mercredi 10 février 2016

Les tribunaux populaires

Je publie ici un chapitre du livre que je rédige actuellement, portant sur la question des tribunaux populaires. Ce livre plus globalement traite du droit de résistance à l'oppression et dans sa première partie, tentera de définir ce qu'est la tyrannie, notamment au travers de véritables crimes de haute trahison (au sens du droit pénal) dont s'est rendu coupable l'actuel président de la République. La seconde partie traite du droit de résister et des formes que peuvent revêtir en France, cette résistance. La dernière partie traite enfin de l'assainissement. Le texte qui va suivre introduit cette troisième partie. J'espère que cela vous donnera envie plus tard de me rendre multi-millionnaire par l'achat de ce livre (bon je me rêve un peu), en tout vouloir simplement le lire....


La question que nous allons aborder ici, pourrait tout à fait être introduite dans la thématique de la Résistance à l'Oppression, puisqu'elle précède nécessairement le renversement du pouvoir politique décrié. Mais puisque les tribunaux populaires ont vocation à juger les traîtres et contribuer à l'assainissement politique et institutionnel du pays, c'est bien dans cette partie du livre que nous allons l'étudier.


Les tribunaux populaires, si l'on ne tient pas compte des institutions d'Athènes durant l'antiquité, apparaissent dès la première Révolution Anglaise en 1649. A l'époque, c'est le parlement britannique expurgé de ses soutiens au Roy Charles Ier par les partisans de Cromwell, qui va frapper un grand coup en Europe, en condamnant le Souverain à la peine de mort. Il existait bien un embryon de Justice au Royaume-Uni à cette époque. Cependant, les juges étaient itinérants et appliquaient des décisions qui ne faisaient pas appel à des lois votées par le parlement, mais à des décisions judiciaires antérieures produites par des juges sur d'autres affaires. Ce système judiciaire existe toujours dans les pays Anglo-Saxons. Ce ne sont donc pas des Magistrats professionnels qui jugeront le Roy Charles Ier, mais des représentants de la nation. Néanmoins, nous sommes encore assez loin de ce qui peut ressembler à un tribunal d'exception populaire au sens moderne du terme. 



En France, entre 1792 et 1795, la Convention institue le tribunal révolutionnaire. Bien que le nom puisse laisser imaginer qu'une Justice populaire y avait lieu, elle était en vérité le fait de Magistrats professionnels qui enverront à l’échafaud des centaines d'innocents, accusés à tort ou à raison, d'être opposés aux idéaux révolutionnaires de l'époque (en un sens à ses promoteurs ayant désormais la main-mise sur le pouvoir).


Nous verrons d'autres formes de tribunaux populaires – ou révolutionnaires – (en tout cas appelés comme tels) au cours de l'Histoire. Notamment lorsque le communisme se répandra en Asie et en Amérique du Sud. Mais c'est finalement après la prise de pouvoir des insurgés que ces tribunaux d'exception seront institués pour expurger les institutions de toutes personnes pouvant menacer le nouvel ordre s'établissant.

En 1944, en France, alors que l'essentiel du territoire n'était pas encore libéré, le Gouvernement provisoire de la France libre, publia sur le Journal Officiel une série d'ordonnances, qui d'une part permettront de définir ce qui relève d'un crime d'intelligence avec l'ennemi (collaboration) au sens du Code Pénal en vigueur à l'époque ; et d'une autre part, ordonneront la création de cours martiales afin de juger les traîtres. C'est donc en dehors de tout cadre institutionnel réel que ces tribunaux vont contribuer à l'épuration. Ces cours siégeront dans des salles municipales ou des tribunaux repris à l'ennemi, et ne seront abolies qu'après la Libération.

Ce que l'on peut trouver dans l'histoire ancienne ou récente à ce sujet est finalement assez éloigné des nécessités que nous défendrons ici, et étaient le plus souvent le prétexte à des farces judiciaires envoyant la mort tant des coupables que des innocents.

Nous allons donc décrire ici ce qui peut correspondre à un véritable tribunal populaire, ses missions, sa légitimité et ses règles de fonctionnement.


Un peu de théâtre...

Le 21 août 1944, un arrêté créant la cour martiale de Haute-Savoie est placardé sur les murs des villes du département :

"Lundi matin, 21 août, le commandant Nizier, vu l'état d'exception dans lequel se trouve notre département et la nécessité de rendre une justice prompte et d'éviter tout débordement, ordonne ce qui suit : 

Art. 1. Il est institué, à titre temporaire, une cour martiale départementale, composée de trois membres, nommés par nous.

Art. 2. Le commissaire du gouvernement près de la cour martiale et le greffier sont également nommés par nous.

Art. 3. La cour martiale connaît, même rétrospectivement, des crimes commis contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, réprimés par les articles 75 et suivants du Code pénal.

Art. 4. Aucune formalité n'est prescrite à peine de nullité. Les détails de la procédure sont réglés par la cour martiale.

Art. 5. Les audiences sont publiques. Le huis-clos peut être prononcé.


Art. 6. La sentence prononcée n'est susceptible d'aucun recours."



Voila comment en à peine six articles, il a été institué un tribunal d'exception à un niveau local pour traiter d'un problème national. L'article 75 et les suivants du Code Pénal font référence aux intelligences avec l'ennemi, soit la haute trahison.



Il s'agissait de juger des miliciens ayant collaboré avec l'ennemi. Pour notre part, ce sont bien des crimes de haute trahison que nous aurons à juger, mais nous ne sommes pas dans un état de guerre. Ce qui signifie qu'il n'y a nul besoin de créer une cour martiale, mais uniquement un tribunal civil. Notre premier problème à régler sera de trouver des magistrats, avocats et juristes pour nous aider. Ces derniers seront nécessairement dégagés de toutes obligations tant vis à vis de leur corps professionnel que vis à vis de toutes personnalités politiques. Ils seront idéalement à la retraite, rigoureux dans leur travail et puisque c'est un aléas moral indépassable, volontiers contestataires du système politique actuel. 


Quatre personnes seront nécessaires à la tenue des procès à organiser : 

- Un magistrat 
- Un avocat qui devra assurer la défense des oligarques incriminés 
- Un avocat jouant le rôle du Procureur de la République 
- Un greffier. 


Il faudra en outre tirer au sort une douzaine de jurés pour assister le juge dans ses délibérations. Le magistrat aura un rôle central dans cette initiative. Non seulement, il lui appartiendra de juger avec intégrité et professionnalisme les affaires qui lui seront présentées, mais il devra en outre s'assurer que toutes les règles procédurales seront bien respectées, à ceci près que les pièces du dossier ne pourront suivre le circuit traditionnel de la Justice « officielle » et qu'elles seront nécessairement limitées à des coupures de presse et publications officielles émanant des ministères. Notons à ce stade que dans le respect des procédures, il reviendra à notre équipe de juristes « militants », de ne pas omettre chaque fois que cela sera possible, d'entamer dans les règles de l'art, la dénonciation des crimes à juger auprès des instances officielles pour justifier de leur volonté d'éviter jusqu'au bout l'institution d'un tribunal d'exception. Notons aussi que lorsque les tribunaux populaires seront institués, les personnalités incriminées devront être invitées à comparaître et leurs avocats informés de la procédure en cours.

Une fois toutes ces formalités balayées, il sera alors temps d'instituer les tribunaux populaires à partir de salles municipales ou privées, louées à ces fins. Comme dans un véritable tribunal, le procureur devra donc produire le réquisitoire d'une personnalité citée à comparaître. Comme dans un véritable tribunal, un avocat devra le plus sérieusement du monde, faire son travail pour défendre son « client » qu'il soit absent ou non. Et comme dans un véritable tribunal, le greffier devra enregistrer les pièces et débats. Les audiences étant publiques, l'objectif sera au final au-travers de plusieurs affaires très concrètes, de faire œuvre de pédagogie à la population sur ce qui distingue un acte ou une décision politique, d'un crime de haute trahison.



