vendredi 4 juillet 2014

Nous jouissons déjà de la Démocratie Directe, mais nous ne l'utilisons pas !

Avec 26 millions d'usagers Français du site "facebook", il y a tout lieu de se poser la question suivante :

Les Français méritent-ils d'accéder à une authentique démocratie, quand ils sont incapables d'utiliser les réseaux sociaux pour l'organiser eux-même ?

Je fais parti de ces gens qui croient en la "démocratie directe". A tel point que j'en ai imaginé un modèle constitutionnel non exhaustif, mais permettant d'institutionnaliser le principe de l'initiative des lois permises aux simples citoyens, et le contrôle par ces derniers des grandes institutions régaliennes que sont par exemple la police et l'armée :


Comme je l'explique dans ce diaporama, nous jouissons de près de 36.700 communes dont l'écrasante majorité sont très faiblement peuplées. Ce qui est un préalable nécessaire et rare en Europe pour faciliter l'organiser institutionnelle de "la démocratie directe".

En vérité, ce terme de "démocratie directe" est impropre, car la démocratie est forcément directe. Les inventeurs de cette expression ont donc imaginé un pléonasme, sachant que le fondement même du mot "démocratie", est que le peuple gouverne directement.

Toujours est-il que l’avènement des réseaux sociaux a permis une formidable émulation populaire sur ces sujets, ainsi que sur un grand nombre de questions politiques essentielles, telles que la recouvrance de notre Souveraineté Populaire. 

Prenons quelques chiffres sur Facebook, à partir des officines politiques défendant plus ou moins correctement notre souveraineté :

A gauche de l'échiquier, le parti de gauche rassemble à la date de publication de cet article, 22.400 suiveurs. Le parti communiste près de 20.000, le Mpep en rassemble plus de 300, le PRCF, près de 800, le P.O.I plus de 300, S&P en rassemble plus d'une centaine.

Plus au centre, Nicolas Dupont Aignan rassemble près de 29.000 suiveurs, quand François Asselineau en rassemble plus de 25.000.

Enfin, clairement à droite de l'échiquier, le Front National est suivi par plus de 170.000 personnes.

Voila un état des lieux qui permet de considérer que près de 300.000 Français au moins, et cela sans compter les différents groupes de discussions ou pages de personnalités défendant les mêmes sujets de façon plus indépendante, sont en capacité de s'organiser au moyen des réseaux sociaux, pour rédiger un programme commun, nommer leurs représentants et s'ils le souhaitaient vraiment, faire la révolution dès demain.

Seul très gros problème : par définition, la démocratie directe (ou réelle) s'affranchit des divisions partisanes. Non pas qu'elle ne les reconnaisse pas, mais la démocratie directe impose que les citoyens de toutes obédiences politiques discutent sereinement des lois en fonction de l'intérêt général, et non d'une chapelle politique à défendre. La démocratie directe ne vise pas à faire élire au pouvoir suprême une personnalité politique, puisque ce sont les citoyens qui gouvernent réellement.

Or, les Français sur les réseaux sociaux reproduisent les mêmes schémas que ceux édifiés par nos "représentants" politiques. Leur passe-temps préféré est de rester dans "l'entre-soi" pour commenter l'actualité, et quand ça n'est pas le cas, ils se contenteront de s'invectiver copieusement entre militants de chapelles politiques différentes.

Ceci est contre-productif et donne pour le moment raison à l'Abbé Sieyes qui dans son discours du 7 septembre 1789 prédisait que « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

Pourquoi l'un des pères de la Révolution Française et un grand défenseur de la Nation pouvait-il s'opposer à ce que la France soit une démocratie ?

A son époque, un peu moins de la moitié des hommes et bien moins d'un tiers des femmes savaient lire et écrire. Cette évidente difficulté pour les Français de l'époque à accéder à la culture pouvait faire douter de leur capacité à penser le fait politique avec quelques bases intellectuelles minimum pour initier et voter les lois avec le maximum de recul. De ce point de vue, l'Abbé Sieyes rentrait tout simplement dans la pensée politique de Platon s'agissant de la gestion d'un État qui ne pourrait être le fait que d'élites éduquées, vouées à servir l'intérêt général, au mépris des caprices populaires.

Mais nous ne sommes plus en 1789 et l'écrasante majorité de la population est désormais alphabétisée, et jouit en plus d'un accès quasi instantané et gratuit à l'ensemble des connaissances du monde.

Si nous avons le pouvoir de nous éduquer à volonté, et transformer nos connaissances en propositions de loi d'initiative populaire, nous restons conditionnés par des siècles d'histoire, où l'initiative des lois n'a finalement été que le fait de très peu de personnes.

Je ne cesse jamais de le répéter dans mes propos comme mes écrits : Les révolutions ne sont jamais le fait d'une Nation toute entière, mais bien de sa dissidence éclairée. Nous avons en France une dissidence éclairée qui est très connectée aux réseaux sociaux, mais ne les utilise pas pour ce qu'ils sont vraiment.

