lundi 11 décembre 2017

Lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer

Monsieur le Ministre,

Je suis un activiste ayant quelques raisons d'ordre démocratiques, morales et sociales de ne reconnaître aucune légitimité à l'actuel usurpateur se prétendant «Président de la République ». Pour autant je reste critique dans le regard que je porte sur chacun de nos « représentants », qu'ils soient membres - de fait - du gouvernement ou du parlement. N'étant pas adepte du « tous pourris », je reconnais que jusqu'à ce que vous fassiez directement ou indirectement montre de votre félonie à l'égard de la France, rien ne laisse supposer pour le moment une quelconque malveillance de votre part à l'égard de nos intérêts fondamentaux dans votre action politique.

Vous-même, comme les observateurs politiques et médiatiques commentant vos propos publics, reconnaissez qu'une idéologie mortifère et égalitariste est venue s'insérer dans l'éducation nationale, et vous tentez aujourd'hui de remettre un peu d'ordre dans les priorités et la déontologie que se doivent de s'imposer les acteurs de l'enseignement public.

Je tiens à saluer vos prises de positions en attendant de constater leurs effets de long terme. Pour le moins, je ne puis que vous encourager à poursuivre votre œuvre de responsabilisation de l'institution, en vertu du fait qu'elle s'adresse en premier lieu à un public jeune, et ne disposant donc pas des connaissances et de l'esprit critique suffisant, pour embrasser les convictions idéologiques avec le discernement nécessaire, des précédents ministres ayant eu la charge de votre mandat.

Ainsi, nous constatons depuis quelques années, une « européïsation » de l'école, que ce soit au-travers des fanions étoilés apposés sur les façades d'établissement, ou encore la présentation uniquement positive (et très biaisée) de « la construction européenne » dans les programmes scolaires (exit les questions de démocratie, de souveraineté, d'auto-détermination des peuples, des dérégulations économiques et sociales, des intérêts géopolitiques américains, de la propagande et de son financement, etc) ou même sa promotion insidieuse dans les exercices donnés aux élèves dans n'importe quelle discipline, même très éloignée de l'éducation civique ou de l'histoire.


Je voudrais vous citer ici les extraits d'une circulaire (N° 70-416 du 27 Octobre 1970 ) rédigée par Raymond Marcelin, ministre de l’intérieur sous Georges Pompidou et disposant notamment que :

« les exhibitions sur la voie publique d'insignes ou d'emblèmes associés aux couleurs nationales, sont d'une manière générale, de nature à compromettre la sûreté et la tranquillité publique ; elles peuvent dont être interdites;
[…] L'éventualité de l'exhibition ou l'utilisation, sur la voie publique, de l'emblème national, associé à des emblèmes ou insignes présentant un caractère politique ou religieux soit lors de cortèges, défilés et rassemblements, soir lors de quêtes, dans des conditions de nature à entraîner de la part d'une catégorie de citoyens, des réactions créatrices de troubles de l'ordre public, doit conduire les Maires à refuser d'autoriser ou à interdire la quête ou manifestation envisagée ».

A cette époque la laïcité était encore un concept philosophique et politique parfaitement intelligible. Il était entendu que les emblèmes incarnant des idéologies politiques ou religieuses particulières, ne pouvaient être associés aux côtés du seul drapeau reconnu dans l'article 2 de notre Constitution, à savoir le drapeau bleu, blanc, rouge. Je vous invite d'ailleurs à lire une étude de Christina Sterie sur l'origine du "drapeau européen", qui vous informera notamment de la différence existante entre un drapeau national et un emblème politique particulier, sans valeur juridique réelle.

Ainsi, la ratification récente de M. Macron de l'article 52 desdéclarations annexées au TFUE portant reconnaissance au « drapeau européen » et autres symboles politiques de l'institution, ne retire rien au fond comme sur les formes constitutionnelles, au caractère purement politique (et même idéologique) du drapeau européen. Lorsqu'il est pavoisé sur un bâtiment public aux côtés du drapeau tricolore, cela revient à la même chose qu'exhiber un drapeau aux couleurs du communisme, de la chrétienté ou de l'islam sur le même support. J'appelle cela une provocation politique ostensible et ouvertement factieuse vis à vis de l'indivisibilité de la République et l'unité de la nation.

Je rappelle par ailleurs que notre assujetissement aux traités européens et plus encore à ses idéologues, quand bien même disposant de responsabilités politiques grâce au concours d'une propagande éhontée véhiculée par les grands médias publics et privés, est contestable et contestée partout sur le territoire français. A plus forte raison du fait que la propagande européïste, quoi que violant de grands principes constitutionnels, ne serait pas totalement immorale, si elle ne s'ajoutait pas à la censure méthodique des opposants (sérieux) à l'Union européenne, ou à la calomnie ou la diffamation lorsqu'il s'agit de disposer d'épouvantails populistes à agiter pour maltraiter un sujet extrêmement sérieux relatif aux atteintes à la démocratie en France. L'U.E autant que son idéologie est sabordée en définitive par ses propres promoteurs, puisque plus elle s'institue avec des méthodes totalitaires, plus l'hostilité à son égard est croissante.

Toujours est-il que si les Français se sont prononcés en 2005 contre le TCE par référendum et que le Traité de Lisbonne - je suis prêt à en dérouler la démonstration juridique auprès de vos services - est appliqué illégalement en France ; que nos concitoyens votent pour des partis populistes (ou non) critiquant, voire souhaitant le démantèlement de l'Union européenne et l'euro, cela laisse au moins à supposer que le peuple est extrêmement divisé sur la question. D'ailleurs, même les eurolâtres critiquent l'actuelle institution. Personne n'est d'accord sur le projet, et je fais partie de ceux qui considèrent qu'il est totalitaire, mondialiste, anti-social et nous entraîne sur les chemins de la guerre. En rien je ne souhaite que la dissuasion nucléaire de la France soit partagée avec d'autres Etats dans le cadre d'une fédération ou d'une confédération européenne à créer. Les Allemands sont les Allemands, les Français sont les Français. Nos intérêts fondamentaux, nos repères culturels et linguistiques diffèrent, tout comme nos traditions politiques. Les peuples ne sont pas fongibles entre eux, et plus encore au mépris des référendums.

A ce titre, je vois au-travers de l'érection du drapeau européen sur les façades de nos établissements scolaires, une atteinte profonde au droit des enfants à ne pas subir les idéologies politiques particulières des (ir)responsables politiques du moment. L'emblème européen n'étant pas reconnu par la constitution, et véhiculant le symbole d'une idéologie politique particulière violant expressément les principes de souveraineté et d'indépendance nationale, il ne peut être exhibé ostensiblement sur l'espace public, au risque de «  compromettre la sûreté et la tranquillité publique ».

Pour le moins, l'école doit rester un sanctuaire abritant les enfants des idéologies religieuses ou politiques des adultes. C'est l'exercice de la raison critique, l'éducation à l'Histoire, l'économie (et non à la seule doctrine libérale), le droit public et constitutionnel, la philosophie politique et au vocabulaire, qui permet de donner des clés de compréhension à un jeune adulte, pour qu'il se forge librement une pensée politique circonstanciée. Mais un enfant ne peut pas à 10 ou 16 ans, savoir si un drapeau européen ainsi que des cours plus qu'angéliques donnés sur les fondements de l'institution, répondent d'une légitimité politique et constitutionnelle en France.

Monsieur le Ministre,

Bien que je sois conscient que M. Macron et son premier ministre soient des eurolâtres convaincus et en ce sens des traîtres à la patrie (pardonnez-moi ici d'appeler un chat un chat), il n'en reste pas moins que vous avez la possibilité de faire valoir votre discernement ainsi que votre sens de la morale et de l'éthique concernant le fonctionnement de l'institution dont vous avez la charge aujourd'hui. Vous jouissez en outre d'un « capital sympathie » et d'un rôle « stratégique » dans les calculs politiciens de M. Macron, pour que des décisions rétablissant l'ordre républicain à l'école, jusque dans le retrait des emblèmes européens sur les façades des établissements et une réécriture des programmes relatifs à la description de « la construction européenne » afin d'en faire connaître un regard plus neutre ou du moins équilibré, ne soient pas de nature à compromettre votre place au Gouvernement.

L'un dans l'autre, je considère que les intérêts personnels de nos « représentants » passent après les nécessités d'Etat et de l'intérêt public. J'accuse vos prédécesseurs d'avoir mené des réformes qui visent à défaire l'unité de notre peuple, et la conscience de sa souveraineté sur sa représentation, son territoire politique et ses lois. Je vous appelle à rétablir l'école dans ses prérogatives et responsabilités éducatives originelles. La citoyenneté n'est pas un concept creux et malléable, et si l'école est censée former de futurs citoyens, il me semble nécessaire que ces derniers comprennent quels sont les périls qui menacent leur souveraineté politique, et aient donc conscience pour cela, de ce que signifie en profondeur le principe de souveraineté nationale.

Quand rien n'est fait pour leur enseigner un minimum de philosophie du Droit, que l'on s'attache à européïser ou communautariser voire atomiser les enfants pour dissoudre tout sentiment de fraternité, d'unité et d'intérêt commun à la nation, alors l'école devient complice de tous les totalitarismes.