Cependant, bien avant que s'entame le procès proprement dit, l'ensemble de nos juristes militants devront d'abord vérifier qu'eux-mêmes ne tomberaient pas sous le coup de la loi, et pourraient être poursuivis pour diffamation, en particulier s'il s'avère qu'une affaire jugée se révèle être ardue à trancher. Dans ce cas, l'on pourra changer les noms des personnes incriminées et modifier quelques peu les pièces présentées pour que cela reste du théâtre d'une certaine façon. Si en revanche, notre collège de juristes est à l'unanimité d'accord pour dire que de toute façon, la Justice officielle ne pourrait pas faire l'impasse sur une condamnation dans des circonstances normales, il ne faudra pas hésiter à citer les véritables noms et produire les pièces vierges de toutes aliénations. Car nous inviterons aussi la presse à assister à ces procès populaires, et à minima, les audiences seront filmées et publiées sur les réseaux sociaux. Ce qui signifie qu'il nous faudra le plus grand nombre de magistrats professionnels pour nous assister. Cela afin autant que possible, de ne pas impliquer l'avocat en charge de la défense de son « client » dans ce conciliabule et garantir donc que sa plaidoirie restera au secret. 

Ces tribunaux populaires devront être itinérants et faire le tour des villes et villages de France. Ce qui implique d'une part des nécessités financières pour dédommager les frais de déplacement et d'hébergement de nos juristes, mais aussi la présence de militants de terrain en charge de :

- Louer les salles et les équiper de tous les meubles utiles à l'audience. 

- Informer la population par des affiches placardées, des tracts distribués dans les boites aux lettres et sur les places publiques. 

- S'assurer de la captation vidéo des procès. 

- L'organisation de tels tribunaux populaires est au final assez simple et n'exige que très peu de temps, de moyens humains et financiers pour que ce travail puisse être entamé rapidement.


Mais gardons à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'une « Justice Officielle » mais bien populaire qu'il s'agira de mettre en œuvre. De fait, les personnes incriminées (voir condamnées par ces tribunaux) chercheront à balayer la légalité de ces procès, en arguant qu'ils ne font suite à aucune procédure officielle.


Mais là n'est pas notre soucis. Notre volonté est d'abord d'altérer puissamment la légitimité des traîtres au pouvoir aux yeux du peuple et de la presse, non d'espérer que les débats et condamnations qui pourraient en découler, puissent déboucher sur des poursuites bien réelles.

Cependant, nous n'aurons pas forcément le luxe après la Libération, de renouveler rapidement ces procès. Ce qui signifie plusieurs difficultés à lever : 

Si les procédures pénales et jugements doivent respecter les règles de l'art, cela tient au fait que depuis l'instruction jusqu'à la décision rendue par les tribunaux populaires, tout sera consigné par voies écrites et audio-visuelles. L'ensemble des procédures et du jugement, devront souffrir du moins de contestation juridique que possible, notamment s'agissant du fond du dossier.



Ces tribunaux populaires devront fonctionner comme des cours d'assise. C'est à dire le dernier maillon de la chaîne judiciaire. Le prévenu pourra faire appel de sa condamnation, mais ne bénéficiera pas de la possibilité de faire juger son affaire une troisième fois. De façon générale, on pourra supposer que la décision de justice sera méprisée par les condamnés et qu'ils n'oseront pas faire appel, sans quoi ils légitimeraient de facto les tribunaux populaires.



Viendra un moment où les crimes de haute trahison reprochés à nos « représentants politiques » seront pour l'essentiel déjà jugés. Ils appelleront au titre de ce qu'en dit le Code Pénal aujourd'hui, à des peines lourdes d'emprisonnement. Mais les membres du pouvoir exécutif (encore en poste ou non), ne sont pas les seuls à nous trahir. De nombreux parlementaires ont par exemple voté des traités scélérats violant la lettre même de notre Constitution. Si cela ne peut être considéré comme un crime de haute trahison au sens du droit pénal, rien ne nous interdira de les frapper de l'indignité nationale qu'il nous faut donc réhabiliter et actualiser en fonction des circonstances actuelles, et n'ayant plus rien à voir avec celles de la Seconde Guerre Mondiale. De la même façon, des hauts-fonctionnaires, magistrats, policiers et militaires ou encore nombre de responsables économiques, devront aussi forcément être jugés s'ils ont contribué au délitement de l’État de façon pro-active. 
Peut-être faut-il rappeler à ce stade ce qu'est le crime d'indignité nationale au sens de l'ordonnance du 26 Août 1944 :

« Constitue le crime d'indignité nationale le fait d'avoir « postérieurement au 16 juin 1940, soit sciemment apporté en France ou à l'étranger une aide directe ou indirecte à l'Allemagne ou à ses alliés, soit porté atteinte à l'unité de la Nation ou à la liberté des Français, ou à l'égalité entre ceux-ci ».


L'exposé des motifs était alors rédigé comme suit :

« Les agissements criminels des collaborateurs de l’ennemi n’ont pas toujours revêtu l’aspect de faits individuels caractérisés susceptibles de recevoir une qualification pénale précise, aux termes d’une règle juridique soumise à une interprétation de droit strict ; ils ont souvent composé une activité antinationale répréhensible en elle-même. Par ailleurs, les sanctions disciplinaires qui écartent les fonctionnaires indignes de l’administration laissent en dehors de leur champ d’application les autres catégories sociales. Or, il est aussi nécessaire d’interdire à certains individus diverses fonctions électives économiques ou professionnelles qui donnent une influence politique à leurs titulaires que d’en éliminer d’autres des cadres administratifs.



«Le concept d’indignité nationale […] répond à l’idée suivante : tout Français qui, même sans enfreindre une règle pénale existante, s’est rendu coupable d’une activité antinationale caractérisée s’est déclassé ; il est un citoyen indigne dont les droits doivent être restreints dans la mesure où il a méconnu ses devoirs. Une telle discrimination juridique entre les citoyens peut paraître grave, car la démocratie répugne à toute mesure discriminatoire. Mais le principe d’égalité devant la loi ne s’oppose pas à ce que la nation fasse le partage des bons et des mauvais citoyens à l’effet d’éloigner des postes de commandement et d’influence ceux des Français qui ont méconnu l’idéal et l’intérêt de la France.


La question de la non-rétroactivité ne doit pas se poser à propos de l’indignité nationale. Il ne s’agit pas en effet de prononcer une peine afflictive ou même privative de liberté, mais d’édicter une déchéance. Le système de l’indignité nationale ne trouve pas sa place sur le terrain de l’ordre pénal proprement dit ; il s’introduit délibérément sur celui de la justice politique où le législateur retrouve son entière liberté. »



Il paraît ici important de définir quels peuvent être les actes qui imposent une telle condamnation. Je souhaite en lister quelques uns qui seront sans doute non exhaustifs : 

- Le vote de tout traité ayant gravement violé l'esprit et la lettre du Titre 1 de notre Constitution sur la Souveraineté Nationale dans le cadre d'un mandat de parlementaire octroyé à celle ou celui qui s'en est rendu coupable. 

- La propagande par voie de presse, concernant le bien fondé de l'Union européenne et des institutions auxiliaires à celle-ci. 

- La formation de partis ou associations politiques faisant la promotion de l'Union européenne et de nouvelles pertes de Souveraineté qui devraient lui être concédées encore et toujours. 


- L'utilisation des moyens audio-visuels publics, à des fins de propagande contre l'auto-détermination du peuple Français. 

- Le financement de toutes associations politiques faisant la promotion de notre asservissement à l'Union européenne. 

- Les décisions politiques ou prises de parole publique discriminant de façon négative ou positive une fraction de la population Française. 

- Les entraves à la liberté d'expression et de réunion pacifique. 

- La reconnaissance ainsi que le soutien matériel et financier à toutes entités œuvrant par des moyens politiques et/ou militaires à déstabiliser des Etats-tiers 

- L'octroi d'aides publiques à des associations cultuelles ou faisant la promotion des intérêts de puissances étrangères, ou véhiculant des propos publics contraires aux principes de laïcité, d'égalité entre les citoyens Français ou d'unicité du peuple Français. 

