samedi 8 février 2020

Lettre ouverte à l'Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine

Monsieur,

Je vous écris pour vous faire part de mon indignation, si ce n’est de ma révolte la plus totale en ce qui concerne le silence des armées, et particulièrement de notre État-major, concernant les trahisons en cours actuellement au sommet de l’État. Il me semble cependant opportun en préambule - puisque vous incarnez à vous seul tout un pan de la dissuasion nucléaire française - de rappeler la tradition française concernant la stratégie de défense voulue par le Général de Gaulle, définie et portée en son époque, par le Général Charles Ailleret.

Ce dernier en 1966, organise le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN, afin de permettre à notre pays, de rester indépendant dans la maîtrise de sa stratégie de défense en cas de conflit entre blocs alliés. J’oserais vous rappeler que les derniers plus grands conflits mondiaux dans lesquels la France a été impliquée (Guerre de Crimée, 1ère et seconde guerre mondiale), découlent de la logique des alliances militaires qui ont verrouillé la destinée de millions de nos compatriotes à des volontés de guerre qui ne concernaient pas notre pays au premier chef.

Aussi lorsque le Général de Gaulle en 1968, évoque le fait que notre dissuasion nucléaire doit être comprise comme une stratégie de défense « tout azimuts », il s’explique le 27 janvier de la même année devant les membres de l’institut des hautes études militaires de Paris de la façon suivante :

« Je voudrais profiter de mon passage ici pour traiter de la stratégie qu’on a dit tout azimuts, dont on a parlé ces derniers temps. Nous faisons oui, un armement atomique. C’est un armement complètement nouveau, qui implique une refonte militaire et une refonte de puissance, sans comparaison avec tout ce que l’on a pu connaître auparavant. C’est une affaire de longue haleine. On ne le fait pas pour demain, mais pour des générations, dans un système de défense et de dissuasion complètement nouveau. Et dans ce long espace de temps, qui peut dire ce que sera l’évolution du Monde ? Dans 20 ans, qui gouvernera les Etats-Unis et avec quel système ? Qui gouvernera l’URSS ? L’Allemagne ? Le Japon ? … et la Chine ? Qui peut dire ce qui se passera en Amérique du Sud et en Afrique ? Personne sans aucun doute. En fonction de toutes ces incertitudes, nous faisons notre armement nucléaire. Et ce n’est pas la première fois dans notre histoire qu’il en est ainsi ! Vauban, en son époque, a fortifié toutes les frontières de la France, les Pyrénées, les Alpes, nos ports et même la Belgique. Nous sommes allés partout, nous avons fait la guerre partout, nous sommes entrés à Madrid, Berlin et Moscou. Nous avons fait la guerre en Europe, en Orient, en Amérique, en Asie. Il n’y a pas de raison que cette stratégie qui de tout temps nous a protégé contre tout, ne se perpétue pas. Par définition même, notre armement atomique doit être tout azimuts. Il faut que vous le sachiez, que vous le voyiez et que vos études et votre état d’esprit s’y habituent ».

Monsieur,

Si je suis bien conscient que nos « élites » politiques sont aussi capitulardes et enclines à l’esprit de trahison que celles qui ont trahi Napoléon III à Sedan alors que Gambetta venait de trouver des renforts dans l’Ouest de la France, ou encore celles qui ont accordé les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain en vue de faire cesser les combats alors qu’un petit nombre de généraux et d’officiers étaient prêts à poursuivre la lutte, je ne me résous pas à considérer que notre commandement militaire soit en train de laisser l’État français être démantelé de sa puissance et des moyens de son indépendance, alors que « la Maison brûle ».

Je ne prendrai appui que sur des questions militaires et diplomatiques les plus récentes pour en témoigner, tout en notant que le seul fait même d’être sous la tutelle de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, est en soi un ensemble d'atteintes considérables et intolérables à notre souveraineté et à notre indépendance nationale.

Le 5 Juin 2014, un article du journal « Le Monde » nous alerte que M. Obama, président d’une puissance paraît-il « alliée » de la France, souhaite que nous suspendions (annulions) la vente de navires de type "Mistral" à la Russie. Outre les énormes capitaux engagés dans ce contrat, les milliers d’emplois dont il est question, ou encore les considérations diplomatiques sous-jacentes, cette vente avait été négociée moyennant des transferts technologiques, notamment sur des équipements radars dont la France avait la seule maîtrise technologique. Cette vente sera donc annulée par M. Hollande, ce qui outre porter gravement atteinte à nos relations diplomatiques avec une puissance alliée de deux guerres – et parfaitement fiable et utile à nos intérêts soit dit en passant – a permis à cette dernière de finalement jouir de l’acquisition de brevets et données qui ne pouvaient être concédés par la France que sous condition que la transaction soit honorée par les deux parties. A-t-on entendu un seul responsable militaire de haut rang s’indigner de la situation ? Sommes-nous les vassaux des Américains ou sommes-nous souverains sur nos affaires diplomatiques, militaires et commerciales ? N’y a-t-il pas des intérêts fondamentaux que nous nous devons de préserver ?

Poursuivons Monsieur, avec la guerre subie par la Syrie. D’abord rappelons que nombre de terroristes ayant tué des centaines de nos compatriotes sur notre territoire se sont AGUERRIS EN SYRIE. Ce qui n’a pas empêché François Hollande, mais aussi par l’entremise du Secrétariat Général de Défense et de Sécurité Nationale, son Ministre des Finances de l’époque Emmanuel Macron, d’autoriser la livraison d’armes de guerre à des « rebelles » qui combattaient le gouvernement légitime syrien. M. Fabius, alors Ministre des Affaires étrangères, n’hésitait pas à dire à l’époque que le front Al Nosra faisait « du bon boulot » en Syrie. Je le martèle et vous le rappelle, des citoyens français ont été tués sur notre sol par des combattants que la France a soutenus et armés en Syrie. Cela relève du financement du terrorisme d’une part au sens de l’article 421-2-2 du Code Pénal, mais aussi purement et simplement de la haute trahison ! Y a-t-il eu un officier de haut rang pour s’indigner de ces « prises de décisions » par des politiciens félons ? Non, la grande muette est restée imperturbablement silencieuse. Y compris lorsque M. Hollande, puis plus tard M. Macron, en réponse à de pseudo-attentats chimiques attribués au gouvernement syrien sans même que des autorités internationales aient eu le temps d’investiguer et rendre un rapport d’enquête établissant de telles conclusions, ont engagé nos forces navales et aériennes dans une série de bombardements sur le territoire syrien. Non seulement ces opérations militaires violent expressément notre constitution, mais aussi l'article 2 de la Charte de l’ONU ou encore l'article 8bis des Statuts de Rome sur l’établissement de la Cour pénale internationale, qui dispose que :

Aux fins du présent statut, on entend par « crime d'agression », la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies

Cela signifie Monsieur, que ce n’est pas seulement leur responsabilité qu’ont engagée Emmanuel Macron, François Hollande et leurs ministres dans ce crime. C’est la votre aussi ! Vous auriez dû refuser de contribuer à un tel crime, et vous ne l’avez pas fait !

Poursuivons encore, car nous nous rapprochons de l’objet et de la conclusion de ce courrier. Malgré les incantations angéliques de nos politiciens, il n’y a pas, il n’y a jamais eu, et IL N’Y AURA JAMAIS « d’amitié franco-allemande ». Les Américains comme les Allemands ont des considérations parfaitement anglo-saxonnes dans le regard qu'ils portent sur la France. Du fait que nous représentons une puissance diplomatique et économique pouvant contrarier leurs propres desseins sur le monde, il s’agit pour l'Allemagne et pour les Etats-Unis de nous affaiblir par des prises de contrôle de notre outil industriel stratégique (Nexter, Alstom, etc), ou encore en jouant de la propension à trahir de nos politiciens sur les considérations diplomatiques. D’ores et déjà, veuillez expliquer aux sous-mariniers français qu’en cas de conflit futur avec les USA, les données relatives au bruit de cavitation et à la vitesse de nos SNA et SNLE ne sont plus inconnus des Américains (je vous félicite pour ne pas avoir donné votre démission à ce titre lorsque M. Macron a cédé la branche industrielle qui fabrique les turbines de nos SNLE à General Electric). Depuis le 22 Janvier 2020, nous avons cédé en outre à l’Allemagne, des pans entiers de notre indépendance militaire et diplomatique, en acceptant que nos politiques extérieures soient soumises aux considérations allemandes en vertu du Traité d’Aix la Chapelle ; en leur octroyant gratuitement une place conjointe au Conseil de Sécurité de l’ONU ; et que des Ministres Allemands puissent venir directement au sein même des plus hautes instances de l’État, participer à des réunions ministérielles concernant nos propres affaires intérieures. Depuis la collaboration sous le Régime de Vichy, jamais nous n’avions été si loin dans notre asservissement à l’Allemagne.

