lundi 4 mars 2013

Un bras d'honneur des peuples à l'Union Européenne

Ils s'appellent Laurent Louis en Belgique, Nigel Farage au Royaume-Uni, Beppe Grillo en Italie, Timo Soini en Finlande ou encore François Asselineau en France. Ces gens sont en train de soulever progressivement des populations qui font le lien entre l'Union Européenne et le déficit de Démocratie dans leur propre pays.

Voila 56 ans que brique après brique, ce qui apparaît désormais comme un nouvel U.R.S.S  se bâtit sans l'accord des Nations. 

Nouvel U.R.S.S, le terme n'est pas exagéré. Certes, la doctrine économique n'est pas le communisme et la répression ne se fait pas avec des tanks et des fusils. Mais pourtant, les peuples européens ne s'y trompent plus. Car la doctrine économique est désormais néo-libérale et la répression est mentale. En revanche ce qui ne diffère pas entre l'ex régime soviétique et le régime euro-atlantiste actuel, c'est la propagande.

Il est intéressant de se remémorer ce qui a précipité le déclin de l'U.R.S.S. Lorsque Mikhaïl Gorbatchev déssera l'étau soviétique progressivement à partir de 1985, les actes de révolte étaient déjà de plus en plus récurrents. En 1991, la Russie pressurisée par l'aspiration des peuples à reprendre le contrôle de leur souveraineté, ambitionnait de signer un nouveau traité redonnant toute l'indépendance aux pays du bloc soviétique sauf en matière d'entraide militaire. Mais le 19 août 1991, Guennadi Ianaïev et Dmitri Lazov, hommes d’État Russes et fervents idéologues soviétiques, tentèrent un putsh pour empêcher la ratification de ce traité et démettre de ses fonctions Mikhaïl Gorbatchev.

Ce putsh raté signera la fin de l'U.R.S.S bien que son démantèlement sera acté le 8 décembre de la même année. Ce sera la grande heure de Boris Elstine.

Aujourd'hui, l'Union Européenne comme l'U.R.S.S hier, est sur son déclin. Comme l'Union Soviétique, ceux qui dirigent les institutions européennes ou qui leurs sont soumis sont des idéologues ou des politiciens véreux. Les Grecs, les Espagnols, les Italiens, les Irlandais ou les Portugais ont beau manifester par centaines de milliers de personnes pour dénoncer cette main mise de la troïka sur leurs vies, rien n'y fait. Le silence médiatique est aussi assourdissant que la colère est croissante. Comme dans l'ex U.R.S.S, les idéologues de l'européïsme s’arque-bouteront jusqu'à la fin à leur usine à gaz, jusqu'à ce que le démantèlement de l'U.E devienne inéluctable.

Et bien que le réveil des Nations soit tardif, il commence enfin à poindre jusque dans les urnes. Les succès récents en Angleterre, en Italie ou en Finlande de partis politiques eurosceptiques en est le signe avant-coureur.  Évidemment, pour l'oligarchie en place, il est crucial d'effrayer les populations en rangeant ces mouvements politiques dans la case "extrême droite", "populisme", "nationalisme", etc... Sauf en Angleterre ou en Allemagne où la Liberté de la presse n'est pas un vain mot. Le problème est plus récurrent dans les pays latins qui pratiquent plus volontiers la censure ou la diabolisation. Aussi, l'élection remportée du mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo inquiète autant dans les chancelleries que dans les salles de marché. D'autant qu'en se réclamant de l'écologie, ficher l'homme dans la catégorie "extrême droite" va s'avérer très complexe. Les tradeurs sentant le vent tourner font fuir à nouveau leurs capitaux vers d'autres devises comme le yen ou le franc Suisse.

L'euro a donc redémarré une phase de dépréciation, les cotations des grandes banques en prennent pour leur grade, et l'oligarchie toute entière s'inquiète du "populisme croissant" en Europe.

Désormais, les heures de l'Union Européenne sont comptées. Il est fort probable que l'institution sera démantelée bien avant la fin du quinquennat du pseudo Président François Hollande. Quelques signes en France témoignent d'un revirement progressif des idéologies. Pour la première fois, Marine Le Pen a évoqué l'idée de la sortie de l'Union Européenne via une proposition de référendum en 2014, et Jean-Luc Mélenchon signifiait le 28 février dernier sur RMC, qu'il préférerait voir "la fin de l'Europe plutôt que de voir le grand marché transatlantique".

Un autre petit signe encourageant qui m'a valu un grand sourire aujourd'hui : alors que je me rendais à la Banque de France à Bordeaux aujourd'hui, je levais les yeux vers le haut du bâtiment comme à chaque fois que je passe dans le quartier, pour observer les drapeaux européens et imaginer un moyen de les décrocher.

Je n'aurai pas besoin de trouver ce moyen. Les drapeaux bleus aux étoiles d'or ont été retirés de la façade, et un immense drapeau tricolore a été hissé à la place. Les employés de la Banque de France ne connaissaient pas les raisons de ce changement, mais n'en reste pas moins qu'à Bordeaux aujourd'hui, quelqu'un a mis au placard le drapeau de l'occupant euro-atlantiste.

Ne reste plus qu'à espérer que de nombreux Français accepteront de se rendre à la Manifestation du 14 Juillet contre l'euro à Paris que j'organise, et la boucle serait bouclée. Car c'est bien depuis la France ou l'Allemagne que l'Union Européenne pourra être jetée dans les poubelles de l'Histoire. Si les peuples du sud n'arrivent pas à se faire entendre, il est de la responsabilité de la dissidence Française de se soulever et faire trembler encore plus fortement l'oligarchie des incapables. La défense de notre Souveraineté ne peut être en aucun cas le seul fait d'un rattrapage politique, c'est avant tout une question populaire. Si les Français se faisaient enfin entendre, nous n'aurons pas besoin des élections prochaines pour mettre fin au joug de l'Union Soviético-Atlantico-Euro-Libérale. Faut-il d'autres signes pour se mettre en marche ?

Il est désormais temps que le torchon brûle !























lundi 25 février 2013

Le plus petit socle commun

La dissidence Française passe par de nombreux réseaux. Les uns se revendiquent anarchistes, antifascistes, communistes, humanistes, altermondialistes, écologistes, ce que l'on qualifierait fort inexactement comme étant la gauche de l'échiquier politique de la dissidence.

Les autres se revendiquent anti-sionistes, souverainistes, républicains, royalistes, ou identitaires, ce que l'on qualifierait tout aussi inexactement comme étant la droite de l'échiquier.

Dans chacun des points de vue des uns et des autres, il y'a parfois une forme de totalitarisme mêlé à de la bêtise, mais on peut aussi trouver pour toutes les parties, des réflexions très pertinentes sur les maux de notre société et leurs solutions. 

Pour ma part, j'adopte tous les points de vue, dès lors qu'il ne s'agit pas de tomber dans la caricature et des positions extrêmes que je réprouve.

Anarchiste, je le suis. Je ne supporte pas qu'une autorité quelle qu'elle soit me dicte ma conduite et ce qui est moral ou non. Je ne supporte pas non plus qu'on m'empêche de créer mes chances sous prétexte de lois, règlements et procédures qui contreviendraient à mes desseins.

Antifasciste, je le suis assurément. On ne peut écouter, lire et s'intéresser à ce que l'ensemble de la dissidence française explique, sans avoir un profond amour pour la liberté d'expression, et une aversion radicale contre toute forme de fascisme. Et le fascisme se retrouve dans toutes les chapelles. Aucune sans exception n'est épargnée de défenseurs très malsains dans leur conception de la Démocratie.