Dans l'espoir que vous tiendrez compte de ma requête, et que mes comparses et moi-mêmes, n'auront plus besoin de décrocher directement les « torchons » des façades d'écoles, collèges et lycées à l'avenir,

Bien cordialement,

Sylvain Baron





jeudi 7 décembre 2017

Le dépeçage d'Alstom, une affaire de haute trahison

Le 29 Avril 2014, le journal « Le Figaro » nous apprenait que Patrick Kron, PDG du groupe Alstom, ainsi que son actionnaire principal Bouygues, s’apprêtaient à céder la branche énergie au groupe américain General Electric. En réalité, Arnaud Montebourg, alors Ministre de l'économie, révélera que les discussions entre General Electric, Bouygues et Alstom ont débuté dès le mois de Février 2014. 

François Hollande ignorant sans doute qu'il est à l'époque Président de la République, « réclame » à ces messieurs du temps pour préparer le désengagement de l'Etat (qui sera en vérité très rapide). Le lundi 28 Avril au matin, il a en effet reçu à l'Elysée Jeff Immelt, président de General Electric.

Pour l'assister dans ses discussions, François Hollande est alors secondé par Jean-Pierre Jouyet, énarque eurolâtre ayant ses entrées au Club du Siècle, débarqué 12 jours plus tôt au Secrétariat Général de la présidence de la République. Le Secrétaire Général Adjoint du cabinet de la présidence de la République, Emmanuel Macron, est pour sa part présent depuis la première année du mandat de François Hollande. Et lui aussi participe aux discussions avec Jeff Immelt. Enfin, le sémillant Ministre de l'économie et du « redressement productif » de l'époque, Arnaud Montebourg, est consulté pour la forme, mais son avis sera sans importance. Ce sont en effet les conseillers élyséens Jean-Pierre Jouyet et Emmanuel Macron qui auront l'ascendant dans les discussions ce matin-là. Arnaud Montebourg est réduit à son impuissance politique, et il sera d'ailleurs remercié le 25 Août de la même année pour être remplacé par... Emmanuel Macron. Désormais, le futur président de la république bananière française, peut piloter en bon banquier la négociation. C'est aussi à cette date qu'il prend sa part de responsabilité sur les décisions, décrets et arrêtés qu'il fera publier sur cette transaction.

François Hollande communique en faisant valoir qu'il se préoccupe en premier lieu de l'emploi, du maintien de centres de décisions en France et l'indépendance énergétique de la France. L'État réclame ainsi que GE s'engage à poursuivre les projets d'Alstom dans le domaine de l'éolien offshore et de l'énergie hydraulique en France. Il souhaite également que l'américain perpétue la présence d'Alstom dans « l'équipe de France » du nucléaire à l'export. Arnaud Montebourg pour sa part souhaite sanctuariser les filiales en relation avec le nucléaire, en les mettant à l'abri de la transaction, qui originellement ne portait pas sur cette branche d'activité.

La trahison (Art. 411-5 du Code Pénal) supposant des complicités à des degrés divers d'un appareil d'Etat, il convient d'évoquer d'autres noms en lien avec cette affaire. Nous aurons un jour des explications à leur demander. Ainsi à cette époque, David Azéma, haut-fonctionnaire et banquier, faisait la relation entre l'Etat et les dirigeants d'Alstom sur ce dossier au sein de l'agence des participations de l'Etat. Son départ de l'institution le 14 Juillet 2014 pour se mettre au service de Bank of America afin « de faire de l'argent » est, étrange hasard, l'occasion d'un chassé-croisé avec Laurence Boone, elle-même économiste pour Bank of América propulsée au poste de conseiller économique et financier à l'Elysée en juillet 2014. Cela fait beaucoup d'intérêts américains représentés directement ou indirectement aux côtés de François Hollande, au moment où il s'agit de défendre une industrie stratégique française de la prédation d'une multinationale américaine.

Mais l'heure est à la grande braderie et à tous les asservissements. Au point même que d'anciens capitaines d'industrie s'insurgent, avec par exemple, un article signé par Loïk le Floch Prigean sur le site Atlantico, le 2 Mai 2014, où il s'interroge notamment sur le fait qu'un groupe dégageant 50 Milliards de commandes, qui est donc en parfaite santé financière et alimentant de surcroît la filière du nucléaire français, s'il a vocation à passer sous contrôle étranger ?

Le 24 Juin 2014, Patrick Kron répond aux questions de l'Est Républicain, et précise d'une part que le groupe a 25 Milliards de commandes sur 4 ans (ce qui prouve donc l'absence de difficultés justifiant une quelconque cession d'actifs), mais aussi qu'il a réclamé à l'Etat de s'engager à hauteur de 20 % dans l'actionnariat d'entreprise.

Début Juillet, un article dans le journal « Marianne », révèle que des poursuites pour corruption à l'encontre de dirigeants d'Alstom travaillant sur territoire américain ont été abandonnées le lendemain même de la validation de vente d'Alstom Energie à General Electric.


« Alstom est accusé d'avoir versé des pots-de-vins à un membre du Parlement indonésien et à des dirigeants de Perusahaan Listrik Negara PT (PLN), une compagnie électrique contrôlée par l'Etat indonésien, dans le cadre d'un contrat de 118 millions de dollars portant sur la centrale électrique de Tarahan, situé sur l'île indonésienne de Sumatra. C'est en enquêtant sur ce contrat que la justice américaine aurait découvert des preuves d'autres pots-de-vins dans des contrats portant sur des projets énergétiques en Indonésie, en Inde et en Chine ».

En 2015, Emmanuel Macron a lui-même révélé "croire" que la séparation de la branche Energie d'Alstom, visait d'avantage à protéger Patrick Kron et certains de ses cadres sur des poursuites judiciaires aux USA, tout en défaisant Alstom du risque d'une amende record de 720 Millions de Dollars. Ainsi, pour échapper aux foudres de la Justice américaine, Patrick Kron était prêt à dépecer la France d'une part de son patrimoine industriel le plus stratégique, et il fut conseillé pour le montage financier à produire par... Bank of America. 

Le 19 décembre 2014, les actionnaires (dont l'Etat Français) autorisent la cession d'Alstom Energie à General Electric. Patrick Kron empoche 4 Millions d'euros de bonus pour ses bons et loyaux services. Un pot-de-vin légalisé en somme.

Le 5 janvier 2015, le journaliste Jean-Michel Quatrepoint publie un article sur le Figaro, mettant en cause la responsabilité du fraîchement catapulté Ministre de l'Economie et des Finances Emmanuel Macron, sur sa passivité concernant ce dossier, ou plutôt l'énergie qu'il a déployé à faciliter la transaction

« Le protocole d'accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l'assemblée générale d'Alstom, le 19 décembre, est proprement hallucinant! tant il fait la part belle à Général Electric et ne correspond pas à ce qui avait été négocié et présenté au printemps dernier » 

Il précise dans ce papier, la répartition de la construction des turbines de réacteurs nucléaires civils ou militaires en France. En 2000, l'usine du Creusot de la filiale Thermodyn d'Areva (anciennement Framatome) a été cédée à Nuovo Pignone, industriel italien de mécanique de précision lui aussi racheté par General Electric.

Thermodyn qui est donc sous contrôle américain, fournit la moitié des turbines à vapeur de notre Marine Nationale. C'est aussi cette usine qui forge les turbines des Sous-Marins Nucléaires d'Attaque français (SNA). D'autres usines du Groupe Alstom (sans doute celles de Belfort), assurent la construction des turbines propulsant notre porte-avion le « Charles de Gaule », ou encore nos Sous-Marins Lanceurs d'Engins (SNLE).

Je voudrais reprendre ici une publication du groupe General Electric sur son propre site internet, qui se flatte de détenir des usines autrefois totalement françaises, lui permettant d'avoir la main-mise sur des données technologiques extrêmement sensibles du point de vue de notre indépendance nationale :

« Équiper des sous-marins nucléaires en turbines à vapeur est un véritable défi technologique, que relève Thermodyn, une filiale de GE Oil&Gas au Creusot. Depuis plus de 50 ans, les sous-marins nucléaires français sont équipés avec les turbines à vapeur de cette entreprise. 

“Imaginez-vous dans un sous-marin nucléaire. Le turbo-alternateur redresseur qui est ici serait à tribord et il y en aurait un autre à bâbord. Ce sont eux qui assurent la production d’électricité à bord. Entre les deux, une turbine de propulsion qui entraîne l'hélice”, expose Didier Blondaux, ingénieur principal « turbines vapeur » du site. Nous sommes dans la chambre sourde spécialement aménagée dans les ateliers du Creusot pour réaliser des tests confidentiels destinés à mesurer les bruits et les vibrations. Objectif ? S'assurer que la turbine ne rendra pas détectable le nouveau sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) de la Marine nationale, le Barracuda.

GE Oil & Gas au Creusot a été choisie par la DCNS, leader mondial du naval de défense, pour équiper en turbines les six sous-marins de cette nouvelle génération de SNA. La commande a été passée en 2007. Les premières machines ont déjà été livrées et les équipes du Creusot travaillent maintenant sur celles du deuxième navire. Au total, l'engagement pour le site du Creusot court jusqu'en 2024. Un chantier considérable. Et très complexe.

