samedi 26 juin 2021
Les si douces "valeurs" d'Eva, journaliste à France Inter
vendredi 14 mai 2021
Adresse à tous nos officiers militaires
dimanche 9 mai 2021
François Lecointre ou le règne des capitulards
En date du 28 avril, vous avez annoncé que 18 officiers supérieurs seront radiés du service actif des armées, cela sans outre forme de procès, pour avoir commis le très grave crime d'avoir apposé leur signature à une tribune publiée le 14 avril dernier sur le site personnel du capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Fabre Bernadac. Vous précisez que chacun de ces officiers sera traduit devant un "Conseil supérieur militaire". Nous prenons bonne note que ce n'est pas une cour de justice militaire ou civile qui aura à statuer. Le "Conseil" lui-même n'ayant d'ailleurs pas de nécessité à s'entretenir avec les personnes convoquées, puisque la décision du poudré en haut lieu, est déjà prise. C'est vous-même qui le signifiez et qui ajoutez partager cette décision :
Bien sûr, il se serait trouvé un autre officier de haut rang suffisamment carriériste comme vous, pour ne pas savoir refuser la fonction et rappeler ainsi à M. Macron qu'on ne fait pas preuve impunément d'autoritarisme avec des gens qui ont charge de la défense de la patrie. Mais il se trouve que vous fûtes le premier à accepter la fonction, et certainement pas pour défendre nos soldats d'active ou à la retraite, mais bien pour vous conduire en roquet de la Macronie. Nous ne vous avons d'ailleurs pas entendu hoqueter lorsque M. Macron a tenu a ratifier l'inique traité d'Aix la Chapelle. Ce n'est pas vous non plus qui avez défendu le secret-défense sur les technologies militaires françaises en matière aéronautique, mais bien Dassault qui pour ses seules vues d'entreprise, a dû ferrailler contre l'Allemagne pour ne pas abandonner à cette dernière des secrets militaires que vous ne souhaitiez nullement préserver. Vous êtes un capitulard ! Sachez que nous comptons bel et bien renverser la bande de criminels qui sévit jusqu'au sein du gouvernement et de la présidence de la République, et que vous aurez ce jour-là des comptes à rendre au peuple. Je vous rappelle que le bombardement commis avec votre assentiment en Syrie en avril 2018 peut être considéré comme un crime d'agression au sens de l'article 8 bis des Statuts de Rome sur la CPI. Je vous rappelle que votre qualité de "chef d'état-major" vous rend responsable sur le plan pénal, de tout ordre manifestement illégal que vous auriez communiqué à vos subalternes. Vous pensez-vous si à l'abri que cela de vos propres turpitudes et reniements ?
Dans l'attente, j'exige en tant que citoyen français qui paye votre solde, de ne plus vous entendre vous exprimer dans les médias, plus encore si c'est pour faire connaître votre petite et misérable opinion politique sur "l'indispensable" défroquage industriel et diplomatique auquel nous devrions consentir pour le plus grand profit d'une puissance hostile à la France. Si vous aviez le minimum d'éducation géopolitique et économique nécessaire ainsi que la profondeur historique qui ne sied pas aux capitulards, vous seriez conscient que l'Allemagne comme les USA et Israël ont des comportements parfaitement hostiles vis-à-vis de la France, sans qu'il soit nécessaire de nous déclarer une guerre ouverte pour cela. Mais l'usurpateur élyséen ne vous a certainement pas demandé d'assurer la fonction de chef d'état-major pour vos fulgurances en matière de guerre économique mais bien parce qu'il avait été précisément informé que vous étiez un être servile, volontiers séditieux et incapable de raisonner en fonction de nos intérêts nationaux bien compris. Vous êtes sous les ordres d'un traître, il y a en ce sens un autre mot qui convient pour vous décrire. Je suppose que vous l'aurez deviné ?
lundi 12 avril 2021
Vertige
samedi 10 avril 2021
Puisqu'une députée accepte de nous écouter....
C’est dans le cadre des investigations menées par la députée Frédérique Dumas à l’encontre de France Télévisions s’agissant d’un contrat passé avec la société « Air productions » pour un montant de 100 millions d’euros, que j’ai découvert votre intérêt sur la question des médias. Plus encore, j’ai pu constater que dès l’année 2017, vous aviez rédigé un « avis » en collaboration avec la députée Béatrice Piron quant à la politique de financement en matière de culture. C’est à ce titre que je me permets de vous interpeller au travers de ce document.
Présentation
En liminaire, je tiens à signifier que je n’ai aucune relation d’intérêt avec un quelconque média privé ou public, ni toute autre puissance financière, étrangère ou gouvernementale. Je crois cependant être tout à fait représentatif d’une grande part de la population ne cachant plus sa défiance vis-à-vis des grands médias audiovisuels privés et publics, mais aussi une contestation populaire dont les revendications politiques permanentes et intangibles sont :
1) La destitution d’Emmanuel Macron et la révocation de son gouvernement. De façon plus globale, nous souhaitons un assainissement de nos institutions, par l’éviction d’une grande part de notre « représentation » politique en passant par certains membres de la haute fonction publique, de la magistrature ainsi que d’autres grands corps d’État.
2) La restauration pleine et entière de notre indépendance nationale par la sortie de l’UE, l’euro et l’OTAN, et pourquoi pas d’un certain nombre de traités préjudiciables à nos intérêts nationaux.
3) L’instauration d’une constituante populaire et pleinement participative, et pour le moins, l’introduction de garde-fous démocratiques au sein de notre Constitution permettant au peuple de s’autosaisir par référendum en toute indépendance de sa représentation politique (y compris parlementaire) pour légiférer ou abroger des lois en toutes matières, ainsi que révoquer si nécessaire et dans certaines conditions, tout élu ou mandataire du peuple s’étant rendu coupable d’un crime de lèse-nation (corruption, trahison, détournement de fonds publics, etc.).