Désormais, ces derniers ne cachent plus leur volonté de voir la France partager son outil de dissuasion nucléaire avec eux, et Macron, tel « un cabri », n’a pu s’empêcher de faire un discours avalisant cette requête allemande portée par le député Johann Wadephul, le 7 février dernier, à l’Ecole de guerre à Paris :

« 
Je souhaite que se développe un dialogue stratégique avec nos partenaires européens qui y sont prêts sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans notre sécurité collective »

Combien d’officiers Monsieur, ont rappelé au TRAÎTRE Emmanuel Macron, que la stratégie de défense de la France, et en particulier sur le plan nucléaire, est « tout azimuts » et que nous avons eu par le passé suffisamment de guerres avec l’Allemagne, pour qu’il n’y ait absolument rien à négocier à ce sujet ?

Combien Monsieur ?

Depuis bien longtemps l’Armée aurait dû réagir à ces trahisons constantes de nos politiciens ayant débuté sous Jacques Chirac, et ayant crû nettement en puissance depuis l’ère Sarkozy jusqu’à nos jours. En mai 1958, des militaires de haut rang avaient « porté leurs couilles » face à la démagogie de nos politiciens, et avaient su leur rappeler, quelle institution porte réellement l’État et dispose dans les faits du « monopole de la violence légitime ». En Tunisie récemment, lorsque le peuple s’est insurgé contre son dictateur, c’est l’Armée qui a fait pression sur ce dernier pour qu’il s’en aille, en laissant la constitution de ce pays décider des autorités civiles de remplacement. En France, pendant que le peuple se fait matraquer et éborgner par un gouvernement qui le trahit sans cesse, que fait l’Armée ? RIEN !

Pendant que le Gouvernement cède tous nos fleurons industriels les plus stratégiques à des puissances étrangères, que dit notre Armée ? RIEN !

Lorsque le Gouvernement envisage désormais de partager notre dissuasion nucléaire avec l’Allemagne ou la Pologne, que fait notre Armée ? RIEN !

Je croyais nos militaires plus pragmatiques, légitimement patriotes, et pour le moins plus soucieux de notre indépendance nationale que nos politiciens. Mais visiblement, je me trompais. Même lorsque le Général de Villiers a donné sa démission au gouvernement, nos chefs de corps et officiers de l’État-Major ne se sont pas montrés solidaires.

Alors que dans nos hôpitaux, les médecins donnent leur démission collectivement. Dans nos régies de transports ou dans la rue, les Français sont solidaires pour lutter contre une réelle tyrannie menée par des traîtres à la patrie. A l'inverse, notre Armée est finalement dirigée par une cohorte de capitulards qui sont en train de laisser nos politiciens dépecer
l’État français par lambeaux tous entiers  !

C’est une honte ! Un scandale digne des heures les plus sombres de notre Histoire !

Aussi Monsieur, à titre symbolique, je réclame votre démission pour restaurer la dignité de nos Armées, et particulièrement les corps ayant à charge de gérer la dissuasion nucléaire de la France. Je réclame le soutien de tous les officiers qui ont encore de l’honneur à votre démission. J’exige en tant que citoyen français, que la France reste LIBRE et INDÉPENDANTE pour les siècles à venir, et que « la grande muette » cesse de nous faire honte en n'étant pas capable de reproduire ce qu’elle a su faire durant l’année 1958.

Nous sommes gouvernés par des TRAÎTRES, j’insiste à ce sujet et peux le justifier par des faits, et des références précises à du droit pénal et constitutionnel si nécessaire, et il est hors de question que le cœur régalien de la France continue de servir des félons en col blanc qui démolissent avec une ardeur pathologique, notre souveraineté et notre indépendance nationale.

Cette lettre sera publiée en ligne et envoyée à différents médias, pour vous obliger moralement à prendre position.

Pour faire valoir ce que de droit pour notre peuple,

Sylvain Baron


jeudi 6 février 2020

Droit de réponse à ceux qui prônent la violence révolutionnaire

Il est un débat récurent dans les cercles dissidents, que d’opposer nos points de vue sur le recours à la violence révolutionnaire ou non. Les uns prétendent « qu’aucune Révolution n’a jamais été réussie sans violence » ; les autres (dont je fais partie), opposent toute une somme d’arguments, sur lesquels je vais évidemment avoir l’occasion de revenir. Toutefois, ce billet ne prétend pas condamner le recours à la violence légitime sur des critères moraux, éthiques ou mêmes juridiques, mais simplement approfondir la question pour tenter de démontrer que ce mode d’action, n’a de sens que lorsqu’un certain nombre de conditions sont réunies.

Commençons par signifier que pour les juristes, le droit de résistance se conjugue naturellement avec le recours à la violence. Si les penseurs de l’Antiquité méditaient le recours à la légitime défense, c’est durant la Renaissance que la notion plus large de droit de résistance devient l’objet des discussions intimes des philosophes. John Locke en particulier, écrit dans son traité du gouvernement civil :

« Quoi, dira-t-on, on peut donc s'opposer aux commandements et aux ordres d'un Prince ? On peut lui résister toutes les fois qu'on se croira maltraité, et qu'on s'imaginera qu'il n'a pas droit de faire ce qu'il fait ? S'il était permis d'en user de la sorte, toutes les sociétés seraient bientôt renversées et détruites ; et, au lieu de voir quelque gouvernement et quelque ordre, on ne verrait qu'anarchie et confusion.

Je réponds qu'on ne doit opposer la force qu'à la force injuste et illégitime, et à la violence ; que quiconque résiste dans quelque autre cas, s'attire une juste condamnation, tant de la part de Dieu que de la part des hommes ; et qu'il ne s'ensuit point que toutes les fois qu'on s'opposera aux entreprises d'un Souverain, il en doive résister des malheurs et de confusion ».

Le penseur anglais tente de se montrer prévenant. Si le droit de résistance peut être employé lorsque « le Prince » abuse d’une violence arbitraire contre son peuple, on ne peut invoquer ce droit naturel public, pour des motifs politiques particuliers ou des raisons futiles. John Locke est contemporain de la « Glorieuse Révolution ». Il sait par l’expérience, que lorsqu’une grande partie du peuple se soulève et abolit tous ses conditionnements habituels, le chaos et l’ivresse du sang qui l’accompagne, peut s’avérer pire encore que la période de tyrannie que l’on cherche à renverser.

Et Thomas Jefferson ne dira pas autre chose lorsqu’il rédigera la Déclaration d’Indépendance des États-Unis d’Amérique :

« Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l'expérience de tous les temps a montré, en effet, que les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu'à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés.
 
Mais lorsqu'une longue suite d'abus et d'usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future. »

Les Français seront les héritiers de ce courant culturel et philosophique, notamment lorsqu’ils proclameront au plus fort de la Révolution, que « le droit de résistance est la conséquence des autres droits de l’Homme ». Ces textes qui consacrent les libertés publiques et individuelles, visent en premier lieu à avertir les gouvernants, que les abus qu’ils pourraient commettre contre les grands principes de souveraineté nationale, de liberté d’expression, de droit à la vie, de justice égale pour tous, etc. ; ne pourront qu’entraîner une ire populaire qu’ils seront bien en mal de canaliser par la suite. Et l’insurrection qui en découlera, sera considérée comme légitime, légale, et sacrée :

Art. 35 de la Constitution du 24 Juin 1793 :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
 
On pourrait se dire (et ce serait le discours qu’adopterait volontiers nos politiciens), que ces perceptions philosophiques sur le droit de résistance, sont d’un autre âge, et qu’aujourd’hui, elles sont désormais obsolètes puisque nous sommes sous le régime d’un "état de droit". Rien n’est plus faux cependant.

En 1946, lorsque l’ONU est instituée, les nations travaillent à une déclaration universelle des droits de l’Homme qui puisse faire consensus. Le seul prix Nobel de la Paix français que nous ayons, le si injustement oublié René Cassin, y prend une part très active. Il rédige ainsi un article qui malheureusement, ne sera pas retenu du fait des veto américains et soviétiques de l’époque, mais qui est pourtant la forme la plus précise qui puisse exister sur le droit de résistance :

« Lorsqu'un régime foule gravement ou systématiquement les droits et libertés fondamentales de l'homme, les individus et les peuples possèdent, sans préjudice d'un appel aux Nations Unies, le droit de résister à l'oppression et à la tyrannie »


Plus récemment encore, ce sont différentes constitutions européennes qui se sont dotées du droit de résistance. La première revendique le recours à une résistance pouvant user de tous les moyens possibles (y compris la violence), mais fait appel aussi au patriotisme du peuple (son unité) pour qu’elle puisse être exercée. Il s’agit de l’article 120 de la constitution hellène :


« l’observation de la Constitution est confiée au patriotisme des Hellènes, qui ont le droit et le devoir de résister par tous les moyens contre toute personne poursuivant son abolition par la violence »

Une autre constitution revient cependant aux grands principes évoqués par Locke et Jefferson, à savoir la loi fondamentale allemande, qui dans son article 20 dispose que :

1) « La République fédérale d'Allemagne est un État fédéral démocratique et social.

