi, ne comptez pas sur notre peuple pour libérer l'Europe et notamment votre pays de cet enfer européïste et financier. Nous ne sommes pas encore mûrs et je ne tiens pas à vous donner de faux espoirs à ce sujet.

La France est une grande puissance économique en déclin totalement atlantisée et européïsée qui continue de jouir de ses "acquis" coloniaux notamment avec la zone Franc, mais aussi par le caractère ultra prédateur de nos capitalistes bien de chez nous, que cela soit au niveau industriel ou financier. Nous savons ainsi que la volonté de nos dirigeants quant à sauver l'euro, notamment via l'infâme Mécanisme Européen de Stabilité visant à renflouer avec l'argent des contribuables Européens les banques des pays du sud, n'est qu'un moyen détourné de sauver nos propres banques détenant de nombreux actifs dans les pays les plus en difficulté.

Ce qui peut être reproché à la France par les autres Européens est la plupart du temps justifié et n'est pas du tout ignoré par notre dissidence. Cela ne signifie pas que ceux qui prendront la relève demain perpétueront cet état de fait, mais que ce n'est malheureusement pas sur nos propres canaux de résistance qu'il faut compter pour le moment. 

Mais rappelons nous toujours que si en Allemagne et en France, toute la propagande vise à faire passer les peuples de l'arc Méditerranéen  comme "paresseux", "tricheurs" et "capricieux", la propagande inverse doit sans doute exister tant en Italie qu'ailleurs, pour faire passer le peuple Français comme inconscient des souffrances des autres peuples, et profitant avec oisiveté du déclin de vos économies. Tout sera fait comme entre chaque guerre, pour diriger les colères entre les peuples, alors qu'en vérité, la souffrance est partagée par tous, et nos ennemis sont assurément les mêmes.

Il y'a certes une forme de pessimisme dans ma lettre ouverte, mais j'aimerais néanmoins croire que nous aurions raison de garder tous espoir. D'abord, par ce que si la France est le second contributeur de l'Union Européenne, elle est aussi le pays le plus massivement eurocritique à travers sa diversité politique. L'euroscepticisme n'est apparu que de fraîche date dans nombre de pays du sud de la zone euro, alors que la monnaie commune était déjà critiquée avant son introduction en France, et que cette critique n'a jamais cessé de se renforcer depuis, ne serait ce qu'à travers la diversité d'offres politiques qui a explosé depuis son introduction. Ainsi, plus d'un tiers des citoyens Français veulent la peau de l'euro (et tout le système financier et "libéral" attenant) ce qui signifie que si par exemple le Portugal devait être le premier pays à en sortir sous la colère de son propre peuple, l'émulation serait très forte en France et la libération de toute l'Europe pourrait intervenir très vite.

En outre, je me suis spécialisé pour ma part sur les différentes formes de résistance à l'oppression qui peuvent être efficaces dès lors que collectivement, des milliers de gens décident de se battre avec des outils plus pertinents que des pavés. Je me permets de vous en suggérer les différentes solutions, qui j'espère retiendront votre attention :

1) La Révolte Monétaire


Système de révolte commençant par la transformation de nos billets de banque en devises nationales. Pour la France, il s'agit de marquer le mot "Francs" sur nos billets, pour l'Italie, il s'agirait de marquer le mot "Lires" sur vos billets. L'important est de communiquer à travers la monnaie un message positif, fédérateur et symbolique de nos souverainetés. Techniquement, il conviendra de jouir du partenariat des petits commerçants pour séquestrer ces billets transformés dans l'économie réelle (ils ne doivent pas revenir en banque sous peine d'être détruits). De cette façon, on peut faire disparaître progressivement l'euro sous forme fiduciaire au profit de nos devises nationales. Ce qui fera de cette révolte une insurrection pacifique et réellement visible même par les traîtres qui nous gouvernent.

2) Le courrier aux institutions 

En France, la Présidence de la République reçoit entre 1500 et 2000 lettres et courriels par jour. Si donc chaque jour, 1500 à 2000 résistants au Système prenaient le temps d'envoyer un courrier à la Présidence de la République pour faire part de nos EXIGENCES (quand on est un peuple Souverain, on ne demande pas gentiment, on commande), l'effet psychologique sur l'executif de l'Etat serait suffisamment puissant pour le contraindre à écouter le peuple. Car ce serait un doublement spectaculaire du courrier reçu pour l'Elysée. Un "Spam" de courrier physique à une institution de façon régulière fait tout simplement peur. Nos fripouilles restent des êtres humains pétris d'émotions diverses et variées. Il faut jouer sur leurs propres angoisses. Et la première d'entre elles étant que poussé par colère, le peuple administré devienne réellement dangereux faute de ne pas être écouté. Écrivez en massez à votre Premier Ministre et faites lui peur !

3) L'envahissement des grands partis politiques

Que ce soit en France ou ailleurs, les grands partis politiques se succèdent depuis de nombreuses années au pouvoir, privant les mouvements plus alternatifs de pouvoir imposer leurs idées, que ce soit dans les parlements ou les médias. A ce titre, il devient une nécessité d'envahir ces grands partis politiques en y adhérant pour ensuite voter en interne de nouveaux programmes tout en expulsant les oligarchies qui y font leur carrière.

4) La Justice

Il est désormais avéré que nos oligarques violent nos constitutions, mais aussi très régulièrement les lois relevant du pénal. Tout citoyen peut dénoncer un crime. Mais plus nous sommes nombreux à le faire, plus les magistrats auront des difficultés à ignorer ces dénonciations. Cela demande néanmoins de s'immerger un peu dans les lois.

