samedi 24 octobre 2026

Ukraine : Négocier le prix du sang

 




















Depuis le 24 février 2022, une guerre atroce sévit entre Russes et Ukrainiens dont les enjeux sont les suivants : 

- La souveraineté disputée sur tous les anciens territoires de la Novorossyia
- La neutralité politique de l'Ukraine (soit sa non annexion à l'OTAN et l'UE)
- Le rétablissement des droits civils et politiques des Ukrainiens ayant pour langue maternelle le russe.

Nous reviendrons sur ces revendications de la part de la Russie qui sont plus étendues sur le plan territorial que ne le que clament officiellement les officiels russes pour consentir à un cessez-le-feu. Mais s'agissant du pouvoir ukrainien et d'une fraction importante de la population (également parmi les russophones), ce conflit est devenu au fil du temps une authentique guerre d'indépendance. Leur espoir est de récupérer les territoires perdus depuis l'annexion de la Crimée à la Russie, à l'occasion du référendum du 16 mars 2014 ayant consacré l'émancipation des Criméens (majoritairement russes depuis plusieurs siècles). Les référendums d'auto-détermination qui ont eu lieu la même année dans les territoires du Donbass ont parfaitement démontré l'hostilité très forte des populations du Donbass à l'égard du régime qui s'instituait en lieu et remplacement de celui de Viktor Ianoukovitch. Nos grands médias et "représentants politiques" s'ingénient à minorer les idées racistes, totalitaires et ultra nationalistes de l'extrême droite ukrainienne qui a été promue par des grands bienfaiteurs de l'humanité tels que Victoria Nuland pour la partie américaine et, aujourd'hui, par l'ancienne militante du GUD qu'est Nathalie Loiseau en France, mais il n'en demeure pas moins que les fascistes (et même ouvertement néonazis) de Pravi Sektor ou du bataillon Azov ont eu un rôle prépondérant dans la chute de Ianoukovitch. 

Cette extrême droite authentique dans ses pires aspects, et totalement fanatisée, est devenue "l'Etat profond" des institutions ukrainiennes, en particulier dans ce qui relève du régalien (l'armée, les services de renseignement et la police) depuis 2014. La révolution ukrainienne qui avait débuté en novembre 2013 sur la dénonciation de la corruption endémique (et toujours actuelle) du pays ainsi que la volonté populaire d'une plus grande ouverture économique sur le marché européen a été littéralement vampirisée par des criminels qui avaient uniquement le bon goût d'être ouvertement russophobes (y compris vis-à-vis des leurs) pour les psychopathes américains et européens qui poussent les leviers de la guerre contre la Russie. Les grands médias refusent de nous expliquer les vues de feu Zbigniew Brzeziński s'agissant de l'Ukraine, tout comme celles de Victoria Nuland ou de Paul Wolfowitz pour la partie américaine, pas plus que l'ambition des eurofanatiques d'utiliser le prétexte de la guerre pour fédéraliser l'UE (ce qui signifie abolir définitivement la souveraineté de ses Etat-membres) afin de justifier la constitution d'une force militaire sous commandement unique (de Bruxelles) contre la Russie. Elle-même érigée médiatiquement au rang "d'ennemi commun" et "fédérateur" pour les peuples prisonniers de l'Union européenne. Tout cela est passé sous silence face à un dégueulis de propagande de l'UE et l'OTAN et, bien entendu, le soutien évident du régime ukrainien qui a au moins le mérite de défendre ses intérêts bien réels. 