“Quand on travaille avec le militaire, les contraintes sont nombreuses : il faut que les machines résistent aux chocs comme à une accélération brusque et à une forte inclinaison. Comme il n'y a pas un centimètre à perdre dans un sous-marin, elles doivent être ultra compactes, précise Didier Blondaux. Si leur principe de fonctionnement est le même que celui de turbines classiques, nous construisons des turbines uniques. Il n'y a quasiment aucune pièce standard.”

Le site du Creusot, acquis par GE Oil&Gas en 2000, est un fournisseur historique de DCNS : les turbines à vapeur de la génération actuelle de SNA, ainsi que celles des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins mais aussi les turbo-alternateurs du porte-avions Charles de Gaulle, ont été fabriqués dans l'usine du Creusot, au cœur de la Bourgogne ».

J'interroge ici chacun de mes compatriotes, et les membres de notre Etat-Major en premier lieu, sur la confidentialité garantie quant aux normes acoustiques du Barracuda : dès lors que l'Etat-Major américain peut détenir et dispose certainement déjà de toutes ces données sensibles, disposons-nous en retour d'un droit de regard sur les secrets de fabrication de technologies militaires américaines d'une sensibilité équivalente ?

Et c'est ici que je redonne la parole à M. Quatrepoint pour enfoncer ce qui me semble être pourtant une porte ouverte pour n'importe quel responsable politique, amiral ou général d'armée un peu sérieux :

« Les Etats-Unis sont nos alliés, mais il peut arriver dans l'histoire que des alliés soient en désaccord ou n'aient pas la même approche des problèmes, notamment dans la diplomatie et les relations entre États. Est-on sûrs qu'en cas de fortes tensions entre nos deux pays, comme ce fut le cas sous le Général de Gaulle, la maintenance de nos centrales nucléaires, la fourniture des pièces détachées seront assurées avec célérité par la filiale de GE?

En outre, on a également oublié de dire qu'il donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l'ensemble de notre flotte de guerre. D'ores et déjà, le groupe américain fournit près de la moitié des turbines à vapeur de notre marine, à travers sa filiale Thermodyn du Creusot. Alstom produit le reste, notamment les turbines du Charles de Gaulle et de nos quatre sous-marins lanceurs d'engins. Demain, GE va donc avoir le monopole des livraisons pour la marine française. Que va dire la Commission de la concurrence? Monsieur Macron a-t-il étudié cet aspect du dossier?

Enfin, il est un autre secteur qu'apparemment on a oublié. Il s'agit d'une petite filiale d'Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite. Ces systèmes, installés dans plus de 70 pays, équipent, bien évidemment, nos armées, et des entreprises du secteur de la défense et de l'espace. C'est un domaine éminemment stratégique, car il concerne tous les échanges de données par satellite. General Electric récupère cette pépite. Quand on sait les liens qui existent entre la NSA, les grands groupes américains pour écouter, lire, accéder aux données des ennemis, mais aussi des concurrents, fussent-ils alliés, on voit l'erreur stratégique à long terme que le gouvernement vient de commettre. Le ministère de la Défense a t il donné son avis ? 

Reste une question qui, quoi qu'aussi angélique que décliniste dans ses fondements, est régulièrement soulevée par des journalistes de propagande :

« La France a-t-elle les moyens de se prémunir de la prédation d'intérêts étrangers sur son patrimoine industriel stratégique » ?

La réponse est définitivement et irrévocablement oui. D'abord parce que la France est un Etat Souverain et absolument rien n'est impossible à un Etat en matière de légifération ou de décision sur son propre territoire. 

Mais plus encore, nous disposons de toute une panoplie d'instruments juridiques organisant les niveaux de responsabilité pour tout ce qui relève des intérêts fondamentaux de la nation. Ainsi, l'article 151-3 du Code Monétaire et financier dispose que :

"I. – Sont soumis à autorisation préalable du ministre chargé de l'économie les investissements étrangers dans une activité en France qui, même à titre occasionnel, participe à l'exercice de l'autorité publique ou relève de l'un des domaines suivants :

a) Activités de nature à porter atteinte à l'ordre public, à la sécurité publique ou aux intérêts de la défense nationale ;

b) Activités de recherche, de production ou de commercialisation d'armes, de munitions, de poudres et substances explosives.

Un décret en Conseil d'Etat définit la nature des activités ci-dessus.

II. – L'autorisation donnée peut être assortie le cas échéant de conditions visant à assurer que l'investissement projeté ne portera pas atteinte aux intérêts nationaux visés au I.

Le décret mentionné au I précise la nature des conditions dont peut être assortie l'autorisation.

III. – Le ministre chargé de l'économie, s'il constate qu'un investissement étranger est ou a été réalisé en méconnaissance des prescriptions du I ou du II, peut enjoindre à l'investisseur de ne pas donner suite à l'opération, de la modifier ou de faire rétablir à ses frais la situation antérieure.

Cette injonction ne peut intervenir qu'après l'envoi d'une mise en demeure à l'investisseur de faire connaître ses observations dans un délai de quinze jours.

En cas de non-respect de l'injonction précitée, le ministre chargé de l'économie peut, après avoir mis l'investisseur à même de présenter ses observations sur les faits qui lui sont reprochés dans un délai minimum de quinze jours, sans préjudice du rétablissement de la situation antérieure, lui infliger une sanction pécuniaire dont le montant maximum s'élève au double du montant de l'investissement irrégulier. Le montant de la sanction pécuniaire doit être proportionnel à la gravité des manquements commis. Le montant de la sanction est recouvré comme les créances de l'Etat étrangères à l'impôt et au domaine.

Ces décisions sont susceptibles d'un recours de plein contentieux".

Il m'a semblé important de revenir sur l'affaire Alstom, chapitre que j'ajoute à la fin de l'année 2017, quelques mois après l'élection d'Emmanuel Macron au mandat de Président de la République. En effet, si j'élude ici les circonstances ayant favorisé l'élection de cet eurocrate - protégé de François Hollande, Alain Mink et Jacques Attali et ancien chargé d'affaire à la Banque Rothschild - jusqu'au sommet de nos institutions, je regrette presque de constater que son entrée fulgurante dans le monde politique lui vaut les apparences d'une certaine virginité en matière de corruption et de crimes de lèse-nation. Or, tel n'est pas le cas...

L'expérience des procès où la haute trahison était l'objet de toutes les discussions concernant d'anciens dirigeants politiques français (Laval et Pétain en premier lieu), montre que la défense choisira toujours de s'orienter sur la dilution des responsabilités. Cela du fait même qu'un chef d'Etat, un Premier Ministre ou tout responsable politique en général, est secondé par des fonctionnaires ou hauts-responsables militaires, qui peuvent à tout moment faire part de leur critiques, désobéir voire démissionner s'ils ont le sentiment qu'une « décision politique » est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. 

Ainsi, puisque personne ne semble assez courageux ou conscient des enjeux pour contester les décisions des puissants, on pourrait supposer que ces décisions sont jugées opportunes, ou du moins partagées par toute une chaîne de commandement. A ce jeu là, le moindre fonctionnaire, soldat ou même citoyen finalement passif face aux événements, pourra tout à fait être inclus dans la chaîne de responsabilité conduisant à une aliénation des intérêts de la nation. Mais on ne juge pour haute trahison qu'un nombre réduit de responsables politiques ou institutionnels, cela pour des raisons autant politiques que fonctionnelles. Les exécutants se distinguent des décideurs sur le fait qu'ils ne ratifient pas des arrêtés, décrets ou ordonnances, ne participent pas aux discussions les plus stratégiques et confidentielles, et quand c'est le cas, n'ont qu'une influence relative, voire neutre. Les décideurs sont donc nécessairement un Chef d'Etat, des membres du Gouvernement, et quelques haut-fonctionnaires le plus souvent en matière de politique économique et militaire.

Emmanuel Macron ayant participé activement à la cession de la branche énergie du groupe Alstom à des intérêts américains, cela en tant que Ministre de l’économie, porte donc une responsabilité qu'il devra un jour assumer jusque devant les tribunaux. Par ailleurs, c'est dans une toute autre affaire que j'évoquerai dans un chapitre consacré à la question syrienne, qu'en tant que Ministre de l'économie, il faisait aussi partie du Conseil de Défense de François Hollande, et pouvait préférer remettre sa démission, plutôt qu'autoriser l'ouverture de crédits permettant de doter des terroristes en armes et différents soutiens logistiques sur un territoire étranger. Ne pas agir revient à consentir. Et sur au moins deux affaires entachant très gravement le précédent gouvernement de la France, Emmanuel Macron n'est pas vierge de responsabilités pénales.


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vendredi 24 novembre 2017

La xénophilie des bobos ou la nouvelle guerre de classe.

Le 21 Mars 1997, le torchon Libération publiait les résultats d'un rapport de la commission nationale consultative pour les droits de l'Homme, révélant que pour 61% des Français, il y'avait "trop d'arabes dans le pays". Malheureusement, comme à son habitude, les pseudos journalistes de ce journal de propagande, ne communiquaient aucun lien vers la source de ce document, afin de pouvoir en extraire des détails plus pertinents, notamment sur notre consentement au phénomène migratoire à cette époque. Je ne puis livrer ici, que ce qui avait vocation dans les termes, à susciter la polémique.