2) Tout pouvoir d’État émane du Peuple. Le Peuple l'exerce au moyen d'élections et de votations, et par des organes spéciaux investis des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

3) Le pouvoir législatif est lié par l'ordre constitutionnel, les pouvoirs exécutif et judiciaire sont liés par la loi et le droit.

4) Tous les Allemands ont le droit de résister à quiconque entreprendra de renverser cet ordre, s'il n'y a pas d'autre remède possible ».

Et vous pourrez vous amuser à chercher sur internet des réflexions de juristes comme par exemple les excellents articles publiés par Geneviève Koubi, vous vous rendrez compte, que le droit de résistance, outre le fait qu’il soit constitutionnalisé en France et ailleurs en Europe, est un droit qui est nécessairement « hors la loi », puisque visant à renverser les injustices sociales et démocratiques qu’une tyrannie institue, par la loi justement.

Je reviens cependant à la pensée germanique de ce droit, qui me paraît tout à fait en phase avec la logique insurrectionnelle qui doit être la notre. En effet, les Allemands considèrent que le recours au droit de résistance (et à la violence qui l’accompagne), ne peut être envisagé que lorsqu’il n’y « plus d’autre remède possible ». Ce qui signifie que lorsqu’un peuple dispose d’outils légaux à sa disposition lui permettant de renverser la tyrannie qui l’opprime, il se doit de les employer pour commencer. C’est une façon de procéder par élimination en vérité. Les politiciens nous évoqueront ainsi le juste recours aux élections, mais nous savons qu’elles sont viciées. Pour ma part, je proclame que nous pouvons toujours nous rassembler légalement et pacifiquement devant les grands médias nationaux (sources de la propagande du régime despotique actuel), devant le parlement, mais aussi instituer des tribunaux populaires pour faire juger publiquement les responsables politiques de nos maux, ou encore résister en jouant des symboles qu’affectionne tant notre oligarchie, à savoir « le drapeau européen » (qu’il nous faut retirer de l’espace public) ou encore en francisant nos billets de banque. Ce ne sont pas les seuls moyens légaux de nous battre, mais ils sont parfaitement concrets, visibles, et dérangeants pour notre oligarchie régnante.

Pourtant, à l’égal d’un très grand nombre d’entre nous, ma colère est si grande, que j’aspire moi-même à recourir à la violence. Je n’ai aucun problème éthique ou moral à l’idée d’ôter la vie à nos oligarques. Mais outre le fait que je suis en phase avec l’idée que nous devons d’abord abattre toutes les cartes « légales » à notre disposition, cela du fait que je craigne tout comme ce cher Locke, un chaos plus pénible au peuple que le joug même de la tyrannie que nous nous devons de renverser, et qu’en outre, c’est une graduation de la lutte qui permet de légitimer le recours à la force en dernier lieu ; il y’a une raison plus évidente à ne pas céder à la tentation de la violence insurrectionnelle pour le moment :

Nous ne sommes pas prêts !

Celles et ceux qui défendent la logique du recours immédiat à la violence insurrectionnelle, font remarquer que les « pacifistes », n’ont pour le moment rien obtenu. Ce à quoi je leur objecte que les individus les plus violents, n’ont rien obtenu eux non plus. Et chacun d’entre nous avons raison d’une certaine façon. Si les moyens « légaux » que je défends ne débouchent sur aucune avancée claire, c’est parce que nous ne sommes pas assez nombreux à y recourir. Et mon opposition plus encline à la violence, formule la même explication : ils ne sont pas assez nombreux, et même clairement rejetés par la majorité des « Gilets Jaunes ».

Et ce n’est pas sans raison : la majorité des gens répugne à la violence, et n'est pas prête à en supporter les risques évidents pour leur Liberté au mieux, pour leur Vie dans le pire des cas. Ce qui légitime de mon point de vue, le recours aux solutions « pacifiques » que je préconise. Elles n’ont certes pas beaucoup de relais d’opinion pour en faire la promotion (et c’est pourquoi nous sommes si peux nombreux), mais elles ont le mérite de porter la revendication insurrectionnelle en elles-même (le renversement de la tyrannie et de son ordre juridique), et d’épuiser les dernières cartes opérationnelles acceptables que nous ayons, et peut-être même, nous préparer à aller plus loin encore si cela devait s’avérer nécessaire.

Car le recours à la violence collective exige nécessairement d’accepter en premier lieu de tuer. Il ne faut pas se bercer d’illusions, la violence des masses n’est efficiente que lorsqu’elle est capable de mettre en déroute la force publique au service de l’oligarchie. Or, un tel déferlement de violence supposera en réaction, le recours à la légitime défense pour des femmes et hommes que nous savons armés, équipés et formés à l’usage de la force. En outre, il y’a tout de même une difficulté éthique que l’on ne peut ignorer : s’il se trouve dans la Police Nationale, de parfaits salopards qui méritent d’être jetés en prison pour leurs crimes contre le peuple, il y’a aussi d’honnêtes gens qui ont tout simplement peur de perdre leur emploi, et de ne plus pouvoir assurer leurs devoirs de pères ou mères de famille. Il y’a aussi des personnes qui s’efforcent de faire leur métier sans jamais violer la loi ou leur morale propre vis-à-vis du peuple qu’ils sont sensés servir, mais qui restent conditionnés à l’obéissance servile à leur hiérarchie. Ils ne pensent pas à mal. Ils n’ont pas le sentiment de défendre un régime despotique, ils ont le sentiment de défendre la loi, l’ordre public, et de se contenter d’obéir à des consignes qu’ils espèrent justifiées. Voilà qui nous devrons supprimer en suffisamment grand nombre, pour briser le dernier rempart supportant la tyrannie en exercice. Et avant même de faire l’état des lieux des armes qui sont à notre disposition, combien d’entre nous sont prêts à tuer outre des politiciens malveillants, des policiers ? Combien sont prêts à prendre le risque de mourir pour la cause révolutionnaire, ou à minima de finir leurs jours en prison ?

Dès lors que, chantres ou non de la violence révolutionnaire, nous sommes conscients que la majorité d’entre nous n’est pas prête à assumer de tels risques, mais aussi de telles difficultés morales et éthiques (ce n’est tout de même pas la même chose qu’ôter la vie à un fonctionnaire exécutant les ordres de sa hiérarchie, et occire un politicien pleinement responsable de l’oppression que nous subissons), c’est donc que le recours à la violence n’est pas encore possible, ni souhaitable. Nous avons d’autres cartes à abattre contre l’oligarchie et elles ont pour effet attendu de la renverser, si nous sommes nombreux et acceptons une certaine auto-discipline dans nos actes. En outre, elles ont pour avantage d’organiser et solidariser plus sensiblement les insurgés, leur donner le sentiment qu’ils n’auront exclu « aucun remède possible » pour rétablir nos droits et libertés publiques, et laisseront la porte ouverte, le cas échéant, à une possible violence révolutionnaire. Car celle-ci ne peut qu’être alimentée à la fois par la frustration de ne pas réussir à obtenir la révocation d’un gouvernement contesté par les moyens les plus « pacifiques » qui soient, mais aussi par une organisation et une solidarité renforcées par les épreuves traversées ensemble dans ce but. Raison pour laquelle, je vous appelle à m’entendre lorsque je vous encourage à venir nous renforcer en premier lieu devant les centres de pouvoir que sont les médias et le parlement ; à ne pas hésiter à donner un peu de vos deniers pour payer une petite armée d’avocats afin d’organiser au plus vite les tribunaux populaires ; et ne pas hésiter à décrocher tous les symboles qu’affectionne l’ennemi qu’il n’hésite d'ailleurs pas à ériger ostensiblement jusque sur le fronton de nos écoles publiques.

Je ne suis pas « pacifiste », je ne l’ai jamais été, je pense juste analyser la situation froidement et proposer une graduation acceptable de notre résistance à l’oppression.

En espérant m'être bien fait comprendre d'un certain nombre de résistants, acceptez mes voeux de fraternité et d'intelligence collective dans la lutte.

mardi 4 février 2020

Les Généraux Français : Capitulards par tradition !

Le 21 Octobre 1997, à l’initiative de Jacques Chirac, la conscription est suspendue. Aucun officier de haut rang ne rendra sa démission pour marquer son désaccord. Et pourtant, il y’a une différence essentielle entre une armée de métier et une armée de conscrits. La première s’apparente à une armée de mercenaires, car la notion de devoir civique y est écartée. La seconde proclame que tous les citoyens naissent soldats, selon la formule consacrée par Léon Gambetta. Le devoir de tous les Français est bien de défendre la patrie. Ils sont tous formés aux armes, tous capables de défendre leur pays comme leur famille, tous capables de résister par les armes à toutes les formes d’oppression. En outre, elle garantit la puissance de nos armées en terme de moyens humains.

