dimanche 13 septembre 2020

Le temps des grands Hommes

Le 12 septembre dernier si l'on tient compte des chiffres des autorités, nous n'étions que 6500 personnes à manifester à travers la France. Un double sentiment en découle chez les Gilets Jaunes. Le premier reste fondamentalement celui de l'espérance et l'autre est violemment contradictoire, puisqu'il s'agit de l'amertume. Mais ceux qui sont venus sur Paris savaient que ce ne serait pas le Grand Soir. Ce qui est notable, c'est que nos réseaux s'affinant, s'écrémant mais se consolidant et se liant tout autant, ont plus de capacité à faire front commun dans la bataille. Il n'y a donc pas matière à désespoir, bien au contraire, les gens qui se battent encore aujourd'hui restent déterminés et mieux coordonnés.

Pourtant il manque un souffle pour emporter le peuple français vers la victoire. Notre base militante est désormais consolidée, mais nous devons redonner l'envie aux Français de sortir de leurs foyers pour aller conquérir une bonne fois pour toute le pouvoir. Ce qui revient en d'autres termes à faire place nette en chassant Macron et ses sbires qui sont au gouvernement.

Pour arriver à une telle finalité, il est absolument nécessaire d'avoir une vision stratégique et politique d'ensemble qui soit cohérente, efficace et rationnelle. En clair un plan de bataille à suivre pour tous. Nous aurons besoin des grandes foules pour aller au bout de cette épreuve, ne nous en cachons pas. Ceux qui suivent mes travaux savent que de plan, j'en ai un. Plutôt complet et exhaustif et qui paraîtra prochainement sous la forme d'un livre. Au-delà des écrits, je considère qu'il faut continuer de montrer l'exemple et c'est la raison pour laquelle je m'obstine à appeler les Français à assiéger les grands médias de propagande, la prochaine date étant prévue pour le 3 octobre prochain. Il faut aussi sensibiliser l'Armée à notre cause, arracher les symboles de l'occupant (européïste) de l'espace public, payer des avocats pour rédiger le procès fictif de Macron avant de jouer celui-ci dans toutes les salles municipales de France. Il nous faut par ailleurs disposer d'un gouvernement de transition prêt à l'emploi. Je ne fais que résumer ici l'arborescence du plan de bataille, il va de soi que les détails peuvent difficilement tenir en un article de blog. D'où le livre...

Les Français qui se battent encore aujourd'hui avec la foi au cœur, sont à mes yeux les vrais grands Hommes de ce pays. Très peu hériteront d'un mandat politique quelconque à l'issue de cette guerre que nous menons contre l'oligarchie, mais pourtant tous méritent que leur nom soit gravé sur des monuments futurs. Tous ces gens sont en train de bousculer l'Histoire, patiemment, résolument, imperturbablement. Pourtant, le souffle viendra d'ailleurs désormais. Les Français sont si désespérés de la situation, qu'ils seront prêts à s'attacher à n'importe quel personnage politique qui apparaîtra avec une dimension de "sauveur". C'est ici que commence un dilemme qu'en réalité, j'ai résolu depuis peu, mais que l'honnêteté (la vanité ou l'ambition diront certains) m'impose d'exposer.

L'incarnation du "sauveur" est plus gaullienne ou militaire dans ses formes que réellement politique. Les Français n'accordent que peu de confiance (voire aucune) aux politiciens, même parmi les meilleurs dont nous disposons. Ces derniers, aussi visionnaires et talentueux sur le plan intellectuel qu'ils soient, ne sont pas des meneurs d'Hommes. Ils se refusent à organiser des manifestations ou d'autres événements militants dans lesquels ils s'impliqueraient. Ils s'excluent de fait du statut mythique de "sauveur", car ils ne sont pas des Hommes d'action et encore moins des gens subversifs. Ils parlent beaucoup, mais font peu. Ils ne défient nullement le pouvoir, ne le remettent pas en question, ne cherchent pas à l'attaquer de front, bien au contraire ils se conduisent comme si nous n'étions pas dans un régime d'exception et que la place de chef d’État leur était rendue accessible par les voies électorales traditionnelles. Et c'est ce qui est la première cause de mon dilemme. Nos politiciens sont tellement à côtés de leurs pompes s'agissant de la conquête du pouvoir, que l'on ne peut décemment pas compter sur eux à ce sujet. Ils ne l'auront jamais.

Pour autant on peut être Homme de combat, sans manquer de densité politique. Si l'on se réfère au personnage qu'était De Gaulle, c'était un homme qui était manifestement doté d'une grande profondeur intellectuelle. C'était pourtant d'avantage un Homme d'action. Il mêlait les deux aspects de sa personnalité habilement. Il serait sans doute resté un parfait inconnu si les circonstances de la guerre ne l'avaient pas amené à faire des choix qui allaient profondément bouleverser sa vie. Et il se trouve qu'il réunissait comme bien d'autres en son temps, les qualités nécessaires pour redonner de l'espoir aux Français. Du moins à ceux qui résistaient.

Nous avons dans nos réseaux des gens qui ont à la fois cette profondeur intellectuelle tout en restant des Hommes de terrain. Mais je sais être le seul à disposer d'un réel plan de bataille, de quelques réseaux militants et intellectuels utiles, d'un semblant de notoriété et d'une expérience militante authentique. De là vient la seconde branche de mon dilemme. Quand je suis entré dans la bataille, mon arrière pensée était que si nous parvenions à renverser l'oligarchie et constituer un gouvernement de transition avec nos meilleurs intellectuels et politiciens, je pourrais reprendre le cours de ma vie, l'esprit serein pour la suite. Sauf que cela fait dix années que je me suis habitué à une certaine veulerie de nos intellectuels et politiciens et que je constate que pratiquement aucun des militants que je connaisse, n'a une vision d'ensemble sur la stratégie permettant de défaire notre "représentation" politique actuelle. Tous sont très performants dans leurs actions. Beaucoup sont immensément cultivés et veulent faire aboutir cette révolution. Mais peux savent emboîter différents aspects de celle-ci dans un schéma qui soit cohérent et implacable. En outre, et là je reconnais ma part de vanité : je trouve que beaucoup manquent d'imagination politique ou même de discernement sur la façon de traiter nos plus grands maux. Ce qui signifie que j'ai le sentiment d'être un meilleur animal politique que mes semblables. Ce qui est sans nul doute faux puisque je ne peux être dans la tête de chacun pour en juger avec circonspection. Et d'ailleurs, peu de gens pourraient juger de mes capacités à ce sujet puisque je parle bien peu de politique au quotidien. Toutefois, je ne parviens pas à me départir de ce sentiment tout en ne pouvant solutionner mon dilemme par l'espoir qu'à minima, l'un de nos politiciens prenne une dimension plus révolutionnaire. J'ai ainsi l'intime conviction que je n'ai pas d'autre choix que de m'engager toujours plus loin et bien au-delà de ce que j'imaginais il y a 10 années en arrière. Je suis certain d'en avoir les capacités, d'être hermétique à toutes les formes de corruption et d'être capable de hisser mon pays à nouveau dans le rang des nations que l'on respecte et même que l'on envie un peu. 

Je me suis toujours demandé comment le Général De Gaulle avait-il pu avoir la prétention de croire qu'il était le plus à même de se présenter comme "le chef de la France libre". J'ai longtemps pensé que c'était de l'orgueil. Mais plus je vieillis et constate à quelles difficultés je suis confronté, plus je crois comprendre ce qui a motivé De Gaulle dans cette auto-proclamation : il ne trouvait pas dans les politiciens et militaires autour de lui, des gens qui combineraient toutes les qualités nécessaires pour chasser le gouvernement de Vichy autant que les Allemands du pouvoir en France, et se faisant, faire aboutir une transition politique qui remettrait notre pays sur ses bons rails. Si je ne m'étais impliqué dans ce combat et n'en avait tiré pour moi-même certaines conclusions que l'expérience de la bataille m'ont conduit à méditer, j'aurais continué de penser que De Gaulle était un homme présomptueux. Aujourd'hui j'en doute profondément. Certes, il connaissait ses propres qualités et était sûr de lui-même, cela ne fait aucun doute. Mais je crois surtout qu'il s'est senti terriblement seul avec une responsabilité qui s'imposait à lui naturellement. Parce que personne d'autre, il en était convaincu, n'était capable de faire aussi bien que lui.

Or l'époque actuelle n'est pas facile pour les personnes ayant un tant soit peu de talent sur quelque chose. Après tout, qui est toujours la tête de turc dans une école ? Le gamin qui aura de meilleurs résultats scolaires que les autres. Il emmerde tout le monde celui-là. Il ramène chacun à ses faiblesses, ses manquements...

Rien ne change dans le monde des adultes, et les milieux militants sont encore plus féroces dans le reste de la Société. Vouloir assumer ses responsabilités et s'engager, c'est assurément s'exposer à des procès d'intention, des critiques sévères et des soupçons. Il y a 10 ans, assumer cela m'aurait été totalement impossible. J'étais encore trop jeune, trop gentillet, trop naïf et sensible au regard d'autrui. Aujourd'hui, tel n'est plus le cas. Je me suis rendu compte que malgré des quantités de mystifications à mon égard, de procès d'intention, d'insultes et même d'agressions subies, je n'ai finalement jamais courbé l'échine ni cherché à me rendre sympathique. J'assume ce que je fais et la justesse de mon combat. Point.