Le 16 Mars 2000, le même torchon de propagande anti-France, avec la même vocation à susciter la polémique dans les termes choisis, publie les résultats d'une autre étude, révélant que 69 % des Français s'estiment plutôt racistes. Là encore, aucun lien communiqué vers la source originelle de l'étude afin d'en dégager des informations permettant par exemple de connaître la composition de l'échantillon, ni ce qui est signifié par l'opinion exprimée comme "plutôt raciste". Toujours est-il que pour 61 % des Français à cette époque, il y'avait trop de personnes d'origine étrangère en France.

Le 24 Octobre 2011, c'est le site internet de la radio France Inter qui publie les résultats d'une autre enquête Ipsos, révélant que pour 86 % de nos concitoyens, l'immigration produit des effets négatifs.

Le 16 Septembre 2016, le même institut Ipsos publie les résultats d'un sondage, révélant que pour 86 % des Français, l'immigration a un impact négatif sur la Société.

Peu avant les élections présidentielles de 2017, c'est le journal "Le Monde" qui publie les résultats d'une autre étude, relatant que pour 65 % des Français, il y'a trop d'étrangers en France. Cette dernière étude est nettement plus intéressante dans l'analyse de l'échantillon, puisqu'elle révèle très nettement un phénomène de classe. Ainsi, 77 % des ouvriers et 66 % des employés partagent cette opinion, là où 54 % des cadres, semblent se sentir à l'aise avec ce phénomène migratoire. En clair, les personnes les plus socialement préservées, sont déconnectées des réalités vécues par les classes populaires. On notera que les partisans de la France Insoumise et du PS étaient autrement plus radicaux encore que les cadres, dans cette impression que l'immigration n'est pas un problème. De là à dire que la "gauche" est totalement déconnectée du peuple, il n'y a qu'un pas que je franchis volontiers.

Voila donc près de 20 ans, que de sondage en sondage, l'opinion française ne varie pas sur les soit-disant bienfaits de l'immigration, cela malgré une propagande tour à tour angélique ou culpabilisante de la part des élites politico-médiatiques résidant dans les beaux quartiers parisiens. Ce qui en soit, révèle une presque tautologie : les politiciens s'en foutent complètement du sentiment de mal-être véhiculé par le peuple à ce sujet. Si ce n'était le cas, ils auraient fini par tenir compte des enquêtes d'opinion dans leurs politiques publiques sur ce point. Un autre aspect de la question bien connue des sociologues et statisticiens et parfaitement illustré par la dernière étude communiquée plus haut, est la déconnexion existante sur ce sentiment, entre les classes aisées et les classes populaires.

Ce qui est assez simple à expliquer. Les Français de plus basse couche sociale sont intimement mêlés dans leurs lieux de résidence aux populations étrangères ou issues de l'immigration, là où les personnes disposant des moyens de résider dans les centres-ville des grandes agglomérations ou dans les banlieues bourgeoises, ne subissent pas cette proximité constante. 

Ce billet n'a cependant pas vocation à expliquer pourquoi les classes populaires ne partagent pas les vues angéliques de la médiacratie sur l'immigration. Disons simplement que vivre dans des ghettos où "les Français de souche" sont minoritaires, avec tous les problèmes d'écart culturel, de communautarisme exacerbé et de violences, a de quoi justifier ce sentiment. 

Ce qui m'intéresse ici, est plutôt cette "mode"  de la bien-pensance sur le phénomène migratoire dans les cercles universitaires. Depuis quelques années, nous constatons en effet qu'une petite fraction de la jeunesse, étudiant notamment dans de grandes universités parisiennes ou provinciales, s'attache à prendre le parti des migrants, mais aussi de toutes les hystéries communautaires. Ainsi, afficher son soutien à toutes les "minorités", qu'elles soient liées à l'immigration, mais aussi au-travers d'un fort attachement aux personnes se réclamant de la mouvance LGBT ou encore d'un ultra-féminisme qui prodigue des vœux de déstructuration de la langue française et d'ostracisation des femmes dans des réunions dites "non inclusives" , interroge sur ce qui est actuellement en cours dans les facultés.

On sait que des associations étudiantes véhiculent ces idéologies communautaires au sein des universités. Mais il y a aussi quelques raisons de penser que des enseignants, eux-mêmes disposant de revenus et d'une sécurité de l'emploi les écartant des niveaux de vie des plus basses couches sociales, peuvent se faire les promoteurs de cette doctrine xénophile et sécessionniste avec le reste du peuple.

Je ne peux m'empêcher d'y voir là, une illustration particulière d'une mutation des formes de la guerre de classe. Une toute petite minorité de la population impose son idéologie à la majorité, et lui jette des fatwas en mal-pensance ou en racisme, dès lors qu'elle suscite de l'énervement chez les petites gens. Evidemment, ces étudiants issus des classes bourgeoises, ne font que reproduire en grande partie les vues morales sirupeuses s'exprimant dans leur cercle familial. N'ayant pas de difficultés matérielles, ni même ne subissant la violence des banlieues ou les difficultés d'incompréhension culturelle vécues par les classes les plus défavorisées, les jeunes bourgeois se cherchent des causes ne relevant pas du bien commun, mais pouvant valoriser leur supposée tolérance et volonté d'aider les plus opprimés. Ignorant par là que ce soutien aux migrants, désert autant les Français qui y voient la continuité d'une volonté de ghettoïsation de la France au long cours, autant que la destruction de notre consensus culturel sur des valeurs laïques, d'égalité entre les hommes et les femmes, ou simplement nos références communes sur ce qui fait notre Histoire, nos origines, soit plus clairement ce qui fait notre identité en tant que peuple ; que cela désert les migrants eux-mêmes qui finiront pour l'essentiel captifs de la rue et victimes du rejet voire de la haine croissante de la majorité de la nation en réaction. En outre, avec près de 10 Millions de chômeurs et précaires en France, l'accès à l'emploi ne leur sera pas favorisé, sauf lorsqu'il s'agit pour le patronat de disposer d'une main d'oeuvre corvéable à merci, et permettant de négocier à la baisse les salaires pour tous.

Evidemment, les jeunes bourgeois cherchent des solutions pour loger les migrants mais se gardent bien de les accueillir en leur demeure (faut pas déconner non plus). Ainsi, des bâtiments sont investis par ces derniers pour offrir un toit à ces populations. Difficile de les attaquer sur ce point de vue, je suis de ceux qui peut importe que le phénomène général m'indispose comme la majorité des Français, considère qu'en attendant de régler ce problème politiquement, il faut bien accorder un abri à chacun. Mais lorsqu'on rétorque à ces jeunes bobos que nombre de leurs concitoyens sont eux-mêmes en situation de grande précarité en France, et mériteraient qu'on s'attache à leur fournir un toit en priorité, ces derniers, après avoir jeté une fatwa en racisme, laissent à entendre qu'il s'agirait d'un argument hypocrite. Argument tout de même véhiculé par des gens qui pour l'essentiel, sont des ouvriers, employés ou chômeurs, si l'on se réfère aux résultats des études citées plus haut. Autre argument entendu dans ces cercles bobo : les migrants actuellement sur le territoire à qui l'on cherche des solutions d'hébergement, sont eux-mêmes des SDF. Certes, mais dans ce cas, pourquoi vouloir loger spécifiquement des SDF d'origine étrangère, à l'exclusion de toute autre catégorie de population (en clair des Français) ? 

Par ailleurs, il y a une dimension encore plus contre-nature et malsaine à ce phénomène de mode, si l'on tient compte que depuis quelques années, s'est ajouté le terrorisme. Et aucun des criminels tués ou arrêtés après ces attentats, n'étaient ethniquement "blancs" et de culture occidentale et pour le moins de culture française. La majorité des terroristes était étrangère, une petite poignée était née en France ou en Belgique, mais issue de l'immigration avec un fort repli communautaire. On sait en outre que malgré l'argument de l'aide aux réfugiés syriens, ces derniers sont minoritaires dans les vagues migratoires actuelles, et que ce sont massivement des Afghans, Érythréens, Éthiopiens ou d'autres nationalités du continent africain qui remontent jusqu'en Europe, avec le soutien des marchands de sommeil.... et des bobos. Bobos qui oublient évidemment que leur humanisme de façade revient à entretenir un appel d'air qui génère des morts dans le désert du Sahara ou en mer Méditerranée des candidats à l'eldorado européen, sans rien régler des problèmes de fond.

Dans l'attente, il paraîtrait évident à un moment où des fous se mêlent aux vagues de migrants pour venir tuer les nôtres en notre propre pays, qu'un réflexe sécuritaire imprègne les consciences même parmi les plus écervelées, en considérant que l'on ignore tout du passif et des intentions de l'étranger qui vient, et que la précaution à une période d'insécurité, suppose de ne pas accueillir celui qui peut potentiellement vous égorger.