En 1997 toujours, c’est l’industriel Thomson qui est privatisé, à la suite d’un accord avec l’Allemagne signé le 9 décembre 1996, visant à créer une agence franco-allemande d’armement. Thomson fabriquait alors outre des produits destinés au grand public, des composants électroniques destinés au matériel militaire de pointe. La branche militaire de l’entreprise est fusionnée avec Alcatel et Dassault Electronique, et prendra le nom de Thalès. L’État ne dispose aujourd’hui que 25 % du capital de cette entreprise stratégique.

Depuis le XVIIème siècle, la France s’est dotée d’un certain nombre de manufactures ayant à charge de fabriquer les canons, fusils et munitions nécessaires à notre défense nationale. En 1945, l’ensemble de nos arsenaux seront regroupés au sein de la direction des études et fabrications d’armement. Ce monopole national de fabrication de nos munitions et armes deviendra plus tard le GIAT (groupement industriel des armements terrestres). Le 1er décembre 2006, le GIAT devient Nexter, et se défausse de la manufacture d’armes de St Etienne, qui fabriquait le fusil d’assaut FAMAS utilisé par les soldats français. Depuis 2017, la France ne fabrique plus ses propres fusils, mais se provisionne auprès du fabriquant allemand Heckler et Koch. En plus clair, si d’ici quelques décennies, nous devions revenir aux affres de la guerre avec l’Allemagne, nous ne disposerions pas des moyens de nous battre contre leurs armées. C’est une trahison contre laquelle nos généraux ne se sont pas insurgés.

En 2014, c’est un autre projet qui sort des cartons de Nexter, à savoir la fusion avec le fabriquant de chars allemands Krauss-Maffei Wegmann sous l’acronyme KANT. Ce qui signifie que la France n’a désormais plus la maîtrise totale sur la fabrication de ses propres chars. Le siège social de ce consortium se trouve aux Pays-Bas, l’objectif est de faire de l’argent, non de garantir l’indépendance de la France sur le développement et la fabrication de ses propres blindés. Là encore, nos généraux n’ont rien dit. Et pourtant, le char Leclerc développé par la France est réputé parmi les meilleurs du monde dans sa catégorie.

Au XVIIème siècle, sous l’influence de Richelieu, puis de Colbert, les arsenaux de Brest et de Toulon sont construits. Ils seront en charge de la fabrication de nos bâtiments de marine. Ils deviendront plus tard la DCN (Direction des Constructions Navales) que Nexter fusionnera dans ses propres activités sous le nom de filiale très « anglo-américain » : Naval Group. Tout un programme en soi. Le bradage commence dans le silence le plus complet de nos généraux et amiraux, lorsque l’État, autorise l’entrée au capital des Chantiers de l’Atlantique, du groupe italien Fincantieri à hauteur de 48 %. Si l’Italie ne représente pas une menace particulière et que les conflits historiques avec pays furent rares et toujours remportés par la France, il n’en reste pas moins que c’est encore à un État tiers, que nous cédons des parts essentielles de notre indépendance militaire en matière industrielle. Et il y’a de quoi se méfier si l’on tient compte de l’histoire de Thermodyn.

Cette ancienne filiale d’Alstom fabrique les turbines de nos sous-marins nucléaires d’attaque. Ces derniers accompagnent notamment nos SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engin) ou notre porte-avion le Charles de Gaulle dans leurs missions. Ils font pleinement partie des moyens militaires à même d’assurer notre dissuasion nucléaire. Il faut savoir que la vitesse développée par nos sous-marins, comme leurs propriétés acoustiques (cavitation) relèvent du secret-défense. Tout simplement parce que le but de ces engins est de manœuvrer en toute discrétion. Cela n’a pas empêché nos politiciens d’autoriser la cession de Thermodyn à l’industriel italien Nuovo Pignone durant l’année 2000, lui-même racheté par le groupe General Electric. Ce qui signifie que les données les plus sensibles sur la vitesse développée par nos SNA ainsi que leurs propriétés acoustiques en mer, sont détenues par les Américains.

Plus récemment, General Electric a pu faire l’acquisition de la branche d’Alstom qui fabrique les turbines du Charles de Gaulle et de nos SNLE. Désormais, les Américains ont le contrôle total des brevets et données qui relèvent pourtant du secret-défense, et peuvent à leur bon gré, faire fermer des usines françaises en charge de la fabrication de ces technologies essentielles à notre indépendance militaire.

Là encore, nos généraux et amiraux sont restés silencieux face à ces cessions d’actifs français stratégiques pour nos armées.

La dernière trahison en date si l’on élude l’affaire des navires Mistral que les Américains nous ont interdit de livrer à la Russie, est le traité d’Aix la Chapelle qui prévoit que la France partage sa place au Conseil de Sécurité de l’ONU avec l’Allemagne, ce qui signifie adopter une ligne diplomatique et militaire conjointe avec ce pays (qui cherche à nous affaiblir) sur les affaires du Monde. Autrement dit, si l’Allemagne décidait un jour d’agresser la Russie (et elle ne manque jamais de s’ingérer dans ses affaires), nous devrions faire front commun contre une puissance de revers fiable, qui a permis à plusieurs reprises de mettre en déroute les Allemands alors qu'ils occupaient notre territoire. Cela parce que les Américains et les Allemands en décident et que nos politiciens ont un problème avec la France. D’ailleurs, les Allemands sûrs de cet esprit de collaboration de nos élites, réclament désormais que la France partage aussi sa dissuasion nucléaire. Je n’imagine pas le très européïste (et félon) Général Lecoîntre s’y opposer, et encore moins le traître Emmanuel Macron qui doit déjà sauter comme un cabris à cette idée. Surtout lorsque ces derniers ne cessent de ressasser leur volonté de constituer une « défense européenne » (bien évidemment sous l’égide de l’OTAN, donc contre la Russie qui n’est pas européenne, comme chacun sait).

Notre indépendance militaire est réduite à peau de chagrin. Il faut savoir que les Allemands ont aussi pris leur part sur notre industrie aéronautique et ferroviaire. Ainsi en 2018, Siemens et Alstom annoncent la fusion de leur branche ferroviaire. Ce qui signifie que si nous devions être un jour en conflit avec l’Allemagne, ravitailler nos troupes en matériel et équipements par train, supposera là aussi d’obtenir des Teutons, la garantie que nous pourrons réparer nos propres matériels ferroviaires. Quant au spatial, la France dépend en grande partie de satellites allemands, américains et italiens pour jouir de renseignements militaires.

Les technocrates et banquiers qui sont actuellement aux manettes de l’État, n’ont qu’un seul mot d’ordre : le dépecer intégralement, y compris sur ce qui concerne le régalien. Nous devons abandonner toute indépendance industrielle et technologique en matière d’armement et de logistique militaire. Et que font nos généraux ? Ils ferment leur gueule !

L’Armée n’est-elle pas sensée considérer les menaces potentielles tout azimut ? L’Armée n’est-elle pas sensée considérer que les alliances se font et se défont dans le temps long, et que les prochaines guerres pourraient être intra-européennes à nouveau ? L’Armée n’est-elle pas sensée être vigilante sur son indépendance en matière d’équipement, et capable de répondre à tous les périls, y compris les plus improbables ?

J’accuse nos généraux de trahir la patrie. D’être aux ordres d’une petite oligarchie félonne, qui pour s’assurer de leur silence, n’hésite pas à augmenter leurs soldes, notamment lorsque le peuple s’insurge pour rétablir sa souveraineté et sa dignité. J’accuse les Saint-Cyriens d’être des capitulards à l’égal d’un grand nombre d’officiers de haut-rang durant la dernière guerre avec l’Allemagne. J’accuse notre État-major d’intelligences avec des puissances étrangères, et j’appelle tous nos soldats et sous-officiers, à dénoncer leur contrat collectivement, puisqu’ils sont sous les ordres de traîtres à la patrie. Le silence et le consentement à tous les renoncements de nos élites militaires est impardonnable. Le cœur nucléaire de l’État est rendu vulnérable par les volontés carriéristes, l’embourgeoisement et l’esprit de collaboration de nos plus hauts officiers.

Je suis totalement scandalisé que nos Armées soient sous les ordres de parfaits félons, qui laissent encore une fois nos politicards dépecer la France au profit d’intérêts étrangers, et contre nos intérêts nationaux bien compris.

Vous abandonnez la France, vous ne méritez pas vos uniformes et breloques.

A bons entendeurs !

dimanche 26 janvier 2020

Tant que les Gilets Jaunes se laisseront troller par les Talibantifas...

Je n'ai cessé de le dénoncer (comme beaucoup d'autres), mais malheureusement, la majorité des GJ ne sait pas quel groupuscule ultra violent et idéologisé, se démène pour pourrir leurs cortèges et rassemblements. Je parle bien entendu de nos chers amis les "Talibantifas", qui préfèrent pour leur part s'autoproclamer "antifascistes", alors qu'ils sont bien évidemment le contraire de ce qu'ils prétendent être. Rappelons que le fascisme est moins une idéologie politique, qu'une façon d'imposer ses opinions en usant de violence, d'intimidations et de calomnies contre son opposition. 