Bien sûr, nous sommes capables de certains consensus sur des sujets plus socio-économiques ou géopolitiques, mais nous considérons bel et bien que la Démocratie et la Souveraineté effective du peuple sur son territoire ainsi que sur ses lois et sa représentation, sont les moyens politiques de débattre et légitimer des réformes, quels que soient leurs champs d’application respectifs. Tout juste pourrais-je signifier que globalement, nous considérons qu’il est du devoir de l’État de réguler l’économie, indépendamment des intérêts financiers ou particuliers que cela pourrait ennuyer.
Les gens que je représente ne sont pas structurés en « partis politiques ». Une très petite part d’entre eux milite néanmoins pour différentes formations politiques partageant peu ou prou les revendications explicitées plus haut. L’essentiel de notre dissidence est tout à fait informel et constitue ce que l’on peut appeler une « nébuleuse ». J’estime cette dernière forte de 2 à 3 millions de personnes très interconnectées sur les réseaux sociaux. À des degrés moindres, les partis politiques tels que le « Rassemblement National » ou « La France Insoumise », partagent en partie nos aspirations, sans toutefois être capables d’assumer nos radicalités ni notre désintérêt pour leurs guerres idéologiques stériles. Nous ne sommes pas des extrémistes de gauche ou de droite, nous sommes davantage des démocrates radicaux. Ce qui signifie malgré tout que notre dissidence a une influence qui porte bien au-delà d’elle-même, depuis les maillons les plus structurés et médiatisés de la « contestation » populaire, jusqu’à ces 70 % de Français qui soutenaient « les Gilets Jaunes » aux premiers jours du mouvement.
J’évoque ici le terme « dissidence » à dessein. Une dissidence est par définition ostracisée, marginalisée et diffamée si nécessaire par un ordre politico-médiatique régnant. Monsieur Mélenchon et madame Le Pen, ne peuvent ainsi prétendre au statut de « dissident », puisqu’ils n’ont aucune difficulté particulière à exister politiquement et médiatiquement. Ils sont même d’une très grande utilité pour l’oligarchie au pouvoir. Ils ne souhaitent nullement sortir de l’UE et de l’euro, mais jouent de la « popote électorale » en dénonçant les aberrations économiques et démocratiques que nous imposent ces institutions ; leurs vues économiques sont globalement convergentes car régulatrices, voire keynésiennes, mais puisqu’il est de bon ton de diviser cette frange majoritaire de l’électorat qui ne se revendique ni mondialiste, ni européiste, ni « libérale », le « Rassemblement National » et la « France Insoumise » entretiennent des clivages stériles sur des considérations sociétales et morales dont l’intérêt est mineur face à des enjeux démocratiques, économiques et géopolitiques.
Si vous avez le sentiment que la dissidence que je décris porte des revendications récurrentes chez les « Gilets Jaunes », indépendamment de vos opinions propres sur ces sujets, vous conviendrez qu’outre le climat socio-économique dégradé et le sentiment justifié de la population d’être méprisée par les représentants des plus hautes instances de l’État, il y a aussi une chape de plomb médiatique qui pèse sur des questions politiques déterminantes pour la nation. Être ou ne pas être dans l’UE et l’euro, ça n’est pas un débat politique de même envergure qu’autoriser ou non le mariage entre personnes de même sexe. L’introduction d’une procédure de référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution suppose des enjeux démocratiques bien plus profonds qu’une réforme n’affectant que le mode d’exercice d’un quelconque mandat représentatif. Assumer intellectuellement le fait de vouloir révoquer un chef d’État n’est pas une considération politique anodine. Dans toute démocratie qui se respecte, la remise en cause de la légitimité même d’une représentation politique à gouverner, est un droit absolu et salutaire pour le peuple.
Si j’évoque cet univers intellectuel, politique et populaire que j’incarne avec des millions de mes concitoyens, c’est précisément parce qu’il n’a pas droit de cité dans les grands médias audiovisuels publics, pas plus que dans la presse écrite subventionnée. Vous conviendrez que ces sujets ne sont pas davantage débattus au parlement. Et sans nul doute, vous vous opposez radicalement à notre désir de rétablissement plein et entier de la souveraineté nationale, pourtant érigée en principe cardinal de la démocratie dans le titre premier de notre Constitution. Nous sommes d’ailleurs la nation qui a formalisé jusque dans le droit international le principe d’autodétermination des peuples. Principe que notre caste politique (qui n’en a pas le droit) renie, là où tant d’autres peuples aspirent à leur propre indépendance.
Dans ce cadre, et puisque nous avons le sentiment que le fait de défendre des principes constitutionnels intangibles et de façon plus générale l’établissement de la démocratie (qui ne peut être strictement représentative sauf à vouloir dénaturer sa définition même), les plus déterminés dans nos réseaux se sont résolus à assiéger chaque premier samedi du mois l’ensemble de nos grands médias publics et privés pour leur opposer un rapport de force citoyen. Nous n’étions qu’une dizaine au premier jour, nous sommes désormais plusieurs centaines voire plusieurs milliers de personnes à revenir constamment désormais. Notre progression en termes de mobilisation est constante et nous sommes résolus à atteindre la masse critique nous permettant de nous faire entendre. Bien évidemment, vous n’aurez jamais entendu parler de nos manifestations sous les fenêtres des grands médias, même lors de nos plus grosses mobilisations, car il est hors de question pour les journalistes et leurs directeurs éditoriaux (et actionnaires) de se remettre en cause publiquement. Pas plus qu’exposer au grand jour nos griefs (qualifiés sur le plan pénal) contre Emmanuel Macron et certains de ses ministres ou laisser des citoyens faire de la pédagogie sur le droit constitutionnel, la philosophie politique, la monnaie et la démocratie à leurs téléspectateurs.