Plusieurs faits divers témoignent ainsi que celles et ceux-là même qui se font les ardents soutiens des migrants, se retrouvent parfois pris au piège dans leur propre hystérie xénophile, par des affaires de viols, de saccage voire de meurtre. A Calais, deux Érythréens étaient ainsi accusés en 2015 d'avoir violé une mineure de même nationalité, une militante "No Border" s'est faite violer à Vintimille et a subi la pression de ses co-religionnaires pour cacher les faits, tandis qu'une septuagénaire se faisait poignarder par un Afghan qu'elle hébergeait. Et la liste des faits divers de la sorte est longue, ce qui encore une fois, devrait susciter un réflexe tout à fait humain de retenue face à ce phénomène migratoire. 

Mais non, les bobos "aiment" les migrants, sans doute parce qu'ils haïssent cette majorité de Français dans laquelle ils ne se retrouvent pas. Il faut noter que leurs aînés, qu'ils soient des bourgeois inscrits dans des réseaux politiques, ou encore journalistes, cadres, avocats ou médecins, sont les mêmes qui soutiennent la construction européenne et la doctrine mondialiste de façon générale. De la même façon qu'ils se sont persuadés que l'Histoire de France se résume au colonialisme ou à la collaboration, qui soit dit en passant, était d'avantage le fait des bourgeois d'une autre époque que des petites gens.

Je ne suis pas psychiatre, mais je suis à peu près persuadé que si l'on gratte un peu plus au fond dans les couches de leur pathos, c'est d'abord une haine de soi qui explique ce comportement xénophile. Car anthropologiquement, il est tout à fait contre-nature pour les communautés humaines de préférer l'étranger aux siens. Si dans une communauté plus monolithique culturellement et ethniquement, l'étranger suscite volontiers la curiosité et la sympathie, dans une Société bouleversée comme la notre, il est considéré comme l'envahisseur et potentiellement la source de toutes les insécurités. Insécurité physique certes, mais aussi sur celle des valeurs et des repères fondant le consensus culturel et national, soit ce qui est vecteur en premier lieu d'un sentiment de fraternité.

En conclusion, je dirais à ceux qui s'agacent de cette bien-pensance bourgeoise, de ne pas s'en laisser compter, et de ne surtout pas céder au régime de culpabilisation et de diffamation qui en découle constamment. Non, il n'y a aucun problème majeur de racisme en France, il y a juste une minorité bourgeoise rendue débile et hystérique par son propre sentiment de culpabilité, qui tente d'imposer sa doctrine à la majorité du peuple qui continue de faire preuve de bon sens. C'est bien une nouvelle guerre de classe faite par une minorité bourgeoise et arrogante, contre la majorité du peuple.

Ces petits bobos méritent des baffes, mais comme nous sommes civilisés, le mépris et la moquerie peuvent largement suffire à les marginaliser. Quoi qu'il arrive, ce n'est pas parce que la médiacratie bourgeoise se fait la chantre de leur doctrine, qu'il faut relativiser ce que notre conscience nous dicte. Il n'y a aucune raison de céder à une idéologie minoritaire, bien au contraire, il faut la briser avec fermeté. Ces petits bobos sont schizophrènes, racistes, hypocrites et soutiennent un phénomène reconnu à raison comme dangereux pour notre sûreté et notre consensus culturel.

Ce ne sont pas les migrants le réel problème des Français, mais uniquement la frange minoritaire de la population qui soutient l'immigration de masse, tout en étant préservée de ses effets délétères. Rejeter l'immigration comme ses promoteurs, n'est rien d'autre qu'une réaction de classe tout à fait saine et objective.























mardi 7 novembre 2017

Pensez Printemps !

Le 8 janvier dernier, dans un discours de campagne aussi insipide que verbeux, Emmanuel Macrotte nous invitait à "penser printemps" illustrant par là le vide politique de ses ambitions pour la France, mais aussi le mépris affiché pour le peuple français. Ce dernier devant désormais se contenter de slogans plutôt que d'analyses et propositions politiques sérieuses lors des échéances électorales.

Inutile de revenir sur l'élu des banksters et de la petite bourgeoisie médiatique, nous savons - du moins je prends le postulat que mon lectorat ne verse pas dans la crédulité politique - que la France est aujourd'hui dirigée par un usurpateur qui n'a de légitimité que celle conférée par une minorité d'abrutis ayant succombé à une propagande digne de Goebbels, lorsque ce n'était pas des intérêts de classe qu'elle défendait par son vote.

Je précise ici que je n'ai strictement aucun souci à considérer qu'un très grand nombre de Français sont plus que des adversaires idéologiques ou politiques, mais carrément des traîtres ou des ignares à qui l'on devrait retirer le droit de vote. Je suis de ceux qui considèrent que l'esprit civique et le droit de vote qui lui est corrélé, suppose un minimum d'intérêt et d'éducation pour la politique, en plus d'un certain patriotisme que l'on voudra plus pragmatique que porté vers un chauvinisme que je réprouve. Evidemment, au vu de l'extrême médiocrité du système éducatif et du journalisme français, il est vrai que la tâche n'est pas facilitée pour qui voudrait s'informer et comprendre certaines règles primaires de la démocratie ou de l'économie. Il est tout aussi vrai que lorsque une fraction importante de la population donne dix heures de sa journée à travailler et s'immerger dans les bouchons ou les transports en commun, il reste peu de place pour se cultiver sincèrement sur les questions politiques. Enfin je conçois que la curiosité soit très inégalement répartie dans la population française, alors que l'apathie et l'immédiateté des plaisirs matériels ou artificiels, auront toujours plus de succès que l'enrichissement de son esprit par une culture générale et politique suffisante afin de rester armé intellectuellement face à ceux qui bâtissent leur ordre totalitaire contre nous.

Si la crasse intellectuelle, la félonie ou l'esprit d'abandon caractérise une si grande fraction de la population française, il n'y a donc aucune raison de s'en remettre au peuple tout entier pour espérer un quelconque changement politique en France. Effectivement, il paraîtrait tellement plus sage politiquement de chercher le consensus et le respect du plus grand nombre. Certains osent se présenter ainsi en "rassembleurs" dans le vain espoir d'attirer à eux le plus grand nombre d'électeurs possibles, mais c'est justement par cette propension à ne vouloir chagriner personne et lisser autant sa communication que ses propositions politiques, que finalement, on se refuse à affronter l'ennemi sérieusement, y compris lorsque celui-ci est incarné par un citoyen lambda soutenant la vision orwellienne défendue par l'oligarchie, soit le banal électeur sans responsabilité directe sur les politiques publiques menées jusque là.

En tant que révolutionnaire qui assume complètement cette étiquette quelque peu grandiloquente, je refuse pleinement de lisser mon discours tant dans le fond que les formes. Au contraire, j'ai toujours considéré qu'il faut se montrer extrêmement féroce avec nos adversaires, ne leur témoigner ni respect, ni bienséance, et bien leur faire comprendre qu'en d'autres époques, ils auraient été tondus, fusillés ou décapités pour leurs seuls propos hostiles à la souveraineté de la nation. Je suis de ceux qui considèrent qu'il faut harceler députés, magistrats, ministres et hauts-fonctionnaires lorsque les ennemis ont une place au chaud dans nos institutions républicaines.  Il faut les effrayer de toutes les façons possibles, sauf celles qui peuvent nous porter préjudice personnellement devant un juge. La langue française est suffisamment riche et subtile pour que l'on puisse invectiver et mettre en garde un salopard, sans pour autant verser dans des menaces de mort totalement stupides. Pourtant, je suis le premier à déplorer la lâcheté et la perfidie de notre oligarchie, lui permettant de nous imposer sa tyrannie sans avoir à recourir à la force pour nous contraindre. C'est une guerre molle et subreptice contre le peuple qui nous est livrée. J'aurais préféré naître à une époque où prendre les armes pour faire sauter le caisson d'un collabo, était considéré comme un acte de résistance tout à fait légitime et nécessaire. Nous ne jouissons pas de cette possibilité, alors nous devons nous battre avec les armes dont nous disposons.

Nous sommes assez nombreux pour mener à bien une révolution.

Depuis des années, je ne change pas de discours à ce sujet. Une révolution est TOUJOURS le fait d'une minorité agissante... et implacable.

Comment voulez-vous qu'un peuple tout entier, que ce soit dans l'histoire ou un pays différent, puisse collectivement et unanimement se mobiliser contre sa propre tyrannie ? Plus les révolutions passées ont de l'ancienneté, moins il y avait de facilités pour le peuple concerné quant à perfectionner son niveau d'instruction politique et jouir des moyens de communication les plus modernes pour tisser des réseaux militants réactifs et solidaires. Par ailleurs, il serait profondément injuste de croire que les ferments de la soumission du peuple français à sa propre tyrannie, soient une spécificité que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Bien au contraire, l'humanité est à l'image de notre peuple. Une très grande part, même lorsqu'elle a accès à toute une foison d'ouvrages politiques, philosophiques ou historiques, se refusera toujours de s'éduquer. La majorité des êtres humains sont paresseux et portés sur les plaisirs immédiats ou simplement leurs intérêts propres. Au point que l'on pourrait douter qu'il soit pertinent d'introduire la démocratie à la suite d'une révolution face à autant d'individualisme et de désintérêt social et civique pour la cause de son propre peuple chez la majorité de nos contemporains. Pourtant, c'est bien la Démocratie qui est la réelle forge du civisme, puisqu'elle est une invitation constante faite à tous les citoyens d'une même patrie, à participer directement à l'élaboration des lois propre à assurer leur bonheur.