Les prétendus et auto-proclamés "antifascistes" français sont à ce titre bel et bien des fachos, et nous allons illustrer ce point de vue par le témoignage de Léopold Jimmy, journaliste pour le média Ligne de Conduite (LDC news), qui nous fait en outre quelques révélations sur Gaspard Glantz (Taranis News) qui méritent d'être entendues.


Léopold Jimmy, relate ainsi les agressions qu'il a régulièrement subit en couvrant les manifestations des Gilets Jaunes. A plusieurs reprises, une horde ensauvagée de plusieurs dizaines de débiles mentaux (les fameux "antifas") s'en s'ont pris à lui. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les fachos dont nous parlons, ne craignent pas de tuer puisqu'ils ils usent volontiers de barres de fer et autres armes contondantes pour cogner un homme seul. Parmi les abrutis notoires en question, l'un est bien connu de la Justice, à savoir Antonin Bernanos. Ce fier défenseur des "minorités", n'a cependant aucun problème pour assumer le grand écart intellectuel entre ses convictions affichées et les propos xénophobes dont il use volontiers dans ses accès de violences. Ainsi Jimmy (d'origine asiatique) est qualifié de "chintoke" lorsque Bernanos lui fait part de ses menaces, et nous pouvons entendre le même abruti qualifier de "sales pédés", des Gilets Jaunes qu'il repère comme étant des militants d'extrême droite.

Il est intéressant de relever dans le témoignage de Jimmy, un fait qui est dénoncé par les victimes habituelles des milices de fachos qui viennent pourrir les cortèges des Gilets Jaunes : chaque fois que ces derniers commettent leurs méfaits (violences, dégradations de biens publics et privés, etc), les fonctionnaires de police présents ne reçoivent aucun ordre d'interpellation. Or, les CRS et gendarmes mobiles n'ont pas le droit d'agir de leur propre initiative. Il leur faut nécessairement un ordre de leur hiérarchie. Elle-même dépendante des consignes données par le Préfet (lui-même bon larbin du Ministre de l'Intérieur),  qui ne trouve jamais rien à redire à ces violences tant contre des manifestants pacifiques, que des policiers eux-mêmes. En fait, bien en amont, tout est fait pour faciliter la vie à ces milices d'idiots utiles du gouvernement. Je cite ici le témoignage d'Alexandre Langlois, Secrétaire National du syndicat VIGI, et lui-même fonctionnaire de police travaillant au renseignement territorial :
Alexandre Langlois : "Tout est mis en place pour que les manifestations dégénèrent. Côté renseignement, on constate depuis une dizaine d’années une double évolution, avec des manifestants beaucoup plus pacifiques qu’avant, mais des casseurs toujours plus violents, organisés de manière quasi paramilitaire. Certains de ces groupes sont identifiés avant qu’ils intègrent les manifestations. Mais aucune consigne n’est donnée pour les interpeller en amont.

[...] Prenons l’exemple du 9 avril. En fin de journée, nous savons qu’un groupe de casseurs dangereux vient d’arriver gare du Nord pour aller perturber Nuit debout, à République. Une compagnie de CRS se trouve sur leur passage, prête à intervenir. Mais l’ordre leur est donné par la préfecture de se pousser dans une rue adjacente ! Les collègues leur signalent l’imminence de l’arrivée du groupe de casseurs. Mais ordre leur est confirmé de les laisser gagner place de la République, avec les conséquences que l’on connaît ! Par contre, quand il s’est agi d’aller protéger le domicile privé de Manuel Valls, ce soir-là, cette fois les ordres ont été clairs"
La presse, largement acquise à la cause de ces fachos notoires, se refuse constamment à dénoncer leurs violences et à les qualifier pour ce qu'ils sont : des FACHOS. Bien au contraire, elle reprend sans sourciller le terme "antifasciste" par lequel ils s’autoproclament sans relever les incohérences sémantiques et de comportements qui s'y adjoignent, lorsqu'elle ne prend pas directement parti pour ces cinglés. Ici, quelques titres de presse en hyper lien pour vous en convaincre au sujet d'Antonin Bernanos :


"Figure médiatique de l’antifascisme, Antonin Bernanos plaide pour sortir de prison" (Journal "La Croix du 12 Août 2019)

"Antonin Bernanos, militant antifasciste, remis en liberté sous caution" (Journal "Ouest France" du 25 Octobre 2019)

 "Le militant antifasciste Antonin Bernanos remis en liberté sous caution" (Journal "Le Parisien" du 25 Octobre 2019)

 "Depuis sa cellule, le militant antifasciste Antonin Bernanos se dit victime d’acharnement judiciaire" (Journal "Le Monde" du 8 Octobre 2019)

"Après six mois de détention, le militant antifasciste Antonin Bernanos ne retournera pas en prison" (Journal "Les Inrockuptibles" du 25 Octobre 2019)

 "Antonin Bernanos, le combat d’un détenu placé à «l’isolement médiatique»" (Journal "Libération" du 1er Août 2019)

 Plus étonnante, est la publication issue du site "GJ magazine" titrée de la façon suivante :

"Réaction d’Antonin Bernanos suite à sa libération"

Édité par un certain Viktor Mykolovych, ce site qui parait-il, se veut être un portail de dépêches intéressant au premier chef les Gilets Jaunes, relate le sujet de la libération du facho dont il est question, de la façon suivante :
"Le militant anti-fasciste était incarcéré depuis 6 mois après une plainte d’un membre de l’ultra-droite. Engagé dans le mouvement des gilets jaunes comme ces comparses nationalistes, ce dernier est interdit de manifestations !

Il est connu pour une lettre envoyée de sa prison en soutien aux gj et pour dénoncer la répression policière…"
L'éditeur du site vit à Genève, mais serait d'origine ukrainienne. Il est impossible de trouver de plus amples informations à son sujet. Ce dernier ne semble pas au courant que le pseudo "anti-fasciste" qu'il mentionne, passe le plus clair de son temps à traquer avec ses réels comparses talibantifas, les "nationalistes" qui oseraient vouloir jouir de leur droit de manifester eux-aussi.

Dans une autre publication, Viktor Mykolovych, appelle les Gilets Jaunes à accepter de s'organiser (mais horizontalement, ce qui revient à s'interdire toute organisation réelle), réclamer des financements, et il se réfère pour cela à l'insurrection qui sévit à Hong-Kong pour le plus grand plaisir des financiers locaux et ceux de la City, mais aussi des intérêts étasuniens, ou encore au mouvement "Extinction Rebellion" dont on soupçonne son financement discret de Georges Soros, et dont on sait qu'il est subventionné de manière beaucoup plus assumée par d'autres généreux donateurs...

Étonnement, Viktor Mykolovych appelle à ne rien céder "aux sirènes de la récupération. Ne cherchons pas à faire grossir nos rangs avec des syndicats, politiques (et même associations) qui ont tout loupé depuis de trop nombreuses années"

Chacun sait que je ne porte pas en mon cœur la corruption des syndicats (sans que je remette en cause les nobles aspirations d'une grande partie de "la base"), mais je trouve assez étrange que le lien paypal, ait pour objet : "Caisse de Grève et de Solidarité pour les Gilets Jaunes"


Bref, je m'interroge beaucoup sur ce fameux Viktor Mykolovich, car si ses origines ukrainiennes, ne disent rien de ses réseaux, les mouvements auxquels il se réfère, ne sont pas sans connexion avec un vieillard immensément riche, qui ne cache pas son soutien à toutes les révolutions colorées et en particulier, à toutes les mouvances ouvertement hostiles à l'auto-détermination des peuples. Georges Soros soutient par ailleurs, l'un des organismes toujours prompt à faire campagne contre une "extrême droite" mystifiée en France, qui reçoit donc les subsides de l'Open Society : la Ligue des Droits de l'Homme. Dans cette organisation, nous pouvons trouver Arié Alimi, l'avocat de... Antonin Bernanos !

Ce dernier est à l'image de son client : il est capable de faire le grand écart entre ses convictions humanistes affichées et ses déclarations. Ainsi, avait-il pris position contre les campagnes de boycott portant sur les produits fabriqués dans des colonies israéliennes. Campagnes pourtant elles-mêmes soutenues par des intellectuels juifs ou israéliens :


D'un côté, au sein de la Ligue des Droits de l'Homme, il se veut véhément contre l'extrême droite en France - et n'hésite pas à défendre des talibantifas, qui paraît-il sont en lutte contre cette mouvance - mais s'agissant de l'extrême droite israélienne qui promeut l'expulsion de palestiniens de leurs domiciles et les bombarde sur la Bande de Gaza, il se montre beaucoup plus protecteur.