Il y a donc un très grave problème de liberté d’expression en général en France, et plus spécifiquement de diversité des opinions dans les grands médias (qu’ils soient publics ou privés).
Le déclin intellectuel, moral, éthique et politique des grands médias.
Le problème est davantage humain, mais aussi institutionnel. En premier lieu, les universités telles que « Science-Po », l’ENA, l’ENS ainsi que les écoles de journalisme sont à l’origine du déclin culturel et philosophique du monde intellectuel, politique et médiatique français. Le recrutement d’enseignants dont le conformisme politique est saisissant, induit que certaines thématiques ne seront pas ou très mal traitées face à des élèves trop jeunes encore pour disposer du bagage culturel et intellectuel nécessaire à l’exercice critique. Je rappelle d’ailleurs que bien avant que de jeunes gens se retrouvent à l’université, nos enfants subissent une propagande obscène en faveur de l’Union européenne dès l’école primaire. En témoignent les « drapeaux européens » (que nous avons plaisir à décrocher régulièrement) qui surplombent les frontons des écoles, collèges et lycées publics. Comment les jeunes citoyens pourraient-ils comprendre les enjeux de souveraineté lorsqu’ils pénètrent chaque jour dans un établissement scolaire sous une bannière non seulement illégitime mais qui de plus n’a aucune valeur juridique ou constitutionnelle en France ? Ou lorsque les enseignants sont tenus de faire la promotion de cette institution dans le cadre des programmes scolaires ?
Donc, de jeunes gens qui s’orientent vers des études de sciences politiques ou de journalisme rentrent à l’université avec des conditionnements idéologiques (très représentatifs des orientations politiques des couches sociales les plus aisées) que l’État lui-même impose par des procédés marketing (le drapeau européen) ou programmatiques. Ils se retrouvent face à des enseignants qui poursuivront cette propagande, et c’est ce qui explique que la majorité de nos journalistes, hauts fonctionnaires et politiciens, soient acquis à une idéologie mortifère qui n’est nullement partagée par la majorité de la population. Deux événements peuvent en témoigner : le référendum perdu par les européistes en 2005 (et violé par la suite) ou encore la déclaration d’Emmanuel Macron à la BBC en janvier 2019, sur le fait que si la France organisait un référendum en vue de sortir de l’UE, « les Français voteraient probablement » dans le même sens que nos amis britanniques. Ce qui signifie du reste que notre oligarchie (dont M. Macron n’est qu’un maillon) est tout à fait consciente des aspirations politiques de la majorité du peuple, mais se garde bien de lui rendre la possibilité de s’autodéterminer en ce sens.
Pour en revenir plus spécifiquement à la question du déclin intellectuel et déontologique de nos journalistes, nous avons noté que la majorité d’entre eux ignore ce qu’est « la Charte de Munich ». Cela signifie donc que les écoles de journalisme ne semblent même plus s’assurer que les notions éthiques et déontologiques encadrant une telle activité soient enseignées.
Autre facteur de la ruine intellectuelle et du conformisme permanent dans nos médias : le recrutement lui-même des journalistes dans les services politiques de ces derniers. Car à défaut d’un haut niveau de déontologie personnelle des journalistes qui comprendraient que leurs opinions propres sont sans intérêt pour les citoyens qu’il s’agit d’informer, un autre parti pris aurait pu être de s’assurer du recrutement des journalistes sur des critères d’opinions cette fois-ci. Mais dans le sens d’une diversité politique réelle à faire valoir. Ça n’est pas le cas. Bien au contraire, nous avons le sentiment que tant pour le service public de l’information que pour nos grands médias privés, il s’agisse de recruter des journalistes tout à fait conformes à la doxa. Et d’ailleurs, si un quelconque journaliste du service public décidait d’accorder la parole à des gens qui accusent M. Macron d’être un criminel, ou encore qui tienne à expliquer la nécessité absolue de sortir de l’UE et l’euro, ou même de réchauffer nos relations avec la Russie alors qu’il faudrait les refroidir avec l’Allemagne ou les USA, quelles en seraient les conséquences ? La première serait tout simplement qu’un directeur éditorial empêcherait sans nul doute que de tels débats extrêmement préjudiciables à la majorité de notre représentation politique, puissent avoir droit de cité sur les grandes ondes. À défaut, il est fort probable que ce journaliste serait placardisé pour avoir osé mettre en lumière les grands sujets tabous pour une représentation politique qui nomme les directeurs des grands médias publics et votent les budgets de ces derniers. Rappelons que la concurrence à l’emploi pour exercer une activité de journaliste est très forte en France. Lorsqu’il s’agit de payer son loyer et ses factures, n’importe qui est prêt à faire des concessions avec son intégrité morale et intellectuelle.
Face à la propagande, l’essor de la contestation sur internet
L’essor d’internet, média qui permet aux citoyens d’être émetteurs de leurs propres opinions sur l’espace public, mais aussi leur permettant de choisir les canaux d’information qui les intéressent, a réellement débuté en 2005, à l’occasion de la propagande tonitruante qui a été véhiculée en faveur de la ratification du Traité Constitutionnel Européen. Face au peu d’espace médiatique qui était accordé aux opposants ou pour le moins, aux « éléments de langage » visant à discréditer ces derniers constamment, des leaders d’opinion et nouveaux médias jusque là inconnus ont émergé progressivement. Bien entendu, la majorité des Français (et c’est encore le cas aujourd’hui), malgré les signaux d’alarme répétés par les enquêtes du CEVIPOF chaque année, continue de « s’informer » via le mainstream médiatique et ne connaît pas nécessairement les personnalités ou médias web alternatifs leur permettant d’accéder à des analyses très différentes (et autrement plus profondes) que ce que leur télévision ânonne continuellement. Car c’est un fait, les grands médias publics se désintéressent des débats politiques qui agitent la toile mais aussi des penseurs qui bénéficient d’une audience bien supérieure sur internet, à la plupart des « experts » et politiciens qu’ils invitent régulièrement. Pourtant, le rejet du T.C.E à plus de 55 % des voix aurait dû les alerter sur le fait qu’un glissement idéologique s’opérait et qu’à terme, toute une génération de Français allait finir par lâcher totalement prise avec notre représentation politico-médiatique. La maturité de cet essor de la contestation sur internet, a pu être observée à l’aune de la crise des « Gilets Jaunes ». Ces derniers étaient d’abord interconnectés sur les réseaux sociaux avant même de déferler dans les rues.