Je comprends donc désormais comment certaines personnes ont fait irruption dans l'Histoire et ont laissé une empreinte définitive sur celle-ci. Je comprends comment des crises politiques ou des guerres ont forgé des "Grands Hommes". Peut-être qu'à ma façon, j'en deviendrais un puisque je ne vois personne en capacité de prendre la place pour le moment. Et pour dire vrai, si personne ne peut jouer de fausse pudeur sur le fait que disposer d'un pouvoir suprême est à bien des égards une source d'honneur, il faut bien admettre aussi que ce sont des responsabilités écrasantes. Il y a certains sujets, en particulier sur l'économie et la diplomatie, où il ne faut clairement pas se tromper au risque d'emmener son pays vers une catastrophe. Le paradoxe étant qu'on ne sortira pas la France du gouffre dans laquelle elle est embourbée sans des décisions radicales et puissantes dans leurs effets. Ça n'est donc pas spécialement une position enviable que d'endosser le poids de telles responsabilités, particulièrement quand il s'agit de jouer à "pile ou face" avec la destinée de son pays. Mais si cela est nécessaire, je prendrais ces responsabilités le moment venu car j'en suis capable et qu'il faudra bien que quelqu'un le fasse de toute façon.

En revanche, je reste ancré à ma réalité quotidienne et humaine. Et je trouve l'Histoire injuste. Certes, il est essentiel de connaître la trajectoire de ceux qui ont eu à gouverner un jour la France, mais "les Grands Hommes" du quotidien sont pourtant mes camarades. Beaucoup ont des qualités et des parcours de vie que je n'aurais jamais. Ils ont tous leur singularité et les historiens ne s'intéresseront jamais à eux. Alors que ce sont bien ces gens qui sont en train de forger la Révolution à venir. Ce sont eux qui auront le dernier mot sur la représentation politique future. Ce sont eux qui sont en train de bouleverser l'Histoire de France. Chacun de ces gens qui se battent, mériterait qu'on puisse recueillir son témoignage pour comprendre de quelle trempe "les Grands Hommes" sont forgés. Quels sont leurs points communs ? Pourquoi ont-ils franchi le pas de s'engager sur les sentiers de la Résistance, là où la majorité est désespérément apathique ? Que peuvent-ils enseigner aux générations futures qui n'en doutons pas, auront sans doute d'autres problèmes politiques à régler ? Sylvain Nisole qui m'avait narré son parcours de vie, m'a permis de comprendre que c'est avant tout son mental d'acier et son désir de justice qui l'avaient amené au combat. Sa vie était bien remplie. Il avait connu des hauts et des bas. Il n'était pas un homme parfait loin s'en faut, mais il était attachant, humain, à l'écoute des autres et profondément libre. Il se revendiquait anarchiste et il l'était assurément sur le plan spirituel et politique. Cette liberté intérieure et ce goût d'un monde plus juste où chacun s'écouterait pour se comprendre et finalement faire de la Démocratie bien plus concrètement qu'avec les règles constitutionnelles que l'on se donne, c'était son fil d'Ariane et son moteur de vie. Il n'aura pas eu le loisir de voir la Révolution aboutir, mais je sais ce que je lui dois et que je lui ai promis de ne rien lâcher de mon côté.

Je suppose que ce qu'on appelle des "Grands Hommes" doit plus au besoin d'un "libérateur" pour l'essentiel d'une population, mais que ces premiers voyaient autour d'eux des illustres inconnus pour le grand public comme d'autres "Grands Hommes" à qui la France devait tout. On ne renverse pas seul une tyrannie, on n'est pas hissé au sommet par sa seule volonté, et l'on ne peut indéniablement pas gouverner seul. Si aujourd'hui j'ai le sentiment de devoir m'engager toujours plus en avant, raisonnablement l'on peut signifier qu'il y a bien peu de chance que je sois un jour conduit à gouverner le pays. Mais quand bien même cette possibilité se ferait jour : je ne crois pas être un "Grand Homme". Je n'ai jamais cherché la reconnaissance dans ce que j'entreprenais parce mes choix de vie me paraissent naturels. Ils sont spontanés et uniquement intéressés par mon besoin de sérénité. Je ne supporte pas de voir mon pays se déliter jour après jour et donc je me bats. Je ne veux pas vieillir et mourir apatride ou dans un pays subissant les affres de la guerre et de la famine. Je veux pouvoir regarder l'avenir sereinement, c'est tout. Je n'ai jamais eu d'autres motivations. Si l'argent m'intéressait, une vie "rangée" aurait été nettement plus simple pour accéder à un minimum de confort matériel. Si la reconnaissance, l'envie de briller ou d'être aimé me tiraillaient, je serais autrement plus mielleux et maléable avec mes camarades comme avec des inconnus à courtiser. Quant au pouvoir, j'y vois plus des nuits blanches entretenues et la fin d'une certaine tranquillité qu'une réelle source de contentement. Plus encore, j'ai toujours eu le sentiment d'être un homme libre et en pleine capacité de faire ce que bon me semble, sauf sur ce qui nécessite évidemment un puissant effort monétaire. Je suis jeune, en pleine forme, j'ai déjà un pouvoir d'agir et influencer le monde à ma maigre mesure et mes responsabilités sociales sont plus que limitées. C'est un pouvoir immense que de pouvoir décider de sa vie et de n'avoir pratiquement aucun devoir vis-à-vis d'autrui.

La notion de "Grand Homme" est donc une considération extérieure à soi-même. Je vois des Grands Hommes autour de moi, mais je n'estime pas que ce je fasse soit exceptionnel.  D'autres peuvent le penser. Tour à tour je peux être adulé par des gens déraisonnables, apprécié ou au contraire envié voire jalousé. Qu'on m'apprécie ou que l'on me déteste, je sais ne pas laisser indifférent et cette conscience de ce que l'on renvoie comme image, est pourtant à mille lieues de ce que l'on pense de soi-même. Je connais tous mes défauts, tous mes manquements, tous mes actes manqués et échecs et il n'y a absolument rien d'héroïque en moi. Je fais ce que j'ai à faire, c'est tout.

Il m'aura fallu cependant 40 années de vie et une expérience politique et militante de dix années, pour bien saisir ce qu'on appelle "Les Grands Hommes" et comment l'Histoire les forge. Ils sont tout autour de nous, beaucoup seront oubliés et nous serons très peux à assumer nos responsabilités jusqu'au bout. Non par réel choix, mais parce que c'est ce qui s'impose. Le temps des "Grands Hommes" est venu et j'ai l'intime conviction que l'Histoire va bientôt s'accélérer. J'y prendrais ma part et il est probable que mon rôle deviendra plus politique d'ici quelques mois ou quelques années. Mais je n'ai plus peur. La jalousie comme la bêtise et la méchanceté n'ont jamais fait mieux que nourrir ma propre combativité. Voila pourquoi je sais que mon dilemme est finalement réglé. Ce qui doit advenir adviendra et si je dois me revêtir un jour des mystifications populaires sur les "Grands Hommes", il n'en restera pas moins que je demeurerais moi et que je continuerais d'être hermétique aux louanges comme aux médisances.  Nous avons tous une mission à remplir et je continuerai toujours de penser que la Révolution est de toute façon une affaire collective, chacun étant un engrenage nécessaire pour tous les autres. J'en suis encore au stade où je cherche un mensonge intime qui ferait que cette volonté d'engagement soit pour le coup une réelle vanité de ma part. Mais même en sondant dans mes blessures les plus profondes ou dans mes désirs les plus refoulés, je ne trouve aucun lien évident. La seule raison qui "m'oblige" (je n'ai pas de meilleur mot), c'est le sentiment d'être le seul révolutionnaire à peu près bien câblé de ce pays. La France fourmille d'excellents militants, de brillants intellectuels et politiciens, mais pratiquement personne pour faire l'alliage de ces deux aspects de la vie politique en temps de crise. Je suis seul. Le seul... Et ça n'est pas du tout ce que j'aurais souhaité. La phase d'acceptation est désormais derrière moi. Désolé si je vous paraît présomptueux. Je suis prêt à encaisser les coups, rien ne peut altérer une intime conviction.

mardi 8 septembre 2020

Le 12 septembre et le 3 octobre qui arrivent

 

C'était durant l'été 2016. J'étais avec mon camarade Sylvain Nisole dans la ville de Montluçon et nous interrogions les habitants sur ce qu'ils pensaient de François Hollande, des médias, de l'UE et de la démocratie en général. Plus de 500 témoignages ont ainsi été enregistrés parmi des milliers de discussions échangées. Comme celle avec cette vieille dame de plus 80 ans. Je lui demandais ce qu'elle pensait des manifestations (nous étions encore à l'époque de "Nuit Debout"). Toute à sa fragilité de vieille dame, elle me répondit qu'elle n'y viendrait pas parce que la violence qu'elle y entrevoyait lui faisait peur. Chaque fois que l'on me reproche mon "pacifisme" et surtout mon intransigeance sur la sécurité des personnes, je repense à cette vieille dame de Montluçon. Et je ne doute pas du bien fondé de ma stratégie.

Pourtant j'ai participé à l'occupation de péages ou encore de voies d'accès à des dépôts de carburant, et cela en acceptant le fait qu'il est difficile de jouer le jeu d'une procédure et de pacifisme puisqu'il s'agit de conduire un bras de fer en interrompant les flux économiques du pays. Si l'on veut faire capituler la représentation politique sous la férule de la colère sociale mais aussi celle des féodalités industrielles et financières voyant leurs échanges et routines logistiques entravés, certaines infrastructures doivent être considérées comme des cibles prioritaires à cloisonner du réseau routier général. Un port, un dépôt de carburant ou une centrale d'achat de supermarché, ça ne se tient pas avec de la pensée bisounours et de la paperasse, mais avec du courage et l'abnégation des plus déterminés.

Je ne suis pas pacifiste, je m'inscris juste dans un courant de pensée humaniste qui suppose qu'il y a dans le droit et sa philosophie, des outils pour régler les problèmes de Société, y compris lorsqu'on parle de guerres ou de révolutions. Et dans ce vaste foutoir à niaiseries intellectuelles pour certains, se trouvent tout de même quelques réflexions sur le droit de résistance à l'oppression, mais aussi des proportionnalités qu'on puisse poser en jalons avant le déchaînement de violence final. Quels sont autrement-dit les moyens légaux qu'il nous reste pour faire sauter Al Macrone et sa bande de mafieux si l'on dispose de la contribution du plus grand nombre ?