En réalité, comme beaucoup de gens dans nos réseaux, si je reste convaincu que l'écrasante majorité des idiots utiles s'auto-proclamant "antifas", est largement constituée de jeunes bobos crétinisés au plus haut point et endoctrinés par des abrutis à peine plus charismatiques, je soupçonne néanmoins que leurs influenceurs ont des connexions avec l'extrême droite israélienne (notamment la "Ligue de Défense Juive") et des financeurs que l'on peut trouver certes dans la "Sorosphère", mais pas seulement... Israël ou Soros ne sont pas les seules entités à considérer comme utile la fragmentation de la Société française pour affaiblir notre puissance et notre rayonnement international. 

Si "l'ultra-gauche" bénéficie de tant de complaisance médiatique, de soutiens politiques et juridiques en France, c'est précisément parce qu'elle hait la France et veut la défaire. Je pourrais d'ailleurs conclure à ce titre par les propres mots d'Antonin Bernanos lorsqu'il évoque le financement de la caution qui a conduit à sa libération, il la doit "grâce à la solidarité des camarades de France et d’ailleurs" 

Dans l'attente, des militants Gilets Jaunes continuent de se faire ratonner dans les cortèges du fait qu'ils soient reconnus pour leurs opinions politiques contestées par les fachos anti-France dont il est question, et les confrontations avec la Police demeurent. Bien sûr, sans même que les talibantifas ne viennent provoquer cette dernière par des insultes et jets de projectiles, les violences policières restent la logique de répression de Macron contre son opposition politique populaire. Mais est-il nécessaire que les Gilets Jaunes accordent une quelconque bienveillance à des abrutis notoires qui roulent pour des intérêts prédateurs tout en restant les idiots utiles du Gouvernement ?





jeudi 23 janvier 2020

Impuissance


Je vivrais mieux l’idée de me battre pour la France avec une arme à la main. Je me désole de ne pas être né quelque part autour des années 1920. J’aurais donc eu à peu près 20 ans en 1940, et personne n’aurait trouvé immoral que je tuasse un soldat allemand, ou encore que je supprimasse un collabo notoire. 

Bien sûr, il y’aurait toujours eu les fourches caudines d’une Justice française elle-même aux ordres du Gouvernement de Vichy. Il y’aurait toujours eu la possibilité d’être abattu par l’armée occupante. Mais point de retenue nécessaire dans le combat à cette époque. Point de questions éthiques et morales à la con. Même les collabos ne pouvaient camoufler leurs trahisons sous des faux semblants d’une France encore libre et « démocratique ».

En réalité, je suis comme tous ces dissidents qui meurent à petit feu de leur impuissance. Elle nous ronge, elle nous bouffe, elle ne laisse même pas le temps à nos corps de crever de leur belle mort pour être picorés par les vers ensuite. Elle commence sa besogne bien avant. Elle laissera à ces derniers des carcasses vides, ou remplies de tumeurs. Georges Soros peut financer tous les fils de pute qui ont en haine leur propre patrie, mais s'agissant des résistants authentiques qui veulent la sauver, y’a pas de « business angel » pour les soutenir. Et que dire de nos cercles dissidents ? Ils sont encore plus lâches que je ne le suis moi-même, pour la majorité d’entre eux. Oui je revendique ma lâcheté. Je pourrais bien me procurer une arme de poing, même factice, braquer un journaliste assurant un direct quelque part, et imposer à ce dernier de faire entendre un appel aux armées à renverser le traître. Ainsi, l’essentiel du boulot serait fait. Je pourrais aussi bien me procurer un fusil, traquer les collabos, et leur loger une balle en pleine tête au moment le plus opportun. Mais je ne le fais pas. Décrocher les emblèmes de l’occupant, organiser des rassemblements devant les grands médias, rédiger un manuel de résistance et tant d’autres actes faisant mon quotidien « d’activiste », ça je sais faire. Ça me coûte moralement, financièrement, et pour dire vrai, j’ai jamais trouvé du plaisir à ce que je faisais. Mais bon, au jeu de la lâcheté, j’ai au moins la meilleure stratégie à proposer.

Le vieux De Gaulle avait raison : les Français sont des veaux. Dites-leur d’occuper les grands médias ou le parlement, et ils vous font des yeux ronds comme si vous veniez de leur dire la chose la plus insensée qu’ils aient jamais entendue. Dites-leur de décrocher les drapeaux de l’occupant, et les voici qui pleurnichent en craignant je ne sais quelle condamnation, comme si l’on évoquait un crime de sang. Dites-leur de se pointer devant des régiments pour appeler nos armées à renverser le traître, et ces abrutis crient au putsch ! Dites-leur de mettre quelques ronds dans la cause pour financer une petite armée d’avocats afin d’organiser les tribunaux populaires, et ces derniers répondent préférer subventionner des youtubeurs à la con qui ne changent rien. Elle est belle notre Résistance ! Ah pour alimenter son propre pathos, aller défier la flicaille dans des centres-villes, se faire défoncer la gueule sans même obtenir un quelconque résultat opérationnel ou politique en fin de journée, y’a du monde ! Pas autant qu’au creux des canapés où chacun y va de son petit commentaire sur Facebook en ayant le sentiment d’avoir fait son œuvre de résistance à son tour, mais tout de même. Je me demande parfois si les Français ne font pas un concours des trucs les plus cons ou les plus inutiles pour se donner le sentiment d’exister. Pour le moins, je constate que ces derniers ne remettent jamais en question l’inanité de leurs actes.

Quant à moi, si j’avais le pognon, pas de soucis, j’embaucherais les figurants, je payerais les avocats et je lèverais ma petite armée. En une semaine, une fois toute l’artillerie en place – les tribunaux populaires, les sit-in monstres devant les médias, les milliers de torchons décrochés et billets de banque francisés – je pourrais juger à mon tour de la pertinence de ma stratégie. Si je devais avoir tort, je ferais mon mea-culpa, adresserais une dernière allocution pour signifier que finalement, toutes les voies de recours « pacifiques » sont désormais épuisées, et qu’il faudra verser notre sang. Mais au moins, sur le plan tactique, nous serions au clair. Et comme je suis lâche, je crois que je me tirerais alors au Canada. On y parle le français au Québec, y’a du travail, des femmes qui aiment bien la « french touch », des grands espaces, et j’aurais pas de raison de me battre pour que le Québec devienne libre et indépendant. J’aurais déjà bien assez donné avec ma propre patrie. J’emploierais les dernières décennies de ma chienne de vie à faire en sorte d’être heureux, et puis c’est tout. Dans l’attente, pour une raison que j’ignore, je continue cette bataille au long cours, en mesurant à quel point la pauvreté et l’anonymat vous rend impuissant. J’aurais dû faire comme tous ces crétins aussi heureux qu’égoïstes, qui ont pris le parti de s’en foutre et vivre pour eux-mêmes. Je les trouve insipides et médiocres le plus souvent, mais ils se sont constitués une vie. Un boulot, une petite femme, des gosses, un clébard, ils ont beau se mentir à eux-mêmes, dans l’attente, ils vivent. 

Et moi je crève à petit feu...

lundi 6 janvier 2020

Toujours pas de stratégie et de bon sens politique pour les Gilets Jaunes

L'avantage dont on dispose lorsque l'on est un penseur et activiste indépendant, c'est que l'on peut se permettre d'irriter le plus grand nombre, sans que cela puisse mettre en déroute son intégrité et la stratégie que l'on défend depuis plusieurs années. Sans doute parce que l'on se refuse justement à donner du crédit à la bêtise et aux menues corruptions qui existent aussi dans les réseaux militants, quitte à ne pas être suivi dans la bataille par un grand nombre de personnes.

Voila donc plus d'une année que les Gilets Jaunes sont engagés dans la lutte contre le Régime Macronien, qu'indéniablement, ils seraient ravis de pouvoir faire tomber. Cela sans toutefois en trouver les moyens juridiques et opérationnels nécessaires. Il faut dire aussi que les Gilets Jaunes sont pour grande partie des gens qui ne jouissaient pas d'une éducation politique ou militante profonde, mais de simples Français qui à l'aune d'un énième redressement de la fiscalité sur le pétrole, se sont soulevés parce que le ras-le-bol couvait depuis déjà bien longtemps.

En soi, les toutes premières revendications était la marque d'une sous-éducation politique. Car s'il y'a bien une matière première qu'il convient de fiscaliser fortement, c'est précisément le pétrole. La France n'en produit pas ou du moins très peu, elle est totalement dépendante des importations de cette matière première en voie d'épuisement et à la source de nombreux conflits dans le Monde, et la meilleure façon d'inciter les industriels et consommateurs à chercher des palliatifs au pétrole, c'est une fiscalité forte sur ce dernier. C'est bien évidemment insuffisant, et je n'évoquerais pas ici les investissements industriels à fournir, la réglementation à changer sur nombre de paramètres pouvant réduire notre consommation globale de carburant, ou encore la reprise de contrôle de notre souveraineté pour mettre un terme au libre échange imposé par les traités européens (entre autres), qui aurait une influence indéniable sur nos importations de cette matière première. Je n'évoque pas non plus ici, où sont les économies fiscales ou le redressement des revenus que l'on peut garantir aux ménages pour supporter une fiscalité plus forte sur le pétrole, et de façon plus générale, un changement de paradigme concernant, le gaspillage des matières premières et de l'énergie que nous faisons. Cela exigerait bien plus qu'une publication sur blog, mais un essai politique plus complet sur la "Décroissance".