Aujourd’hui, de nombreux médias de réinformation existent sur internet. Par exemple, pour la presse écrite, peut-on citer « La lettre A » ou « Le Grand Soir », tandis que pour le format audiovisuel, « Le fil d’actu » ; « Le média pour tous » et dernièrement « Blast » se partagent une grande part de l’audience web sur des sujets qui ne seront pas ou très mal traités par les grands médias publics et privés. Cependant, les moyens financiers de ces derniers restent infimes. Par ailleurs, comme signifié plus haut, la majorité des Français a une attitude passive et bien peu critique face à l’information. Très peu ont la curiosité d’effectuer des recherches sur certaines thématiques pouvant les amener à découvrir des penseurs et médias différents. Seule la dissidence sait où chercher ses informations. Ajoutons par ailleurs que les grands médias publics et privés ont les moyens financiers de payer leur référencement sur les moteurs de recherche, de telle façon que les premières occurrences qui sont présentées à un internaute sur un sujet spécifique, seront le plus souvent des articles issus de la presse subventionnée.
De fait, la majorité de la population reste ignorante de toutes ces alternatives politico-médiatiques issues du web. S’il est de bon ton pour l’oligarchie de discréditer l’information dissidente sur le web en mettant en lumière quelques sites complotistes, les grands médias eux-mêmes avec le plein soutien du gouvernement et des GAFAMs, se sont octroyé le ministère de la vérité. Ainsi, le journal « Le Monde », mais aussi « Libération », reçoivent des subsides pour « vérifier » des informations circulant sur internet et accorder les bons et mauvais points. La pratique de la censure explose aussi sur les réseaux sociaux, de même que nous avons observé que les algorithmes de ces derniers ont évolué de façon à réduire l’exposition des publications et penseurs politiques en dissidence avec la doxa ambiante. Il n’y a donc pas lieu de considérer qu’Internet représente un contre-pouvoir suffisamment puissant à opposer aux grands médias publics et privés.
Ajoutons que certaines lois aussi mal rédigées que profondément attentatoires à la liberté d’expression, sont utilisées à des fins politiques contre des mal-pensants qui auraient la mauvaise idée d’aborder des thématiques plus polémiques. Ainsi, la loi sur « l’incitation à la haine » est utilisée très régulièrement pour faire condamner des personnes exposant des problèmes de communautarisme ou d’ingérence étrangère dans notre appareil d’État. Cette loi est, j’insiste, particulièrement mal rédigée, inutile et utilisée essentiellement à des fins politiques. Si, par exemple, je devais vous signifier un propos particulièrement xénophobe contre les Esquimaux, en tant que destinataire du propos, vous seriez sans doute choquée, mais certainement pas « contaminée » par ma propre xénophobie. Si l’on m’interdit en revanche de dire tout le mal que je pense des Esquimaux, qui pourra me répondre que j’ai tort ? Et en quoi le fait de me condamner pour un propos xénophobe, sera de nature à éteindre mes propres préjugés ? Une condamnation judiciaire ne serait-t-elle pas au contraire de nature à me radicaliser là où la liberté d’expression la plus extensible, y compris s’agissant « des propos qui heurtent ou dérangent », permet à tout un chacun de se confronter à la réaction morale et intellectuelle de ses adversaires ? Si vous ne pouvez pas vous-même m’interroger sur mes propres préjugés et y répondre, comment dans ce cas peut-on espérer lutter efficacement contre la montée de toutes les formes de xénophobie ? Des personnes dont je réprouve pourtant le discours se sont vues condamnées par la justice à des peines de prison ferme pour des écrits ou propos heurtant la bien-pensance, alors que lorsque de célèbres journalistes et éditorialistes pratiquaient la propagande de guerre contre la Syrie ou la Libye, ils n’ont jamais été inquiétés. Pourtant, le droit international public comme les lois relatives à la presse et le Code pénal, condamnent la propagande de guerre. Internet n’est donc plus l'espace de liberté qu'il a pu être à ses débuts. Le champ de la liberté d’expression se réduit d'année en année sur ce média, et la loi Avia vient encore confirmer cet état de fait.
Quelques propositions pour garantir la diversité des opinions dans les grands médias.