Il va de soi que reconnaître une vérité ou des faits qui corroborent pour partie les raisons du casus belli pour la Russie n'arrangent nullement les criminels qui sont à la tête de l'Etat français et des institutions de l'UE et l'OTAN. Cependant, on ne fait pas la paix en niant le point de vue légitime de l'adversaire, mais en composant avec la réalité. Cela vaut tant pour les considérations strictement politiques du rétablissement de la paix que celles portant sur le "prix du sang versé" à l'origine de la conquête militaire d'un territoire. La question politique n'est finalement pas si difficile à régler. Est-ce que la volonté des dirigeants ukrainiens de maintenir des lois ségrégationnistes contre certains partis, médias et religieux ukrainiens emprunts de langue et de culture russe ainsi que celle d'entrer dans l'UE et l'OTAN mérite autant de sacrifices humains ? A bien y réfléchir, non. Sauf pour Nathalie Loiseau, Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Raphael Glucksman et bien d'autres. Mais que connaissent-ils du prix du sang versé pour LEUR idéologie nauséabonde quant ces cyniques décideurs et influenceurs sont si loin de la ligne de front ? S'agissant de la question territoriale, c'est là que se déroule le réel enjeu des négociations en cours. C'est aussi par là, que nos dirigeants pourraient influencer Zelensky pour éviter la capitulation totale de l'Ukraine tant qu'il en est encore temps.

Admettons tout de suite la concession que les Européens doivent faire à la Russie pour assouplir ses revendications territoriales. Abroger les sanctions de l'UE, rétablir des relations normalisées avec l'Etat russe et assurer, par traité, un pacte de non agression garantissant que les provocations et coups tordus des parties signataires soient plus que réfrénées contre la Russie, à l'avenir. Je suis bien conscient que le "narratif" vise à nous expliquer que nous sommes les "gentils" et eux "les méchants" mais l'on me pardonnera d'échapper à ce genre de propagande débilitante. Bien qu'il soit essentiel que les eurofanatiques concèdent leur défaite diplomatique en rétablissant les connexions financières et commerciales avec la Russie, il reste une évidence de bon sens : commercer avec la Russie est plus avantageux sur le plan économique pour les européens que de subir nos propres "sanctions". "Le doux commerce" est un meilleur moyen d'entretenir la paix que provoquer constamment la première puissance nucléaire mondiale à la guerre. Toujours est-il que si nous revenons à des relations amicales avec la Russie avec quelques garanties à ce sujet, cela ne peut qu'aider les dirigeants ukrainiens à obtenir plus de concessions de cette dernière sur le plan territorial. Tout simplement parce que l'un des motifs les plus prégnants du casus belli initial est l'enjeu de sécurité. L'Ukraine renonçant à intégrer l'OTAN (et l'UE), les Européens assurant la Russie de la fin de leurs provocations et du rétablissement des liens commerciaux et financiers préexistants, la revendication de sécurité pour la Russie s'en trouve affaiblie pour justifier la guerre et augmenter son emprise territoriale sur l'Etat ukrainien.

Cependant, le prix du sang versé restera toujours dans les consciences, particulièrement ukrainiennes et russes (pas vraiment dans celles des européïstes, il est vrai). Il sera, dès lors, le sujet le plus délicat à traiter. Indéniablement, l'Ukraine, par ses propres moyens et même avec le dégueulis permanent de joujoux de morts que lui envoie l'occident pour faire perdurer la guerre, ne peut espérer reconquérir une part substantielle des territoires perdus. On peut s'en indigner, s'arcbouter sur le droit international (que l'on piétine par ailleurs de notre propre côté s'agissant de nos propres guerres), se faire le défenseur de la veuve et l'orphelin, exiger "justice pour l'Ukraine", la raison du plus fort restera toujours la meilleure. Pour le moins, une réalité tangible, permanente et excessivement têtue. Ne pas tenir compte de la réalité militaire d'un conflit, c'est s'interdire de progresser vers la Paix. Considérons les choses du point de vue ukrainien. Cette guerre contre la Russie : c'est leur guerre d'indépendance. C'est une guerre existentielle ayant soudé des populations (y compris russophones) qui en subissent les conséquences communes. Le sentiment national que les petits fascisants de Pravy Sektor et Azov souhaitaient imposer par la force dans le Donbass est bien né dans la guerre. La Russie s'est fâchée, elle s'est imposée le devoir de protéger ses populations. De nombreux Ukrainiens sont devenus Russes à leur grande satisfaction (ce qui est totalement invisibilisé dans nos grands médias) et d'autres, pourtant parfaitement russes de langue et de culture, mais Ukrainiens de nationalité, apprendront à parler la langue ukrainienne pour se distinguer du Russe. Tous sont des slaves avec une histoire partagée, ils s'entretuent pour satisfaire des intérêts étrangers à leurs pays, et l'Ukraine aura gagné cela dans la guerre : un sentiment national clarifié. Mais oui, elle perdra des territoires irrémédiablement. La cohérence militaire voudrait que l'on s'arrête à la ligne de front pour fixer les frontières. Mais il y aura en réalité des échanges de territoires. Et il y aura ceux sur lesquels l'Ukraine souhaitera absolument ne rien perdre :