Communiste, je crois l'être sur quelques points. Notamment sur la question de l'équité des chances et des revenus entre les travailleurs, mais aussi sur la notion de la Terre qui à mon sens n'appartient à personne. J'accepte la propriété privée comme outil de travail et refuge intime du soi, mais il me semble qu'à minima, nous devrions collectiviser le foncier et l'allouer gratuitement à tous ceux qui souhaitent vivre de la terre.

Humaniste, très certainement. Si il y'a bien une cause que je souhaite servir, c'est bien celle de l'humanité toute entière. C'est bien trop grand pour moi, mais je sais ne pas être seul à vouloir améliorer le bien être social du maximum d'êtres humains que possible. Alors je continue de me battre à ma mesure.

Altermondialiste d'une certaine façon. Je ne rêve pas d'un monde uniformisé et se déchirant par ce que certains fous remettraient en question des frontières. Frontières qui sont certes le résultat d'une vue d'esprit, mais néanmoins héritées de l'Histoire et utiles à l'organisation de multiples sociétés. Altermondialiste par l'exemple donc. Tant celui dont on s'inspire, que celui qu'on peut créer pour inspirer d'autres peuples.

Écologiste, totalement. C'est même par ce champs de recherche que je suis entré en dissidence et que je me suis formé à bien d'autres questions. Je pousse même le raisonnement à appeler de mes vœux, une décroissance tant économique que démographique, pour garantir aux générations présentes et futures de pouvoir espérer un avenir plein de vie.

Je suis aussi anti-sioniste. Comment ne pas l'être quand on connaît l'histoire et l'actualité de la construction illégitime de l’État d'Israël, et du lobby sioniste réellement existant parmi nos élites ? Ça n'est pas mon véritable cheval de bataille, mais je ne céderais pas aux accusations imbéciles d'antisémitisme par ce que je dénonce le racialisme de cette doctrine malfaisante.

Souverainiste, d'une certaine façon, car j'aime moins le mot que l'idée sous-jacente. La Souveraineté Nationale n'est pas un principe malsain ou marginal. La Souveraineté Nationale est l'exacte définition de la Démocratie. Le peuple commande. Qui conteste le principe de Souveraineté Nationale est par définition un opposant à la Démocratie.

Républicain aussi, car je pense que chaque citoyen doit pouvoir s'intéresser à la chose publique, et contribuer activement à l'édification des droits et devoirs permettant de créer une certaine harmonie dans un pays de 65 Millions d'habitants.

Royaliste, je ne le nie pas. Non de la vielle école aristocratique qui consisterait à remplacer une oligarchie par une autre, mais il me semble qu'une institution royale aurait au moins le mérite de redonner le sentiment de prestige et la fierté sous-jacente, d'appartenir à un pays qui a une vielle histoire. On peut tout repenser pour veiller à ce qu'un monarque (homme ou femme) soit élu et sous contrôle du peuple. Mais faire un pont entre notre Histoire et notre Avenir par le biais d'une institution pérenne rappelant constamment notre Souveraineté et notre intemporalité en tant que Nation, serait à mon sens salvateur pour la France.

Identitaire que de très peu. J'ai été élevé par un Africain, et je considère que c'est le hasard qui m'a fait naître en France dans la peau d'un blanc. Mais j'accepte le principe de fondamentaux culturels qui supervisent notre inconscient collectif, et j'adhère donc à l'idée que nier ces fondamentaux ou chercher à les abolir sous prétexte de réduire le chauvinisme imbécile, c'est en vérité créer beaucoup de mal être dans la société. A ce titre, cautionner une immigration dérégulée, quand il y'a déjà suffisamment de Français de toutes origines ethniques ou confessionnelles qui sont en perte de repères et vivent un grand mal être social, j'appelle cela suicider la Nation dans toutes ses composantes. Aucun autre pays ne ressemble à la France, et aucun autre peuple ne nous ressemble. Avoir une identité est la première base pour empêcher toute destruction de ce que nous sommes collectivement.

Je considère en vérité que ma pensée ne se limite pas à un courant idéologique plutôt qu'à un autre. Toutes ont leur part de bon et de mauvais, et j'essaye avec mes codes moraux et mon savoir accumulé, de trier le bon grain de l'ivraie. Je ne demande à personne de me ressembler, et je n'impose à personne mes convictions. J'en débats et j'apprends des autres ce qu'ils veulent bien m'apporter.

Lorsque quelqu'un se perd dans la haine, je garde pour moi mon sentiment. On peut être intelligent et rempli de haine, de nombreux despotes l'ont prouvé dans l'histoire. Simplement, je n'ai pas le luxe aujourd'hui de pouvoir haïr ou ignorer des personnes que je juge malsaines dans leur conception des choses, si elles partagent à minima, le plus petit socle commun.

Ce plus petit socle commun est le désir ardent de chasser l'oligarchie actuelle du pouvoir, récupérer notre Souveraineté pleine et entière, et garantir la promesse d'une constitution réellement rédigée par le peuple, lorsque plus de 40 années de trahisons et de dérégulations économiques auront été assainies.

Je ne me fais aucune illusion, si Révolution il y'a et qu'elle permet de purger le système des fous qui sont aux manettes, il faudra nécessairement un pouvoir fort ce qui implique le risque d'un despote ou à minima, d'une sorte de De Gaulle moderne.

Mais si le plus petit socle commun est respecté entre toutes les factions de la dissidence Française, qu'elles soient inexactement qualifiées comme étant de gauche ou de droite, alors peut-être (pour ne pas dire sûrement) que cette Révolution, nous pourrons enfin la faire.

Se fâcher entre partisans de telle ou telle idéologie est un luxe que l'on ne pourra se permettre que lorsque nous aurons institué une véritable Démocratie. Mais tant que nous sommes sous l'empire des fous, c'est une honte à l'intelligence humaine que de voir tant de cerveaux capables de renverser le pouvoir, perdre leur temps à se haïr mutuellement du fait d'une mauvaise analyse des priorités qui sont respectivement:

1) Se rassembler
2) Renverser le pouvoir
3) Assainir par la confiance en un gouvernement technique de transition et représentatif de l'ensemble.
4) Écrire une Constitution
5) Revenir à nos bonnes vieilles querelles idéologiques.

C'est cela le plus petit socle commun...





samedi 16 février 2013

Thechangebook, le réseau social qui ne change rien...

 Il y'a quelques heures de cela, je regardais l'excellent journal du Capitaine Anderson du 19 Février 2013, où ce dernier expliqua en fin de présentation des actualités, le fait que le réseau social "Thechangebook" avait censuré sa vidéo, du fait des interconnexions entre son site, et celui d'Egalité & Réconciliation, le blog d'Etienne Chouard ou encore de François Asselineau.

Thechangebook est en fait un site construit par des "indignés" rejoignant la mouvance "Actualutte".

A priori, se considérer comme "indigné" ne peut être contenu par une quelconque mouvance idéologique, si ce n'est d'être globalement opposé au système tel qu'il est conçu.

Les réponses proposées sont nombreuses pour en découdre, mais du fait de leur diversité, on ne peut cataloguer les unes et les autres comme étant saines ou malsaines, à moins de défendre l'idée du meurtre ou encore appeler à la haine de tel groupe ethnique ou religieux comme exutoire à ce qui nous oppresse.

Ainsi deux grandes visions se disputent : Celle de ceux qui souhaitent simplement ré-instituer notre Souveraineté pleine et entière, et en profiter pour changer de dogme économique et améliorer très clairement la Démocratie. Puis celle de ceux qui défendent un altermondialisme béat et ne remettent donc pas en cause la thèse mondialiste. 