Les données du CSA, mais aussi la consultation des Unes de la presse subventionnée, permettent de se faire une idée du très haut niveau d’influence politique que peuvent avoir les médias sur les résultats des scrutins. M. Macron, que personne ne connaissait et qui incarnait pourtant un courant idéologique repoussoir pour la majorité des Français, a été élu moyennant force propagande de tous les grands médias. Nier cette influence et la capacité des Français à voter contre leurs intérêts ou opinions du fait de l’ingénierie sociale pratiquée à leur encontre, c’est courir au désastre social et démocratique définitif. « Le Rassemblement National » est désormais constamment utilisé comme épouvantail médiatique pour faire gagner le candidat souhaité par des intérêts d’argent. Ces derniers ont tout à fait compris que la majorité des Français refuse la marginalisation et le rejet social du fait de leurs opinions. Ils préféreront la plupart du temps se ranger à une logique conformiste – quand bien même ils la réprouvent intellectuellement – pour garantir en apparence pour le moins, leur bonne morale politique. Ces pratiques journalistiques permanentes au sein de nos grands médias publics et privés, doivent cesser. De même que la censure des opposants ou courants d’idées gênants pour les cercles de pouvoir, ne peut plus se poursuivre, sauf à vouloir forger une insurrection violente. Les Français sont suffisamment dégoûtés par leurs politiciens et journalistes pour que l’abstention et les mouvements sociaux de plus en plus violents en soient la conséquence. Quelques mesures simples, mais radicales, peuvent pourtant améliorer considérablement les choses :
1) Porter reconnaissance dans la Constitution du pouvoir médiatique et y introduire de facto la Charte de Munich comme garde-fou éthique et déontologique imposé à tous les journalistes.
2) Transformer le CSA en Cour Supérieure de l’Audiovisuel et du Numérique (CSAN). Veiller à ce que seul le Parlement puisse nommer les magistrats et sans que l’exécutif puisse soumettre ses propositions. Établir un conseil pouvant être sollicité par les citoyens, qui soit constitué de journalistes et d’un jury de citoyens tirés au sort pour instruire et juger les dossiers reçus. Veiller à ce que cette nouvelle institution dispose d’un pouvoir de contrainte réelle.
3) Mettre un terme aux subventions à la presse politique. Imposer la diversité des opinions au sein de Radio France et France Télévisions, que ce soit dans le recrutement des journalistes ou la ligne éditoriale elle-même. Garantir que les mécanismes de saisine du médiateur de chaque grand média public pour dénoncer le fait que telle personnalité politique ou opinion soit sous-représentée, oblige ces derniers à apporter une amélioration éditoriale. Cela avant même de devoir faire saisine du CSAN en dernier recours
4) Empêcher les grands médias privés d’être assujettis à des actionnaires majoritaires fortunés. Obliger les grands médias privés à adopter un statut de coopérative de journalistes. Faciliter l’entrée du grand public au capital des grands médias privés.
5) Imposer aux grandes écoles de sciences politiques et de journalisme un enseignement contradictoire et tenant compte de toutes les sensibilités (pas seulement européistes, libérales ou mondialistes).
6) Dans l’attente (et dans l’urgence), produire une consultation des Français s’agissant des opinions et personnalités qu’ils considèrent censurées, maltraitées ou minorées par les grands médias, exiger du service public qu’il rende des comptes et réponde concrètement à ses propres manquements.
Je vous ferai grâce d’autres propositions et je vous laisse le loisir de méditer les nécessités et difficultés qu’imposeraient de telles réformes. Sans pouvoir prétendre qu’elles seraient de nature à régler tous les problèmes relatifs à la presse, ces quelques propositions seraient néanmoins salutaires pour restaurer un débat public qui soit digne, sérieux et réellement contradictoire sur les grands sujets politiques affectant la vie de la nation.
Dans l’espoir que ce document aura une influence positive dans vos propres travaux parlementaires, veuillez accepter Mesdames et Messieurs les Députés, mes meilleures salutations.
Sylvain Baron
Gilet Jaune et auteur de l’essai« Révolte ! » aux éditions Ka’
(Avec le soutien de Paloma)
mercredi 20 janvier 2021
Harangue à la gauche
Quelques-uns parmi vous me connaissent, et en général, ce ne sont pas les moins militants. Depuis dix années que j'ai sombré à mon tour dans le bouillon politique, j'ai appris à prendre les coups comme à les rendre. Car aussi assujettis à une même oligarchie que nous soyons tous, personne ne se fait de cadeaux dans nos cercles si restreints. On me reproche quelques réflexions ou propos choquant les belles âmes, autant que ma facilité à frayer avec tous les courants politiques. De même que je peux me montrer d'une arrogance incommensurable, et pourtant, je suis capable de m'adoucir lorsque je constate être agressif inutilement.
Disons que je vous dois toutes mes outrances, puisque je n'ai cessé d'être l'un de vos meilleurs croquemitaines durant des années. Il est vrai aussi que je ne passe rien idéologiquement à ceux que j'appelle les "gauchistes", c'est à dire ceux que Lénine dénonçait déjà en son temps. Et je continuerais de ne pas admettre leurs considérations séditieuses, communautaristes et parfaitement angéliques sur les sujétions géopolitiques et économiques qui pèsent sur notre pays. Je me bats pour restaurer l'indépendance et la souveraineté de la nation et quand bien même certains peuvent être assez stupides et/ou idéologisés pour refuser d'admettre que cette position ne répond nullement d'une adhésion à des sentiments droitiers, je sais tout de même qu'un très grand nombre de sympathisants de "gauche" ont pour leur part bien compris que vouloir sortir de l'U.E ne dit rien de nos convictions particulières. Si ce n'est l'exigence de faire respecter le principe d'auto-détermination des peuples, et pour le moins, celle du nôtre propre.