Un livre à paraître cet automne explique quels sont les axes d'attaque qui doivent être les premiers sujets de préoccupation des insurgés. L'intégrité intellectuelle consiste à ne pas renverser sa représentation si manifestement elle ne viole aucune loi, que ses mandats ne sont pas usurpés et qu'elle agit concrètement dans l'intérêt national. Le juge de paix sur cette intégrité, c'est à minima le respect de la constitution, des lois pénales et du droit international par nos dirigeants. C'est leur responsabilité, pas la notre. Or, on peut reprocher au moins trois crimes à Emmanuel Macron qui relèvent de la trahison (art. 411-3 CP) sur l'affaire Alstom ; de l'agression militaire illégale sur le territoire syrien en avril 2018, au sens de l'article 8 bis des Statuts de Rome sur la Cour Pénale Internationale et de l'article 2 de la Charte des nations-unies, et si l'on ajoute la répression féroce qu'il a ordonné contre les Gilets Jaunes, nous touchons directement au crime contre l'humanité (art. 211-1 CP). Emmanuel Macron comme ses prédécesseurs et nombre de leurs ministres respectifs ont des responsabilités pénales dans un grand nombre d'affaires d’État pour le moins. 

Leur place est en prison.

Ce qui signifie qu'il faut pouvoir produire ce que nos institutions judiciaires comme le parlement ne font pas : leur procès. Et l'on commence toujours par le premier domino institutionnel en période révolutionnaire. Les autres tomberont ensuite. Non seulement nous devons pouvoir porter publiquement nos accusations avec la caisse de résonance des médias publics (d'où en partie l'idée de les occuper) ; nous devons pouvoir jouer le procès "extra-judiciaire" de sa jupitérienne micronie dans les places et salles municipales pour expliquer les lois à la population autant que les faits dont on devra se faire une idée s'ils relèvent de "la politique" ou du crime organisé. Si l'on est rigoureux intellectuellement, on ne peut invoquer les lois qui remettent en cause la légitimité d'un chef d'Etat à gouverner, et s'affranchir de vouloir ignorer toutes les autres qui codifient la vie publique pour nous montrer le chemin de l'exemplarité civique. Aussi lorsque j'organise une manifestation, tout à mes propres imperfections morales et facultés physiques, je veille autant que possible à ce que l'ensemble des troupes retourne chez soi ou chez l'ami, pour se tenir prêt à revenir le lendemain avec toute la vaillance nécessaire. Les blessés sont encore une fois inutiles s'il s'agit de revenir chaque jour et cela tout à fait légalement, sur les mêmes sites à occuper.

La procédure a du bon quoi qu'on en pense. Elle débute à peu près de cette façon depuis ma boite courriel : "bonjour, j'informe vos services que nous déclarons organiser une série de rassemblements et cortèges en tous points précédents aux derniers". Cela fait 5 années que la préfecture de la Seine est habituée à ce petit manège pour quelques clampins au départ, puis quelques dizaines, et chaque fois un peu plus. Tous ceux qui reviennent régulièrement, puis les nouveaux qui s'y ajoutent. De fil en aiguille avec un répertoire téléphonique qui lui aussi se complète, on finit par faire progresser les chiffres de mobilisation. Ce qui compte, c'est la régularité. Toujours le premier samedi du mois. C'est à ce moment-là que les comptes bancaires des plus pauvres sont remplis. Ils peuvent consacrer un petit budget pour monter sur Paris, avant que les factures et le loyer n'aient tout bouffé. Ils se démerderont encore avec les miettes au retour. Je ne connais ça que trop bien.

La cible première, ce sont nos médias publics. France Inter en particulier puisqu'avec les dirigeants de la Maison de la Radio, il faudra bien qu'on s'entende un jour sur le fait que de toute façon, nous reprendrons le contrôle éditorial et humain de cette chaîne de radio publique payée et écoutée par des millions d'automobilistes chaque matin. Si personne n'informe la population qu'Emmanuel Macron dans un État de droit qui se respecterait, devrait normalement croupir en prison, il ne peut y avoir un début de légitimité pour les révolutionnaires quant à le renverser. Que Macron soit "libéral" (il ne l'est pas), "gayfriendly" ou encore très arrogant avec les "gens qui ne sont rien", ça ne justifie pas sa destitution. Qu'il ait violé la Loi en revanche, cela mérite un débat public sur sa légitimité à conserver son mandat. 

La reprise de contrôle d'une large plage de diffusion radiophonique sur le service public de l'information, peut par ailleurs permettre d'envoyer une adresse aux armées pour qu'elles se soumettent à l'article 7 de la constitution sur la vacance de la présidence de la République et transfèrent de facto leur commandement ultime au Président du Sénat qui aura à charge d'organiser des élections présidentielles anticipées. Cela avec un gouvernement de transition que l'on peut faire connaître via le service public de l'information encore une fois. J'insiste sur ce point. Si BFM a quelque chose de symbolique dans la critique que nous faisons des médias, ce qui nous appartient : c'est Radio France et France Télévisions. Nous pouvons nous mettre d'accord en peu de temps sur des visionnaires, experts et intellectuels incorruptibles pouvant aisément prendre la charge de certains  ministères. Ils ne seront là que pour moins de trois mois de toute façon. Mais comme le RIC n'est pas une idée magique qui peut apparaître spontanément et qu'il faut nécessairement qu'un gouvernement soit à la manœuvre pour que cette disposition comme bien d'autres, puisse advenir concrètement, nous devons faire entendre nos idées plutôt que forger inutilement des gueules cassées. Ce qui suppose des cortèges et rassemblements qui se passent désespérément bien pour les grands médias que l'on occupe. Pas de violences, pas de poubelles ou voitures brûlées, une énorme solidarité des gens présents et un civisme exemplaire entre eux, mais tout cela dirigé contre le gouvernement et les éditocrates qui assurent la propagande de ce dernier. Les policiers ne pouvant constater que le caractère paisible, régulier et fort civique dans l'attitude des personnes mobilisées, les procédures préalables ayant été par ailleurs réglées, nous pouvons de cette façon tenir le siège durablement. En 5 années, le préfet n'a pas eu un incident suffisamment grave ayant justifié l'interdiction de nos manifestations devant les médias. Si nous pouvons être sous les fenêtres de BFM et France Télévisions chaque jour, de façon tout à fait légale et sans heurts avec la police ou entre nous, dans ce je préfère prendre le temps de construire la qualité et la régularité opérationnelle que de céder à la quantité promotionnelle, visiblement peu regardante sur des réalités tactiques, stratégiques juridiques, et pour le moins de sécurité des personnes.

Sur le fait de déclarer un cortège, plusieurs choses sont à savoir. D'une part, la règle n'est pas si stupide que cela si l'on considère la question de la circulation routière à faire cesser ou dévier durant la progression de la marche. Mais surtout puisqu'elle est de toute façon la règle en vigueur et que l'enfreindre est considéré par la loi comme une incitation et/ou une participation à un attroupement pouvant créer  "un trouble à l'ordre public". On peut se douter raisonnablement que la réponse du préfet pour n'importe quel rassemblement libre et spontané, consistera en une répression sauvage pour blesser et affecter moralement les participants. Il faut absolument les décourager de revenir. Puisque la loi est de "son côté" il a toute latitude pour fournir des images de dégradations commises par des casseurs incontrôlables sur BFM et Cnews. Quelques cadrages supplémentaires sur des manifestants piétinés, matraqués et gazés lorsqu'ils n'ont pas un crâne brisé par un tir de LBD pour bien prévenir le peuple que jouer avec les nerfs de l'ado attardé qui est au sommet de l'Etat, c'est prendre des risques réels avec sa propre vie. Quant à nos revendications politiques sur la destitution de Macron et le RIC, les médias n'en parleront pas. L'image de la voiture renversée qui brûle, c'est tellement mieux pour compléter le "storytelling" sur les Gilets Jaunes ou tout autre groupe de gueux criards qui dans leurs indignations de fainéants, de jojos, de riens, ne savent pas se conduire autrement qu'en parfaits voyous. Les dégradations et violences sont essentielles à la propagande du gouvernement.

Si à la fin d'une journée de grosse manif symbolique, c'est toujours le même constat : soit des femmes et enfants inquiets aux urgences lorsqu'un père de famille va se faire opérer pour retirer un morceau d'os dans son cerveau ; des Français asphyxiés aux gaz lacrymogènes qui reviennent écœurés chez eux en constatant leur impuissance : ils n'ont jamais vaincu la maréchaussée. Elle est équipée, formée pour cela. Pour disperser de grands attroupements de personnes, le gouvernement a les moyens de le faire faire, que cela plaise ou non. C'est certainement pas la grand-mère de Montluçon qui rejoindra une manifestation qu'elle sait ne pas être déclarée en préfecture pour au moins avoir la certitude de participer à quelque chose d'un tant soit peu organisé avec les autorités de police. 

La volonté inexpugnable des organisateurs du 12 septembre de ne rien déclarer en préfecture sur Paris, et cela au nom des grandes valeurs sur la Liberté (que je partage), m'amène à me faire une idée des conséquences qui pourront en découler, même si j'espère que la préfecture choisira d'accompagner plutôt que de réprimer de façon imbécile.  Cependant, Didier Lallement ne s'est jamais fait remarquer pour être spécialement scrupuleux sur les droits de l'Homme. Il s'arrange aisément avec les grandes valeurs et principes des manifestants. D'ailleurs, on lui a même fourni les voyous de la BRAV-M pour terroriser les contestataires politiques. Pourquoi s'en priver quand la loi est de son côté ? 