Pour ma part, j'estime être né par hasard en France et j'espère bien expirer mon dernier souffle ailleurs dans le monde. J'ai été élevé par un africain (musulman en outre) dans un quartier où de nombreuses communautés ethniques et religieuses vivaient globalement en bonne entente. Je ne suis donc pas patriote, mais je ne suis pas altermondialiste pour autant. Pour la bonne et simple raison que je trouve plus "facile" de changer les choses en son propre pays que de changer le monde. D'autant que les différences culturelles font que les notions de changement vers un mieux, ne sont pas forcément les mêmes en Inde, en Chine, en Arabie Saoudite ou en France. 

Si les altermondialistes ne s'opposaient pas si stupidement à ceux qui défendent le principe de restauration de la Souveraineté Nationale, je n'aurai aucune raison de publier ce billet. Mais je commence à être fatigué d'être insulté de facho par ces derniers, lorsque je sais être un homme profondément ouvert sur les autres, et plus encore sur les différences de chacun.

Le fascisme n'est rien d'autre qu'une dictature interdisant la liberté d'opinion et plus encore d'expression. C'est l'autoritarisme d'une pensée unique, quelle qu'elle soit. On peut être communiste, anarchiste ou royaliste et être fasciste. Comme on peut être simplement ouvert au débat avec ses opposants, afin d'affiner sa propre vision des choses et mieux comprendre ce que pense l'autre.

Hors, un très grand nombre "d'indignés" sont en fait des altermondialistes à proprement parler fascistes. Pour la bonne et simple raison qu'ils assimilent sottement la Souveraineté Nationale (le peuple commande en son territoire) à de la xénophobie. Sans doute est ce lié à trente années de mélange des genres entre un Front National surmédiatisé, et des partis politiques et économistes d'opérette qui répétaient à l'envie que la Souveraineté était du "repli sur soi".

Cela ne répond à aucune statistique officielle, mais de ce que je constate de l'altermondialisme, nous avons deux grandes catégories de populations. Tout d'abord, la majeure partie des altermondialistes sont relativement jeunes, plutôt à gauche ou se revendiquant comme étant anarchistes ou antifascistes. Une plus petite partie de ces gens sont souvent des anarchistes entre deux âges. 

Si heureusement une bonne partie de ces gens savent distinguer ce qui relève de l'universalisme dans le cadre d'une souveraineté nationale respectée, du mondialisme pur et simple, ça n'est pas le cas pour tous.

Ainsi, les indignés qui sont derrière le réseau social Thechangebook ont publié dans leur charte le critère de modération suivant :

"Les critères de modération sur TheChangeBook se basent sur le respect de chacun(e), et visent à inviter fermement toute forme de discrimination à aller s'exprimer ailleurs sur le net. Toute atteinte à une personne sur son identité, son origine, son orientation sexuelle, son handicap, son état de santé (etc) ainsi que les menaces, le harcèlement, l'intimidation ou la violence n'ont pas leur place sur ce réseau. L’envoi répété d’invitation ou de message non sollicités (insulte, prosélytisme, etc) est considéré comme une forme de harcèlement. Par extension, la publication ou diffusion de source ou de contenu pornographique, raciste, négationniste, sexiste, homophobe, (etc ...) fera l'objet de sanction."

La logique voudrait que Capitaine Anderson n'aurait pas dû avoir des soucis de censure. Son journal ne contient aucun propos pornographique, raciste, négationniste, sexiste ou homophobe.  Peut être que le diable se cache dans le "(etc.)" soumis à la libre appréciation des censeurs, mais il semble bien que ce soit le fait que son journal soit relayé dans différents sites ayant pour caractéristique première de défendre la Souveraineté Nationale qui gêne.

Ce qui semble donc indiquer que les modérateurs de Thechangebook sont tous des altermondialistes en puissance. Ce qui se vérifie sur le site Actuallute ou en cherchant qui sont les partenaires de ce mouvement, on trouve le réseau "Etika Mondo". Sur leur site internet, les administrateur de Etika Mondo indiquent vouloir faire preuve de transparence totale. Cependant, aucun nom ni aucun organisme de financement n'apparaît. 

En revanche, on peut lire dans l'onglet "mission" sur leur site le texte suivant :

"Connecter les initiatives éthiques entre elles et les faire connaitre partout dans le monde afin que le village planétaire organise son quotidien pour passer à l’ère de l’écologie, de la paix, du vivre ensemble et de la spiritualité, grâce à la fois à la relocalisation de l'économie et à l'échange entre les cultures."

"Le village planétaire" étant une expression typiquement altermondialiste, au moins nous savons quelle valeur première est défendue.

J'ai publié sur ma page Thechangebook par provocation, un lien vers l'excellente conférence "la tragégie de l'euro" de François Asselineau. Les sympathisants de l'U.P.R savent à quel point je suis critique avec le fonctionnement de ce parti politique, mais je reconnais l’œuvre de pédagogie de François Asselineau sur la démolition européenne.

Immédiatement, j'ai eu le droit aux insultes de fasciste d’extrême droite habituelles, ainsi qu'une aimable explication d'un certain Galdar sur ce qui faisait dissension :

"Sylvain, certains liens sont refusés sur TCB pour des raisons techniques : ceux-ci qui sont, de près ou de loin "reliés" à des espaces extrémistes, signalent à chaque clic d'ouverture la provenance de ce même clic, c'est-à-dire ici, TCB. (Un site professionnel, entre autres, que connaissent tous les webmasters assume cette provenance : Weborama

http://www.weborama.fr/

Qu'est-ce que cela signifie ?

Réponse : Les responsables des "espaces extrémistes" connaissant dès lors l'existence de TCB en tant que réseau alternatif, vont vouloir venir, poster et tenter de "récupérer" Thechangebook pour leur propre usage extrémiste.

Il est utile de savoir qu'en chaque période de crise économique - ce qui est le cas présentement - les mouvements d'extrême-droite exploitent le désarroi public pour s'infiltrer dans un maximum de sites d'opposition en vue de proposer des solutions simplistes qui flattent l'attente de ce public.

Nous ne voulons pas que ce genre de choses arrive, raison pour laquelle certains liens sont modérés.

Comprends-tu mieux à présent ?"


Les administrateurs de Thechangebook craignent donc que les usagers de certains sites "extrémistes"  puissent venir troller TCB.

Ce mépris total pour l'intelligence humaine, la capacité de tout à chacun d'exercer son sens critique pour se faire une opinion sur ce qui est une pensée extrémiste ou non, témoigne de l'extrémisme des modérateurs du réseau social "thechangebook".

Encore une fois, si je ne suis pas d'accord avec les altermondialistes sur l'analyse des solutions, je n'ai rien contre eux. Nous avons globalement la même analyse des problèmes, et du fait de mes amitiés avec justement quelques altermondialistes, je comprends leur désir tout à fait humain de faire de la Terre une sorte de grand "village".

J'ai même entamé la rédaction de la "Constitution du Monde" à l'occasion d'un débat avec un ami, pour le seul plaisir de démontrer que je n'étais ni enfermé dans mes positions, ni désintéressé par les vues des altermondialistes. Rationnellement, je ne crois pas que l'on puisse changer le monde, c'est aussi simple que cela.

Ne pouvant vérifier quelles sont les personnes morales et physiques qui financent ou véhiculent leurs doctrines aux indignés d'Actualutte, je me garderais bien de crier au complot. D'autant que je suis convaincu que nous avons plus à faire à de la bêtise flagrante de quelques jeunes bobos refusant d'ouvrir leurs esprits aux analyses de ceux qu'ils pensent être leurs opposants, plutôt qu'à des affreux gangsters en col blanc veillant à détourner la colère des Français, vers des solutions continuant d'encenser le mondialisme (avec un peu de maquillage bisounours en plus).