Encore faut-il pour cela, accepter que le peuple français existasse et ait le droit d'exister encore. C'est sur ce point de fracture que je m'oppose à une partie d'entre vous. Et tout comme la majorité des Français, j'en suis fermement convaincu, je continuerai dans le temps long de ne rien concéder à cette idéologie mortifère visant à démolir tous nos liens et nous ostraciser sur des critères de sexe, de couleur de peau, de religion ou de préférences sexuelles, lorsque ce n'est pas notre tour de taille qui devrait justifier que l'on rejoigne une tribu particulière. C'est peut-être un principe furieusement égalitaire, mais je crois au mérite de chacun. J'ai grandi dans une famille pour partie africaine, dans une banlieue dortoir où j'étais moi-même une minorité visible, et j'ai donc vu des racailles de toutes couleurs de peau, comme des gens merveilleux ou d'une extrême simplicité. Mon regard sur les gens ne pourra jamais être aliéné par un préjugé xénophobe, car je me fie toujours à des individualités. Derrière chacune de nos carapaces, il y a un esprit et le plus souvent une relative bienveillance. Pour une petite minorité de gens, qu'ils soient vêtus par de grands couturiers ou qu'ils soient adeptes de rodéos sauvages dans nos quartiers, il n'y a que volonté de nuire et profiter d'autrui. Une Société juste et soucieuse de son contrat social peut endiguer l'essentiel de telles dérives humaines, et c'est ce qu'il nous reviendra de bâtir dans le futur. Mais dans l'attente, il n'est plus tolérable de fermer les yeux sur la criminalité qui sévit tant en haut lieu que sur les petites gens. Nous sommes les victimes des politiciens. Mais les victimes des crimes et délits plus "ordinaires" sont constamment négligées. S'il vous semble choquant de ma part que je trouve abjecte toute hystérie médiatique ou marche blanche concernant des racailles ayant succombé lors de leur interpellation, soyez au clair avec votre conscience politique : la majorité des Français pense comme moi. Cela peut susciter de l'inconfort mental pour vous, mais il y a des "causes" sur lesquelles la gauche est totalement incapable de ramener la majorité des Français à elle-même. Est-ce que cela signifie que je ne trouve pas moins révoltant lorsqu'un Gilet Jaune se fait éborgner au flashball ou lorsqu'une charge policière conduit des personnes à se jeter dans les eaux tourbillonnantes de la Loire à Nantes ? Comme la majorité des Français, je suis totalement scandalisé par ces actes et considère qu'ils doivent trouver une réponse très sévère de la Justice. Avoir plus d'empathie pour des honnêtes gens que pour des sociopathes ayant finalement tout fait pour terminer brutalement leur vie, c'est un sentiment normal et largement partagé. Pas une conviction réactionnaire. Il en va de même sur le fait que nous sommes naturellement conditionnés à disposer de plus d'empathie pour les gens qui nous sont proches sur de très nombreux critères socioculturels voire ethniques, que nous ne pourrions l'être pour des gens qui nous sont éloignés. Si un avion rempli de Français, quelles que soient d'ailleurs leurs propres distinctions apparentes entre eux, devait s'écraser quelque part : nous ressentirions tous une vague émotion en notre fort intérieur. Un sentiment d'empathie. L'idée que cela aurait pu être nous. Mais si un même avion d'une compagnie africaine et chargé de Togolais pour majeure partie, devait s'écraser bien loin de notre pays, ce drame nous horrifierait tout autant, mais notre empathie serait autrement moindre. Ce n'est pas du racisme, de la discrimination ou même une forme de mépris, c'est une constante anthropologique. Nous l'exerçons quotidiennement au sein d'une famille, et chacun sait qu'il pourrait bien prendre des risques avec sa propre vie pour secourir sa femme, son enfant, une sœur ou un parent. Nous serions en revanche nettement plus calculateurs avec nos chances de survie, si secourir un strict inconnu devait s'avérer périlleux. J'exprime ici des considérations volontairement extrêmes sur cette constante sociale indépassable, pour espérer en faire saisir les nuances. Vouloir fracturer en permanence la Société en micro-tribus de causes ou en promouvant l'immigration permanente, c'est en réalité un comportement anti-social extrêmement dangereux si l'on mesure les conséquences criminelles ou politiques que cela entraine depuis déjà trop longtemps.
Le peuple ne peut résister à toutes ses oppressions en étant départi de son unité. La Solidarité ne se forge pas en fracturant la population, mais au contraire en garantissant à chacun que nous sommes tous égaux devant la loi autant que sur nos droits. L'égalité face au droit s'oppose par nature aux lois particulières pour des groupes de personnes, sauf lorsqu'il s'agit de palier à des vulnérabilités physiologiques et psychiques. L'homosexualité, la couleur de sa peau, son sexe ou encore sa nationalité, ne sont pas la condition ipso facto d'une vulnérabilité sociale ou physiologique. Cela ne signifie pas que nos distinctions sociales ne nourrissent pas elles-mêmes des problèmes humains, mais ce n'est pas en prêchant l'ostracisation des uns et autres, que l'on améliorera la Société. Ni en criminalisant la pensée du reste. C'est au contraire en discutant avec les personnes nourrissant différents préjugés, que l'on a une chance d'en réduire pour le moins l'ampleur. Et d'ailleurs comment expliquer que ma mère blanche, ayant parfois des propos ouvertement racistes, n'en soit pas moins mariée à un homme d'origine africaine et musulman de surcroît ? Comment expliquer que mon père tenant lui aussi ouvertement des propos "racistes", n'en soit pas moins marié à une femme kabyle qui d'ailleurs, n'est pas plus pondérée que lui pour évoquer certains repères culturels qui l'agacent. "L'assimilation" n'est pas affaire d'origine ethnique, mais de repères culturels communs. Certains militants de gauche, savent que dans les cortèges nous conduisant au devant des grands médias, on y voit toutes les couleurs de peau et même toutes les opinions politiques. Tous ces gens qui viennent se sentent pleinement Français et défendent comme ils le peuvent leur patrie. La plupart sont nés en France, la majorité, si ce n'est tous, seront inhumés sur le sol français. Notre destinée étant commune et l'Histoire véhiculant par elle-même dans notre inconscient collectif des repères culturels singuliers (et pour le moins une langue commune), toute personne en paix avec son identité propre, n'a aucun conflit intime à l'idée de défendre sa patrie. Certains sauront plus attachés que d'autres à la France, peut-être par romantisme ou intérêt plus profond pour notre histoire, et cela est nécessaire à notre unité. D'autres chercheront à échapper aux conditionnements et constructions intellectuelles propres à leur environnement, et ils sont tout aussi utiles à notre pays. Ils nous obligent à plus d'élévation, plus de transcendance, plus d'intérêt pour ce qui n'est pas nous.