Il y aura une personnalité avec vous me dit-on ? Oui et alors ? Les consignes seront de la repérer pour éviter un incident qui soit fâcheux pour la communication médiatique de la Macronie. Un gueux blessé, c'est limite pas grave, y'a même une tolérance jusqu'à quelques morts. Un "people", c'est ennuyeux, alors on le quitte pas des yeux les gars et on fait attention à ne pas l'amocher. Pour les autres en face, c'est la charge !

Ceux qui viendront ne peuvent raisonnablement pas écarter la possibilité de finir en garde à vue s'ils ont de la chance, voire éborgnés ou estropiés pour quelques dommages collatéraux qui feront des martyres nécessaires pour les uns, des avertissements sanglants pour les autres. Si cela n'a aucune importance pour vous, que vous vous estimez prêt(e) à assumer les risques qui en découlent, alors allez-y en conscience, je comprends votre besoin d'exulter sur les Champs Élysées toute votre colère et je vous soutiens avec le cœur.

Si en revanche, vous souhaitez participer au 12 septembre dans des conditions plus sécurisantes, revenez sur les ronds-points où nous avons émergé en 2018. Vous pouvez aussi aller sensibiliser les soldats et chefs de corps au-devant des bases et régiments militaires. Vous pouvez aller au-devant de vos médias publics et privés régionaux. Il y a des choses que l'on peut organiser légalement et de façon sécurisée pour tout le monde. Quoi qu'il arrive, que chacun agisse, je serais de mon côté sur un rond-point à Châteauroux le jour-dit.

J'espère que le 12 septembre sera l'occasion d'une grande mobilisation des Gilets Jaunes sur l'ensemble du territoire national et que les semaines suivantes marqueront la reconquête finale.

De mon côté, je vous redonne rendez-vous avec nos camarades devant la Maison de la Radio, à partir de 13h30, samedi 3 octobre prochain, pour repartir assiéger les médias de masse avec l'éthique de travail militant que je vous ai décrite plus haut.

Entre ces deux dates, notre insurrection ne doit jamais faiblir.







samedi 29 août 2020

Olivier Véran menace Dieu de poursuites s'il continue de rappeler à lui nos vieux !

Stupéfaction dans la communauté médicale ! On apprend par certaines études épidémiologiques que le grand âge tue ! Olivier Véran, le sinistre de la Santé a fait savoir qu'il était profondément choqué d'apprendre que la vieillesse conduisait à la mort et qu'il allait donner des consignes à Dieu pour que cesse l'hécatombe ! 

En effet, bien que des soupçons existaient déjà depuis un certain nombre de millénaires sur le macabre aboutissement de la senescence des végétaux et animaux, il semble que les statistiques de l'INSEE s'obstinent depuis des décennies à vouloir enfoncer le clou. Emmanuel Macron qui revenait d'Allemagne où Mme Merkel lui avait fait part de ses ordres de mission, s'est dit scandalisé par cette nouvelle et a fait savoir qu'il comptait régler le problème par la dissolution de l'organisme qui publie les statistiques nationales sur la démographie et le niveau de vie des Français. Rappelons qu'il avait fait de même pour régler la question des phénomènes sectaires avec la dissolution de la Miviludes et celui du problème d'insécurité avec la suppression de l'ONDRP, l'observatoire qui recense tous les délits et crimes commis chaque année en France. Grâce à notre grand leader suprême, les sectes, délits et crimes sont désormais des problèmes révolus dans notre pays.

L'agence France Santé Publique qui est à la source de ces révélations, précise que si le cancer et les maladies cardiovasculaires représentent l'essentiel des causes de décès des personnes âgées, environ 5% de nos anciens meurent pour leur part de maladies infectieuses. Si la pneumonie et la grippe se partagent l'essentiel des décès de ce type, en 2020, le Covid19 non sans un sérieux coup de pouce gouvernemental, a permis de reprendre à son compte le contingent qui était réservé à ses camarades infectieux des années précédentes.

Ainsi, apprend t-on que sur les 30 544 décès de patients COVID-19 qui ont été rapportés à l'agence Santé publique France : 20 038 décès sont survenus au cours d'une hospitalisation et 10 506 décès parmi des résidents en EHPA et autres EMS. 

Parmi les certificats de décès rédigés par voie électronique et transmis à Santé publique France depuis le 1er mars 2020, 11 402 certificats de décès contenaient une mention de COVID-19 parmi les causes médicales de décès renseignées

  • L'âge médian au décès était de 84 ans et 90% avaient 65 ans et plus.

  • Des comorbidités sont renseignées pour 7 522 décès, soit 66% des certificats de décès. Une mention d'hypertension artérielle était indiquée pour 25% de ces décès et une mention de pathologie cardiaque pour 34% de ces décès.

  • Sur l'ensemble des décès certifiés électroniquement, 97,2% des personnes décédées présentaient des comorbidités et étaient âgées de plus de 65 ans.

Afin de sauver des personnes âgées qui refusent de mourir comme tout le monde d'un arrêt cardiaque ou d'un cancer ou même de la grippe ou encore de la pneumonie, il a donc été décidé par le gouvernement d'empêcher les jeunes et moins jeunes de manifester contre le gouvernement ou de se rassembler lors d'événements festifs et sportifs traditionnels. Cela en plus d'imposer le port du masque alors que celui était fermement découragé au début de l'épidémie. Il est aussi question de faire fermer les bars à certaines heures du soir (car le Covid19 est un noctambule avéré il est vrai) ; obliger les commerçants et personnels de transport en commun à fliquer leurs clients ; imposer le bâillon aux élèves et enseignants et interdire aux parents et grands-parents de rentrer dans les enceintes des établissements scolaires, ce  qui n'en doutons pas, permettra d'accorder à nos vieux les plus vulnérables, quelques semaines de sursis.

Pour s'assurer que tout le monde obéisse aux injonctions de notre grand leader suprême Kim Jong-Macron, ce dernier a débloqué 483 millions d'euros de nos impôts afin de motiver la presse de propagande à se montrer toujours plus racoleuse et anxiogène sur le Covid19. Des amendes de 135 euros sont prévues pour les citoyens récalcitrants à porter une muselière, ainsi que d'éventuelles peines de prison en cas de récidive.

Malgré l'européïsme de notre grand leader suprême, la décision de la Suède de ne pas confiner sa population ou lui imposer le port du masque, n'a pas été considérée comme rationnelle par notre gouvernement, car aucune crise des "Gilets Jaunes" à contenir n'est constatée sur place. Le taux de mortalité est pourtant globalement similaire entre nos deux pays, mais comme chacun sait, le corps médical et politique suédois est complètement débile alors que nous Français, sommes toujours plus intelligents que le reste du monde. Cocorico !

Quelques sons de cloche que ce soit dans le milieux médical ou parmi des complotistes notoires se disant attachés à "la préservation de nos libertés fondamentales" s'obstinent cependant à vouloir rationaliser les chiffres qui sont présentés par la presse et rappeler que la majorité des personnes infectées sont des porteurs sains, ce qui signifie que notre système immunitaire semble pouvoir contenir naturellement le virus pour l'essentiel des personnes en bonne santé. 

Le laboratoire GILEAD qui conseille directement M. Véran ne semble guère apprécier ces voix discordantes, puisqu'il fabrique le remdésivir actuellement préconisé pour soigner la maladie en lieu et place du moins coûteux traitement préconisé par les équipes du Professeur Raoult. Par ailleurs, le laboratoire israélien développe aussi un vaccin qui sera rendu obligatoire pour remplir les popoches de ses actionnaires d'ici l'hiver prochain. Il va cependant de soi que notre sinistre ne peut répondre ni oui ni non à la question de la vaccination obligatoire, au risque de générer de plus fortes levées de bouclier.

Dans l'attente, on apprenait le 29 août dernier que 6 personnes étaient décédées du Covid19 contre plusieurs dizaines de morts dans la même journée d'accidents de la route, du cancer, d'arrêts cardiaques, de meurtres gratuits commis par des victimes de la Société et autres causes de mortalité habituelles en France. Ces autres causes de décès touchant des individus plus jeunes et en plus grand nombre, ne sont pas considérées comme pertinentes à relever par la presse militante de notre grand leader suprême, d'autant que contrairement à ces dernières, les personnes grabataires et déjà fortement épuisées par d'autres maladies ont le bon goût de ne plus jamais manifester contre le gouvernement. 

Les obsèques de Germaine, 98 ans, Raymond, 87 ans, Gérard, 79 ans, Dominique, 84 ans, Marguerite 95 ans et Lucien, 77 ans, seront retransmises par BFM pour nous sensibiliser un peu plus à la nécessité de porter le masque et cesser de vivre normalement, salauds d'égoïstes que nous sommes.

lundi 10 août 2020

Obéissance sans conscience n'est que ruine de l'âme

Il y a des gens je te dis, ils sont vraiment cons ! Au lieu d'appliquer les consignes sagement, ils préfèrent désobéir à la loi. Tiens, pas plus tard que ce matin, on part en patrouille avec mon équipage et on tombe sur une bonne femme qui portait pas le masque. Alors évidemment on l'interpelle pour la verbaliser, et cette conne commence à nous insulter de "collabos". Bon bah vu qu'elle le prenait sur ce ton, on l'a embarquée pour lui faire goûter aux joies de la garde-à-vue.

Alors ça a été le déchainement : un vrai moulin à parole la donzelle ! Elle nous explique que du temps de Vichy, y avait aussi plein de flics qui obéissaient à des ordres correspondant aux desideratas des nazis, bref, direct elle nous sort un point Godwin la garce.