On remarquera que certains des critères retenus ici pourraient tomber sous le coup de lois déjà existantes, mais pour l'essentiel, souffriront malgré tout de ses insuffisances. Voila pourquoi les magistrats ayant à remplir leur fonctions dans ces tribunaux populaires, doivent disposer d'un arsenal juridique un peu plus complet. Tous les prévenus ne seront pas forcément exposés à des peines de prison, mais il y-aura fort à parier qu'un très grand nombre d'entre eux seront accusés d'avoir à minima « porté atteinte à l'unité de la Nation ou à la liberté des Français, ou à l'égalité entre ceux-ci ».



Ajoutons pour conclure ce chapitre que les tribunaux populaires n'auront plus de raison d'exister, dès lors que la reprise du pouvoir sera effective, et que les institutions judiciaires auront profondément nettoyées des magistrats les plus serviles à l'égard de puissances politiques ou financières ayant trahi le peuple Français, de toutes les façons possibles...


vendredi 22 janvier 2016

Heil Manuel !


Cher Manuel !

Je t'écris car tu viens de défrayer la chronique en expliquant à la chaîne britannique BBC lors de ton déplacement à Davos, que tu maintiendrais en France l'état d'urgence « jusqu’à ce que nous nous soyons débarrassés de l’Etat islamique ».

Je souhaitais te féliciter et t'apporter tout mon soutien dans ton propos ! Néanmoins, craignant que que ta petite guerrounette contre les cinglés de "l'Etat islamique" puisse prendre encore quelques mois, voir quelques années, je me suis dis que ta responsabilité de garantir le plus haut niveau de liberté d'expression et de rassemblement en France, ne pouvait qu'imposer une réflexion de fond sur ta politique étrangère, et celle du boucher François Hollande. 

En effet, dans un entretien accordé au journal « Le Monde » le 20 Août 2014, le chien-chien d'Obama confirmait, pour la première fois, que la France soutenait la « rébellion syrienne démocratique » en lui livrant des armes. Celui-ci justifiait cette décision de la façon suivante :

« La communauté internationale porte une responsabilité très grave dans ce qui se passe en Syrie […] Si, il y a un an, il y avait eu une réaction des grandes puissances à la hauteur de l'utilisation [par Bachar Al-Assad] des armes chimiques, nous n'aurions pas été face à ce choix terrible entre un dictateur et un groupe terroriste, alors que les rebelles méritent tout notre soutien. »

Utilisation des armes chimiques par l'armée régulière Syrienne contestée tant par les accusés, que par les experts de l'ONU qui après analyses tant des armes que du produit chimique utilisé, rejetaient cette accusation fondée uniquement sur des nécessités de propagande de guerre des Etats belligérants, et certainement pas sur des réalités objectives. 

Donc, tu as autorisé (puisque tu te dois de contre-signer tous les décrets du président de la République) la livraison d'armes à parait-il d'aimables rebelles Syriens, dont on voit effectivement dans l'actualité toute leur considération pour la démocratie et le respect des conventions de Genève s'agissant de la protection des civils. Je suppose cependant que tu restes en osmose avec l'autre boucher du Gouvernement qu'est Laurent Fabius, lorsque celui-ci s'insurgeait en 2012 lors de la quatrième réunion « des amis de la Syrie » à Marrakech, de la décision des États-Unis d'Amérique de classer le front Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes, allant jusqu'à dire que ces derniers en compagnie de toutes les factions rebelles, faisaient du « bon boulot » comme le rapportait le journal « Le Monde » daté du 13 décembre 2012 :

« En revanche, la décision des États-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que“tous les Arabes étaient vent debout” contre la position américaine, “parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot”. “C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne”, a ajouté le ministre ». 

Sans doute évoquait-il les égorgements des populations civiles « soutenant » le régime de Bachar el Assad ou encore la destruction de la ville antique de la Palmyre comme étant du « bon boulot ». 

Alors évidemment, à force de soutenir avec un peu trop d'ardeur ces aimables mercenaires djihadistes jusqu'à leur offrir des armes létales, cela peut impliquer un retour de bâton. Car faute de vouloir reconnaître comme 181 Etats sur les 193 qui composent l'ONU, la légitimité du Gouvernement de Bachar Al Assad pour lui préférer un "Conseil National de Transition" fantoche, majoritairement composé de frères musulmans et agents d'influence Américains, Qataris, Saoudiens et Turcs, il devient évident qu'un tel crime d'ingérence étrangère, ne peut que maintenir un état de guerre dans un pays qui ne nous a jamais agressé et ne mérite aucunement nos ingérences. Du coup, des flots de "réfugiés" convergent vers l'Europe de l'ouest (plutôt que vers les Etats Arabes voisins très étrangement), et ça n'est sans doute pas sans raison que l'ensemble des terroristes ayant frappé la capitale le 13 Novembre dernier, étaient tous passés par la Syrie, avant de revenir en France, certains en se mêlant dans flot de réfugiés.

Donc en clair, je ne puis que te conseiller dans un premier temps de cesser de te rendre complice de crimes contre l'humanité en Syrie en soutenant et armant ces pseudos "rebelles", et de t'inspirer de nos voisins et amis Suisses qui en pratiquant une sage politique de neutralité, n'ont aucun problème de terrorisme et n'ont par conséquent aucune nécessité de proclamer l'état d'urgence sur leur territoire. D'ailleurs, la majorité des pays du Monde préférant ne pas soutenir les joyeux coupeurs de tête que ton Gouvernement apprécie tant, n'ont pas non plus de problème de terrorisme.


Par ailleurs, puisque tu as foutu le bordel sur place avec l'agent d'influence Américain qu'est François Hollande, il y a donc une "crise migratoire" dont tu t’émeus régulièrement, mais pour autant, sans suspendre les accords de Schengen et rétablir des contrôles aux frontières. A quoi bon t'émouvoir si tu ne prends pas les mesures qui s'imposent ? Il faut bien que tu comprennes que les Français se foutent totalement de tes petites émotions et tes déclarations médiatiques. Nous attendons de toi des actes concrets ou à l'inverse, une certaine prudence dans ta façon de gérer notre posture diplomatique. Crois-moi, soutenir les égorgeurs fous en Syrie, les actes de barbarie de l'Etat terroriste d'Israël, ou encore faire des mamours un peu trop appuyés au Qatar et à l'Arabie Saoudite, cela ne pouvait que susciter le courroux des takfiristes les plus excités, contre notre pays à terme. A moins que c'était votre objectif ? Non, quand même pas ? 

Cher Manuel, la France n'est pas en guerre. Pas notre peuple en tout cas. Seul toi, le psychopathe qui crèche à l'Elysée et le fou furieux qui siège au Ministère des Affaires étrangères, êtes en guerre contre les peuples Souverains de Syrie ou encore de Libye. Nous n'avons donc absolument pas besoin que l'état d'urgence soit décrété en France. Je te concède qu'une petite semaine après les attentats du 13 Novembre sur la petite couronne de Paris, allez, pourquoi pas, ça ne mangeait pas de pain. Mais plusieurs mois d'affilée sur tout le territoire Français, voir ad vitaem eternam à t'écouter, cela a comme un arrière goût de déjà vu qui ne peut qu'inquiéter les troubles-fêtes qui ne se considèrent pas comme très "Charlie" dans notre pays. Ces derniers se rappellent en effet que :

Deux jours à peine après avoir pris le pouvoir (avec le plein soutien de nos gentils alliés Américains), Augusto Pinochet avait décrété l'état d'urgence au Chili le 13 septembre 1973 et ça n'est que que 15 années plus tard, le 27 août 1988 que cette mesure d'exception fut enfin levée.

En Egypte, l'état d'urgence a duré 21 ans avec la Junte militaire au pouvoir. C'était pas très démocratique, mais il est vrai que personne ne contestait la dictature d'Hosni Moubarak en occident, tant que le peuple Egyptien avait la gentillesse de bien vouloir accepter son sort et fermer sa gueule.

En Syrie, c'est ton ennemi juré Bachar al Assad, qui a levé l'état d'urgence dès sa prise de pouvoir en 2007, que son père (le vrai dictateur de la Syrie) avait instauré en 1963. Soit 44 années d'état d'urgence, de quoi te laisser rêveur, je n'en doute pas !