Je déconseille donc très fortement à ceux qui sont très attachés à la liberté d'expression, et au respect de tout à chacun quant à leurs propres convictions, de s'inscrire sur Thechangebook, qui est un réseau social qui ne change rien...

mercredi 28 novembre 2012

L'angoisse du dénouement


Le 21 décembre 2012 approche, et chacun considère la date fatidique tantôt avec amusement, tantôt avec curiosité quand d'autres ne lui accordent aucun crédit particulier. Plus rares sont ceux qui sont réellement convaincus que la fin du monde approche. Ce que l'on peut postuler, c'est que le poids de l'histoire associé aux mystères de notre existence et aux vestiges laissés par des civilisations antérieures ne peut nous laisser indifférent. D'autant qu'il y'a une résonnance particulière entre la crise de société à l'échelle mondiale que nous vivons aujourd'hui, et une prophétie inquiétante annoncée par un peuple qui batissait des pyramides loin de l'Egypte, il y'a près de 3000 ans.

A titre personnel, je ne crois pas en "la fin du monde". Bien des cataclysmes peuvent survenir, il se trouvera toujours des êtres humains pour y survivre. En revanche, je crois au peuple des bâtisseurs et en leur préscience car on ne peut résolument pas bâtir des édifices titanesques avec des bouts de bois et des cordes en papyrus comme souhaiteraient nous le faire croire certains historiens en mal d'imagination. Des civilisations ayant su construire des pyramides, des hypogées, ériger des blocs de pierre monstrueux et acquérir une très bonne connaissance de l'astronomie avant de disparaître ont forcément un message à nous transmettre. Femina sapiens existe depuis plus de 200.000 ans, il est évident qu'un voile obscur nous contraint à l'ignorance de ce que nos anciens avaient appris et jusqu'à quel point ils purent développer leurs sciences et leurs technologies. En revanche, ils nous ont laissé pour héritage un ensemble de questions et il est vrai quelques prophéties pas très rassurantes.

La foi en Dieu est une forme de sagesse ancienne qui perdure encore aujourd'hui et qui était aussi l'appanage de peuples qui avaient atteint un niveau de connaissances qui semble assez similaire à celles que nous avons acquis aujourd'hui. Les mythes appocalyptiques existent dans toutes les religions et même pour le non croyant, l'éventualité de dons particuliers chez certains êtres humains leur permettant d'entrer en contact avec un monde qui nous échappe fait peu de doutes. En effet, on ne compte plus les phénomènes médicaux et supra-physiques qui viennent chatouiller notre cartésianisme exacerbé. Outre les prophètes qui ne sont finalement que des médiums passés à la postérité, il y'a encore aujourd'hui de véritables médiums ou des magnétiseurs qui transgressent notre dogme rationaliste qui serait censé nous rassurer sur l'incongruité de notre existence.

La Science elle-même pose ses propres questions, notamment la biologie et la physique qui finissent toujours par affronter leurs propres murs théoriques sur ce hasard prodigieux qui fait de nous des poussières d'étoiles pensantes. Il n'y a rien de logique ou de rationnel à notre existance, nous ne sommes rien d'autre que le songe de quelque chose qui nous dépasse. Cette même science qui nous a aussi apporté la bombe à retardement qu'est Fukushima pour évoquer les menaces qui pèsent de façon prégnante.

Ainsi donc, les mythes et les prophéties nous annoncent une "fin du monde" ce que je traduirais plutôt par une fin de cycle civilisationnel ou autrement dit (pour être plus positif), un nouveau cycle spirituel. Les personnes un peu informées savent que la finance est actuellement en train de s'effondrer face à un système économique et monétaire basé sur l'endettement des peuples et la cupidité. Outre la question de la finance, il y'a aussi la ressource pétrole qui s'épuise inéxorablement et qui faute de trouver une révolution mentale de nos dirigeants - et plus encore des peuples à même d'éjecter les fous qui se croient à l'abri de notre force démographique - va nous contraindre à revoir totalement notre conception de la quête du bonheur. Car le bonheur de demain pour les occidentaux, sera celui de pouvoir se nourrir à sa faim, tout simplement.

Enfin reste l'angoissante réalité des confrontations belliqueuses entre un bloc américano-sioniste d'un côté, et un bloc arabo-sino-Russe de l'autre. Entre ces deux blocs, la vieille Europe est assujetie à l'OTAN sans pour autant que ses peuples cautionnent les guerres ignobles qui en découlent. Et tous pressentent que le sous-continent Européen est devenu une sorte de tampon géopolitique qui pourrait bien récolter les fruits des rêveries impérialistes des uns et des autres, par le feu nucléaire qui menace constamment. Les fous ne sont jamais raisonnables et il n'existe aucune arme qui n'ait jamais été utilisée. 

Les murs économiques et sociétaux sont donc bien là, ils concernent très clairement toutes les personnes ayant moins de 70 ans et personne ne sera épargné.  Cependant, la date est désormais trop proche pour qu'elle puisse concerner un cataclysme astronomique, géopolitique ou pétrolier. Aucune catastrophe naturelle quand bien même franchement dévastatrice ne pourrait détruire l'ensemble de l'humanité en une seule journée et rien n'annonce au niveau sismique que quelque chose se prépare de façon imminente. La finance pourrait bien s'écrouler du jour au lendemain mais comme les fous ont décidé de faire durer le plaisir, je ne pense pas que l'on puisse envisager un Krack monumental d'ici là. 

Alors qu'en reste t'il ?

Une visite de nos copains d'outre galaxie ? Pourquoi pas, mais c'est tellement en dehors de notre capacité à le conceptualiser que je doute moi-même que cela puisse arriver.

Un message divin et l'avénement d'un nouveau prophète ? Même réponse  que la précedente, d'autant que des milliers de prophètes se balladent déjà sur Terre sans être reconnus comme étant crédibles par notre civilisation occidentale ayant perdu une grande part de sa spiritualité d'antan.

Une Révolution monumentale ? Cela me plairait beaucoup mais il faudrait pour cela un élément déclencheur suffisamment important pour que des populations largement abruties au consummérisme et à la propagande récupèrent enfin le pouvoir.

Fukushima qui ferait des siennes ? Très rationnellement, je ne crois pas que la radioactivité qui en découlerait serait capable de décimer l'intégralité de tout ce qui vit sur Terre, mais effectivement les Japonais auraient de gros problèmes, et l'ensemble des bourses s'effondreraient.

La vérité, c'est que je ne pense pas qu'il se passera quoi que ce soit de perceptible le 21 décembre 2012. Si nous devions évoquer une date qui a marqué un point de bascule civilisationnel, ce serait plutôt le 11 septembre 2001 qui nous a fait entrer dans une sorte de sas où désormais, les peuples occidentaux sont soumis à un choix : Laisser faire et accepter une destinée effroyable, ou reprendre le contrôle de nos patries et résoudre ce qui peut l'être en urgence avant de commencer à adoucir notre modèle de société. Plus de 10 années de révolution cybernétique et de tensions géopolitiques et économiques sont en train de faire leur besogne intellectuelle sur une part infime des populations. Celle des véritables élites. Des savants du quotidien, des lettrés amateurs, des curieux qui pellent les oignons du système jusqu'à en découvrir leur coeur acide, mais aussi les solutions pour les museler et changer le monde.

A ce titre, je ne pense pas qu'il faille s'angoisser à l'idée que le 21 décembre 2012 amorce une fin de quelque chose, mais plutôt s'angoisser qu'il ne se passe rien. En tant que croyant (mais totalement athée de religion), je pense que Dieu nous observe et nous met à l'épreuve. Mais le jeu n'a qu'un temps et il ne tient qu'à nous de nous montrer dignes des choix proposés.

Nous savons ce qu'il se passe, nous savons que notre inertie nous suicidera tous et nous n'avons donc aucune raison logique de ne pas nous soulever.