Nous on lui explique que la loi, c'est la loi, qu'on est pas là pour juger de la pertinence de celle-ci, mais pour la faire appliquer. Et tu sais ce qu'elle nous répond ? Elle nous dit : le jour où le gouvernement signe un décret imposant aux personnes âgées de se jeter par la fenêtre pour faire des économies sur les retraites,  est-ce qu'on s'assurera que les vioques obéiront quitte à les défenestrer directement ? Qu'est-ce que j'ai répondu ? Bah qu'il fallait pas virer dans la bouffonnerie. Et là, la fille se laisse pas démonter, elle nous dit que c'est pourtant ce que l'on fait. Faire appliquer des lois arbitraires et contribuer à installer le totalitarisme en France. Nous on a rigolé bien sûr. Mais elle a insisté. V'là ti pas qu'elle nous sort le refrain des libertés individuelles, des droits de l'homme, de la constitution. Elle va même jusqu'à citer certaines lois et vices de procédures concernant le décret. Nous on lui dit qu'elle expliquera cela au juge, que c'est pas notre problème.

Et elle nous répond alors que le problème est que justement ça ne soit pas un problème pour nous. Qu'on a visiblement été recruté pour notre incapacité à faire preuve de conscience et de discernement. Bon là, la moutarde commençait à me monter au nez, j'avoue. Genre, elle veut m'apprendre mon métier et me faire la morale. Alors je lui réponds que contrairement à elle, moi j'ai le souci de mes concitoyens en portant le masque qu'elle refuse pour sa part de porter. Et là, j'avoue elle m'a un peu mouché : Elle me demande si avant le Covid19, je portais le masque lorsque je choppais une angine, une grippe ou une laryngite ? Donc évidemment, je lui dis que là c'est pas pareil. La fille elle se démonte pas et me demande pourquoi ? Je lui répond que le Covid19 c'est plus grave, quoi. Et là, avalanche de chiffres sur la grippe saisonnière, la tuberculose et d'autres maladies infectieuses dont j'ai pas retenu le nom. Bon comme je lui dis, je suis pas médecin, c'est pas mon problème.

C'est là qu'elle nous a dit que de son côté elle était médecin et que nous étions "des crétins masqués". Alors je lui réponds que justement si elle est médecin elle devrait comprendre mieux que tout le monde les consignes du gouvernement. Toujours virulente, elle nous répond que justement les médecins ne font pas de politique, qu'ils n'ont aucune raison d'alimenter un climat anxiogène en vue d'abolir les libertés individuelles des Français et s'assurer ainsi de les maintenir sous cloche pour étouffer leur contestation. Je lui dis que c'est du complotisme, qu'il faut pas exagérer. Et là elle me répond que le confinement et les interdictions de manifester, c'était plutôt pratique pour éteindre la crise des Gilets Jaunes.

Enfin bon, on a finit par arriver au poste, on l'a foutue en cellule et on est reparti en patrouille. C'est Hakim qui s'est chargé du reste de la procédure. Tiens au fait, t'as vu la dernière circulaire qu'est passée à propos du Covid ? Ils veulent qu'on se fasse vacciner lundi prochain autrement on pourra plus venir bosser. Apparemment, il faudra que les gens justifient de leur vaccination pour utiliser les transports en commun sans le masque, autrement faudra les verbaliser. On a pas fini de tomber sur des emmerdeurs, c'est moi qui te le dit ! Je comprends pas pourquoi les gens veulent pas obéir, c'est pourtant si simple...

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vendredi 17 juillet 2020

Pourquoi votre cause politique désintéresse le plus grand nombre ?

Savez-vous ce qui me dérange avec un très grand nombre de militants ? C'est que quoi qu'ils défendent, ils en oublient le plus souvent de se mettre au niveau des Français du quotidien. Et pourtant, je peux partager leurs convictions sur bien des sujets. Que ce soit sur la sortie de l'U.E et de l'euro, repenser le fonctionnement de la monnaie, établir la Démocratie par le biais de travaux constituants ou encore prendre soin de notre planète. Le problème n'est pas le logiciel politique, mais la difficulté pour les militants à dépasser leur propre religiosité.

C'est pourtant essentiel, car l'art de convaincre suppose pour le moins de s'intéresser à la réalité de son propre peuple et des individus qui nous font face. Deux exemples précis me viennent en tête. Les militants qui défendent la constituante ou ceux qui prêchent pour de nouveaux modèles monétaires, ont souvent des considérations très marxistes de la Société. C'est à dire qu'ils n'envisagent des changements possibles que sous l'angle de la systémique. L'Anthropos est ici oublié. Les travaux constituants sont sensés établir une Société meilleure, uniquement par la théorisation et la rédaction d'un recueil de lois qui serait à même de réorganiser nos institutions. Il en va de même pour les passionnés de modèles monétaires alternatifs qui sont convaincus que si l'on change la mécanique qui permet la création et la distribution de la monnaie, alors l'essentiel de nos problèmes politiques et sociaux sera réglé. D'abord, c'est éluder qu'un système parfaitement pensé et écrit, ne reste qu'une abstraction juridique. L'Humain aura toujours un certain talent pour contourner les règles, les dépasser, voire les violer littéralement. Par ailleurs, les meilleures conventions et normes juridiques, ne peuvent pas faire mieux qu'organiser une part de notre contrat social. Mais l'Humain n'accepte pour sa part des changements, non pour la pertinence systémique que ces derniers édictent, mais en vertu de considérations qui touchent à ses émotions, sa représentation mentale du monde, les mythes et valeurs qui lui paraissent saines à préserver ou faire advenir. Ce que les logiques de système ignorent totalement. Lorsque nombre de Français se disent de "gauche", de "droite", "anarchistes", "royalistes", "chrétiens", "musulmans" ou "juifs", le contenu intellectuel n'a que peu d'importance en réalité. Encore une fois, c'est leur représentation du monde, les mythes et valeurs auxquels renvoient leurs convictions, qui leur permet de s'identifier. L'Humain a un fort désir d'être, quitte à s'inventer des histoires ou reprendre à son compte celles que l'on se raconte, de telle façon à se sentir partie liée à une communauté particulière. C'est un moyen de s'assurer à bon compte qu'une part de son identité est déjà prédéfinie par des critères communs. On veut être reconnu comme étant le dépositaire d'une histoire fondatrice, avec ses héros, ses grands principes et ses mythes, pour ne pas se sentir seul au monde. On tire une certaine fierté à porter avec soi une part de quelque chose qui unit des Hommes entre eux, sans même qu'ils se connaissent. 

On ne fait pas vibrer un peuple avec des arguments technico-juridiques pour améliorer son contrat social. On le transporte en lui déclinant son Histoire, ses mythes, ses symboles et valeurs, et les spécialistes de la communication et de l'ingénierie sociale plus globalement, l'ont bien compris. On a jamais envoyé des Hommes à la guerre en leur faisant une leçon de géopolitique justifiant le sang qu'il faudra bien verser. Mais en réclamant d'eux qu'ils défendent leur terre, leur famille, leurs ancêtres, l'Histoire de leur patrie. Cela nous touche, réveille nos instincts tribaux, exacerbe notre représentation du monde qu'il convient de défendre. L'Humain n'est pas que pure Raison, loin s'en faut. Et lorsqu'il s'agit d'expliquer qu'il faut établir un nouveau régime politique par l'entremise d'une constituante, ou restaurer notre souveraineté pleine et entière en quittant l'U.E, rien ne sert de tenter de convaincre la nation avec des considérations techniques, mais au contraire en faisant appel à nos sentiments. Évidemment, si notre interlocuteur souhaite rentrer dans les détails du contrat social proposé, alors nous pouvons les lui fournir pour notre plus grand plaisir. Mais la majorité du temps, ce sera bien inutile. Demandez à un Français s'il tient à son pays, s'il voudrait que la France se fasse respecter tant à l'intérieur qu'à l'extérieur d'elle-même, et la majorité de vos interlocuteurs, fera montre d'un patriotisme surprenant. Cela uniquement parce que la France, c'est le Vercingétorix, Hugues Capet, Philippe Le Bel, Louis XIV, Robespierre, Victor Hugo, Jean Jaurès, De Gaulle... La France est un univers par elle-même, une somme de représentation identitaire et de mythes fondateurs, et c'est ce à quoi l'on s'attache. Nous savons d'où nous venons et ce qui est à défendre.

Quand par un discours strictement technique sur l'établissement d'un nouveau contrat social, on élude les mythes qui établissent notre sentiment d'unité et de solidarité intrinsèque, cela parce qu'on les considérerait comme étant désuets, on passe à côté de ce qui justifie la nécessité même d'améliorer notre organisation politique. Les communistes les plus radicaux en Russie ou en Chine, ont un temps tenté de brimer les représentations culturelles et religieuses de leurs populations. Car celles-ci étaient considérées comme arriérées et pouvant contrarier une organisation sociale et institutionnelle déchargée d'affect, mais strictement pensée sur des logiques de système. Mais un peuple ou un être humain, c'est une entité pétrie de sentiments. Une organisation sociale aussi bien pensée soit-elle, reste froide, et vide de sens si elle exclue les valeurs du plus grand nombre.

On ne change pas un contrat social en le théorisant dans toutes ses finesses structurelles, mais en appelant au peuple autant qu'à ses sentiments, pour prendre le pouvoir. C'est seulement une fois le pouvoir politique acquis, que l'on peut ensuite établir le contrat social que l'on méditait depuis si longtemps. La majorité des Français ne participera jamais des travaux constituants ou d'une réflexion monétaire voire tout simplement politique, contrairement à ce que font quelques poignées de militants exaltés. Il ne sert à rien de chercher à convaincre la majorité de partager vos convictions politiques, votre logique de système, car la majorité ne veut nullement s'impliquer, et acceptera tout juste de soutenir qui lui parait répondre de ses mythes et valeurs communes. La majorité restera dans l'affect, non la réflexion intellectuelle. On peut le déplorer, mais pas s'affranchir de la réalité du peuple quand on veut tout changer. On doit composer avec ses propres aspirations et paresses mentales.