Cependant, j'aimerai tout de même te rappeler deux-trois petites choses existantes dans le droit Français. D'une part, la prorogation  de l'état d'urgence, ça n'est pas toi qui la décide mais le parlement. Bon, nous ne doutons pas que la majorité de nos députés et sénateurs sont comme la coconne de service Cécile Duflot, c'est à dire "très émus", et qu'ils souhaiteront appuyer d'un grand bras d'honneur commun fait au peuple Français, votre délire sécuritaire. Mais tout de même, c'est au pouvoir législatif de décider, pas à toi, ne t'en déplaise.

D'autre part, l'article 3 de la loi sur l'état d'urgence est très clair. Il dispose en effet que :
"La loi autorisant la prorogation au-delà de douze jours de l'état d'urgence fixe sa durée définitive".

En clair, même si je sais que ça t'emmerde un tout petit peu - et cela à moins de définir une date à laquelle vous souhaiteriez toi et tes copains criminels du Gouvernement cesser votre "guerre contre l'état islamique" - tu ne peux laisser entendre au peuple Français que l'état d'urgence pourrait ne jamais se terminer. Il nous faut une date de fin, c'est la loi. Que ta petite guéguerre contre "l'état islamique" (ou plus honnêtement Bachar al Assad) soit remportée ou non. 

Et tu aurais raison Manuel d'y mettre un terme dès maintenant à cet état d'urgence. Car même si nous savons tous deux que la France ne ressemble en rien à une Démocratie authentique comme peut l'être la Suisse, le régime de Tyrannie que toi et ta bande de mafieux imposez à notre peuple, ça commence à se voir. Tant au Conseil de l'Europe qu'à l'ONU, les experts sur la question des droits de l'homme ne cessent de dénoncer l'arbitraire de l'état d'urgence que vous avez instauré.

Par ailleurs, je peux te dire que personne n'est dupe dans les réseaux politiques alternatifs, que votre état d'urgence ne vise en rien un problème de terrorisme qui restera toujours exceptionnel malgré vos grandes conneries à l'international, mais s'intéresse d'avantage aux activistes de tous poils qui vous résistent en France, en usant de ce qui leur reste de leur liberté d'expression et de rassemblement pacifique.

En sachant que tu ne tiendras compte de mes quelques conseils pour faire ton job correctement, je t'envoie par conséquent mes plus vifs vœux de maladie douloureuse et létale, de mort violente ou autres joyeusetés qui pourraient t'atteindre, au bénéfice du peuple Français pour cette année 2016 qui démarre.

Avec mon éternel mépris,

Quand même,

Sylvain Baron

samedi 16 janvier 2016

Votre excellence Monsieur l'Ambassadeur d'Arabie Saoudite

Votre excellence,

Je vous écris pour réclamer l'asile politique en votre pays. En effet, l'Arabie Saoudite est considérée comme l'une des dictatures les plus totalitaires qui soit, et il semble que les valeurs qui sont défendues par votre plus haute représentation politique, inspirent nos propres dirigeants nationaux. Je n'apprécie guère en tant que citoyen d'un aussi prestigieux pays que le notre, que notre Oligarchie préfère instaurer mollement une tyrannie aussi efficiente et assumée que la votre, du fait que personne ne se plaindrait en France que l'on abolisse nos Libertés directement et sans outre forme de procès. 

Permettez moi de faire quelques comparaisons entre votre ordre constitutionnel et l'asservissement auquel est soumis le peuple Français pour que l'on se comprenne un peu. L'article 7 de votre loi fondamentale dispose que :

L'autorité du gouvernement émane du Saint Coran et de la Tradition du prophète qui priment sur la présente et sur toutes les autres lois de l'État.

En France, sans que notre propre Constitution en dispose dans tes termes similaires, on pourrait sans craindre de verser dans la caricature, reprendre votre article de loi de la façon suivante :

L'autorité du gouvernement émane de Washington et de la doctrine mondialiste qui priment sur la présente et sur toutes les autres lois de l'État.

L'article 13 de votre Constitution dispose pour sa part que :

Le but de l'éducation est d'inculquer la foi islamique dans l'esprit des jeunes générations et de la transmettre avec savoir et compétences pour les préparer à devenir des membres utiles à la construction de leur société, qui aiment leur patrie et sont fiers de son histoire.

Et il pourrait être quasiment dupliqué en France dans les termes suivants :

Le but de l'éducation est d'inculquer la foi européïste dans l'esprit des jeunes générations et de la transmettre par voie de propagande scolaire et médiatique pour les préparer à devenir des moutons utiles aux intérêts financiers, qui haïront leur patrie et cracheront sur leur histoire.

Certes, il y a quelques divergences de vue sur le rôle de l'éducation entre votre dictature et la notre, mais la finalité reste la même : endoctriner les gosses à être de bons citoyens soumis.

Un autre article de votre constitution mérite toute notre considération :

Article 23.

L'État protège la foi islamique et applique la Charia islamique. L'État impose le bien et combat le mal ; il accomplit les devoirs auxquels l'appelle l'Islam.

Que l'on pourrait franciser de la façon suivante :

L'État protège la doctrine Charlie et applique la terrorisme médiatique. L'État impose le bien et combat le mal ; il accomplit les devoirs auxquels l'appelle Washington. 

Pour information, la conception du "bien" pour notre Oligarchie, peut se résumer à peu près sur ces quelques mots  clés : "USA ; ISRAËL ; U.E ; Euro ; Charlie ; OTAN ;  Guerres ; Capitalisme". A l'inverse ce qui est "mal" pourrait être défini par les termes suivants : "Socialisme (en vrai) ; Souveraineté Nationale ; Paix ; FRANCS ; Histoire ; Livres ; Liberté d'expression ; Référendums".

J'ai poursuivi la lecture de votre loi fondamentale, et constaté que l'article 26 de votre Constitution est aussi tout à fait conforme à une certaine conception Française des Droits de l'Homme :

L'État protège les droits de l'homme conformément à la Charia islamique.

Mais la France n'étant point un pays musulman, votre article de loi constitutionnelle se métamorphoserait de la façon suivante :

L'État protège les droits de l'homme conformément à l'esprit du Régime de Vichy

Pour comprendre cet "esprit de Vichy", il faut savoir qu'à la bonne vieille époque de la collaboration, nos députés votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, et surtout se désaisirent de leur rôle de contre-pouvoir à celui de l'exécutif. Il faut dire que dès que les problèmes à régler deviennent trop compliqués ou fatigants, il est une vieille coutume parlementaire Française, que de faire confiance à toute institution qui voudra bien légiférer à votre place. Ainsi, nos députés se sentent très à l'aise avec l'idée que le Gouvernement légifère sans discontinuer par ordonnances sans consulter le parlement. Plus encore, nos députés sont tout aussi satisfaits d'avoir voté tous les traités scélérats nous dépossédant de pans entiers de notre Souveraineté, afin de laisser la grosse Commission de Bruxelles dicter directement à nos pantins présidentiels, ce qu'il convient de rédiger dans les dites ordonnances. Les Français restant tout de même un brin chatouilleux sur les formes, notre parlement continue d'exister. Mais uniquement pour débattre de sujets polémiques visant à nous diviser, ou voter des budgets d'austérité conformément aux désidératas des grands banquiers d'affaire, qui sont très soucieux que leurs investissements dans notre dette publique soient honorés. Je crois savoir que de votre côté, la famille Saoud préfère collaborer plus qu'étroitement avec votre maître Américain (notre maître à tous d'une certaine façon), mais je loue les subtilités dont vous savez faire preuve pour que votre population ne se sente pas insultée d'être asservie à des intérêts étrangers. Vous devriez absolument recommander vos meilleurs experts à nos oligarques. Les nôtres bien que spécialistes de l'entubage, ne parviennent pas totalement à chasser de nos esprits franchouillards, l'odeur du Mc Do dans notre politique étrangère ou économique. Allez savoir pourquoi ?

Concernant l'article 52 de votre Constitution portant sur "l'indépendance" de votre propre "autorité judiciaire", vous avez eu raison de faire court ! De notre côté, le principe que vous édictez reste le même, puisqu'au final, le chef d'Etat de la France nomme lui-même les plus hautes autorités judiciaires (assisté d'autres Oligarques pour conserver quelques apparences démocratiques) :

Article 52 de la Constitution Saoudienne

La nomination des juges et la cessation de leurs fonctions sont effectuées par décret royal, sur la proposition du Haut Conseil de la justice, conformément aux dispositions de la loi.