Pourtant, on ne peut introduire la démocratie que par une dictature éclairée. Celle qui sera assumée par des révolutionnaires ayant conduit avec succès leur insurrection. Cette dernière étant donc forcément le fait d'une minorité agissante, il revient aux insurgés de se reconnaître en premier lieu. Une révolution étant en premier lieu la volonté inexpugnable de destituer un chef d'Etat et son gouvernement, n'est pas révolutionnaire qui reconnaît la légitimité et la légalité d'une tyrannie. C'est un premier point. Cela suppose par ailleurs, de pouvoir justifier, ne serait-ce que par des faits et du droit, ce qui rend illégitime une autorité politique à gouverner. Vient ensuite la question plus idéologique. Pour ce qui concerne le cas particulier de la France, il s'agit pour notre peuple de mettre un terme au péril de notre désunion et de la dissolution de notre pays dans une technocratie européenne, qui aspire à devenir un immense Etat. Rappelons qu'au sortir de la seconde guerre mondiale, les idéologues de ce projet étaient déjà parfaitement en place, et on les trouvait déjà pour certains dans le Gouvernement de Vichy. Jean Monnet fricotait avec des intérêts américains favorables à la création des Etats-Unis d'Europe que Churchill promouvait dans son discours de Zurich, le 19 Septembre 1946 en se gardant bien d'y inclure le Royaume-Uni.

Déjà on finançait le monstre à venir ainsi que les idéologues européens fermement décidés à annihiler l'auto-détermination des peuples sur le sous-continent. Aujourd'hui, le projet est si bien avancé, que Macrotte n'hésite plus à parler d'une défense européenne. Voulez-vous que la France cède les clés de son arsenal nucléaire à l'Allemagne ou la Pologne ? Envisagez-vous l'idée que la France partage ses secrets militaires les plus précieux avec d'autres gouvernements en Europe ? Souhaitez-vous que nos soldats saluent le drapeau européen avant d'aller se faire massacrer par les armées russes dans la prochaine guerre mondiale à venir ?

Si votre culture géopolitique suffit à vous scandaliser des propositions du président-marketing (mais vrai félon) actuellement aux manettes, alors vous faîtes partie des nôtres. Si pour vous, recouvrer notre indépendance et notre souveraineté nationale est le pré-requis indispensable pour nous acheminer vers la démocratie et une diplomatie de paix, vous êtes clairement un camarade que je salue et reconnais, cela indépendamment de vos idéaux politiques propres. Et sachez que nous sommes des Millions au bas mot si l'on tient seulement compte des votes pour des partis politiques présentés comme "populistes" ou "souverainistes". Si l'on se veut plus sélectif sur le niveau d'éducation politique, nous restons tout de même plusieurs centaines de milliers de dissidents, encartés ou non, votants ou non. Ce qui est plus que nécessaire pour une insurrection menée à bien, puisque nous avons besoin de quelques milliers de personnes seulement pour commencer.

A l'inverse, si vous vous estimez europhile, que vous vous revendiquez hostile à l'unité du peuple français et favorable au démantèlement de la France dans la soupe européïste, vous êtes un collabo. 

Mais il ne suffit pas de nous reconnaître idéologiquement pour initier une révolution. Encore faut-il la faire concrètement. Et une insurrection populaire doit être pleinement considérée comme une opération militaire conduite par des civils. Plus choquant encore pour nos esprits si bercés à la bien-pensance, une révolution réussie n'est pas autre chose qu'un putsch citoyen. Nous sommes en dehors du temps électoral, en dehors des règles constitutionnelles, en dehors de toute volonté d'être soutenus par la majorité du peuple. Un révolutionnaire se moque complètement de ces abstractions. La fin justifie les moyens. Si le peuple était sage, éduqué et votait pour son propre intérêt, la révolution serait inutile. Puisque ce n'est pas le cas, la révolution est donc une action politique de dernier recours conduite par la dissidence éclairée d'un pays, menée sans l'assentiment de la nation et en faveur de son émancipation. Personne aujourd'hui n'ose contester la légitimité de la révolution française, car le fait politique précède la légalité des normes introduites depuis lors, en France. Les épisodes révolutionnaires se légitiment par la loi toujours après coup. Que ce soit pour faire approuver un gouvernement transitoire, produire les purges politiques essentielles ou introduire les réformes exigées par les insurgés. On fera remarquer à ce titre que De Gaulle était lui-même un habile révolutionnaire (heureusement assisté par l'excellent juriste René Cassin) lorsqu'il rédigea l'ordonnance du 9 Août 1944 sur le rétablissement de la légalité républicaine, et qu'il légitimait ainsi sa prise de pouvoir qui ne répondait d'aucun processus électif particulier. Par ailleurs, il faisait du gouvernement de Vichy, une entité illégale ayant usurpé le pouvoir :

"Les actes de l'autorité de fait se disant « gouvernement de l'État français » dont la nullité n'est pas expressément constatée dans la présente ordonnance [...] continueront à recevoir provisoirement application".

Ainsi, il est essentiel qu'un révolutionnaire reste ferme dans ses convictions, et ne doute jamais de la légitimité du gouvernement qu'il contribuera à instituer, pas plus que de la capacité juridique de ce dernier à se faire reconnaître comme la seule autorité légitime. La prééminence du fait politique prévaut sur tous les débats en légalité constitutionnelle. Si rien ne s'oppose à ce qu'un révolutionnaire joue le jeu des élections en tant que votant et/ou candidat, cela doit être considéré comme un épiphénomène n'était en rien une fin en soi. L'élection n'a pas été remportée ? Qu'à cela ne tienne camarade, la lutte se poursuit dans la rue !

Et c'est là le point qui m'oppose avec la majorité de mes contemporains, y compris parmi les plus éduqués politiquement. La Rue est bien le lieu où se prend le pouvoir par la contrainte. Ni les réseaux sociaux, ni le jeu électoral, pas plus que la pédagogie populaire s'inscrivent dans la logique révolutionnaire. Qui se moque de ceux qui se mobilisent dans de grandes manifestations pour faire plier un gouvernement, voire entraîner sa destitution, fait montre d'une terrible arrogance et d'une incompréhension du fait militaire qu'est une insurrection.

Bien entendu, je ne parle pas ici d'une opération armée visant à supprimer ou faire arrêter les félons décriés. Quand j'utilise les termes "militaire" ou "opération", c'est bien pour traduire avec le plus de pertinence que possible la nature même de l'insurrection. Et pour être complet, je me dois d'ajouter le terme "planification". Aucun chef militaire n'envoie ses hommes sur une bataille, sans avoir méthodiquement planifié les moyens et la stratégie de l'offensive à mener.

Ainsi, non seulement les revendications doivent se limiter à celles que j'ai précisé plus haut pour les manifestants, mais ces derniers doivent en outre faire preuve d'une discipline exemplaire et occuper uniquement des sites stratégiques. En outre, l'effet de masse autant que la durabilité des actions menées est un point essentiel pour concourir au succès de l'insurrection.

Ainsi, en considérant les aspects contemporains du système politico-médiatique qui nous asservit, il est nécessaire de cibler précisément le talon d'Achille de l'oligarchie. Comment une petite armée de bourgeois félons, corrompus et arrogants parvient-elle à se hisser à des fonctions politiques prestigieuses, si ce n'est par le matraquage médiatique qui leur est largement favorable ?

En posant cette question, je réponds d'emblée à celle du choix porté sur les sites stratégiques à occuper. Il est inutile de brailler entre deux grandes places publiques dans un cortège se bornant à faire valoir son opposition aux politiques menées par nos maîtres. Il s'agit ici d'exiger la destitution du chef de l'Etat face aux studios des grands médias publics et privés. Mieux encore, il ne faut surtout pas qu'une telle opération soit conduite pour une journée avant que chacun revienne chez soi. Je rappelle que nous parlons d'une opération militaire et que l'objectif est la réussite du combat. Nous devons donc assiéger les sites visés, soit revenir le lendemain, le surlendemain, et les jours suivants jusqu'à ce que la mobilisation prenne de l'ampleur au point de dépasser les capacités du gouvernement à se maintenir, ne serait-ce que par les jappements indignés de ses plus fidèles chiens de garde. Il ne s'agit donc pas de braver directement l'oligarchie politique, mais de d'abord submerger son armée de communicants payés avec nos impôts ou des recettes publicitaires. Il s'agit d'inquiéter très sérieusement les "journalopes" qui doivent chaque jour que Dieu fait, avoir une boule aux ventre chaque fois qu'ils pénètrent ou sortent de leur lieu de travail. Ces larbins qui peuvent s'appeler Patrick Cohen, Jean-Michel Apathie, Christophe Barbier, Nicolas Demorand et tant d'autres noms encore, doivent absolument être terrorisés par la masse des insurgés assiégeant les stations de radio où ils s'expriment. Leur apparition doit conduire à des huées et sifflets des foules en colère. Leur censure ou leur diabolisation d'un mouvement impossible à occulter depuis l’avènement d'internet, doit conduire à toujours plus de pression des masses, jusque la digue médiatique cède.