Les militants ne font pas que se couper du peuple de façon générale, mais bien souvent, ils sont incapables de s'écouter entre eux. Leur foi quasi religieuse en une cause qu'ils défendent, aliène souvent la qualité de leurs échanges. Combien de fois n'ai-je pas lu à la suite d'une publication où j'exposais une analyse sur un sujet précis, des commentaires dénonçant le fait que j'oubliais de parler de tel ou tel sujet politique. Ces récriminations sont le fait de gens qui n'écoutent pas, ou ne lisent pas ce qu'on leur livre comme sujet d'étude sur un domaine particulier qui n'est pas le leur. Ils acceptent de sortir provisoirement de leur propre logiciel, si tant est que leur interlocuteur, leur donne des gages politiques sur leur propre cause. Ainsi, je serais mieux écouté, si en introduction de tout texte que je souhaiterais publier, je faisais état de mes inquiétudes sur la 5G, de ma révolte contre les réseaux pédophiles, de mon intérêt pour les travaux constituants ou sur le revenu de base, de ma dénonciation des réseaux franc-maçons, etc, etc, etc...

Alors que manifestement, et cela comme tout à chacun, je ne peux pas embrasser toutes les causes. En bon militant politique, j'ai quelques domaines de prédilection. Et si je partage des informations ou une réflexion sur un sujet précis, ça ne s'inscrit pas dans un programme politique global que je me devrais de définir préalablement. Je ne fais que livrer à qui le souhaite un échantillon d'idées sur une thématique générale dans laquelle je me suis spécialisé. Nulle raison donc de tenter de me convaincre sur sa propre cause lorsque je partage une pensée, c'est tout simplement hors sujet et même d'une impolitesse flagrante. La qualité d'un échange consiste à répondre à celui qui vient à soi, car il s'intéresse au sujet que vous méditez, manifestement. Non à imposer vos propres idées à celui qui ne vous demande rien,  surtout lorsque ce premier parlait d'un tout autre sujet sur lequel vous ne réagirez même pas.

Je pourrais livrer mille et un exemple sur le fait que nombre de militants politiques se comportent en religieux. Ils peuvent même se montrer virulents voire littéralement violents avec leurs opposants. Je ne m'exclue pas totalement de ce schéma. Moi-même, je qualifie tout défenseur de l'UE de "traître à la patrie", de "collabo", de "séditieux" et tout autre nom d'oiseau pour faire savoir tout le mal que je pense de ces gens. J'ai énormément de mal avec les tenants du "progressisme" de "gauche" et je suis volontiers provocateur avec ces derniers, quand bien même je peux revenir aisément sur le terrain d'un débat intellectuel apaisé avec ces gens, si toutefois mon contradicteur du moment témoigne des mêmes dispositions d'esprit. Mais tout ceci est la preuve que des idées, des concepts, des mythologies et valeurs, nourrissent nos affects.

S'il est donc essentiel de méditer le contrat social sur ses aspects purement techniques et fonctionnels, il est aussi essentiel de lui apporter du sens à partir de nos représentations mentales les plus communes. De la même façon, il ne sert à rien de prêcher sa bonne parole à qui ne vous la demande pas, mais plutôt de répondre aux questions et commentaires de ceux qui s'intéressent à vos sujets de prédilection.

Dans tous les cas, les grandes théories politiques sont toujours sans effet, si leurs prédicateurs se refusent obstinément à prendre le pouvoir. La majorité du peuple est clairement dépolitisée et désintéressée, et il est inutile d'espérer que la pédagogie populaire pourra contrevenir à cet état de fait. Soit l'on considère que sa cause est juste, et l'on se cherche des alliances objectives pour briguer un pouvoir politique réel afin d'établir ses propres normes, soit l'on se souhaite strict théoricien dans une petite tribu partageant la même cause à défendre, mais l'on aura aucune influence réelle sur le contrat social en vigueur tout au long de sa vie.

C'est pour cette raison que j'appelle à la Révolution !

D'abord parce que je suis convaincu que ceux qui disposent du pouvoir politique en France sont clairement malfaisants, voire criminels. Mais aussi parce que certains idéaux auxquels j'aspire, que ce soit en matière de souveraineté, de démocratie ou de conscience sociale et écologique, ne peuvent advenir que si nous reprenons le contrôle de notre pays. Je ne prétends pas convaincre de mes idéaux sur ces thématiques à une majorité populaire qui s'en fout. Je ne prétends même pas lui demander son avis, tout comme je ne souhaite pas m'intéresser à des causes particulières pour lesquelles je n'ai pas d'affinité intellectuelle ou politique particulière. Je prétends juste que celles et ceux qui partagent mes convictions sur les questions d'intérêt général que je soulève régulièrement, se doivent de s'associer pour renverser notre establishment politico-médiatique actuel, et se donner les moyens de gouverner d'une façon ou d'une autre la France.

J'admets que ma pensée peut paraître choquante et à bien des égards, peu démocratique. Mais je prétends être à ce point resté connecté à mon propre peuple, que je ne vois pas comment établir la Démocratie elle-même, sinon par une dictature éclairée. Ce qui suppose donc de reprendre le pouvoir plutôt que de perdre du temps à convaincre des "veaux" masqués qui avancent docilement à l'abattoir. 




jeudi 16 juillet 2020

Quelle est la seule promesse de campagne qui ramènera les abstentionnistes aux urnes ?

En 2017, lors du premier tour des élections présidentielles, j'ai voté en faveur de François Asselineau puisqu'il était le seul à porter la promesse de campagne de sortir de l'Union européenne. Pourtant, je m'attendais à ce qu'il fasse un très mauvais score quand bien même il aurait évoqué des thématiques tout aussi porteuses comme la nécessaire constituante, l'introduction du référendum d'initiative citoyenne dans la constitution, une politique écologique ambitieuse, etc...

Si l'on se fie à ce qu'a révélé Emmanuel Macron en janvier dernier à la BBC, chaîne de télévision anglaise très écoutée dans le monde anglo-saxon, la majorité des Français en cas de consultation référendaire sur la sortie de l'U.E, se prononcerait en faveur du "Frexit". De la même façon, toutes les enquêtes d'opinion que j'ai pu compulser sur notre rapport à l'immigration, témoigne que la majorité des Français souhaite des régulations très drastiques. Pourtant, le Front National n'a jamais remporté une seule élection présidentielle. De la même façon, tous les Français sont favorables à une gestion de l'économie qui soit plus adaptée aux contraintes écologiques qui nous font face, mais EELV n'a jamais été en situation de remporter seule une élection présidentielle.

En réalité, si nombre de sujets politiques font globalement consensus pour notre population, les Français ne répondent pourtant que du matraquage médiatique pour ceux qui osent encore aller voter. Ceux qui s'abstiennent, votent blanc ou délivrent une option politique considérée comme "marginale" par nos médias au premier tour, restent pourtant plus nombreux que celles et ceux qui voteront au second tour des élections. Les autres sont globalement conservateurs par intérêt ou par idiotie réelle.

Les raisons sont multiples et l'on ne peut pas considérer que la part de la population qui vote au second tour soit uniquement constituée d'une petite bourgeoisie conservatrice qui cherche à préserver ses intérêts de classe. Il y a aussi toute une frange de la population déclassée et désintéressée par la politique qui vote comme on le lui suggère dans les médias dominants voire définit des critères de sélection non plus sur des idées défendues, mais sur des artifices de communication (la jeunesse du candidat, son éloquence même lorsqu'il ne dit rien ou tout et son contraire, la terreur qu'est sensée susciter son opposant du point de vue médiatique, etc.).

Tous les analystes s'accordent à dire que si un(e) prétendant(e) au mandat présidentiel devait parvenir à convaincre l'essentiel des abstentionnistes - c'est à dire les non-croyants en la politique - à se ranger derrière sa personne, alors ce candidat serait assurément le vainqueur d'une telle élection. L'abstention est bien le premier parti de France, ne l'oublions pas. Alors voyez-les tous s’essouffler à tenter de convaincre cette frange de l'électorat qui ne vote pas ou plus. Asselineau a cru pouvoir intéresser les Français qui n'en ont plus rien à foutre par un discours technico-juridique concernant les GOPE (Grandes Orientations des Politiques Économiques de l'UE). Cheminade a expliqué plus simplement ses grandes orientations économiques pour la France. Philippe Poutoux et Nathalie Arthaud ont dénoncé le capitalisme sans rien proposer de concret. Jean Lassalle a cherché à jouer la carte de sa proximité avec le peuple. Quant aux autres candidats bien mieux médiatisés, c'est leur soupe habituelle que nous avons entendu. Le plus médiatisé devait être élu. Et c'est de l'usurpateur Macron que nous avons hérité, comme convenu.

Admettons cependant que l'un des "petits" candidats ait souhaité renverser la table réellement et s'assurer du soutien de celles et ceux qui refusent de participer de cette mascarade. Quelle serait dans ce cas la seule proposition qui aurait pu intéresser ces gueux qui ne croient plus aux politiciens pour résoudre leur mal être social personnel ? Quelle promesse aurait pu faire tendre une oreille distraite à ce beauf moyen qui lui n'en a jamais rien eu à foutre de la politique, cela parce que sa console de jeu ou son équipe de foot lui réclament moins de concentration intellectuelle ? 

Il n'est finalement pas si difficile de répondre à cette question si tant est que l'on s'intéresse aux Français tels qu'ils sont réellement. Quelle est la seule chose qui les intéresse TOUS sur le plan personnel ? Vous-ne voyez donc vraiment pas ?

L'argent bien sûr !