Article 64 de la Constitution de la Vème République :


Le Président de la République est "garant" de l'indépendance de l'autorité judiciaire.

Il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature.


Le même article dispose que : 

La formation compétente à l'égard des magistrats du siège est présidée par le premier président de la Cour de cassation

Et je vous laisse deviner votre excellence, qui nomme le président de la Cour de cassation (soit le premier Magistrat de France) : Non, pas le président Américain, mais vous y étiez presque puisqu'il s'agit de son Gouverneur en France soit le président de la République. 


Mais chez nous, le Président peut faire encore plus, lisez plutôt votre excellence :

Article 13 de la Constitution de la Vème République :

Le Président de la République signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres. 

Il nomme aux emplois civils et militaires de l'État. 

Les conseillers d'État, le grand chancelier de la Légion d'honneur, les ambassadeurs et envoyés extraordinaires, les conseillers maîtres à la Cour des comptes, les préfets, les représentants de l'État dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 74 et en Nouvelle-Calédonie, les officiers généraux, les recteurs des académies, les directeurs des administrations centrales sont nommés en conseil des ministres.

Je salue cependant vos juristes qui ont préféré faire preuve de clarté et d'économie de mots pour expliquer la même chose  au travers de l'article 44 de votre Constitution :

Les pouvoirs publics sont les suivants :


- le pouvoir judiciaire ; 

- le pouvoir exécutif ; 

- le pouvoir réglementaire. 



Ces pouvoirs exercent leurs fonctions conformément à la présente et aux autres lois. Le roi est le point de référence de tous ces pouvoirs.

Il est vrai que le principe de séparation des pouvoirs est quelque chose d'ennuyeux pour des dictateurs soucieux de se simplifier la vie. Tant votre Roy que nos oligarques nationaux l'ont bien compris. Cependant, je vous recommande toutefois au cas où un jour, il viendrait l'idée saugrenue à votre peuple de remettre en question votre Constitution, de faire appel à nos meilleurs communicants nationaux. Ils sauront vous pondre des textes de loi attrape-couillons où les sujets de sa Majesté n'y verront que du feu. Comme chez nous !

J'ai noté aussi que vous disposiez d'une loi sur l'état d'urgence dans votre Constitution :

Article 62.

En cas de danger menaçant la sûreté du royaume ou son intégrité territoriale, la sécurité du peuple et ses intérêts, ou qui empêche le fonctionnement normal des institutions, le roi prend les mesures urgentes pour faire face à ce danger ; et si le roi considère que ces mesures doivent être maintenues, il peut mettre en oeuvre les règles nécessaires à cet effet.

De notre côté, c'est l'article 16 de notre Constitution qui permet de décréter l'état d'urgence. Tout comme dans votre Constitution, la première partie de l'article répond bien à des réalités possibles avec les mots les plus aimables. La partie attrape-couillons est en fin d'article avec la mention suivante (un peu comme dans votre Constitution) :

Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée.

Il faut savoir que le Conseil Constitutionnel en France n'est pas une Cour Constitutionnelle composée de Magistrats professionnels, mais plutôt d'anciens présidents de la République, et quelques Magistrats ou juristes plutôt copains avec nos oligarques nationaux. Le Conseil Constitutionnel n'a strictement aucun pouvoir, il se contente chez nous de rendre des "avis", souvent pour expliquer aux traîtres qui sévissent dans nos instances parlementaires, comment détricoter la Constitution pour autoriser l'adoption d'une loi, plutôt que l'inverse.

Actuellement, on parle en haut lieu de raffermir encore la loi constitutionnelle sur l'état d'urgence, du fait que les largesses dictatoriales qu'elles permettaient déjà sur tout de même 30 jours au président, semblaient bien insuffisantes. Notamment s'agissant de court-circuiter notre "autorité" Judiciaire afin de dépêcher sans même le mandat d'un juge à ces fins, des policiers pour arrêter tout activiste qui marquerait un peu trop fortement son opposition à quelques projets du Gouvernement.

Votre excellence, je vous ferai grâce d'autres comparaisons entre la religiosité et l'ordre Constitutionnel des tenants de la Dictature Française, avec la ferveur et le totalitarisme qui transpire pleinement de votre propre loi fondamentale. Mais il faudra bien encore dix années pour que la France puisse enfin accéder au prestigieux titre de province des Etats-Unis d'Europe, où nous jouirons d'un merveilleux dictateur peut-être Allemand, Espagnol ou Néerlandais qui pourra exiger à loisir que l'on pende haut et court quiconque contesterait la légitimité de cet authentique régime fasciste s'étant construit pas à pas dans le secret des cabinets.

Je ne vois aucun intérêt votre excellence, d'assister de façon impuissante au démantèlement des rares acquis démocratiques que nous possédions, alors que je peux me familiariser directement et sans vaseline, aux joies de la tyrannie qui existe dans votre beau pays.

Je vous en supplie votre excellence, accordez-moi l'asile politique et quelques millions de pétro-dollars pour que je m'établisse tout en louant les valeurs totalitaires de votre Constitution ! Vous savez, il n'y a qu'un fossé étroit entre l'esprit Charlie et celui de la Charia. Changer de religion n'est pas difficile pour qui sait faire preuve de servitude volontaire. D'autant que vous savez au moins acheter la paix du Roy avec la rente du pétrole généreusement redistribuée à vos sujets pour qu'ils ferment leur gueule. De notre côté, nous ne parvenons pas à obtenir un kopeck en contrepartie de notre soumission. 

Dans l'espoir que ma missive saura toucher votre petit cœur battant au rythme de la Charia, 

bien cordialement,

Sylvain Baron

Source pour la Constitution Saoudienne : http://mjp.univ-perp.fr/



jeudi 31 décembre 2015

République Française cherche ses dictateurS



Un certain nombre d'internautes sollicitent régulièrement mon humble avis, sur des initiatives qu'ils peuvent soutenir concernant un appareil politique de transition, à même de produire les assainissements les plus urgents de la façon la plus démocratique que possible.

Tel est le cas avec la proposition du "Conseil National des Citoyens" qui m'a été rapportée, dont à titre personnel, je ne soutiens pas les formes, et je tenais à m'en expliquer ici, à partir d'une réflexion plus vaste...

Tout d'abord, il est une nécessité d'avoir un regard sur l'achèvement de périodes de crises dans l'Histoire, pour se rendre compte qu'elles ont toutes été le fait de véritables dictateurs, au sens de la définition qu'en donnait la République Romaine en des temps plus anciens :

"Le dictateur romain est un magistrat extraordinaire dans la République romaine antique, institué en 501 av. J.-C. Le titre original était magister populi (« maître du peuple »). Il est généralement nommé en cas de forts troubles, par l'un des consuls en exercice, parmi les anciens consuls, et pour une durée maximale de six mois. Il remplace les deux consuls de l'année. Il reçoit les pleins pouvoirs, les autres magistrats sont alors suspendus, exceptés les tribuns de la plèbe".

Si l'on prend le seul cas de la France sur les trois derniers siècles, Napoléon Bonaparte, Georges Clémenceau ou Charles de Gaulle, ont été portés au pouvoir et ont même été plébiscités, alors que notre pays traversait de graves crises intérieures et militaires.

Nous ne jugerons pas ici de leur propre politique, mais nous admettrons tout de même qu'ils étaient des hommes d'Etat charismatiques, populaires et conscients de leur devoir. Ce qui me semble le plus intéressant à relever, c'est qu'en temps de crise, les Français comme bien d'autres peuples dans le Monde, ne se soulevèrent pas contre leurs dictateurs, mais au contraire, leur accordèrent un soutien aveugle. Et cela tient à plusieurs raisons :

1) Il n'est pratiquement aucun pays où la Démocratie a été instituée tant dans le fonctionnement des institutions, que dans les consciences. Un peuple qui méconnaît les réflexions ayant existé ou existantes sur les diverses formes que peut revêtir la Démocratie, n'a donc pas la capacité intellectuelle de s'inquiéter à proprement parlé du recul de celle-ci, surtout lorsque les nécessités sociales, alimentaires et militaires deviennent plus criantes que l'aspiration à pouvoir participer pour chaque citoyen, à l'élaboration des lois.