Les bastions de Sloviansk et Kramatorsk. Sur la carte militaire, ils forment "le verrou" du Donbass. Si ces villes tombent, la conquête du reste de l'oblast de Donetsk en sera grandement facilitée pour l'armée russe. Sur le plan politique, ces villes sont d'avantage  un symbole de résistance. Si l'ennemi ne parvient jamais à les prendre, quand bien même d'autres territoires auront été perdus, le peuple en arme aura su démontrer sa capacité à défendre ses bastions les plus essentiels. On peut, dès lors, considérer que la défaite soit digne sur le plan politique. Car s'il leur faudra céder un grand nombre de territoires à la Russie pour obtenir la Paix, les Ukrainiens pourront se consoler en se disant que M. Poutine n'a pas réussi à tenir une promesse militaire et politique à son propre peuple : la capture totale du Donbass et notamment du bastion de Kramatorsk. Ce qui signifie donc, et en miroir, une concession à obtenir de la part de la Russie : Laisser aux Ukrainiens leur dignité dans cette guerre d'indépendance. Qu'ils gardent Sloviansk et Kramatorsk, ils ont payé le prix du sang pour cela sachant que la Russie s'enrichit tout de même d'un grand nombre de villes et territoires dans le cadre d'un traité de paix à venir.

Plus au sud, le bastion d'Orikhiv, qui mène à la ville de Zaporijia, est déjà condamné à tomber du fait de son encerclement de plus en plus prégnant. Malgré les fortifications très puissantes qui ont été construites en arrière de la ville, les Russes ont quelques raisons de rester déterminés à prendre le contrôle de Zaporijia. D'abord sur le plan militaire, clôturer la conquête de l'ensemble de la région de Zaporijia améliorera leur profondeur stratégique sur la mer d'Azov, la Crimée ainsi que la centrale nucléaire d'Energodar. Même après une Paix signée, il va de soi que chien échaudé craint l'eau froide. La Russie maintiendra des troupes à proximité de l'ancienne ligne de front pour repousser toute velléité de revenir à la guerre pour l'Ukraine. Et elle souhaitera un temps de réaction suffisant pour déployer ses troupes, en cas d'offensive ukrainienne soudaine, afin de protéger la centrale mais aussi des villes comme Mélitopol et Marioupol. Les généraux russes auront donc une très grande influence sur cette revendication territoriale. Mais la diplomatie russe ne sera pas en reste, cela pour des motifs plus politiques : 