Mais il n'est pas normal de vouloir déconstruire sa propre patrie en vertu de ses propres déconditionnements philosophiques. Il y a autour de soi un peuple tout entier. Nul ne partage nécessairement vos convictions, et pour tout dire, consultons les Français par référendum pour savoir s'ils veulent voir leur pays aboli et le résultat sera sans appel : il n'y aura pas 5 % d'entre nous pour voter l'annihilation de notre patrie. C'est à ce titre qu'il faut se soucier des autres. Dans mes considérations politiques les plus "extravagantes", je sais parfaitement que fonder un nouveau Royaume est un champ de réflexion tout à fait marginal. De fait, si rien ne m'empêche d'écrire à ce sujet, dans un effort de compromis avec d'autres militants que moi, je n'imagine même pas suggérer cette idée à quiconque dans des revendications communes. Je distingue mes réflexions économiques, sociales et institutionnelles de ce qui peut nous fédérer objectivement : la Démocratie.
Si elle est notre plus ardent projet, alors nos disputes se règleront bien plus par l'esprit de consensus. Le peuple se repolitisera plus fortement. Chacun aura sa chance pour proposer une loi et la défendre. Et toutes nos déconvenues politiques, auront au moins la légitimité du suffrage du peuple tout entier.
Il me semble que quiconque se prétend "antifasciste" ne peut décemment pas se dire hostile à la démocratie. Et pour le moins à la liberté d'expression, y compris "les propos qui heurtent ou qui dérangent". C'est une nécessité absolue en démocratie. Je suis né à une époque où des gens comme Pierre Desproges et Coluche, n'y allaient pas de main morte sur l'humour "discriminant". Et cela faisait rire tout le monde sans exception. De même, lorsque la génération des Inconnus ou d'Elie et Dieudo utilisaient tous les préjugés de notre Société pour mieux susciter nos rires. Si je ne partage pas les conceptions mercantiles de ce dernier personnage, je considère que c'est son devoir d'humoriste de nous parler de sujets sérieux et sensibles, avec une drôlerie féroce. C'est une façon de prendre de la hauteur de vue sur un problème, et d'accepter aussi de regarder certaines réalités en face. Qui peut contester qu'à l'égal des USA, du Royaume-Uni ou de l'Allemagne, l'Etat d'Israël veille à placer ses propres agents d'influence au sein de notre appareil d'Etat ?
Meyer Habib, ne peut il pas être qualifié d'espion au sens de l'article 411-1 du Code pénal ? La judaïté d'une personne est-elle un critère objectif pour nous intéresser aux intérêts qu'elle sert ? Est-ce que tous les Français de confession juive, partagent les positions du CRIF que ce soit sur des axiomes politiques français, ou sur son positionnement quant à la Palestine ? Ne peut-on pas parler de certains problèmes avec un peu de hauteur de vue ? Faut-il toujours ramener à de "l'antisémitisme" le fait d'alerter sur des problèmes de corruption et de manœuvres étrangères hostiles à nos intérêts nationaux ? Peut-on méditer cela à l'aune de l'influence que peuvent avoir certains pays occidentaux, contre nos propres intérêts nationaux eux-aussi ? Le dépeçage d'Alstom au bénéfice des américains, la récupération de secrets militaires à la France opérée sous la présidence de Guy Mollet (SFIO) en 1956 et ayant permis à Israël de fabriquer son propre armement atomique, l'Allemagne qui obtient de Macron le scandaleux traité d'Aix la Chapelle, outre s'accaparer des pans entiers de notre industrie stratégique. La liste serait longue si l'on devait égrainer tout le machiavélisme des dirigeants occidentaux. Ils passent leurs temps à manœuvrer les uns contre les autres, et la France est une cible privilégiée pour chacun d'entre eux. Parce que nous nous renions !
Que le peuple redevienne souverain, et tous les dirigeants de ce monde, qu'ils soient à la tête d'un Etat ou d'un empire financier, seront anxieux de nos propres résolutions. Et nous sommes l'un des rares pays qui peut encore se permettre de faire respecter ses options politiques intérieures et extérieures. Sauf si nous décidons de perdre conscience de notre propre puissance économique et militaire. Il ne s'agit pas d'être agressif avec le reste du monde, bien au contraire, mais simplement de savoir "poser ses couilles sur la table" pour obtenir du respect.
Les ardentes féministes s'agaceront ici de ne pas me voir choisir "les ovaires" dans ma formulation ou de ne pas féminiser le mot "patrie", mais pardonnez moi de vouloir utiliser des termes faisant appel à notre sens commun de l'entendement des choses. Le Commun, est-ce un mot appelé à disparaître à force de nous diviser en multiples tribus ?