2) Une crise est par définition un moment politique particulièrement dégradé, où nombre d'urgences à traiter s'accumulent. On abandonne plus volontiers à un expert le pouvoir de décider et exécuter rapidement ses décisions, que l'on tient à s'appuyer sur de longs débats parlementaires, qui d'une part ne peuvent satisfaire les urgences à traiter, et d'une autre part, vident toute radicalité à des mesures d'assainissement qui sont nécessairement... radicales.

3) Il est enfin plus commode pour les Assemblées parlementaires - très souvent co-responsables de la dégradation économique, démocratique et militaire d'un pays - de se défausser de leurs prérogatives en temps de crise. Leur légitimité étant en général dans de telles circonstances largement réduite à peau de chagrin par un peuple en colère, il devient pratique de faire endosser la responsabilité à très peu, voir à une seule personne, des échecs ou du succès d'une transition politique à produire de toute urgence. 

Voila pourquoi de façon générale, la plupart des peuples ont la fâcheuse tendance à se chercher leurs propres maîtres, et acceptent docilement l'émergence hors de tout cadre institutionnel, d'un chef charismatique en tant de crise.

Il y a pourtant en France comme dans chaque pays, une dissidence politique souvent éclairée sur la philosophie du droit, la pensée démocratique, l'économie ou la géopolitique. C'est elle qui hier comme aujourd'hui, forge le terreau intellectuel, voir culturel des transitions politiques futures. Le malheur étant que plus l'on est éduqué et passionné par la politique, plus l'on préfère en débattre et formuler des propositions complexes, plutôt que de se révolter et soumettre des revendications suffisamment simples pour que la majorité du peuple puisse les comprendre et suivre avec enthousiasme sa Dissidence.

En clair, plus vous fournirez à une masse populaire sous-éduquée politiquement, des informations et propositions d'une grande complexité, plus cette masse populaire se sentira très éloignée, voir effrayée par des raisonnements et des propositions qui la dépassent de très loin. C'est le tort autant que la vertu des dissidents politiques : ils sont à ce point persuadés que leur savoir est accessible à l'intelligence populaire générale, qu'ils en oublient que celle-ci est pourtant à mille lieux d'une telle capacité à s'immerger collectivement dans des raisonnements complexes. En ne tenant pas compte de l'apathie et la sous-culture d'un peuple en souffrance et largement désensibilisé à la politique, la dissidence populaire reste condamnée à débattre en vase clos de ses propres aspirations démocratiques.

Bien sûr, par capillarité, la dissidence politique d'un pays ne peut que s'étoffer, mais pour au final s'éclater dans le même temps, en de multiples communautés qui défendront des initiatives particulières, sans jamais s'organiser en un seul et même mouvement d'ensemble.

C'est souvent au sein de cette dissidence que finalement des personnalités émergent, jusqu'à une personne, peut-être plus charismatique ou meilleure communicante que les autres, se distingue et fédère assez pour obtenir la légitimité nécessaire à donner des ordres.

Car ne croyons pas que la dissidence échappe aux travers du peuple dont elle est issue. La plupart des personnes, même bien éduquées politiquement, ne se considèrent pas comme naturellement légitimes et capables de prendre des initiatives personnelles spontanément. L'avantage du "leader" est qu'il peut déresponsabiliser tout un chacun d'adopter et exécuter une forme de militantisme individuel, en proposant à tous d'intégrer une stratégie militante plus globale et collective. C'est aussi ce qui fait qu'il est très difficile mentalement pour la plupart des intellectuels reconnus par la dissidence, d'assumer le rôle de donneur d'ordre, ce qu'ils n'ont jamais ou rarement été avant d'obtenir le soutien de leurs partisans. 

Voila donc sur quelles difficultés la dissidence doit trouver son chemin, pour à un moment donné, être capable de se regrouper derrière des revendications et des personnalités peu nombreuses, et suffisamment accessibles pour être entendues du peuple tout entier.

Le défaut que je reproche donc à l'initiative qui m'a été proposée et que je mentionne plus haut, est sa complexité. En effet, l'on propose ici un ensemble d'institutions provisoires à créer, là où une seule et déjà connue de tous, doit suffire à fédérer les Français provisoirement.

Par ailleurs, la proposition du "Conseil National des Citoyens" comporte un autre défaut de taille à mes yeux : celui de déshabiller le pouvoir exécutif de ses prérogatives les plus indispensables, à savoir agir vite et fort, cela au mépris de tout débat démocratique.

Le pouvoir exécutif - c'est à dire le Gouvernement - est celui qui la main sur les administrations d'un pays, ainsi que les institutions les plus régaliennes comme l'Armée, et les forces de police. Contrairement au pouvoir législatif, il n'est donc pas une institution de débat démocratique qui édicte une norme par la rédaction et les amendements sur un projet de loi, mais un collège d'experts qui impose directement aux administrations du pays, d'exécuter des ordonnances et décrets qu'il rédige et transmet à l'abri des récriminations des députés ou sénateurs. C'est une nécessité vitale pour un Etat que de disposer d'un pouvoir exécutif qui peut agir avec célérité et radicalité, particulièrement lorsque les mesures à prendre ne peuvent souffrir de longs débats parlementaires. 

Pour donner quelques exemples qui pourraient s'imposer à un Gouvernement provisoire en France, nous pourrions par exemple évoquer le fait que la sortie de l'euro exigera de rétablir immédiatement le contrôle des mouvements de capitaux et suspendre l'application des traités européens dès son intronisation. Ce même Gouvernement serait sans doute obligé d'organiser tout aussi immédiatement une vacance bancaire (c'est à dire la fermeture des banques, ou du moins la limitation drastique des opérations bancaires possibles) cela sans attendre qu'un parlement ou un référendum le lui autorise.

De la même façon, si par exemple une hyper puissance militaire devait se montrer menaçante envers notre pays, c'est bien le président de la République assisté de son ministre de la Défense, qui devrait immédiatement mettre en état d'alerte nos Armées et leur assigner des objectifs de dissuasion. C'est encore ce même pouvoir exécutif qui face à des calamités naturelles ou un ensemble d'attentats terroristes, peut édicter des mesures d'urgence, sans attendre que nos parlementaires autorisent l'exécution de telles mesures. Enfin, dans le cadre des assainissements à produire, notamment s'agissant des personnalités politiques, médiatiques ou administratives à évincer de leur sphère d'influence, il ne faudra pas attendre qu'un Parlement examine la question au cas par cas, laissant ainsi toute latitude aux félons de la République, d'organiser leur riposte médiatique, politique ou financière ou même leur fuite à l'abri des fourches caudines de la Justice. Enfin nous pourrions aussi évoquer les nationalisations à produire de toute urgence pour reprendre la main sur notre économie, sans avoir à demander gentiment à des actionnaires et spéculateurs véreux, l'autorisation de jouir de notre appareil productif national. 

Voila pourquoi il faut laisser toute latitude à un Gouvernement provisoire d'agir avec les prérogatives qui sont les siennes.