Sur quelle revendication initiale débute la crise des "Gilets Jaunes" et qui étaient-ils vraiment ? Pour qui s'en souvient, c'est la hausse de la fiscalité sur les produits pétroliers qui a généré la révolte. Et pour ceux qui se sont impliqués dans le mouvement, chacun sait que l'écrasante majorité de ces femmes et hommes n'étaient pas des militants politiques. On peut même dire qu'un très grand nombre d'entre-eux, ne s'intéressaient pas à la politique du tout, n'y croyaient pas et se bornaient à tenter de survivre. Ce sont essentiellement des Français issus des campagnes, dont la condition matérielle est fortement dégradée et qui n'en peuvent plus de voir leur compte bancaire dans le rouge dès le 15 du mois. Beaucoup sont des abstentionnistes convaincus. Ils ne croient plus en la politique mais veulent juste que les politiciens cessent de les appauvrir encore et toujours plus. Et toutes les révoltes et révolutions sont parties du même problème : la misère. Promettez à tous ces gens que sitôt élu(e), vous ferez verser par la Banque de France plusieurs dizaines de milliers d'euros sur leur compte bancaire, et qu'importe que vos opposants ou journalistes raillent votre proposition comme étant "démagogique" ; si vous restez ferme dans votre promesse : vous serez élu(e). Car c'est la seule chose qui intéresse la majorité des gens qui n'a aucune considération pour la politique, que ce soit par désintérêt ou désillusion. Les Français veulent du cash, du pèze, du blé, de l'oseille, de la maille, appelez cela comme vous voudrez, c'est de toute façon la seule chose qui compte. La mère de famille veut régler les factures en souffrance et racheter un réfrigérateur. Le beauf veut absolument s'offrir une voiture rutilante. Le petit commerçant veut sauver son commerce. Le marginal veut s'acheter sa terre pour faire de la permaculture. Le rêveur veut le capital nécessaire à la création de l'entreprise qui innovera dans son domaine. La cagole veut s'acheter quelques nouvelles robes et bijoux. Le miséreux ne veut juste plus dormir dehors. Tous ces gens veulent juste apurer leurs dettes qui les minent, investir et/ou consommer.  Ils s'en fichent bien de la politique. Beaucoup se fichent même totalement des malheurs du reste du peuple. Ce qu'ils veulent, c'est améliorer leur propre condition sociale. Et ce n'est pas une série d'arguments expliquant que l'on peut résorber le chômage qui les intéressera. Ils ne voient pas nécessairement le lien entre l'amélioration de leur condition de vie et le plein emploi. En outre, ils ne croient pas ou plus aux promesses des politiciens sur ces enjeux. C'est pas qu'ils soient hostiles à la sortie de l'U.E et l'euro ou encore à l'établissement de la Démocratie, mais eux souhaitent savoir ce que cela changera concrètement à leur vie ? Est-ce que sous prétexte de quitter l'U.E, leur condition sociale, leurs urgences propres seront réglées directement ? Bien évidemment que non. Alors ils s'en foutent tant qu'aucun politicien ne s'intéresse réellement à leur propre sort.

D'accord, mais est-ce faisable et sous quelles conditions ?

D'abord, rappelons que ce ne serait que Justice ! Une étude allemande a fait forte sensation en expliquant que les Français auraient perdu en moyenne 56.000 € chacun depuis l'avènement de la monnaie "unique". Qui acceptera de leur rendre au moins partiellement ce qu'ils ont perdu ?

Ensuite, admettons 30.000 € versés sur chaque compte bancaire des 45 Millions de Français en âge de voter : cela signifierait 1350 Milliards d'euros de création monétaire. C'est beaucoup il est vrai. Mais avant de détailler les critères techniques de la belle affaire, voyons au moins les conséquences immédiates sur l'économie :

Dès les premiers jours suivant une telle mesure, l'on observera deux effets extrêmement bénéfiques pour l'ensemble des acteurs économiques français. D'abord, il y aura un choc de consommation et d'investissement dans des biens durables (immobilier, automobile, électroménager, etc...) qui obligera à une création massive d'emplois pour supporter une telle demande. L'autre effet, sera un désendettement public et privé tout aussi massif. Les créances restant à honorer que ce soit vis-à-vis de l’État, de fournisseurs de service (énergie, téléphone, etc) seront bien vite réglées. Des crédits immobiliers ou à la consommation seront apurés. La majorité des Français préférera se libérer d'une épée de Damoclès qui pèse sur leur foyer que de négliger leur nécessaire désendettement. Les entreprises, les banques comme l’État, verront leur comptabilité assainie d'autant.  

Si l'on projette le bilan qui en découlera une année plus tard, on peut admettre que des milliers d'entreprises auront été créées et que les recettes fiscales de l’État atteindront des records. Que ce soit dans le prélèvement de la TVA (c'est à dire l'impôt sur la consommation) ou parce que des foyers pourront à nouveau être imposables du fait que des millions d'emplois auront été créés et beaucoup pérennisés.

Bien évidemment, l’État se doit aussi d'être ambitieux et consacrer une part de son émission de monnaie dans des investissements industriels stratégiques permettant de créer des millions d'emplois solides. De même qu'une telle création monétaire suppose la reprise de contrôle de notre banque centrale et du système financier en général, ce qui oblige à sortir de l'U.E et l'euro, et donc le rétablissement des taux de change plus favorables ainsi que des régulations douanières mettant un terme à la concurrence déloyale que nous subissons avec le reste du monde. Ce qui au final est bénéfique à une entreprise de démolition du chômage de masse (méthodiquement organisé par traités). Mais nous n'évoquerons pas ces questions ici, nous resterons concentrés sur les conditions d'une émission massive de monnaie "hélicoptère" sur les comptes de dépôt des Français.

Premièrement, cette monnaie ne pourra être utilisée que sur le territoire national et devra évidemment être acceptée par le trésor public comme toutes les entreprises de France.  

Par ailleurs, cette monnaie ne pourra pas être épargnée de quelque façon que ce soit mais pourra honorer le remboursement partiel ou complet d'un emprunt bancaire.

Troisièmement, cette monnaie se devra d'être fondante. A savoir que ce qui n'est pas dépensé à l'issue du premier trimestre de son émission, sera détruit à hauteur de 10 % chaque mois. Admettons que le compte d'un déposant tout juste décédé au moment où la mesure entre en vigueur, soit provisionné de 30.000 € (non transmissible dans un quelconque héritage). Ces 30.000 € ne seront donc jamais dépensés. Au bout du premier trimestre, 10 % de cette somme sera récupéré par l’État, soit 3000 €, puis 10 % des 27.000 € restants au second mois, soit 2700 €. Puis 10 % des 24.300 € restant, et ainsi de suite, jusqu'à restitution complète à l’État de la monnaie émise.

Enfin, des mesures plus techniques peuvent tenter d'orienter au mieux l'usage de cette monnaie. D'abord, si l’État se doit de récupérer de l'impôt en souffrance, rien n'empêche le Trésor Public de ponctionner immédiatement sur le capital versé ce qui lui est dû. Ensuite, il est sans doute possible d'encourager les Français à consommer français. Par exemple en excluant le droit des entreprises étrangères qui ne fabriquent pas sur notre sol des biens de consommation durable,  de pouvoir vendre leurs produits importés contre cette monnaie. 

On peut admettre qu'à l'issue de la première année, près de 20 % de l'emprunt national contracté pourra être remboursé par la TVA, l'impôt sur le revenu, et la récupération du capital non dépensé par certains bénéficiaires. C'est sans doute une estimation un peu exagérée mais je ne la pense pas si éloignée d'une réalité objective. Il est possible de compenser les effets d'un tel endettement par une légère augmentation des impôts sur le revenu, et plus substantielle pour les ménages aisés. Et encore une fois, gardons bien à l'esprit que ce sont les mesures génératrices d'emploi de long terme qui permettront de solidifier ce qui peut être qualifié de Jubilé français. 

Enfin, puisqu'il s'agira de défendre la faisabilité d'une telle proposition, il faudra bien expliquer une bonne fois pour toutes aux Français comment la monnaie est créée, comment cela fonctionne... Ce qui ne pourra qu'enchanter tous les eurosceptiques qui trouveront enfin une occasion d'être pris au sérieux et être écoutés par des Français qui jusque là... s'en foutaient de la politique.

A bons entendeurs...

vendredi 29 mai 2020

Pêché d'orgueil...

Ceci n'est qu'un billet défouloir. Le genre de papier que l'on écrit pour exulter sa peine, et tenter au fil des mots qui s'ajoutent les uns par dessus les autres, d'intellectualiser tant et si bien sa détresse intime, que l'on espère égarer ses sentiments dans une jungle de lettres et de ponctuation. Ça ne soulage jamais vraiment et cela ne règle rien. Mais c'est une trace laissée à la postérité numérique, un ensemble de questions intimes, un besoin d'envoyer se faire foutre ses émotions et avouer une faiblesse. Car oui je dois le confesser, c'est aujourd'hui l'orgueil qui me tiraille. 

J'ai mille et une raisons d'admettre que bien des idées et initiatives que je défends, seront toujours bien mieux exécutées par d'autres que moi. Parce que je n'ai pas les moyens financiers d'assumer les plus essentielles. Parce que suis fatigué mentalement, parce que je n'aime ni communiquer, ni solliciter les gens qu'il faut, ni m'accrocher envers et contre tout lorsque je ne parviens pas à susciter une quelconque émulation sur une initiative. Par dépit, je procrastine sur du travail physique personnel, j'ouvre mon cœur à ma guitare et je chante comme je pleure, et j'écris. Aussi donc, je peux comprendre que tôt ou tard, des points longtemps analysés, défendus et travaillés ne trouvant guère de concrétisation suffisamment forte, il se trouvera d'autres que moi pour s'engouffrer dans la brèche. Et c'est tant mieux, les idées comptent plus que ma personne. Il faut que certains travaux avancent de toute façon. Mais pourtant, j'ai de l'orgueil...