Si je devais donc formuler un voeu pour ce 21 décembre qui approche, c'est bien que des dizaines de peuples et notamment celui de France, chassent leur oligarchie, reprennent le contrôle de leur pays dans le bon sens et dans la sagesse, pour tenter de faire basculer le Monde dans un changement de civilisation qui serait autrement plus pacifique et harmonieux que ce que les cinq derniers millénaires ont forgé, et tout du moins tirer un trait sur plus d'un siècle d'oppression financière et ésotérique de quelques fous.

Si rien de cela ne devait arriver d'ici là, j'espère bien que les rationalistes auront raison s'agissant de cette date fatidique. Car des civilisations aujourd'hui disparues et ayant sû bâtir des monuments que nous serions incapables de reproduire aujourd'hui, nous ont laissé une mise en garde qui mérite à minima qu'on prenne au sérieux l'avertissement, et qu'on le transpose à ce que nous constatons dans le délitement sociétal que nous subissons aujourd'hui...

Il n'est pas pire vanité que de croire que les leçons de l'Histoire ne puissent être considérées comme une série d'avertissements, pour ceux qui vivent dans le temps présent...

jeudi 18 octobre 2012

La grève contre les briseurs de rêves.



Les "bongs" caverneux se succèdent aux clapotis qui chantent leur paisible musique le long de la coque du bateau. Les amarres grincent et crissent comme si elles voulaient témoigner de la volonté du voilier que j'observe à prendre la mer. Le navire ne paye pas de mine, mais il tire encore sur les cordages malgré l'absence de courant et de vent sur le port de Bordeaux. Je pourrais presque entendre son appel à embarquer au plus vite, pour le libérer de la bite d'amarrage qui l'oppresse et hisser les voiles sitôt à bord. 

Le pont du navire mériterait un bon sablage pour évacuer la rouille qui le dévore peu à peu, ainsi que la coque après une observation plus attentive du canot. Il y'aurait évidemment un coup de peinture à passer, une bonne couche de gel-coat pour le protéger du milieu marin, certainement quelques voiles à changer, mais n’y a-t-il pas un certain plaisir à rendre sa dignité à un bateau ? A son bateau, je veux dire…

En ce jeudi 18 octobre, je traine ma solitude sur le bassin à flot, le temps que les 45 minutes de coupure imposée par la réglementation européenne du transport routier, s’inscrivent sur ma carte de conducteur (le disque a quasiment disparu depuis quelques années). Alors j’en profite pour regarder les voiliers, et ressasser par la même occasion ce rêve jamais accompli d’en posséder un. 

Il y’a en effet quelques années, alors que je vivais encore en appartement, je me suis mis en tête de devenir propriétaire. Un voilier habitable d’occasion en bon état peut se trouver à partir de 30.000 € pour qui sait chercher. J’avais à l’époque jeté mon dévolu sur « l’Amphora » de Wauquiez avec sa magnifique cabine arrière. Il faut dire qu’à l’époque, nous étions deux à nous projeter la grande aventure, et nous souhaitions un minimum de confort. Nous nous sommes donc renseignés. En quelques semaines, le monde du nautisme n’avait plus de secrets pour nous. Nous connaissions l’argus des bateaux, leurs qualités et leurs défauts, les difficultés de vie en mer et au port, mais aussi la douceur nonchalante d'une vie à rencontrer d’autres voyageurs en escale pour se conter des histoires de baroudeurs des mers. Notre idée était d’acheter un bateau à bon prix et dans un état correct, le rembourser sur trois ou cinq ans en vivant dedans (donc plus de loyer à payer), en profiter pour apprendre sur le long terme à naviguer, savoir se positionner sur une carte, affronter une houle venant s’écraser sur le pont à l’occasion de quelques sorties sur le golfe de Gascogne, bref devenir de bons marins.

Pour l’occasion, je m’étais même formé à la stratification, afin de pouvoir réparer une coque plastique abîmée dans n’importe quel port du monde. Nous voulions bouffer de l’océan, accoster sur des continents nouveaux et des îles enchanteresses, explorer de nouveaux territoires, fraterniser avec le Monde durant quelques dizaines d’années, tant que notre jeune âge nous le permettait.

Puis vint le moment de contacter des banques et ce fut alors la grande désillusion. Les organismes spécialisés dans le crédit-bateau, ne prêtaient de l’argent que pour les occasions récentes où les bateaux neufs. Sachant que ces derniers se négocient au moins à 100.000 € l’unité, il était hors de question pour nous de nous ruiner durant 20 ou 30 ans de notre vie, pour ne jamais réaliser notre rêve de globe trotter au final. Il en fut évidemment de même auprès des autres banquiers qui voyaient d’un mauvais œil notre manque de stabilité professionnelle, cela malgré des revenus constants et bien au-dessus de 2000 €/mensuels pour nous deux. La plupart des plaisanciers préférant vendre cash leur navire pour en acheter un plus gros, nous étions bloqués. Bloqués non par manque de revenus réguliers à faire valoir, mais par ce que d’un côté, le système aimerait dézinguer le C.D.I dans le but de permettre aux entreprises de licencier plus facilement et ajouter ainsi de la « flexibilité » à l’économie, et de l’autre, ce même système refuse de faire confiance à qui n’est pas cadre-fonctionnaire depuis 30 ans au moins pour accorder un crédit, un bail, un peu de droit au rêve.

De guerre lasse, après une année à vivre dans un minuscule 25 mètre² sans au moins le plaisir de boire le café à Reykjavik ou à Bora-Bora le matin, nous avons opté pour une vie plus banale et avons trouvé une petite maison de campagne avec un loyer qui était encore acceptable pour notre budget à l’époque. Les circonstances ont fait que notre histoire s’est tarie avec le temps, mais que nous sommes aujourd’hui obligés de continuer notre collocation forcée, faute de moyens pour reprendre chacun notre envol.

Alors aujourd’hui, errant sur le quai du bassin à flot, je regarde avec envie ces bateaux pour la plupart à l’abandon, pour un bon nombre cherchant acquéreur et je mets en parallèle le temps de ma vie qui s’écoule inexorablement, sans que je puisse avoir le droit de réaliser mon rêve car le Système n’est pas conçu pour les rêveurs. Combien d’idées ingénieuses, de projets d’entreprise, de maisons de campagne, de bateaux, de corps de ferme et que sais-je encore, n’ont jamais trouvé leur financement car le Système n’accepte de nous que notre consentement au travail pour payer son usure légalisée, rémunérer ses riches actionnaires, entretenir la spéculation sur nos vies, mais ne surtout pas générer de la richesse réelle et accorder un peu d’espoir à chacun ?

Le Système est si bien conçu, qu’il a su acheter le politique, lui imposer ses ordres, se débarrasser de nos Souverainetés Nationales si gênantes pour lui et même faire croire au plus grand nombre grâce à des médias tout aussi achetés, que les Etats-Nations étaient forcément des concepts dépassés qui ne pouvaient qu’évoquer le « repli sur soi », « le dangereux retour au nationalisme », etc, etc.

Pour notre plus grand malheur, mais aussi peut être notre seule chance de libération, cette économie de la cupidité arrive en fin de cycle sur une gigantesque pyramide de Ponzi monétaire. Avant le grand Krach, nos politicards s’affolent pour rembourser les dettes qu’ils se croient justement obligés de rembourser en notre nom et prévoient de grandes cures d’austérité ce qui n’a d’autres conséquences qu’accélérer la chute. Par ailleurs, ces fous n’hésitent plus à piétiner des Référendums, imposer leur fédéralisation à marche forcée et placer leurs pions Goldman Sachs  à la tête des Etats et institutions européennes. Ce que les peuples commencent à comprendre et percevoir malgré la propagande européïste. Nous savons désormais dans quelle nouvelle U.R.S.S nous vivons. Cette dernière n’est pas soviétique, mais libérale et atlantiste.