En admettant que la ligne de front reste figée à l'embouchure du Dniepr, actuellement à quelques kilomètres au sud de la ville de Zaporijia, un nouveau problème politique se posera aux Russes : Abandonner leur volonté de reprendre la ville de Kherson qui se trouve de l'autre côté du fleuve (contrairement à Zaporijia) malgré une promesse de revenir qui a été faite aux habitants de cette cité, lorsque l'armée russe s'est retirée en novembre 2022. Par-delà, il y a la revendication affichée de la Russie d'annexer les oblasts de Zaporijia et de Kherson dans leur intégralité. Il y a donc une logique de "troc" militaro-diplomatique : l'Oblast de de Kherson ne sera jamais conquis intégralement en laissant libre la ville qui lui donne son nom à l'ouest du fleuve mais l'oblast de Zaporijia deviendra intégralement russe. Ce qui est aussi une façon de compenser la concession à arracher de la part de la Russie sur Sloviansk et Kramatorsk. Cette dernière sera cependant tentée de réclamer les villes de Lyman et Kupiansk en échange tant pour des raisons militaires (utiliser les rivières Oskil et Donets pour disposer d'une frontière naturelle et une première barrière défensive efficace) que politiques (la conquête de Kupiansk et la reconquête de Lyman) sont aussi des déclamations politiques permanentes pour la Russie. Enfin, il est à considérer que des motifs militaires imposeront aux généraux russes de conserver les territoires à l'extrême nord est de l'oblast de Kharkov, autour du village de Dibrova, qui forment un saillant sur le territoire russe internationalement reconnu. D'autres petits saillants, notamment dans la région de Soumy seront sans doute l'objet d'intenses tractations bien qu'il me semble que l'Ukraine puisse légitimement réclamer la restitution de nombreux territoires perdus sur ces oblast du nord du pays.

Pour résumer la discussion territoriale, il faut admettre ce qui peut pousser la Russie à faire perdurer la guerre : une promesse politique faite à son propre peuple et à ceux qu'elle prétend protéger en Ukraine :

L'annexion totale des oblasts de Louansk (ce qui est pour ainsi dire déjà le cas à quelques champs de blé près), de Donetsk, de Zaporijia et Kherson. Et en toile de fond, Mykolaïv, Odessa et Kharkov sont clairement dans le viseur russe pour des raisons historiques mais aussi militaires. Kharkov est une ville historiquement russe proche de la frontière entre les deux Etats belligérants mais aussi, et surtout, la deuxième plus grande ville ukrainienne. Mykolaïv et Odessa sont à la fois les derniers bastions historiques de l'ancienne Novorossyia mais surtout les derniers grands ports donnant sur la mer noire de l'Ukraine. Ainsi, l'arrière pensée russe est la suivante : poursuivre la guerre d'attrition contre l'Ukraine, autant de temps que nécessaire, en vue d'atteindre la rupture finale du front, cela permettrait à la Russie à la fois de rétablir son territoire historique rétrocédé à l'Ukraine sous l'ère soviétique mais aussi affaiblir économiquement et démographiquement cette dernière à un niveau tel qu'elle ne représenterait plus jamais un danger militaire pour la Russie. En outre, la Russie pourrait reconnecter sa frontière avec la Transnitrie et prévenir toute déstabilisation nouvelle des occidentaux sur ce territoire scindant la Moldavie en deux entités distinctes. Si l'Ukraine devait perdre l'accès à ses deux derniers ports ainsi que la deuxième plus grande ville du pays, il est évident qu'elle perdrait toute possibilité de développer son plein potentiel économique sur le temps long. 

Il y a cependant trois points positifs qui peuvent permettre de réfréner la Russie : Quoi qu'en pensent les occidentaux, Poutine est bien moins radicalisé que ses propres faucons (et opposants) dans la représentation politique russe. Il peut accepter des concessions politiques et territoriales en contrepartie d'un très bon accord offrant des garanties solides pour son pays. En outre, il souhaiterait finir son dernier mandat en laissant son pays dans une situation de paix. Enfin, du point de vue militaire, traverser le Dniepr et débarquer sur les plages d'Odessa serait une entreprise très coûteuse en hommes avec des exigences logistiques difficiles à maintenir. Il ne faut cependant pas se tromper. Les Russes préféreront une guerre longue qui les achemine vers une paix durable car ils auront repris la totalité des territoires qui étaient sous leur contrôle à l'époque de Catherine II et auront réduit l'Ukraine à sa portion congrue, plutôt que faire des concessions sur leurs ambitions finales en échange d'aucune contrepartie substantielle et fiable de la part des Ukrainiens et plus encore des eurofanatiques qui disent "les soutenir". Or, la Russie a les moyens de décimer sur le temps long la totalité des hommes que l'Ukraine envoie sur la ligne de front et sait se montrer patiente. Elle n'est pas en territoire inconnu comme en Afghanistan, elle jouit d'un soutien populaire bien réel sur la plupart des territoires revendiqués ou déjà sous son contrôle et les pays occidentaux n'ont nullement les moyens de tenir sur le temps long terme leur "soutien" à l'Ukraine. A moins de vouloir faire exploser leur veau d'or qu'est l'Union européenne dans ses contradictions économiques et le rejet populaire toujours plus massif de ses populations. La Russie en est consciente et négociera âprement ses intérêts.