Et ensuite ?

Puisque je défends cette nécessité insurrectionnelle depuis des années, que je tisse mes réseaux et médite les aspects opérationnels de la question, il y a la fois ce que je peux révéler et ce qui doit rester à notre discrétion. "Notre", car je ne suis pas seul à planifier cette insurrection qui vient.

Sur le plan de la mobilisation donc, rien de particulier à cacher. Bien au contraire, je peux même dire que toute manifestation sera déclarée en préfecture, et que nous serons en outre particulièrement vigilants sur l'esprit bon enfant de l'événement, jusqu'à faire expulser s'il le faut, les trolls qui voudraient pourrir nos rassemblements par des comportements violents d'une façon ou d'une autre.

Sur ce qui ne peut être qu'évoqué sans rentrer dans les détails, précisons d'emblée certains aspects importants d'une telle mobilisation :

1) Seuls les corps régaliens sont à même de ne plus reconnaître l'autorité d'un chef d'Etat (qui est aussi chef des armées). La grande muette n'a pas à signifier quelle autorité politique est la plus légitime pour la superviser, elle ne peut que se borner à acter ce qui est. Si un chef d'Etat, du fait d'une contestation sociale constante, de mouvements de grève continus, et de soutiens politiques et médiatiques allant en s'effondrant ; n'est plus en mesure de gouverner le pays, l'Etat-Major se doit simplement d'acter les fragilités que cela suscite pour l'institution dont il a la charge d'assurer les missions, et ne plus reconnaître l'autorité du président contesté. Il ne s'agit donc pas de désobéir - sauf si le gouvernement devait exiger des militaires des mesures répressives contre des manifestants pacifiques occupant tout à fait légalement l'espace public (d'où l'intérêt de déclarer en préfecture) - ni même de reconnaître un nouveau chef des armées, mais se borner à considérer que le président en exercice a perdu toute autorité puisqu'il ne peut plus gouverner normalement. A ce titre, des relations existent déjà entre la Société civile et l'Armée, et nous approfondirons encore et toujours ce dialogue au fur et à mesure des événements. Les gentils bisounours qui voient en l'Armée une institution à bannir en seront pour leurs frais, AUCUNE révolution n'est possible sans le soutien direct ou indirect des citoyens armés de la nation. Ce sont eux qui disposent de la force de contrainte politique supérieure à n'importe quel civil se pensant indétrônable. Pour résumer l'idée : Ben Ali a pu gouverner la Tunisie jusqu'à ce que les militaires lui donnent quelques minutes pour faire ses valises et s'en aller. Pourquoi ? Parce qu'on n’aboie aucun ordre à qui braque un fusil entre vos deux yeux. L'Armée est à ce titre le premier de tous les pouvoirs, même si elle est censée rester loyale aux institutions politiques de son pays. Cela jusqu'à ce que des circonstances particulières lui impose de faire valoir son autorité propre pour trancher une crise politique majeure dans un pays. Par extension, il faut aussi entendre que les forces de police, bien que disposant d'un pouvoir de contrainte inférieur à celui des armées, répondent tout de même des mêmes responsabilités que les militaires dans un épisode révolutionnaire. D'où l'intérêt donc de ne pas se confronter à la police, mais bien au contraire, de nous montrer à minima indifférents aux forces déployées, voire chercher à fraterniser pour obtenir leur soutien. 

2) Le premier jour, nous ne serons sans doute que quelques milliers, et le site assiégé sera la Maison de la Radio. Les journalistes refuseront de nous laisser exprimer nos revendications, et l'on peut même considérer que tout sera fait pour nous censurer sur plusieurs jours. Mais cela ne tiendra pas longtemps pour les raisons suivantes :

- Nous aurons fait parvenir des communiqués de presse à tous les médias, avec nos revendications. Il y aura tout de même des journalistes pour s'intéresser à une mobilisation de plusieurs milliers de personnes chaque jour devant la Maison de la Radio. Ce qui aura pour effet de créer une difficulté éthique supplémentaire pour les journalistes assiégés à qui nous réclamerons du temps d'antenne.

- Notre mobilisation qui se voudra disciplinée, pacifique, parfaitement déclarée, sera aussi excessivement relayée sur les réseaux sociaux. La dissidence - si ce n'est le 14 Juillet 2015 - ne s'est jamais réellement mobilisée de façon massive, et il faudrait remonter à Mai 68 pour évoquer l'occupation de la Maison de la Radio par des foules en colère. Cela signifie que ceux qui doutaient du succès de notre mobilisation, qui se réservaient la possibilité de nous rejoindre plus tard, et plus encore ceux qui ignoraient même l'organisation de ce siège citoyen, seront très tentés de faire acte de présence à leur tour, durant les journées suivantes. Surtout si au lieu des scènes de confrontation entre des cagoulés et la police, c'est un esprit bon enfant voire festif qui est présenté. Au fur et à mesure que la mobilisation gagnera en puissance, il deviendra nécessaire pour les journalistes du groupe Radio France, de nous donner la parole plutôt que de nous ignorer. Non seulement car leur crédibilité serait en jeu s'ils devaient être pratiquement les seuls journalistes à ignorer notre mobilisation (alors que nous serons sous leurs fenêtres), mais aussi pour tenter d'éviter qu'un siège pacifique et bon enfant, devienne avec le temps un mouvement de plus en plus guidé par une colère noire et difficile à canaliser. La dimension psychologique est essentielle à comprendre dans ce rapport de force.

Nous aurons alors l'occasion de pouvoir nous exprimer dans les médias pour exprimer nos revendications, mais pas seulement. Notre objectif sera d'obtenir l'allocation d'un temps d'antenne suffisant sur le service public de l'information, pour pouvoir informer correctement nos concitoyens sur les trahisons en cours et les réalités économiques et démocratiques auxquelles nous sommes assujettis. Je m'exprimerai pour nous tous mais ne serai pas le seul. D'autres personnalités bien connues de nos réseaux, auront l'occasion d'animer cette pédagogie populaire et réagir aux questions des journalistes, voire à leur tour leur poser les questions qui fâchent. J'assume ici de citer Philippe Pascot et Grégory Tabibian qui sont enthousiastes à nous aider dans ce rapport de force.

Enfin, viendra la nécessité de proposer un gouvernement de transition, puisque nous revendiquerons vouloir destituer Emmanuel Macrotte et les traîtres qui siègent au Gouvernement, et nous proposerons des noms pour chaque ministère. Des assemblées populaires seront instituées sur le lieu même du siège citoyen, pour que des décisions soient arrêtées en un temps à la fois assez long pour parlementer, et à la fois assez court pour définir des ministrables à proposer. Cependant, nous ne chercherons pas à sortir de l'ordre constitutionnel. En cas de vacance du président de la République, l'article 7 de la Constitution précise que c'est le président du Sénat qui assume provisoirement la charge du chef de l'Etat (jusqu'à ce qu'une nouvelle élection soit organisée). Ce que nous imposerons, c'est notre gouvernement et les mesures de rétablissement de l'Etat et de notre souveraineté nationale. L'importance du Gouvernement plébiscité est ici cruciale. Je suis à même de proposer seul des noms pour chaque ministère, et je sais que les noms proposés pourraient rassurer la dissidence de notre pays quant aux perspectives politiques incarnées par ces personnalités. Je préfère ici rester vague sur cette dernière nécessité (la première au final si nous faisions montre d'un peu d'organisation), mais sachez que proposer un gouvernement complet aux Français, sera bien plus sur pour les rassurer sur nos intentions, que leur soumettre un dictateur unique inconnu d'eux, et qui ne répondrait même pas de l'ordre constitutionnel. Sachez par ailleurs, que l'écrasante majorité des Français attendent que "quelque chose se passe". Nous serons bel et bien soutenus par une très grande partie du peuple le moment venu. Une autre partie sera vaguement inquiète mais ne marquera aucune opposition. Une dernière partie, celle des bourgeois qui ont toujours soutenu fiévreusement l'oligarchie, nous sera hostile, mais totalement dépassée par les événements et marginalisée. 

La Révolution est donc bien une oeuvre collective, qui se matérialise essentiellement sur l'espace public, et exigeant des méthodes à proprement parlé militaires pour faire advenir un nouvel ordre social et démocratique. Elle engage chacun d'entre nous, c'est à dire ceux qui sont déjà éveillés politiquement et en ont assez d'attendre un hypothétique grand soir électoral. Le pétrole va bientôt manquer, la guerre est à nos portes et la France est menacée de disparaître. L'attentisme est la forme la plus insidieuse du suicide d'une nation.

Aussi, je vous convie à répondre à notre appel, et à nous rejoindre à partir du Jeudi 10 Mai 2018 devant la Maison de la Radio (un cortège débutera sans doute depuis la place de la Bourse, face aux bureaux de l'Agence France Presse) et à partager le plus massivement que possible ce rendez-vous à tous vos contacts. Puisque Macrotte nous invitait à "penser printemps", peut-être devrions nous le prendre au mot, et aller au-delà de ses espérances.