Un appel a été lancé depuis l’Espagne dans le but d'organiser une grande grève générale au sein de l’Union Européenne le 14 Novembre prochain. Je ne puis que soutenir cette action, car elle peut précipiter les choses et mettre au pas ceux qui prétendent nous gouverner. 


Mais une véritable grève correctement planifiée doit cependant trouver son organisation autrement que par la simple question de l’abandon du travail. Par exemple, il serait nécessaire que les cheminots puissent organiser du transport gratuit à destination des grandes villes de France et d'Europe pour les manifestants qui le souhaitent. Que les fonctionnaires du Trésor Public fassent la grève de la collecte d’impôts. Que les palais de justice ajournent les liquidations judiciaires ou les expulsions de locataires en défauts de paiement. Que les employés de banque refusent l’encaissement de liquidités mais proposent à chacun de vider ses comptes. Que les employés de l’E.D.F remettent le courant aux foyers qui en sont privés du fait de factures impayées, etc. etc.

Enfin vient le mot d’ordre et pour moi il est très clair :

-Exigence de démantèlement de l’Union Européenne au moyen de l’article 50 du Traité sur l’Union Européenne saisi par chacun des gouvernements.
-Nationalisation de toutes les banques.
-Tenue de nouvelles élections en toute transparence, et sans limitations (type 500 signatures ou censure médiatique)
-Récupération des prérogatives de nos banques centrales de financement de l’Etat et des collectivités territoriales.
-Interdiction de création monétaire pour les banques privées.
-Refus de l’austérité.

Il y-a beaucoup d’autres urgences en vérité, mais les dernières citées ont un lien fort avec la Démocratie, soit le socle de la Souveraineté des Peuples à gérer leurs affaires.

Toute autre revendication qui ne tiendrait pas compte des éléments pré-cités ne seraient que pure fumisterie de la part des syndicats, qui sont je vous le rappelle, largement financés par la Confédération Européenne des Syndicats (soit l’U.E).

Il faut donc que la Base se saisisse de cet événement et impose aux dirigeants syndicaux l’organisation d’une grève générale avec ces revendications, et une volonté de servir les peuples par le biais d’une grève générale.

Et vous, que ferez vous le 14 Novembre ?

Donnerez vous encore votre sueur à des briseurs de rêve ?


Pour comprendre les revendications, rien ne vaut une bonne conférence sur le sujet Européen.


mardi 9 octobre 2012

Nuit de colère



Il est 4 heure du matin et je ne parviens toujours pas à trouver le sommeil. A quoi bon insister, cela fait des années que pour ne pas remuer toute l'angoisse du monde sur mon avenir, je m'adonne au même rituel :

Repousser les draps de cette couche qui fait mauvais accueil à mon corps, allumer une cigarette et l'ordinateur, puis écrire.

Sur le bureau de ma vie, un loyer en retard, des factures qui s'amoncellent et deux nouveaux P.V pour avoir été flashé par les appareils de racket numérique de la mafia étatique. Je ne suis pourtant pas un cow-boy sur la route. Je suis même plutôt prudent et ne dépasse jamais les 110 Km/h sur autoroute pour économiser du carburant. 

Dans deux heures, je vais devoir demander à mon organisme de nier l'épuisement de ma nuit blanche pour travailler. Il s'agira pour moi de livrer des marchandises diverses à une trentaine de clients. Une journée de travail de 10 h environ. Une forme d'esclavage moderne pour maintenir à flot un compte constamment dans le rouge, régler ce fichu loyer en retard, soit une somme de 690 € qui s'ajoute au loyer de ce mois-ci, régler un PV, peut être une facture si je parviens à tirer sur la corde du déficit consenti par ma banque moyennant agios, et quelques timbres à coller sur le courrier à destination de mes différents créanciers (principalement le Trésor Public au final). Quelques courriers pour expliquer que non, je ne suis pas en mesure de payer les impôts que l'on me réclame, ni le énième P.V récolté du fait que je ne suis pas un robot conditionné à une attention toujours accrue à une signalisation très changeante, pas plus que ce trop perçu des assedics qui traîne depuis quelques mois maintenant.

Mon intérim parvient à me faire travailler à temps plein trois semaines sur quatre. Je parviens à cumuler péniblement un salaire mensuel de 1400 € net puisque je fais beaucoup d'heures. Mais quand bien même ce salaire reste un revenu élevé par rapport aux bêtes de somme qui n'ont pas vu leur usine fermer pour le moment ; aux étudiants qui passent 25 heures par semaine à jeter des sandwichs invendus dans un Mc Do ; ou à un Rmiste qui s'organise administrativement pour survivre ; au final, ce salaire arraché à l'adrénaline de mon corps reste misérable face au coût global de la vie.

Il fut un temps où je me remettais en question, me culpabilisais de gérer aussi mal mon budget. Mais cela fait désormais quelques années que je ne culpabilise plus. Car autour de moi, je constate trop de gens qui se crèvent à la tâche, et me font part de cette même oppression fiscale. La classe moyenne qu'elle soit composée de salariés du privé gagnant jusqu'à 2500 €, de petits entrepreneurs qui se battent pour ne pas couler et de fonctionnaires qui pensaient que la sécurité et les primes de la fonction publique les préserveraient ; cette classe moyenne est aujourd'hui aussi pauvre que les Français qui ont abandonné l'idée de travailler. Ce que ces derniers économisent sur les allocations, les factures E.D.F au tarif social, les aides au transport et l'absence d'impôts à régler pour survivre avec moins de 700 € par mois, la classe moyenne dispose d'autant, voir moins de revenus nets après paiement des loyers sans A.P.L, de leur crédit, du carburant, de leurs factures et impôts.

Il ne s'agit pas d'opposer les uns et les autres. Si j'ai un besoin vital de travailler du fait d'un socle moral qui finalement m'opprime, je suis conscient que l'économie se dégrade à très grande vitesse et que tout le monde ne pourra pas trouver un emploi. J'en suis d'autant plus conscient par ce que mon métier m'expose au coeur de l'économie. Quant à ceux qui pourraient travailler mais ne le veulent pas, je les admire en vérité. Ils ont raison, il est plus difficile pour l'Etat de les opprimer fiscalement et il est plus facile de vivre à l'économie quand il n'y a nul besoin de dépenser du carburant pour aller travailler. 

Je ne culpabilise plus et je ne porte aucun jugement de valeur sur mes contemporains qui vivent au crochet de l'Etat. Quand on y réfléchit jusqu'au bout, ceux qui assument ce choix de vie font la nique au Système, et particulièrement aux marchés qui endettent le pays. L'oligarchie politique se fait graisser la patte par les financiers afin d'esclavagiser notre peuple à la dette. Et le Rmiste qui s'assume, extorque aux banksters cette fausse monnaie que ces gredins prêtent à la France et qu'un jour nous ne leur rembourserons plus. Le Rmiste qui s'assume est un héros à mes yeux.

Quant au salarié qui se crève à payer la dette immonde, c'est un autre genre de héros. Plein de bravoure, de volonté d'exister par sa capacité à servir une entreprise, une économie et un pacte social, il trime croyant pouvoir courir plus vite que son endettement qui le devancera toujours, mais une forme de rage désespérée l'empêche de renoncer. Il rêve encore d'un mieux. Même lorsqu'il sait que tout s'effondre.

Je ne culpabilise plus et comme ces millions de héros imbéciles qui se crèvent à la tâche pour maintenir ce pays à flot, ma colère va grandissante.

Qu'on me donne un fusil et je vous jure que j'en tuerai un, deux... Tous si je peux !