Cette dissidence à travers toutes ses composantes partisanes, invoque souvent la démocratie dans ses débats. Mais quelle confiance une Nation toute entière pourrait lui attribuer, si cette dissidence ne sait pas elle-même utiliser les réseaux sociaux pour construire un alter-gouvernement, et considérer l'outil internet comme un moyen commode pour organiser la démocratie directe dans les faits ? Quel exemple donne t-elle à la population générale, en ne faisant pas mieux que les citoyens qui se contentent de critiquer le système, sans chercher à y jeter du sable dans les rouages ?

Jamais nous n'avons eu autant de facilités pour jeter dans les poubelles de l'histoire, tout un système mafieux qui nous opprime. Mais plutôt que de le faire concrètement au moyen des réseaux sociaux, nous continuons d'entretenir le système électoral, mythe indépassable nous empêchant justement d'établir nos propres règles de société.

Je n'ai pas - ou plutôt je n'ai plus - la prétention de jouer un rôle d'activiste à ce sujet. Je suis las d'autant de frustrations s'agissant de l'apathie générale, qui n'est pas le seul fait du peuple, mais bien aussi de sa dissidence éclairée. Cependant, j'espère que ce billet sera largement partagé, assez en tout cas pour que les propositions que j'avais formalisées ici puissent enfin trouver un écho favorable et militant, grâce aux réseaux sociaux.

Il ne tient qu'aux esprits éveillés d'user des outils qui sont à notre disposition. Nous ne sommes qu'à une petite minute de la révolution. Cette petite minute sans cesse repoussée, car plutôt qu'être nous même les créateurs d'un autre monde, nous continuons de faire confiance à des politiciens qui volontairement ou bien malgré eux, ne cessent d'entretenir nos querelles intestines en poursuivant leur propre quête de pouvoir.

Internet nous permet d'initier et voter autant de lois que nous le souhaitons. Cet outil nous permet même de lever l'impôt et décider de sa redistribution. Grâce à internet, nous pouvons organiser nos rassemblements sans crier gare aux autorités désormais illégitimes.

Alors qu'attendons nous ?

Sylvain Baron



mardi 3 juin 2014

Lettre ouverte d'un « nationaliste » aux fédéralistes

Voilà cinquante sept ans que le Traité de Rome a été ratifié initiant ce que les uns appellent la construction européenne, et ce que je me plais pour ma part à qualifier de démolition européenne.

Parmi les défenseurs de cette idéologie politique, il y avait et il y a, c'est certain, de véritables mafieux à la solde de puissances étrangères, d'un système bancaire fou et de lobbies industriels. Dans les cercles où nous nous battons pour faire valoir nos idées, nous appelons ces gens « des européïstes ». Cependant, j'ai coutume de discuter avec mes opposants et de fait, je ne puis que me rendre compte qu'il y a aussi des partisans de cette « construction » qui ont une vision sincère, universaliste et démocratique de ce projet. Ce sont les fédéralistes.

Je tiens donc à leur faire part de mon sentiment sur l'avenir politique de l'Union Européenne, et la seule chance pour ses honnêtes défenseurs, de pouvoir faire survivre leur idée à une explosion inéluctable de ce qui se révèle aujourd'hui être une dictature technocratique irréformable.

Les fédéralistes comme les nationalistes, ont à peu de choses près, la même analyse des problèmes posés par l'Union Européenne et l'euro. Je ne souhaite donc pas m'étendre ici sur l'hérésie économique et monétaire imposée par les traités actuels, pour mieux me concentrer sur la réponse politique la plus juste et démocratique qu'il convient de donner.

Et je ne puis qu'appeler les fédéralistes qui consentiront à lire ma lettre ouverte, à concéder qu'il faudra distinguer temporairement de ce qui relève d'un vœu politique, et des urgences auxquelles il faut désormais répondre, sous peine de voir sombrer l'Europe dans les abîmes d'une époque que l'on souhaitait révolue.

Si les fédéralistes ont un peu d'honnêteté intellectuelle, ils ne peuvent que constater que les résultats électoraux témoignent que leur vœu politique ne fédère pas massivement les Français. Bien au contraire, les partis populistes ou sincèrement Gaullistes ou Républicains, sont en train de progresser rapidement au fur et à mesure des élections. Les deux grands partis de pouvoir, de leur côté s'effondrent du fait des trahisons sempiternelles de nos dirigeants, des affaires judiciaires dans lesquels ils sont empêtrés et leur incompétence réelle à gérer les affaires de la Nation.

Les partis fédéralistes incarnés par EELV, le Modem et l'UDI jouissent d'une relative stabilité, quoi que ne parvenant pas convaincre suffisamment pour empêcher leur déclin. Leurs associations respectives tant vis à vis de l'UMP ou du PS sont considérées à juste titre par les Français, comme du rabattage électoral et une absence d'identité idéologique propre. En outre, leur vision libérale de l'économie ou culpabilisatrice sur l'écologie agace les Français, plus habitués par des siècles d'histoire, à l’État providence, régulateur et même planificateur de l'économie. Nous ne serons décidément jamais Américains, Allemands ou Scandinaves, et c'est le tort politique des fédéralistes que d'oublier ce qui fait le ferment culturel des Français.