Un orgueil que je ravale pourtant constamment. J'ai soutenu des personnes plutôt connues et estimées de notre dissidence de bien des façons, et j'ai eu en retour des coups de couteau dans le dos. Le simple fait de défendre par exemple la logique de plébiscite d'un gouvernement de transition, c'est en soi porter reconnaissance à d'autres que moi, qu'ils ont des talents, de la vision, de l'expertise, et qu'il me parait à la fois salutaire politiquement, et sain moralement, de réhabiliter la logique d'incarnation de la réflexion politique. J'ai organisé des conférences pour permettre à certains de mieux faire connaître leurs travaux ; je renvoie constamment vers certains penseurs le quidam qui m'interroge sur des questions que je ne maîtrise pas suffisamment ; je ne rentre jamais dans les polémiques assassines sur nos leaders d'opinion, j'essaye de rester à la fois critique mais protecteur. 

Bien des notoriétés de notre dissidence me citent parfois dans leurs allocutions, mais lorsque je les sollicite pour nous aider à donner un peu de visibilité à une manif organisée devant les médias ou toute autre initiative qui rendrait leur présence pertinente, rien ne se passe...

Si j'ai une méfiance ou pour le moins beaucoup de retenue face à celles et ceux qui ont des propos trop élogieux à mon égard, je demande à ce que mon travail soit connu et reconnu. Aucun éditeur dans nos propres réseaux ne considère que l'essai que j'ai rédigé sur le droit de résistance et les moyens d'organiser cette dernière, mérite d'être publié. Et je suis pourtant certain que c'est du bon travail. Lorsque j'aurais pu être invité à expliquer quelques points de philosophie du droit sur la résistance à l'oppression, et en profiter pour inviter un grand nombre d'auditeurs à nous rejoindre dans nos manifestations, on écarta cette idée sciemment et en toute connaissance de cause. Alors que j'avais obtenu avec quelques camarades une couverture médiatique pour une personne à laquelle je pense. Cela à force justement d'assiéger les médias.

C'est assez étrange de se savoir connu et même cité par certains penseurs ou acteurs notables de notre dissidence, tout en étant écarté d'initiatives où je pourrais apporter une petite pierre à un vaste édifice. C'est même douloureux en vérité sur le plan moral d'avoir le sentiment d'être négligé, ou tenu à l'écart lorsque l'on a quelques raisons de penser que ce que l'on fait n'est pas inutile, et est pour le moins considéré par des gens qui pour leur part, ne jouissent d'aucune notoriété particulière. Je n'ai pas d'ambitions excessives, mais un tant soit peu de reconnaissance ou simplement d'aide me ferait tellement de bien moralement. Cela fait tout de même dix années que je me bats - cela dans une misère absolue - pour qu'une révolution advienne dans ce pays. Et si justement ces "notoriétés" de la dissidence me connaissent bien et savent bien que je reste un penseur et activiste à la fois iconoclaste et dans la droite lignée de tous les révolutionnaires qui ont planifié et réussi des révolutions en leur temps sur des considérations pratiques, pourquoi refuser de m'apporter un peu de soutien ?

Est-ce un crime que de le penser ? Est-ce immoral ? Est-ce que ma peine est mal placée ? Pourquoi ma façon de considérer le combat révolutionnaire semble compter pour quelques milliers d'illustres inconnus, mais que je ne peux jouir d'un peu plus de reconnaissance de la part d'intellectuels qui pourtant disent estimer le travail que je fais sans jamais oser m'apporter un peu plus de soutien que cela ? Alors certes, je reconnais qu'il y a des penseurs, des écrivains, des analystes politiques et sans doute des activistes plus performants, talentueux, subtils ou singuliers que je ne le serais jamais. D'ailleurs je me nourris intellectuellement de leur propre grille d'analyse. Pour autant, n'ai-je pas une pensée et un travail militant qui mérite un peu plus de promotion par ceux qui jouissent déjà d'un auditoire plus étendu que le mien ? Est-ce que les camarades qui me font confiance malgré tant de déconvenues, ne méritent pas que laborieux travail intellectuel et militant de plusieurs années, jouisse d'un un peu plus de soutien. ? Est-ce que j'ai tort de vouloir organiser le plébiscite d'un gouvernement de transition ? Organiser des tribunaux populaires pour juger les traîtres à la nation ? Assiéger les médias pour reprendre le contrôle de ces derniers puisqu'ils nous censurent ? De solliciter le soutien des armées pour faire aboutir la chute du régime politique ? De m'attaquer aux symboles de l'U.E que sont les drapeaux européens et l'euro ? Est-ce que le problème est ma pensée ou ma personnalité ? Est-ce que j'ai tort parce que pratiquement personne d'autre ne prend le parti de défendre mes propres axiomes de travail ?

Aujourd'hui, la question de la constitution d'un gouvernement de transition est revenue sur la table, par l'entremise d'une initiative alternative à celle que je défends, animée par des gens que je connais bien et qui me connaissent bien. Parce que l'idée compte bien au-delà des considérations techniques (et démocratiques) qui sous-tendent cette nécessité, je m'en suis tout de même fait l'écho. Mais à part réclamer mon partage sur les réseaux sociaux de cette initiative, on a pas pensé judicieux de me mêler à ce travail ou pour le moins réclamer un retour d'expérience ou quelques avis utiles. L'idée compte plus que tout, j'insiste, mais j'ai le sentiment d'être indésirable pour contribuer à sa promotion et son institution. Tant d'années à défendre cette nécessité, de textes rédigés pour l'expliquer, un site créé et un autre en cours de montage, pour au final voir des projets "concurrents" se monter sans que l'on trouvât pertinent de me solliciter pour contribuer ou faire converger des travaux déjà en cours, avec des textes, outils et réseaux militants déjà impliqués dans une telle logique de travail.

Je ne peux m'empêcher de me sentir affecté, et je suis bien conscient que cela relève de l'orgueil d'une certaine façon. Mais il n'en reste pas moins que je me sens inutile, canard boiteux, tout juste bon à relayer et soutenir ce que d'autres font, sans que mon propre travail méritât lui aussi un peu de mise en lumière. J'ai le sentiment que tout ce que je fais permet à d'autres de "s'accaparer" un peu de ce que je pense pour le remodeler à leur sauce, le travestir à leur goût, tout en veillant bien à ce que mes propres considérations restent planquées sous le tapis. Bien sûr, les idées sont universelles et l'on ne m'attend pas pour méditer la question du gouvernement provisoire. Mais de mémoire quant à notre époque contemporaine, je fus le premier à formaliser la nécessité de constituer un gouvernement de transition il y a déjà plus de cinq ans. Je me dois par honnêteté intellectuelle de signifier qu'Eric Fiorile pour lequel je n'ai aucune affinité, y réfléchissait aussi à la même époque que moi mais avec beaucoup d'escroquerie conceptuelle cependant. Quoi qu'il en soit, j'ai l'indécence de penser que je méritais qu'on me sollicite un peu et que l'on tentât si les accommodements restaient possibles, que l'on cherche à jouir de ce qui avait déjà été débroussaillé, tant sur le plan de la réflexion constitutionnelle, des outils existants et des réseaux déjà constitués sur le plan militant. Tel n'a pas été le parti pris des initiateurs de ce nouveau projet, qui me connaissent et me sollicitent quand leur propre travail est globalement achevé, et je ne peux en déduire que pour une raison qui m'échappe, il était préférable de m'écarter.

Certes, ces derniers ne font pas le choix d'organiser un plébiscite et préfèrent des candidatures ou désigner pour nous leur gouvernement idéal. Certes comme le faisait remarquer un commentateur, leur volonté d'une "parité" parfaite pour faire gouvernement, est une logique "gauchisante" qui me parait plus marketing qu'efficience sur le fond. Ce sont des points que j'aurais évidemment soulevé si l'on avait cru bon de me consulter, et c'est sans doute pour s'éviter de telles objections, qu'il était nécessaire de me tenir à l'écart. A moins que ce soit mon côté un peu "trublion" qui s'avère gênant quand on verse dans le "marketing" politique. L'un dans l'autre, on a pas jugé utile de me mêler à une telle initiative que je défends pourtant depuis plus de cinq longues années, et je reconnais me sentir profondément affecté. Car cela s'ajoute à d'autres antécédents que j'ai dû digérer alors que pour ma part, j'insiste sur le fait que je ne crache jamais sur les miens.

Cela au final ne fait qu'ajouter du plomb à ma propre fatigue mentale en appuyant mon sentiment de me battre contre des moulins à vent. Si je gène, si ce que j'écris ou fais est sans intérêt dès lors que j'en suis à l'origine, mais que c'est forcément mieux lorsque c'est d'autres qui reprennent à leur compte une idée générale, alors à quoi bon poursuivre ? Un énorme sentiment d'inutilité m'envahit, et plus encore le fait d'être quelque part rejeté des miens. On peut me citer et dire que ce que je fais est intéressant, mais cela reste hypocrite si l'on se refuse à m'approcher de trop près ou m'apporter quelques encouragements en prenant part à une des initiatives que je promeus avec mon propre logiciel de pensée. Bien évidemment mon sentiment de peine me fait sans doute exagérer les raisons qui expliquent une telle mise à l'écart, mais les faits sont là. Et ma peine aussi impudente soit-elle, est sincère...

Faut-il vraiment continuer le combat puisque d'autres sont convaincus de faire mieux que moi ? Quel intérêt de diluer une idée sous différentes formes en sachant que cela nuit de toute façon à la visibilité de toutes les possibilités ? Il est certain que je ruminerai encore la question demain en martelant rageusement la terre de ma pioche pour épuiser mon sentiment d'inutilité. Je me sens coupable de ressentir de l'orgueil et pourtant quelque part, j'aimerais crier "eh oh, je suis là !"

Que l'on me pardonne de vouloir m'accorder un tant soit peu d'importance, je pensais être utile...