Beaucoup d'entre vous me reprochez mon côté irrévérencieux à votre endroit. Mais ça n'est que de bonne guerre. Imaginez-vous, militant ordinaire au nom d'une juste cause, vous voila sali un jour par l'auteur anonyme d'un texte sur un site internet (antifa évidemment). Vous vous en foutez, vous vous dites que le gars se tape un délire sur votre gueule alors que vous le connaissez pas, c'est sans conséquence. Erreur ! Ca n'était que le début. Les appels à ratonade suivront parmi tous les textes paranoïdes que j'aurais à lire à mon propre sujet. Les gens qui me connaissent ne comprennent pas, je suis l'antithèse d'un rageux d'extrême droite. Ca ne m'empêche pas de porter certaines radicalités que je n'aurais nulle raison de méditer, si la France se portait aussi bien que la Suisse ou la Norvège. Admettons que certains problèmes exigeront beaucoup de radicalité pour être traités. C'est lorsqu'on a traité à la cortisone une inflammation, que l'on peut ensuite assouplir la médication d'une personne malade. Et il y a beaucoup de souffrances à endiguer. Peut-on se permettre le luxe des discours convenus et mesurettes indolores pour la nation ? Et cela aliène la possibilité de travailler avec des gens de "gauche" sur des opérations militantes communes. Pour une raison toute bête : à gauche, on est extrêmement soucieux de son image. Il est hors de question d'être "suspecté" d'avoir des affinités ou simples proximités de travail pour certaines personnes. Y'a une petite liste ! Si t'es dedans, ou si tu t'en rapproches, tu seras condamné(e) à la mort sociale et à la désapprobation collective. Du coup, des cocos bien vénères et des chavistes exaltés pour renvoyer chier les belles âmes, y'en a plus beaucoup dans vos rangs. Voila comment se meurt à petit feu "la gauche". Si nous ne renversons pas le poudré auparavant, il est de toute façon certain que le résultat électoral de votre déjà proclamé candidat Jean-Luc Mélenchon pour 2022, sera une magistrale gamelle. La gauche, et je sais aussi soutenir là-dessus l'avis majoritaire de la population, est totalement déconnectée de la réalité sociale et politique des Français. Et la majorité des Gilets Jaunes n'oubliera pas les crachats d'une représentation politique et syndicale sur le mouvement à ses débuts, avant de constater des infiltrations aussi assumées que sans vergogne de la part de semeurs de zizanie dans les cortèges. Et que dire de cette accusation qui continue de peser sur les personnes qui défendent notre Souveraineté, de "maréchalistes" ? De même que nous n'oublions pas les risettes à Marseille ou le repas avec Macron qui a vu le grand "opposant" de gauche, échapper miraculeusement à une contamination au méchant Covid dans un dîner à 8 ? Si vous pensez le peuple sans mémoire, alors ne cherchez pas plus loin l'explication de votre déconnexion avec la réalité. L'entre-soi idéologique, n'est nullement représentatif de l'opinion générale. Et on ne gagne pas plus une élection que les cœurs en s'ostracisant soi-même du reste du peuple. Je ne prétends pas ici mieux le représenter que quiconque, mais au moins je défends sa cause, en me gardant bien de lui reconnaître des idéaux qui sont les seuls miens. La démocratie n'est pas nécessairement un désir ardent partagé par la majorité de notre peuple. Autrement, comment consentirait-il à une dictature sanitaire ? Mais elle reste un objectif d'intérêt général et fortement émancipateur. Cela n'élude pas les questions sociales ou écologiques à régler, mais nous avons encore du temps pour mettre tout cela à la table des discussions.
Le vrai problème entre nous à régler, c'est le respect mutuel au combat contre l'oligarchie. Et si possible la synergie militante. Nous avons besoin de soulever les foules avec toutes les forces vives de la nation, et nos divisions sont d'autant plus inacceptables au moment où il y a péril en la demeure. Le gouvernement nous mène une authentique guerre de classe, et si aucun canal de discussion n'est ouvert entre différents réseaux militants du fait des préjugés de chacun, nous allons tous perdre !
Voila les quelques considérations opérationnelles que je porte avec mes camarades :
1) Nos mobilisations ne peuvent intervenir que devant des lieux de pouvoir (Médias, Parlement, Banque de France, ministères, Conseil d'Etat, etc)
2) Les mobilisations populaires et déclarées en préfecture, doivent proscrire toutes les attitudes provocatrices à l'égard de la maréchaussée qui pourraient insécuriser les manifestants. Aucune milice politique n'est autorisée à faire la chasse à de quelconques malpensants dans les cortèges. Nos mobilisations populaires doivent garantir à chacun un sentiment de sécurité réel.
3) Les revendications doivent rester la destitution de Macron, l'introduction du RIC législatif et révocatoire dans notre constitution et le Frexit d'une façon ou d'une autre. Rien n'empêche d'étendre ensuite "la liste du père Noël" en fonction des lieux assiégés ou du débat public du moment, mais gare aux causes particulières sources de toutes les divisions.
Quelques-uns parmi vous, se proposent d'ouvrir les discussions. Ils ne vous représentent pas tous, mais ils ont le mérite de rompre avec l'entre-soi réconfortant. Et ces discussions militantes auront bel et bien lieu, car c'est nécessaire si l'on souhaite se comprendre et développer des synergies de travail qui profitent au peuple. C'est la raison même de ce texte et si je devais en signifier sa conclusion ici :
Que cessent les haines stériles contre les malpensants ! Que l'on se mette au travail malgré nos divergences. Que les prêcheurs d'entre-soi et les sectaires soient marginalisés jusque dans vos propres rangs. Ce sont ces derniers qui ruinent la gauche depuis bien trop longtemps ! Il appartiendra à chacun d'admettre que l'on ne peut espérer aucun changement en négligeant - si ce n'est en méprisant - l'opinion générale. Le déni de réalité n'a toujours qu'une seule et unique conséquence : la défaite. Les Gilets Jaunes ne peuvent être assimilés à la gauche. Ils incarnent essentiellement les plus basses couches sociales du peuple. Ne cherchez pas à leur imposer vos méthodes et convictions idéologiques. Ecoutez ces gens. Ecoutez-les vraiment ! Ils ne souhaitent pas autre chose que reprendre le contrôle de leur pays et voir leur dignité réhabilitée. Ils ne sortent pas dans les rues pour soutenir l'immigration clandestine ou prendre position pour l'écriture inclusive. Ils sont dans la rue pour chasser Macron et sa clique du pouvoir, et restituer l'Etat au peuple. Est-ce si dérangeant que de respecter leurs revendications ?