Pas des innocents, des héros ordinaires ou même ces pauvres abrutis qui ont décidé de haïr l'autre pour expliquer leur misère. Non, ces gens là, avec leurs qualités et leurs défauts sont mon peuple.

Ceux qui subiraient toute la puissance de ma colère, ce sont les traîtres !
Ces salauds en col blanc qui assassinent la Nation en la déshabillant de sa Souveraineté et en la prostituant à des Banksters ! Ces espèces d'ordures qui ont voté toutes les lois dérégulant la finance et l'économie pour faire de nous des stupides consommateurs écervelés et des défricheurs inconscients de forêts. Ces fripouilles au sourire carnassier, qui dupent le peuple sur des promesses vides pour conserver leur siège de député ou de ministre, tandis que des trillons d'euros sont vampirisés par de cupides connards qui se rient des 870 Millions d'êtres humains qui crèvent de faim dans le Monde.

Non je ne culpabilise plus !

Mais je ne dors plus de voir mon peuple ne pas se réveiller et prendre conscience qu'on a fait de lui un esclave consentant ! Je ne dors plus de me dire que très bientôt, nos enfants verront des adultes s’entre-tuer pour un quignon de pain ou une boite de conserve à peine entamée. Je ne dors plus de me sentir si seul à désirer tant la Révolution jusqu'à tenter de l'initier par des projets sans avenir puisque bon dieu, je suis seul !

Même ces imbéciles de dissidents ne font pas mieux que s'indigner des nouvelles trahisons que chaque jour l'actualité nous rapporte, mais refusent d'imprimer du papier, coller des affiches sur les murs, jouer de leurs compétences pour aider les quelques abrutis dans mon genre qui proposent des projets qui pourraient réveiller le peuple. Des abrutis avec leurs projets nourris à la colère et au désespoir qui ne rempliraient pas un bus tant ils sont peux. Autour d'eux, quelques dizaines de milliers de dissidents tétanisés par ce déclin démocratique et économique qui les angoissent, en espérant que leur messie politique vaincra les dissensions des uns et des autres, en plus de grappiller quelques minutes dans une émission de radio.

Je poursuis mon utopique et si lent combat. Aujourd'hui, je vais renvoyer un courrier à Erick pour qu'il signe les documents cerfa visant à créer l'association qui pourrait porter l'un des projets que je défend. Le retour prendra du temps. La publication obligatoire au journal officiel m'arrachera de l'argent que je n'ai plus tandis que les méandres administratifs ralentiront la procédure. Il s'agira ensuite d'ouvrir un compte dans une banque, si possible à l'étranger. Cela prendra du temps encore une fois. Puis il faudra convaincre des gens d'adhérer, contribuer au projet alors qu'aujourd'hui même, personne ne m'aide de ses compétences pour bâtir le site internet que j'ai hébergé sur un serveur québécois  Personne ne m'aide à monter l'étude de marché et le business plan du projet commercial nécessaire à la révolte monétaire que je souhaite engager. Tout comme les dessinateurs que j'ai contacté pour obtenir quelques caricatures visant à illustrer un journal que je voudrais monter, n'ont finalement jamais donné suite. Même le courriel que j'ai adressé à plusieurs personnes et institutions politiques pour m'aider à organiser une conférence d'un type ayant trouvé une méthode de révolte monétaire fonctionnelle est resté sans réponse.

Je brasse du vent car la Dissidence ne veut pas donner un peu de son temps et de sa sueur pour éveiller ce peuple et éviter qu'un jour l'un d'entre nous, trouve un fusil et se retrouve menottes aux poignets devant un tribunal, sous les flashs de journalistes qui tenteront d'expliquer ce geste "fou".

La France dort et moi je ne trouve plus le sommeil.

A vous qui me lisez, je vous supplie de la réveiller avant qu'il ne soit trop tard...

Sylvain Baron


















mercredi 3 octobre 2012

Le projet "Poil à gratter"

=== LE PROJET POIL A GRATTER ===



Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour les quelques personnes qui s'intéressent à ce blog (et je remercie les 2000 visiteurs qui l'ont parcouru) de ma faible régularité de publication. Il se trouve que mon activité professionnelle est très chronophage.

Allons directement à l'essentiel, car c'est un appel à votre soutien que je vais réclamer ici.

Constatons en préambule qu'il est inutile de compter sur les médias traditionnels pour expliquer aux Français, qu'il est urgent de remettre en cause les Traités Européens et notre appartenance à l'OTAN. Constatons par ailleurs qu'internet a ses propres limites quant à la diffusion des idées. La plupart des personnes âgées n'utilisent pas cet outil, et la plupart des usagers d'internet n'en font pas une utilisation leur permettant d'accéder aux informations que la "Dissidence" peut diffuser.

Il faut donc "libérer" cette information et se souvenir des fondamentaux quant à la propagation des idées. Le seul média réellement libre de toutes les contraintes que peuvent poser nos adversaires, c'est la presse papier. Raison pour laquelle je suis en train de travailler à la création de "Poil à gratter", un journal papier dissident qui aura pour ligne éditoriale les principes suivants :

-Des sujets de fonds uniquement, concernant l'U.E, la finance, l'économie et la géopolitique. D'autres sujets plus alternatifs peuvent aussi être évoqués comme le survivalisme, la décroissance, des actions associatives intelligentes, etc.

-Autant que possible, les sujets traités le sont avec des arguments soignés, des sources vérifiées et notifiées. Un ton caustique voir franchement sarcastique est vivement recommandé pour rendre la lecture de l'article plus agréable.

-Des dessins (principalement des caricatures) viennent illustrer les textes.

VOUS ÊTES LA MATIÈRE PREMIÈRE DE "POIL A GRATTER" !!!

Pour établir la maquette d'un journal, il nous faut donc une rédaction et dans le cadre qui nous intéresse, il nous faut aussi des dessinateurs. Mais nul besoin pour nous de se réunir physiquement pour proposer nos articles et dessins ! Si internet peut être utile à une chose, c'est bien cela. Nous permettre d'échanger des documents. Donc si vous avez des articles à proposer ou des caricatures, n'hésitez pas à m'envoyer un courriel, j'étudierais attentivement tout ce qui me sera soumis. Ce qui ne pourra être publié dans un premier numéro pourra l'être dans un prochain. Certains articles ou dessins ne seront peut être jamais sélectionnés, mais rien n'empêche de proposer autre chose.

Seul principe important à bien comprendre :

Nous sommes pour la plupart d'entre nous relativement pauvres. Je vais évoquer les chiffres tout à l'heure, mais sachez que lancer un journal papier est très onéreux. Par ailleurs, le temps de confronter la théorie budgétaire avec la réalité, il ne faut pas espérer en tirer un quelconque profit. Les premiers numéros seront fabriqués et distribués principalement via la générosité intellectuelle et physiques des contributeurs.

Seule exception à la règle : Les dessinateurs.

Les raisons qui me poussent à vouloir rétribuer les illustrateurs à la mesure de ce qu'il sera possible de faire, s'appuient sur un simple constat : Il y a moins de dessinateurs que d'écrivains en herbe. Il faut donc les choyer et leur donner une bonne raison d'exprimer leur talent sur "Poil à Gratter". Les indemnités versées le seront sur la base de négociations directes après écoulement de tous les numéros.

LE BUSINESS PLAN DE DE "POIL A GRATTER"

Je ne suis pas coutumier de ce genre de jargon, mais il ne faut pas se voiler la face, nous devons faire un montage financier et budgétaire pour élaborer un modèle économique viable pour le journal.

Dans un premier temps, si ce n'est les illustrateurs, personne n'est payé (à part bien sûr l'imprimerie).
On joue sur notre temps disponible et notre envie de réveiller le peuple Français sans vues mercantiles particulières. Les premiers devis font état d'une somme de 2000 à 2500 euros pour 10 000 tirages d'un journal de 20 à 25 pages environ.