5) La presse de rue

La révolution bolchévique comme la révolution française, sont d'abord des révolutions de la presse. Il est nécessaire de déconsidérer l'outil internet comme un moyen d'informer la population rapidement, car la majorité des gens n'ont pas de démarche active vis à vis de l'information. Il faut créer des journaux de rue, les distribuer dans les stations de transports en commun et veiller à forger leurs indépendances économiques.

D'autres moyens de résistance plus habituels existent (grèves, manifestations, etc) mais je pense très honnêtement qu'ils ne sont pertinents que lorsque la totalité d'une population est en osmose avec les motifs invoqués, ce qui est rarement le cas du fait de l'abrutissement des masses.

Faute de ne pouvoir vous rassurer sur l'éveil de la population Française, je ne puis qu'espérer que vous saurez pardonner mon propre peuple (et plus encore sa dissidence) quant à sa médiocrité, en considérant que nous avons des décennies d'abrutissement éducationnel et médiatique derrière nous, dont on ne se débarrasse pas facilement. Aujourd'hui, le paradoxe historique est que la France ne montrera pas la voie aux autres peuples Européens, comme elle le fit en 1789. J'espère et je prie que ce sera notre peuple frère Italien qui finira par nous donner une leçon de Démocratie, car pour notre part, nous sommes en train de crever de notre propre apathie.

J'espère en tout cas que quelqu'un prendra le temps de traduire en Italien cette lettre ouverte, et qu'elle vous sera utile, d'une façon ou d'une autre pour étendre votre mouvement de révolte.

Gardez la foi !

Sylvain Baron

mardi 3 décembre 2013

La revanche des néo-cons envers les véritables cons !

Dans son numéro N°2150 du 28 Novembre 2013, "Le Point" titre sa Une de la façon suivante :

Les Néocons
Nouveaux conservateurs à la Française.

Une vague présentation du "dossier" est donnée sur le site internet du magasine, mais Jacques Sapir en formule une critique plutôt incisive que je recommande à tous.


Ceux qui souhaiteront dépenser leurs euros en voie de raréfaction dans la version papier du Point, pourront se voir affligés de cultiver un sentiment de "repli national", ainsi que d'autres us de com dont nous avons désormais l'habitude.

Tout est bon pour nous faire passer pour des gens moyen-ageux, complètement déphasés avec un phénomène de mondialisation des échanges (en vérité multi-séculaire), et emprunts de valeurs franchement droitières. Cela par des journalistes qui sont pourtant les véritables conservateurs de ce pays, dans le sens où ils ne font que cautionner la même pensée politique qui sévit à droite comme à gauche depuis plus de 40 ans, en aliénant le message véritable des Français attachés à leur Souveraineté Nationale.

La tactique est toujours la même dans la formulation de la prose, et l'on étaye un vide de pensée économique, géopolitique et démocratique, par des références envers des personnalités de différents horizons, réputées "souverainistes".

En vérité comme l'explique parfaitement Jacques Sapir, les deux vagabonds grassement payés des médias Mainstream que sont Sébastien Le Fol et Brice Couturier, citent des personnalités politiques qui n'ont rien à voir avec la pensée politique réelle des Français euro-lucides, puisque nous savons que toute la question se résume à cela.

L'ère de la propagande suffit, et rendez vous est donné Vendredi 13 décembre à 15 heures, au 74 avenue du Maine à Paris, adresse de la Rédaction du journal "Le Point", ici au centre de la photo.
 


Il est temps de demander des explications sur une tel matraquage médiatique visant à détruire la légitimité et la pertinence de la pensée politique de tous ces Français qui tiennent à faire respecter leur autorité collective sur leur propre territoire, sans pour autant verser dans des délires mortifères et xénophobes.

Car pour ma part, j'en ai assez que l'on me qualifie par "lepéno-association", de conservateur, quand ce n'est pas une autre accusation toute aussi insidieuse mais bien plus grave qui est distillée par cette oligarchie journalistique.

J'ai pris le temps de rédiger un essai politique que j'ai publié sur un blog, et les rares personnes qui l'auront visité auront du mal à me cataloguer de "conservateur", lorsqu'outre le démantèlement de l'U.E et l'euro, je prône la légalisation du cannabis, le droit à une fin de vie digne dans certains cas précis, et plus encore une relance économique en phase avec des contraintes énergétiques qui vont aller en s’agrandissant.

Si ma pensée n'est pas représentative de tous les Français euro-lucides, elle en est bout, et plus encore la preuve de son extrême diversité. A ce titre, je suis certain que parmi les quelques personnes qui me suivent un peu, il y'a une certaine lassitude à être catalogué de potentiel catho réactionnaire quand on peut être athée de confession musulmane, ou encore d'ultra-nationaliste quand on peut être un altermondialiste en phase avec l'idée qu'une frontière est un outil permettant à une communauté à minima linguistique, sinon historique et politique, de pouvoir s'organiser en fonction de ses propres aspirations.

Rassemblons nous tout à fait pacifiquement devant la Rédaction du "Point" à Paris le Vendredi 13 Décembre prochain et espérons que la chance ou le courage suffira à ce que les deux auteurs de l'article, viennent écouter la véritable opinion politique des Français qui veulent mettre fin à l'U.E, à l'euro, au libre-échangisme et plus encore à une dictature faite de corruption et de pensée unique.

Je compte sur vous !

Sylvain Baron