Pour autant, cela ne signifie pas que la dissidence s'assignant le devoir d'établir un Gouvernement à présenter aux Français, s'astreigne à établir les gardes-fous les plus essentiels à la légitimité d'un tel Gouvernement. Et j'en dénombre pour ma part quatre qui me semblent importants :

- Ce n'est pas UN dictateur dont nous avons besoin mais DES dictateurs. Nous formons un Gouvernement d'experts, chacun dans leur domaine de compétence. Et nous ne pouvons laisser à un seul, le choix de tous nos ministres. Sachant que les intellectuels ne manquent pas pour abreuver la dissidence d'idéaux politiques, il convient de désigner et mandater pour chaque ministère, les personnalités que nous jugerons les plus compétentes. J'appelle cela la Désignation Populaire, et il existe même un outil web permettant de proposer de tels experts, voter pour ceux que l'on préfère pour chaque ministère, et bien d'autres nécessités encore :


- Ce Gouvernement doit s'appuyer sur un mandat impératif pour pour transcender l'ire de ses détracteurs les plus farouches. Un mandat impératif n'est rien d'autre qu'un programme politique général, et cela pour chaque ministère. Il échappe aux amendements néfastes que peut produire un parlement en fonction du jugement du Ministre concerné par une réforme. Cela ne signifie pas que les députés ne peuvent pas examiner le projet de loi et proposer des aménagements, mais le Ministre reste maître à bord quant à la radicalité qu'il souhaite apporter aux normes découlant du mandat impératif auquel il est assujetti. Et c'est sur le même forum que tout un chacun peut contribuer à la rédaction d'un tel mandat impératif : 


- Le Gouvernement provisoire doit appuyer sa mandature sur une Constitution provisoire, elle-même rédigée par les acteurs de la Dissidence ayant établi progressivement l'appareil exécutif à légitimer. Cela signifie donc non seulement s'assurer que le mandat à une durée limitée, mais que le fonctionnement des institutions découle d'un cadre constitutionnel nouveau, commode pour le pouvoir exécutif, et introduisant des normes démocratiques nouvelles qui pourront devenir plus tard pérennes (ou non). Une telle constitution peut aussi être rédigée collectivement sur le même outil :


- Il est indispensable que chaque Ministre puisse être destitué par Référendum d'Initiative Populaire en cas de graves manquements à ses devoirs, et reste un justiciable comme les autres. Et c'est bien dans le projet de Constitution Provisoire qu'un tel garde-fou doit être édicté. Ajoutons pour terminer, qu'il reviendra à la dissidence d'organiser elle-même un Référendum d'Initiative Populaire pour installer son Gouvernement, ainsi que le mandat impératif et la Constitution provisoire qui l'accompagneront. C'est possible techniquement et légalement à faire, mais c'est un tout autre débat que je préfère éluder ici pour le moment.

L'intérêt de la proposition que je défend ici, est donc que nous présenterions aux Français directement un Gouvernement de transition. Rien de nouveau pour l'ensemble d'entre eux, nous sommes dans un registre institutionnel connu, simple et qui s'appuie sur les personnalités les plus plébiscitées par notre dissidence politique. 

Cela n'empêche pas pour autant notre propre dissidence de réfléchir, débattre et contribuer à la rédaction d'un mandat impératif et d'une Constitution provisoire, mais nous déresponsabiliserons du même coup les Français, d'avoir à s'immerger dans un terreau intellectuel qui leur est pour leur grande majorité totalement inconnu, voir inaccessible au stade de dépolitisation de la société actuelle. Les personnalités que nous aurons désigné et soumettrons à leur suffrage seront en charge d'expliquer progressivement les réformes que nous souhaitons, et les progrès démocratiques que nous instituons.

Enfin, et c'est sans doute le plus important, la Dissidence en établissant elle-même sa représentation politique officielle, peut donc soumettre un Ministre de la Défense à ses Armées, un Ministre de l'Intérieur à ses forces de police, et un Ministre des Affaires Etrangères à son corps diplomatique. Ce sont même les Ministres les plus urgents à désigner, car il s'agit de reprendre le contrôle en premier lieu sur nos institutions les plus régaliennes et disposer d'un Ministre qui s'attachera avant même son élection, à faire reconnaître le Gouvernement Provisoire à différents Etats-membres de l'ONU.

Pour conclure, je souhaite ici faire valoir que le temps de la Démocratie succède forcément à une dictature provisoire, mais éclairée, ayant justement pour rôle essentiel de nous amener vers le plus haut niveau de Démocratie possible de façon pérenne. Il ne s'agit pas de s'appuyer sur des personnalités politiques qui ont justement toujours eu des ambitions de pouvoir, mais plutôt sur des personnalités qui ne l'ont jamais réclamé, alors qu'elles sont sans nul doute les plus compétentes et les plus humbles, pour mériter les honneurs d'un Ministère. Puisse ce texte convaincre quelques-uns d'entre vous à alimenter et même devenir modérateur du forum présenté plus haut. C'est la première étape d'une stratégie plus globale de reconquête de notre Souveraineté populaire....


mercredi 9 décembre 2015

Lettre ouverte aux C.R.S

Le 29 Novembre dernier, à l'occasion des manifestations s'étant déroulées pour dénoncer l'empreinte des lobbys sur les discussions relatives au changement climatique, ainsi que les mesures sécuritaires disproportionnées qu'a décrété François Hollande après les attentats du 13 Novembre dernier ; la préfecture de Paris (sur ordre du Ministre de l'Intérieur) a mobilisé un certain nombre de vos effectifs, avec visiblement des consignes vous enjoignant de traiter les manifestants avec le maximum de rudesse. Encore, une fois, c'est l'honneur de votre fonction qui s'en est trouvée dépréciée, et la légitimité du "tout répressif"  qui été ainsi soutenue, contre des grands principes qui sont l'apanage des Etats en voie de démocratisation : A savoir la Liberté d'expression et la Liberté de réunion.

Qu'on ne se raconte pas d'histoires : la décision de François Hollande de décréter un état d'urgence de trois mois, ne vise aucunement à circonvenir à un péril imminent et durable, telle que par exemple (et en premier lieu) une guerre. La France n'est pas en guerre, sauf de façon illégale au sens du droit international et même de notre constitution, mais quoi qu'il en soit, aucun Etat ne nous a déclaré la guerre et envoyé des troupes sur notre sol. Notre intégrité territoriale n'est pas menacée - en ce sens - et par nature, un attentat terroriste reste un fait exceptionnel qui ne peut suffire à faire valoir une quelconque mesure d'état d'urgence de trois mois, sauf à des fins politiques bien malveillantes.

Ajoutons par ailleurs, que si des Etats comme la Suisse ou la Finlande n'ont aucun problème de terrorisme, c'est sans nul doute par ce que leurs dirigeants politiques s'attachent à ne pas s'ingérer dans des conflits extérieurs à leur pays ; ne soutenir en aucun cas des mercenaires fanatisés pour déstabiliser des Etats Souverains ; et veillent à conserver des relations de travail équitables et respectueuses avec les services de renseignement de chaque nation.

De notre côté, et cela depuis l'ère Sarkozy, avec une aggravation substantielle depuis que François Hollande a été placé au pouvoir par l'establishment médiatico-financier ayant financé et exécuté la propagande nécessaire à son élection ; la France a coupé ses relations avec les services de renseignements Syriens, a financé, formé et armé les terroristes que nous "combattons" en Syrie et au Mali, et fricote de façon très malsaine avec les Etats qui financent et soutiennent la mouvance "djihadiste" comme le Qatar, l'Arabie Saoudite, Israël, la Turquie, le Royaume-Uni et les U.S.A

M. Hollande ainsi que son ministre Laurent Fabius, ont semé les graines du chaos dans certains pays de façon pro-active, et nous récoltons aujourd'hui les fruits de ce véritable crime de haute trahison. Car il faut bien voir que les dizaines de personnes mortes dans des conditions atroces le 13 Novembre dernier, seraient encore aujourd'hui parmi nous, si notre diplomatie était axée sur la prévention de toute haine nationale à l'encontre de notre propre peuple. Le droit d'ingérence n'existe pas, seul le crime existe. Le premier et seul responsable de ces vies gâchées, reste et demeure le président de la République lui-même, au sens de l'article 5 de la Constitution et des articles 1 et 2 du Code de la Défense.

Revenons-en maintenant à vous et votre cœur de métier, qui est de garantir notre droit à la sûreté. Vous êtes au service du peuple, et non au service de la bande de mafieux qui s'est accaparée le pouvoir depuis plus de 40 ans, à grands renforts de propagande et de corruption. Ces gens qui nous gouvernent, et je suis certain que vous-mêmes n'en doutez pas, sont pour l'essentiel d'entre eux des criminels. Que ce soit par la trahison, la corruption ou le soutien au terrorisme, ces gens n'incarnent aucunement les aspirations et les intérêts du peuple, et ne peuvent s'accaparer la Souveraineté Nationale. Vous êtes cependant sous les ordres directs du Ministère de l'Intérieur et vous n'avez donc pas le choix, vous devez aller au turbin sitôt que le préfet est saisi par votre ministre de tutelle.