Dans l'espoir que ce texte aura à la fois une vertu pédagogique à même de déconditionner certains esprits sur le fait révolutionnaire, autant qu'il saurait mobiliser le plus grand nombre, sachez que vous pouvez toujours compter sur mon engagement à vos côtés pour rétablir notre auto-détermination en France.

Sylvain Baron

vendredi 1 septembre 2017

Des nouvelles, un appel à soutien, une vie qui redémarre...


Durant six années d'activisme politique (et depuis bien plus longtemps encore diront mes plus proches), j'ai toujours été soumis à un problème de fierté mal placée avec la générosité d'autrui en général, et vis à vis de l'argent en particulier.

Conditionnement que je n'ai jamais réglé, et pourtant alors que d'une façon ou d'une autre, j'ai toujours reçu de l'aide discrète et sincère de beaucoup de gens, je ne sais toujours pas "recevoir" sans me sentir extrêmement mal à l'aise. Je me sens dans ces cas là, "corrompu" et soumis au devoir impérieux de rendre. En outre, ma difficulté à me projeter sur le long terme du point de vue de ma vie propre tout en me sentant dépassé par mon investissement militant cumulé, me rend au final toujours moins sociable même avec ceux qui m'aident à ma tâche, me soutiennent, m'apprécient. J'ai trop souvent besoin de me renfermer, ce qui n'est pas bon sur le temps long. 



Ainsi, dans ces circonstances, la pénurie monétaire est devenu un véritable tiraillement alors que je me veux incorruptible à toutes les tentations à mon propre profit. Je sais votre générosité pour beaucoup de ceux qui suivent mes péripéties depuis quelques années. Mais je n'arrive pas à me sentir simplement heureux en recevant, car je me tracasse continuellement de ce qu'il faudrait rendre en retour alors que je n'ai plus beaucoup d'énergie et de ressources pour m'en montrer digne. C'est pourtant plus fort que moi, je suis en froid avec l'argent et la générosité en général, et cela n'a plus grand chose à voir avec un désir éthique "d'incorruptibilité" ou d'indépendance, mais c'est quelque chose de plus profond que je ne me suis jamais expliqué. En tout cas, cela ne m'aide pas, pas plus que ça n'aide les initiatives collectives dans lesquelles je suis inscrit, puisque de ma propre sérénité, dépend aussi ma puissance de travail...


C'est la raison pour laquelle chaque fois que j'ai fait appel à la générosité de tous, cela a toujours strictement servi le financement d'actions militantes concrètes qui nécessitaient un minimum de moyens pour être lancées. Et je puis vous assurer que nous avons dépensé bien plus encore que ce que nous avons reçu dans tous les projets que nous avons mené jusque là (Poil à Gratter ! ; Révolte Monétaire ; Les Décrocheurs ; Citoyens Debout ; réinformons-nous.fr ; les manifs, etc).

Cela a toujours été bancal, mais justement parce que je me refuse obstinément à faire de la promo régulière (ce qui m'a été parfois et à juste titre reproché), et même user de quelques codes marketing qui sont pourtant efficients quand bien exploités. Je ne m'y résous pas car j'ai horreur de demander et paraître. Ce sont les tabous les plus puissants dans ma propre psyché... Je ne désire toujours pas faire de politique, comme certains m'y encouragent. Je suis juste un révolutionnaire, c'est un cran en dessous ou au-dessus dans les ambitions, en fonction de ce que chacun entrevoit ou mystifie dans un tel processus insurrectionnel.


Aujourd'hui est une nouvelle étape dans ma vie, car j'ai décidé de me retirer au vert. Fondamentalement, louer un terrain agricole ne coûte rien, et je peux assumer seul un projet d'agro-foresterie, de maraîchage bio et d'élevage de volailles (voire un rucher en plus). Cependant, étant trop investi associativement depuis des années, je ne pourrais pas lâcher un combat plus grand que ma propre cause. Il me tient pourtant à cœur que de disposer d'un havre de paix pour cultiver la terre et ne plus me poser de questions sur la garantie d'un toit. Je compte ainsi me donner une année à d'avantage penser à ma propre pomme qu'à toutes nécessités militantes, même si certains projets resteront dans les tuyaux pour l'année 2018 (Siège de la Maison de la Radio et activités judiciaires des Décrocheurs entre autres).

Je compte aussi me forcer à apprendre un peu à recevoir, puisque j'ai toujours fais ainsi avec mes propres conditionnements : les braver pour avancer. Cela a marché sur certains traits de ma personnalité, peut-être que cela pourrait marcher à nouveau, même si j'en doute. Quoi qu'il arrive, il me faut me sentir dépassé par un élan de générosité pour accepter le fait qu'on ne puisse pas toujours tout rendre, et qu'il faut bien que je me fasse une raison avec ce que je qualifie trop facilement d'éthique pour glisser sous le tapis ce tabou intime qui me hante depuis tellement d'années. Je suis conscient de mes irrationalités, mais je ne parviens pas forcément à m'affranchir aisément de toutes.

Aussi, je me décide à lancer ce jour une cagnotte en ligne afin que ceux qui souhaiteraient m'aider à redémarrer puissent y contribuer à leur modeste mesure. Cagnotte que je clôturerai sous trois semaines.

Que la générosité qui en découle me permette de récolter quelques centaines ou quelques milliers d'euros, cet argent ne sera pas utilisé pour une cause militante, mais bien en vue de faciliter mon installation, voire devenir directement propriétaire de mon "chez moi" si cela m'est rendu possible (on peut trouver quelques larges surfaces agricoles à la vente pour quelques milliers d'euros).

Par désir de tranquillité, je ne compte pas faire connaître l'emplacement du terrain que je choisirai pour me lancer dans cette nouvelle vie, en revanche, mes plus fidèles compagnons de lutte connaîtront l'adresse, et cet éco-lieu aura vocation à devenir dans l'avenir, un point de rendez-vous pour les activistes les plus investis. De la même façon que si je parviens à obtenir une surface de vie et d'exploitation suffisamment vaste, j'ouvrirais une part du terrain exploité à d'autres personnes subissant une situation financière similaire à celle que je connais, engagées dans un certain militantisme, et cherchant elles-aussi une vie plus en harmonie avec la nature pour reprendre pied avec elles-mêmes. Je serais très sélectif lorsque le moment sera venu (un terrain agricole, c'est de l'entretien et je ne compte pas cohabiter avec des gens désagréables ou inactifs), mais je considère comme évident de partager à son tour ce que l'on reçoit. Par ailleurs une présence humaine constante sur un tel espace et un minimum de vie collective sera toujours plus avantageux que rester seul dans mon coin.

Mes préoccupations les plus urgentes seront en premier lieu d'investir dans une caravane d'occasion pour disposer d'un toit, qu'importe que le confort soit rudimentaire. Régler ce que je dois en quittant mon domicile actuel, acquérir du matériel, quelques premiers animaux, définir une stratégie d'exploitation vivrière et commerciale pour la surface occupée, commencer à mettre en oeuvre mon indépendance énergétique et en eau potable, commencer à préparer et aménager la terre. Je n'ai aucun montant en tête, je composerai avec ce que je recevrai. Si de façon extraordinaire, je devais obtenir plus que nécessaire pour démarrer, la majeure partie du restant à dépenser sera employée à mes activités militantes, l'autre contribuera à mon désendettement personnel. Durant les premiers mois d'installation, je serais pratiquement invisible sur la toile.

Plus je récolterais d'argent, plus vite je m'affranchirais de ces premières étapes qui sont évidemment coûteuses sachant que je ne dispose que d'un RSA comme moyen de subsistance. Je ne crois pas utile de proposer aux critiques habituels de ne pas en rajouter une couche quant à ma démarche, puisque cela me coûte suffisamment que de me confronter à mes propres rigueurs intellectuelles. Demander à des trolls, un tant soit peu de compréhension et de respect vis à vis d'une situation sociale et morale que j'expérimente est de toute façon, toujours vain.

J'espère simplement que la plupart d'entre vous préféreront m'encourager dans ce changement d'environnement, et que cela n'amoindrira pas la confiance que vous me portez pour certains depuis des années. Je ne change pas d'idéaux, ni de morale sur ma façon de faire, j'essaye juste de donner un cadre sécurisant et serein à ma vie, il est aujourd'hui grand temps. Cela m'est infiniment nécessaire pour continuer la lutte avec d'avantage de vigueur dans les années futures.
Vous pouvez participer à cette cagnotte sur le lien suivant :


Avec mes remerciements pour tous ceux qui m'ont soutenu, aidé, encouragé d'une façon ou d'une autre. Je sais à quel point je peux me montrer ingrat de silence avec tous ceux qui ont toujours adopté une certaine bienveillance à mon égard. Je regrette d'être le révolutionnaire le moins chaleureux et stable qui soit, puisque nous sommes si peu nombreux à défendre cette logique politique. J'espère qu'au printemps prochain, certaines évolutions se ressentiront en moi, ayant de quoi susciter quelques sourires rassurés, ne serait-ce que parmi les miens.

Avec mes amitiés résistantes à tous,

Sylvain Baron