Je préfère donc rester sur mon terrain d'activiste, et en venir à ce qui me préoccupe, à savoir le peu de mémoire qu'ont certains Gilets Jaunes, et notamment parmi les plus médiatisés, lorsqu'il s'agit de considérer les alliances politiques sur lesquelles prendre appui pour mener à bien une révolution. Le 9 Novembre 2018, voici ce que déclarait le Secrétaire National de la CGT à propos des Gilets Jaunes :

Or "les Gilets Jaunes" est un mouvement transpartisan. Pour la première fois depuis des années, les considérations idéologiques et électorales des Français, se devaient d'être reléguées au second plan, de telle façon à garantir notre unité dans un effort de Résistance. Sur les Ronds-Points - et c'est encore le cas aujourd'hui - des Français de toutes convictions politiques se rassemblaient en respectant leurs divergences d'opinions sur leurs attaches partisanes ou non. 

Unité que tentent de démolir des poignées de gauchistes, qu'ils œuvrent dans des syndicats, des partis ou dans des associations militantes informelles. Les slogans, banderoles et méthodes violentes et ségrégationnistes des talibantifas sont désormais le lot commun des manifestations dans les centre-villes. Les Gilets Jaunes qui ne disposent pas pour une majorité d'entre-eux d'une expérience militante et politique suffisamment ancienne pour comprendre à quel type de milices ils ont affaire, laissent ces idiots utiles du Régime macronien, venir pourrir leurs cortèges. Pire encore : là où les syndicats sont appelés à la rescousse par le Gouvernement pour négocier le poids de nos chaînes et détourner la colère des Gilets Jaunes vers des revendications qui ne sont pas les leurs, des Jérôme Rodriguez, Maxime Nicole, Eric Drouet, et consort, leur tendent la main. Cela au nom de la fameuse "convergence des luttes", alors qu'il n'y en a aucune.

Quand on veut négocier avec le gouvernement pour mettre un terme à l'une des réformes que ce dernier envisage, on ne dénonce donc pas la légitimité de ce gouvernement à être au pouvoir. Bien au contraire, discuter avec ce dernier et l'appeler à abandonner sa réforme, c'est le reconnaître dans sa position. Ce qui est normalement inacceptable pour cette majorité populaire qui veut la tête de Macron et de son gouvernement, et certainement pas le légitimer sans ses fonctions.

Certains candides diront qu'oublier provisoirement la haine des fachos qui sévissent dans les syndicats, formations de gauche ou associations informelles contre "l'extrême droite", peut  servir à plus d'unité, densifier les mobilisations contre le gouvernement, et obtenir ainsi un succès politique à l'issue. Rien n'est plus faux et la preuve étant que depuis les mois et semaines où cette "convergence des luttes" est promue par des narcissiques corrompus et totalement vides de bon sens politique, Macron continue d'usurper le mandat présidentiel, et se permet même de poursuivre ses provocations. En clair, il n'est pas inquiet du tout, et il ne se trouve aucune "figure médiatique" pour s'interroger à ce sujet. En outre, si "la convergence des luttes", c'est exclure de nos rangs les gens qui pensent mal ou votent mal du point de vue des syndicalistes collabos, gauchistes et talibantifas de tous poils, alors de quelle unité parlons-nous, si ce n'est celle des gauchistes et de leurs idiots utiles ?

Il faut comprendre que l'idéologie gauchiste est précisément anti-France et totalement nihiliste. Elle suppose le refus de s'organiser, de se donner des référents pour interagir avec les institutions, elle est hostile à la Liberté d'expression et à la démocratie en général. Par dessus-tout, elle tient absolument à ce que la France, son Histoire, sa singularité culturelle et ses frontières, soit dissoute. C'est à ce titre qu'elle se réclame de "l'anarchie", mais elle cause surtout du tort à cette philosophie politique qui respecte profondément la diversité d'opinions et n'est pas nécessairement nihiliste. Qui souhaite converger avec de tels séditieux ? Ça n'est pas mon cas pour le moins, car je suis cohérent. Je me bats pour mon pays, pour mon peuple, et non en faveur des intérêts qui lui sont le plus hostiles. Qu'ils viennent de l'extérieur ou de l'intérieur. 

La difficulté étant que l'ultra gauche comme du reste, notre oligarchie au pouvoir, a trouvé un moyen astucieux de veiller à ce que notre peuple se refuse à défendre ses intérêts propres : il suffit d'accuser tout quidam ayant un peu de bon sens patriotique, d'être "d'extrême droite". Les gens en général sont très soucieux de leur image sociale. Ils ne supportent pas l'idée d'être salis. Pourtant, l'essentiel de notre population n'est en rien d'extrême droite. On peut même signifier le très haut degré de tolérance des Français, puisque même après plus de quarante années de dérégulation migratoire et de métamorphose progressive de notre population, les violences contre des personnes issues de l'immigration, sont extrêmement rares. A l'inverse, les violences subies par des Français "de souche" de la part de personnes issues de l'immigration, sont quotidiennes et très souvent meurtrières. Un peuple ou une communauté qui aspire à exister, ne peut tolérer de subir une immigration dont les conséquences remettent en cause sa propre survie, et pour le moins la sécurité de ses membres.

Cela ne signifie pas que l'extrême droite n'existe pas en France, bien au contraire. Mais cette mouvance peut être définie assez aisément par quelques critères idéologiques récurrents : le racisme, la haine des pauvres (qualifiés "d'assistés"), le rejet clair de l’État social notamment permis par l'impôt que l'on redistribue. L'extrême droite n'est en rien patriotique en France. Toujours prompte à collaborer avec les intérêts les plus prédateurs, elle soutient notre asservissement à l'U.E et l'euro au nom d'une identité blanche et paraît-il catholique dans ses traditions (ce qui est faux si l'on s'intéresse réellement à la civilisation européenne et de quelles valeurs se réclame l'UE), elle se félicite des guerres livrées contre des populations arabes au Moyen-Orient par pur racisme, et considère que notre amitié avec les U.S.A ou Israël va de soi, puisque ces États sont les premiers à commettre des crimes constants contre les nations arabes. Or, Les U.S.A comme Israël sont des États qui ne cessent de s'ingérer dans les affaires intérieures de la France et visent clairement à affaiblir notre pays. Ce sont des ennemis très clairs de la France, et c'est là qu'un minimum d'éducation géopolitique, distingue les idéologues d'extrême droite (qui comme les gauchistes, ne répondent que du pathos et de la bêtise la plus crasse), des patriotes véritables. D'autant que ces derniers sont favorables à l’État social et ne cultivent aucune haine particulière vis-à-vis des étrangers.

Ce n'est donc pas parce que les Français souhaiteraient (et c'est d'ailleurs le cas), réguler très fortement l'immigration et même raccompagner des clandestins à la frontière qu'ils seraient "d'extrême droite". Et leur attachement à la patrie n'est en rien un marqueur de cette idéologie, mais au contraire un marqueur d'une sensibilité sociale très forte. Rappelons que la Souveraineté Nationale est un concept originellement défendue par ce que nous appelons improprement et par commodité "la gauche"

Pour autant, les Français restent très sensibles aux accusations de l'ultra gauche et sont en train de se laisser mourir en cédant à ce genre d'artifices incriminatoires. C'est pourtant totalement idiot et je m'en explique : on ne sait jamais vraiment lorsque ce que l'on dit ou fait, peut être nuisible pour l'ennemi, sauf lorsque ce dernier vous reconnaît et vous attaque. C'est ce qu'il s'est passé pour moi à partir de 2013. A l'époque, j'avais commencé à me faire connaître en décrochant des drapeaux européens des bâtiments et places publiques. De premières publications sur la toile ont alors fleuri sur mon compte de la part des réseaux "antifas". Évidemment, j'y étais décris comme un fascisant d'extrême droite et le but était de me discréditer pour quiconque entamerait des recherches sur ma propre personne. L'ultra gauche ne s'attaque jamais aux idées (elle n'en a pas les moyens intellectuels) mais uniquement aux messagers. Attaques auxquelles je n'ai jamais répondu par une réaction défensive, parce que ce serait finalement faire le jeu de ces imbéciles. Mais la réalité objective étant que ces accusations en "extrême droite", sont sans conséquence dans ma vie sociale, et même s'agissant des soutiens que je peux recevoir de personnes qui peuvent être portées par des idéaux anarchistes, socialistes, communistes, écolos ou autres. Les gens qui me connaissent réellement, que ce soit dans mon cercle familial ou mes proches, savent que je n'ai strictement rien à voir avec le Croquemitaine que les talibantifas aiment décrire lorsqu'ils évoquent mon nom, et la majorité des gens qui s'intéressent à la philosophie politique, préfèrent encore juger mes actes, mes écrits et mes discours pour se faire leur propre opinion. Et de fait, ces accusations en "extrême droite", ne convainquent que des personnes fortement idéologisées, mais certainement pas la majorité des gens qui ne répondent d'aucun sectarisme politique. Voila pourquoi il ne faut pas craindre ce genre d'accusations et les mépriser. Elles sont sans effet particulier que ce soit dans votre vie sociale ou même votre vie militante. Mieux encore, lorsque ces réseaux sectaires et paranoïaques publient sur internet leur fiel sur votre propre compte, ils assurent indirectement votre promotion. Car les curieux vérifient ce qu'il en est réellement.