Cependant, vous avez la Liberté de juger de la proportion de la force à employer et êtes soumis à un code de déontologie. Le fait d'avoir intégré le corps des Compagnies Républicaines de Sécurité, quand bien même cela vous permet de jouir d'une superbe tenue de Robocop, ne vous retire ni le droit de vous éduquer sur ce qui fait la différence entre "une décision politique" et un crime, pas plus que cela ne vous retire la responsabilité morale, éthique, professionnelle et tout simplement humaine, de servir l'intérêt général en réduisant au maximum l'usage de la force. Pour rappel, voici ce que dit votre code de déontologie s'agissant du discernement dont vous devez faire preuve dans l'exercice de vos fonctions :

Article R. 434-10 - Discernement
Le policier ou le gendarme fait, dans l'exercice de ses fonctions, preuve de discernement.
Il tient compte en toutes circonstances de la nature des risques et menaces de chaque situation à laquelle il est confronté et des délais qu’il a pour agir, pour choisir la meilleure réponse légale à lui apporter.

Lorsque vous dévoyez votre fonction au point d'en devenir les chiens enragés de la petite mafia qui nous assujettit tous, cela contre des manifestants ne représentant aucun danger tant pour les personnes que pour les biens publics et privés, vous provoquez une série de conséquences dont il faut bien mesurer les effets à long terme :

1) Vous légitimez la violence gouvernementale faite aux personnes.
2) Vous signifiez aux Français que vous êtes en dehors de ce peuple et clairement son ennemi
3) Vous jetez sur l'ensemble de votre profession, y compris vos collègues n'étant ni C.R.S, ni même des flics au comportement de "cow-boy", un discrédit monumental ne faisant qu'accroître la défiance du peuple envers sa police. Ce qui est toujours dangereux lorsqu'un Etat est en situation pré-insurrectionnelle. Et c'est assurément le cas pour la France, aujourd'hui...
4) Vous laissez au peuple le soin de croire que vous seriez recrutés dans les Compagnies Républicaines de Sécurité, du fait d'un comportement et d'une cervelle de petite frappe, et certainement pas pour un ensemble de dispositions physiques et psychiques rehaussant quelque peu l'image que vous faites passer au grand public.

Qu'on s'entende bien : Dans tout rassemblement de plusieurs milliers de personnes, qu'il soit autorisé ou non, il y a toujours quelques individus au comportement violent qui ne méritent aucunement votre laxisme, bien au contraire. Mais personne ne pourrait vous prendre au sérieux, si vous tentiez de justifier votre propre violence policière sur d'aimables gauchistes qui à minima défendront des positions tout à fait respectables sur les questions sociales ou écologiques, ou mieux encore, le respect de nos libertés individuelles et collectives qui sont à la base garanties par notre bloc de constitutionnalité. En clair, quand des gens défendent notre ordre constitutionnel qui vaut pour tous, ou simplement la mise à l'arrêt des politiques anti-sociales ou nuisibles à l'environnement, ce sont les intérêts fondamentaux de la nation au sens de l'article 410-1 du Code Pénal que ces Français plus courageux et investis que la plupart d'entre nous défendent. Pouvez-vous revendiquer pour chacun d'entre vous, défendre avec acharnement hors de votre cadre professionnel de telles nécessités sociales et démocratiques, ne serait-ce que par ce que vous souciez de l'avenir de vos enfants ? Respectez les Français qui se battent pour de telles causes, ils défendent aussi vos intérêts à vous, policiers soumis au fumeux "devoir de réserve".

A l'ère d'internet, les images ne sont plus filtrées comme il y a un peu plus de 10 ans désormais. L'ensemble des violences policières sont désormais parfaitement enregistrées et diffusées, et même votre absence de réactivité face à de vrais casseurs est clairement vérifiable par n'importe quel internaute. Ainsi, lorsque vous ne réagissez pas à des agressions de journalistes amateurs par des hordes d'antifas dans cortèges du Front de Gauche, vous ne garantissez pas notre droit à la sûreté. Quand vous n’interpellez pas des "blacks blocs" dont on découvre qu'ils enfilent après leurs basses œuvres des brassards de police avant de discuter tranquillement avec certains de vos collègues, vous ne garantissez pas notre droit à la sûreté. Quant à l'inverse, vous gazez ou matraquez des manifestants qui ne sont ni armés, ni masqués, ni même ayant un comportement violent, vous abolissez de fait notre droit à la sûreté. 

Les faits que je mentionne ne sont en rien imaginaires. Je vous ferais grâce des nombreuses vidéos, photographies et témoignages circulant sur internet, je pense que vous êtes assez conscients de la réalité du terrain et de ce que l'on vous demande de faire pour savoir que cette disproportion de la force qui vous est reprochée ne découle pas de simples légendes urbaines.

Permettez-moi maintenant de me faire l'avocat du peuple tout entier, qui comprend aussi vos propres personnes, vos familles, vos enfants et tous ceux que vous aimez :

VOUS AVEZ LE DEVOIR DE NOUS PROTÉGER !!!

Chaque fois que vous décidez en tant que professionnel du maintien de l'ordre public, de ne pas faire usage de la force (c'est à dire gazeuses et matraques) contre des manifestants qui ne sont encore une fois, ni armés, ni masqués, ni violents, vous garantissez à vos enfants qu'ils n'auront aucune raison de craindre un jour la police, s'ils devaient manifester de façon légale ou non, pour sauvegarder nos libertés. C'est votre devoir de père, d'époux, d'enfant, de citoyen et de professionnel de faire preuve de discernement pour limiter l'emprise politique de nos "représentants" sur la qualité de votre travail. Et quand bien même vos "autorités" pourraient vous pressuriser pour que vous vous montriez extrêmement rudes à l'égard de manifestants, c'est tout de même vous, en tant qu'individus, qui conservez le choix ultime de faire usage de vos armes non létales contre des personnes. Vous êtes responsables de vos actes et vous avez le devoir plus qu'aucun autre, de vous montrer extrêmement professionnels vis à vis de citoyens qui défendent nos intérêts fondamentaux à tous, qu'importe vos orientations politiques particulières.

Vous êtes policier avant même d'être "C.R.S". Faites honneur à votre uniforme, vous le portez au nom du peuple, il a été payé avec les impôts du peuple, et s'il symbolise l'autorité et le maintien de l'ordre, il ne vous retire pas votre responsabilité morale en tant qu'hommes parmi tous les autres.

Samedi 12 Décembre prochain, de façon tout à fait légitime, des gens vont venir à nouveau braver le fumeux "état d'urgence" entravant notre liberté d'expression et de réunion, cela pour vous garantir à vous, vos enfants et ceux que vous aimez, le droit fondamental de pouvoir dire merde aux ordures qui sont actuellement à la tête de l'Etat. A nouveau, vous serez appelés à venir réprimer sévèrement ces manifestations, et il serait temps que pour une fois, vous compreniez l'importance fondamentale qu'il y a de respecter l'intégrité physique des manifestants. Vous en avez la totale liberté ainsi que la responsabilité qui va avec. 

Une amie à moi sera dans l'un de ces cortèges non déclarés (puisque de toute façon interdits du fait de l'état d'urgence). C'est un petit bout de femme qui n'a rien d'une excitée voulant casser du flic ou défoncer des vitrines. C'est une simple Française qui lorsqu'elle sera dans la rue pour chanter et scander ses revendications, ne fera aucune distinction entre les Français pour savoir qui devrait bénéficier d'un mieux démocratique et social. Dans son esprit, les policiers à l'égal de tous les Français, sont des citoyens qui jouissent des mêmes droits, et des mêmes devoirs. Je souhaiterais que ni elle, ni quiconque ne puisse revenir chez soi avec des hématomes sur le visage ou le corps, et puisse alimenter sur les réseaux sociaux, un dur réquisitoire contre vos agissements. Vous avez la possibilité et même le Devoir de rétablir le lien garantissant que personne en France ne craigne la police, et que bien au contraire, votre travail soit salué pour ce qu'il est : garantir parfois au péril de votre vie, notre sécurité. J'espère que mon appel sera entendu...

Sylvain Baron