S'il s'agit donc de faire cesser une boucherie et donner aux Ukrainiens l'opportunité d'achever leur guerre d'indépendance pour se reconstruire, assoir leur unité nationale et le développement de leur pays (encore vaste), un traité de paix devra donc établir les concessions suivantes de la part de l'Ukraine (et de ses "soutiens") :

- Neutralité politique de l'Ukraine maintenue. Elle n'intègrera jamais l'UE et l'OTAN
- Restauration des droits civils et politiques de tous les Ukrainiens
- Des concessions territoriales qui s'harmonisent peu ou prou avec la ligne de front

- Du point de vue de la Russie, il s'agit de les convaincre d'abandonner leurs velléités sur les villes de Sloviansk, Kramatork, Kherson et éventuellement Zaporijia. 
- Donner des garanties à l'Ukraine que la Russie ne revendiquera jamais plus d'autres territoires historiquement russes et ne menacera jamais sa sécurité.

Bien sur, d'autres aspects d'un tel traité (en réalité l'accord de cessez-le-feu qui le précédera) portera sur des "échanges" de population (laisser à chacun le droit de décider de sa nationalité définitive dans l'est de l'Ukraine) et sur les réparations de guerre. Si la Russie voit ses relations commerciales et financières totalement rétablies avec l'occident et tant qu'aucune formulation juridique ne vise à la rendre "responsable" du conflit, elle pourrait consentir à partager la note de la reconstruction avec les Ukrainiens, les Américains et Européens qui ne pourront pas échapper à leurs responsabilités initiales sur ce dernier sujet.

Mais le véritable sujet restera de négocier le prix du sang. Celui des Ukrainiens, c'est celui de leur dignité. C'est leur guerre d'indépendance. Ils auront su résister jusqu'au bout à l'invasion et sauver des villes précieuses pour eux. Pour les Russes, c'est celle d'une reconnaissance territoriale qui doit tout au sacrifice ultime de ses propres combattants, par-delà les enjeux stratégiques, géopolitiques ou militaires. 

Enfin, une dernière revendication russe devrait normalement faire consensus tant pour Zelensky que ses soutiens eurofanatiques : la "dénazification" de l'Ukraine. Pour les Russes, l'affaire est entendue, ils ne veulent plus de terroristes ukrainiens habités par la haine du Russe et ayant quelques problèmes de tendinites du bras droit. Pour Zelensky, c'est littéralement une question de vie ou de mort pour lui. S'il concède la Paix, même en ayant sauvé Sloviansk et Kramatorsk, les gentils petits gars de Pravy Sektor et autres nazillons du régiment Azov voudront lui faire la peau. Mais que les Européens ne se trompent pas : leur terrorisme impactera aussi l'Union européenne si ces derniers ne sont pas neutralisés. Car ces derniers n'auront plus d'emploi, plus de rôle militaire mais beaucoup d'amertume contre les dirigeants européens qui les auront laissé tomber. Dans un pays réellement libre, démocratique et en paix, les marginalités politiques, y compris les plus excessives, ne représentent aucun danger particulier. Leur surveillance suffit à prévenir les actes criminels des plus fanatisés. Dans un pays qui perd une guerre, laisser dans la nature de telles personnes fait encourir un risque de sécurité majeur pour toutes les parties signataires d'un traité de paix. Il est à deviner que cette revendication qui devrait pourtant satisfaire un certain Bernard Henri Lévy sera sans doute éludée par les Européens. Ce qui serait une grave erreur. Nous sommes aussi concernés...