Au vu du fait que monter une maquette prend du temps sur autant de sujets différents (les dessinateurs sont pour le moment les plus longs à réagir), il faut bien 15 jours minimum entre chaque nouvelle distribution. Ce sera donc un bi-mensuel.

Après différentes discussions avec quelques amis Bordelais voulant contribuer au projet, nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il faille distribuer "Poil à gratter" contre une participation libre des clients. Cela permettra d'une part d'évaluer le prix qui pourrait plus tard être fixé pour chaque numéro, mais en outre notre idée est que la vente représente le bénéfice net du journal. Nous souhaitons en effet jouer de la publicité pour financer l'impression du journal.

Hors, trouver des annonceurs n'est pas chose aisée car d'une part, cela implique d'aller les traquer en local, et non à l'échelle nationale, et par ailleurs, il faut pouvoir les appâter à partir de sujets peu ou mal traités par les médias habituels, avec en outre la contrainte d'un faible tirage de numéros à présenter. Notre valeur ajoutée sera la garantie que chaque numéro sera réellement distribué et que l'essentiel seront achetés (donc avec un désir réel de lecture pour le client final).

Pour ceux qui voudraient contribuer à cet effort de résistance, il y-a trois caps à se fixer :

1) Chercher des annonceurs pertinents directement dans sa ville.
2) Se fixer un objectif raisonnable de distribution et monter une équipe de colportage des journaux.
3) Se fixer un chiffre de vente d'espace publicitaire d'environ 1500 euros pour 5000 tirages

Si vous avez la garantie de pouvoir réaliser ces objectifs et vous y tenir durablement, il suffit de m'envoyer un courriel et l'on trouvera ensuite une façon d'intégrer dans une maquette vierge (de pub), les réclames des annonceurs que vous aurez trouvé. "Poil à Gratter" facturera directement aux annonceurs l'espace pub et vous enverra le nombre de tirages correspondants à vos propres objectifs.

Sachez que les imprimeurs feront d'autant plus confiance à notre journal s'ils sont payés à la commande, soit tous les 15 jours. Il faut donc être honnête avec les annonceurs et les prévenir que notre survie dépendra de leur promptitude à régler leurs factures.

Concernant les annonceurs à traquer :

Ils ne sont pas nombreux du fait qu'on tapera largement sur la finance et une certaine forme de capitalisme sauvage, donc autant se diriger vers les plus sûrs :

-Vendeurs (et non acheteurs) d'or, bijouterie, numismate. Soyons clairs, nos lecteurs recevront plutôt une information les incitant à investir dans l'or que revendre leurs métaux précieux.
- Jardinerie, graineterie, AMAP, vente de produits bio, etc. En publiant des articles relatifs à l'écologie ou au survivalisme, ces acteurs économiques auront un intérêt particulier à choisir notre journal pour communiquer.
- Dépannage plomberie, électricité, installation de photo-voltaïque, isolant, sex-centers, etc. En clair, ces secteurs économiques sont suffisamment généralistes et éloignés des grosses structures financières ou industrielles qui pourrait subir les articles bien sentis de "Poil à Gratter".

Enfin, les tarifs des espaces publicitaires ne sont pas encore fixés, mais nous allons partir sur une échelle de prix que vous pouvez trouver ici . Tablez sur environ 3 à 5 pages totalement dédiées à la pub en terme d'espace disponible total (cela signifie que vous pouvez additionner des fractions de pages pour arriver à 5 pages au total). En toute logique, les colporteurs recevront la maquette vierge par courriel 15 jours à trois semaines avant l'impression du journal. Cela pour leur permettre une présentation de celui-ci aux annonceurs et visualiser les emplacements disponibles.

LE COLPORTAGE

Vous pouvez vérifier sur Legifrance mais sachez que la distribution gratuite (ou non) de journaux sur l'espace public est totalement libre. La loi du 9 décembre 2004 a abrogé les rares contraintes qui existaient quant à cette activité. Aucune déclaration n'est donc nécessaire pour faire du colportage.

Cependant, je ne puis que vous suggérer de vérifier auprès de votre mairie si des arrêtés limitent votre droit à colporter. Car la meilleure méthode, c'est s'installer avec une petite table sur une place ou une rue commerçante, et ne pas hésiter à scander dans la rue les "scandales" ou les "scoops" que révèlent "Poil à Gratter". Un autre lieu privilégié de colportage, ce sont les stations de transports en commun.

Nous aurons 15 jours entre chaque publication pour écouler la totalité de nos journaux. Je conseille à ce titre de ne pas hésiter à distribuer gratuitement quelques exemplaire à des syndicats, associations d'anciens combattants ou défendant les droits des usagers, aux antennes des partis politiques quels qu'ils soient, aux mairies, aux comités d'entreprises de E.D.F, S.N.C.F, etc.

Notre but est d'informer. Tout ce que nous pouvons vendre, nous le vendrons. Tout ce qui est invendu sera distribué gratuitement à des populations cibles.

Le colportage est un véritable travail d'équipe. D'abord par ce qu'il convient de ne pas se démotiver en étant seul, mais ensuite par ce qu'il vaut mieux être plusieurs pour discuter avec les clients et vendre en même temps (quand l'un discute, l'autre reste concentré sur les ventes).

De plus, il y-aura un minimum de journaux à écouler (les rotatives tournent pour au moins 5000 tirages). Donc fixez vous des objectifs que vous pensez pouvoir atteindre. Même si c'est 1000 journaux distribués (multipliés par 10 équipes partout en France, ça motive déjà un imprimeur), c'est mieux que 5000 tirages commandés mais dont l'essentiel vous reste sur les bras.

Enfin, c'est encore en cours de discussion, mais comme le but du projet est aussi de créer un fond de financement à un projet de révolte monétaire que j'exposerais plus tard sur ce blog, les bénéfices issus des ventes seront partagés entre d'une part les colporteurs, et d'une autre part "Poil à Gratter".

Plus nous pourrons augmenter le capital du journal, plus nous pourrons investir en terme de tirages, de distribution et de capitalisation pour la Révolte Monétaire. Le but sera juste de trouver un partage équitable permettant de rémunérer les colporteurs d'un côté et le journal de l'autre.

A ce titre, je ne saurais trop vous suggérer de vous inscrire en auto-entrepreneur pour bénéficier d'un statut juridique simplifié vous permettant de gagner votre vie librement par la vente de journaux.

APPEL A COMPÉTENCES !

Ce journal vise à s'implanter sur toute la France en démarrant localement. Le tout premier numéro paraîtra à Bordeaux et la première maquette est presque terminée. Samedi prochain sera l'occasion pour moi de discuter de la forme juridique de l'entreprise et des questions de marketing avec quelques amis spécialisés sur ces questions. Mais plus il y'aura de volontaires dans l'affaire, plus cela ira vite.

Voici donc les compétences recherchées :

- Un graphiste (il aura la charge de développer la communication des annonceurs).
- Un éditeur de site web (il aura la charge de créer le site du journal et gérer sa maintenance).
- Des dessinateurs (ils illustreront le journal de leurs caricatures essentiellement).
- Des auteurs (ils rédigent des articles de fond. Langage courant à soutenu et expressions incisives sont requises).
- Des colporteurs (ils gèrent autant la recherche des annonceurs que la distribution du journal. Ils seront le moteur du projet).

N'hésitez surtout pas à m'envoyer un courriel si vous souhaitez intégrer le projet. Je ne répondrais pas forcément tout de suite du fait de mes contraintes professionnelles, mais chaque proposition de coup de pouce recevra une réponse.

En comptant sur votre esprit de révolte !

Vive la France !