Néanmoins, force est de constater que les Français ont perdu leurs défenses immunitaires contre ce genre d'ingénierie sociale. A tel point que lorsqu'ils se révoltent, ils ne sont plus capables de distinguer leurs alliés sincères de ceux qui veulent éteindre leur Révolution, ou à minima la faire converger vers leurs intérêts idéologiques pourtant hostiles à la France. C'est actuellement ce qui est en cours avec les Gilets Jaunes, et je suis l'un des très rares protagonistes de la Révolution qui assume refuser clairement et définitivement, de m'allier avec les cons. Ce n'est pas forcément bien compris, alors qu'un minimum de recul sur l'Histoire, témoigne que les épisodes insurrectionnels réussis, sont le fait de personnes qui assumaient leurs divergences politiques et opérationnelles avec "la chienlit" dont parlait si bien le Général de Gaulle en son époque. Même Lénine était véhément contre les gauchistes, preuve s'il en est, que le communisme et le socialisme n'ont strictement rien à voir avec l'idéologie portée par l'ultra gauche.

Face à la haine et la malveillance de cette dernière, une réponse violente pourrait être envisagée. Mais ce serait lui donner du crédit là où elle n'en a toujours pas. Qu'on se rappelle l'affaire Clément Méric, ce jeune militant talibantifa qui a trouvé la mort dans une rixe le 5 Juin 2013. Le jeune homme correspondait tout à fait au profil sociologique habituel des militants d'ultra gauche :

Blanc, issu de la classe moyenne supérieure (ses parents sont enseignants à la faculté de Brest) et très soucieux de son image sociale. Que ce soit par le discours convenu qu'il défendait idéologiquement, ou de part son intérêt pour les vêtements de marque. Lui et ses camarades avaient agressé de jeunes militants identitaires reconnus dans un commerce, selon le témoignage même du vigile de l'échoppe qui avait tenté de faciliter leur fuite. Cela ne suffisait pas à la petite bande de vrais fachos d'ultra-gauche dont le jeune Clément faisait partie intégrante. Leurs victimes inquiètes, avaient alors appelé des amis en renfort pour se défendre. Clément n'est pas mort d'un mauvais coup, mais parce qu'il s'est durement réceptionné dans sa chute. Le jeune homme (Esteban Morillo) contre qui il se battait, était pour sa part issu d'un milieu plus prolétaire. Fils d'un immigré espagnol artisan de son état, il était apprenti boulanger. Jamais les parents de Clément Méric n'ont revendiqué une quelconque colère contre les petits sectaires qui ont idéologisé leur gosse malade, au point de l'amener sur les sentiers de la violence politique. Non, les méchants de l'Histoire (et seuls fachos possibles), ce sont leurs victimes prolétaires qui se défendaient, et dont d'ailleurs la légitime défense ne sera pas retenue par une Justice elle-même corrompue par cette idéologie bien-pensante de "gauche".

Voila pourquoi la violence contre ces milices de crétins ne mène à rien, qu'importe leur propre part de violence contre les personnes qui ne partagent pas leurs opinions. La Justice et les médias étant totalement inféodés à l'idéologie dominante, les talibantifas savent avoir les institutions avec eux. Par ailleurs, puisqu'ils sont rarement agressés par des militants "d'extrême droite", ils peuvent difficilement se présenter en martyrs de leur propre cause et leur discours victimaire ne tient jamais. Il suffit uniquement de les mépriser et rejeter leurs infiltrations et "appels à convergence" pour s'en débarrasser. De même puisqu'il se trouve un grand nombre de sectaires dans les syndicats qui partagent cette idéologie anti-France mortifère, il ne faut pas s'associer avec finalement les collabos du Système. Attention cependant, il y'a des syndicalistes tout à fait sincères et bienveillants dans leur démarche. Mais il n'y pas besoin de faire montre de ses attaches partisanes ou syndicales pour rejoindre les Gilets Jaunes, et embrasser une lutte contre le Gouvernement et Macron lui-même, plutôt que contre les réformes que ce dernier nous impose.

Les Gilets Jaunes auraient dû refuser ces amalgames avec les syndicats et conserver leur pacte unitaire originel. A savoir la tolérance garantie à tous ceux qui viennent nous renforcer, mais le refus de s'associer à des groupes ou institutionnels dont on sait qu'ils collaborent avec le gouvernement. Le fait d'accepter une telle "convergence" est signe d'une corruption mentale des meneurs, d'un aveu de faiblesse et une incapacité à imposer nos méthodes et nos revendications à ceux qui voudraient nous rejoindre. En fait, ce sont les Gilets Jaunes qui rejoignent désormais la gauche institutionnelle en ayant perdu confiance en eux-mêmes et leurs principes de départ.

La suite des événements dépend essentiellement de l'attitude du gouvernement. Dans un premier cas, la grève et les blocages (notamment des dépôts pétroliers et raffineries) conduisent le gouvernement a abandonner sa réforme, et il est certain que l'écrasante majorité des syndicalistes cesseront leur grève et blocages, ayant obtenu ce qu'ils souhaitaient. Seuls les Gilets Jaunes resteront dans ce cas, déterminés à poursuivre la lutte. Car ces derniers savent toujours pourquoi ils se battent fondamentalement. Ils ne négocient pas le poids de nos chaînes, ils rejettent en bloc Macron et toute l'oligarchie qui l'accompagne.  Ce sera alors un moment intéressant de notre Histoire à observer, car les syndicats seront alors discrédités et accusés de complaisance avec le Gouvernement par la majorité des insurgés.

La seconde hypothèse (la plus probable selon moi désormais) est que Macron aille jusqu'au bout, en misant sur la colère d'une majorité de Français qui ne participe pas aux blocages et aux grèves, et tient à ne pas subir de pénurie de pétrole. Ce qui pourrait mener à un schisme, car si les Gilets Jaunes voient d'un très bon œil la grève générale et les blocages, indépendamment que les syndicats soient à la manœuvre, leur détermination sera sans doute renforcée y compris contre cette partie du peuple embourgeoisée ou acceptant son esclavagisme à la solde du monde de la finance prédatrice. La majorité des syndicalistes défendant tout de même plus leurs intérêts corporatifs et étant toujours prompts à faire des concessions au gouvernement, se trouveront alors le cul assis entre deux chaises. Les pertes de salaires étant ce qu'elles sont, en plus de subir le courroux d'une grande partie de la population, il n'est pas improbable que le pari de Macron soit finalement remporté avec une concession connue d'avance sur "l'âge pivot", pour permettre aux syndicats de conserver la face.

Dans tous les cas, je prédis la guerre civile comme à l'époque de "la Terreur" quelques années après le début de notre première Révolution, car la notre propre repose au final sur des paramètres politiques et chronologiques relativement similaires. Elle s'inscrit bien sur le temps long. Des intérêts idéologiques antagonistes s'associent provisoirement avant que l'un (à la solde de la bourgeoisie) tente de prendre l'ascendant en noyautant puis en chassant les prolétaires qui sont à l'origine de la crise, ce qui conduira ces derniers à comprendre sur le tard, le mauvais tour qui leur est joué, et à décupler leur colère.

Je continue cependant de considérer qu'il reste possible d'éviter cela en revenant au pacte initial qui forgeait l'unité des Gilets Jaunes, mais aussi en nous montrant habiles sur le plan opérationnel et politique. A ce titre et pour conclure, j'appelle tous les Gilets Jaunes qui ont parfaitement compris ce qui se joue à refuser d'une part les alliances qui n'en sont pas, et à nous rejoindre Samedi 11 Janvier 2020 sous les fenêtres de la Maison de la Radio à partir de 13h30, pour un cortège qui nous permettra de défiler sous les fenêtres de tous les grands médias parisiens. Ces derniers doivent être notre réelle cible opérationnelle. Nous nous devons de gagner la guerre de l'information contre Macron et son gouvernement, et certainement pas en dénonçant ses réformes, mais bien en justifiant notre appel à destituer le félon au pouvoir sur des motifs juridiques clairs.

Avec mes amitiés résistantes à tous (et mon mépris pour les gauchistes remplis de haine anti-sociale),

Sylvain Baron