Désormais donc, c'est le Front National qui émerge doucement mais sûrement, en surfant sur les mécontentements liés à l'insécurité qui règne dans les banlieues, une politique migratoire qui déstabilise les repères identitaires de la Nation outre le dumping social qu'elle génère, et bien sûr sur la dictature des traités européens et de l'euro sur nos vies.

De son côté, la gauche protestataire s'effondre sur le fait qu'elle donne des réponses ambiguës voir parfaitement à l'antithèse des espérances communiquées par le peuple. Mais elle n'a pas dit son dernier mot. De nombreux activistes communistes ou réellement socialistes, se battent au sein du Front de Gauche pour au moins faire accepter l'idée qu'il faille en finir avec l'U.E, l'euro et l'OTAN, et progressivement, le débat s'installe autant que l'idée dans les esprits.

Plus au centre de l'échiquier, des partis Gaullistes comme Debout la République et plus encore l'Union Populaire Républicaine, sont en train d'émerger fortement malgré la censure des médias. Ils apportent une réponse plus modérée sur d'innombrables sujets caricaturés par le Front National ou le Front de Gauche, mais se veulent radicaux dans la nécessité de sortir des traités européens.

Et cela n'est que la description de l'univers politique Français. Partout en Europe, les partis euro-athées progressent fermement. L'AfD en Allemagne, le Mouvement 5 étoiles en Italie, UKP au Royaume-Uni, etc.

Si le réalisme économique sur les dérégulations européennes et l'imposture monétaire qu'est l'euro fondent une partie de la montée de l'euroscepticisme en Europe, ce qui reste le premier marqueur des nationalistes partout sur le sous-continent, est la défense de la Démocratie.

On a coutume de présenter les nationalistes comme des nazillons d'opérette, idolâtrant tous les régimes fascistes du monde. Rien n'est plus faux. Un nationaliste est étymologiquement une personne qui défend les intérêts de la Nation, c'est à dire son peuple.  Les nationalistes sont convaincus que la stabilité des frontières et des mythes nationaux sont des préalables à l'organisation politique d'un peuple, et sa quête sans cesse inachevée, mais la plus sereine que possible, de la Démocratie.

Et il faut leur reconnaître que les pays du monde considérés comme les plus avancés sur la Démocratie sont bien des Nations qui sont soit en dehors de l'euro, soit en dehors de l'U.E. La Norvège, l'Islande et la Suisse ne sont pas dans l'U.E et sont parmi les mieux classées sur le respect de la démocratie. La Suède et le Danemark qui ne sont pas dans l'euro sont aussi très bien positionnés. Et que dire de ces nombreux Pays d'Amérique du Sud tel que l’Équateur, la Bolivie ou le Venezuela qui inspirent énormément les Français souhaitant rédiger une constitution protectrice des intérêts du peuple, et régulant et planifiant l'économie dans une perspective sociale et écologique à long terme. Ce n'est pas par ce que nous subissons une propagande très atlantiste sur ces pays, que les Français se laissent duper sur les réalités constitutionnelles de ces Nations. Ni leurs efforts pour évincer les multinationales prédatrices de leur territoire, ou à minima, leur imposer des règles qui ne soient pas contraires aux intérêts fondamentaux de leurs peuples.

Tous ces pays sont indépendants et ont des poids et structures économiques différents, bien que jouissant de taux de croissance à faire pâlir les États-Membres de la zone euro.

Écarter d'un revers de main ce qui fonctionne, dans le seul souci de vivre un rêve éveillé sur Union Européenne démocratique et sociale qui n'existe pas, devient par la force des choses, de l'irresponsabilité politique. Il y a ce que l'on souhaite idéologiquement, et il y a le mur des réalités auquel il faut faire face. Les peuples rejettent l'Union Européenne, car ils sentent bien que ce projet fou correspond à la négation du droit des peuples à disposer d'eux même. Ce qui est le premier fondement de la Démocratie. Dans la constitution Française, on appelle cela la Souveraineté Nationale.

Et plus nos responsables politiques s'enfermeront dans leur idéologie européenne, plus les peuples par réaction de survie, chercheront des solutions politiques les plus stratégiques pour résister. Quitte à donner leurs voix à des mouvements politiques franchement sulfureux, faute de ne pas pouvoir trouver mieux, en tout cas dans la représentation politique visible médiatiquement.

Face à ce constat, que peuvent espérer les fédéralistes qui soit raisonnable, et ne mette pour autant pas un terme à leur pensée européenne ?

Tout d'abord, et je serais très clair : Au vu des urgences géopolitiques, économiques, sociales et démocratiques, il est nécessaire que la France sorte de l'U.E, l'euro et l'OTAN complètement. C'est un préalable à toute reconstruction institutionnelle d'un autre idéal européen.

Vouloir unifier un sous-continent aussi diversifié dans ses langues, cultures, histoires et fondamentaux économiques n'est pas le projet d'une vie, mais bien de plusieurs générations.

Et si ce projet doit s'imposer au mépris de la volonté des peuples, il est voué à l'échec. Rappelons que les Soviétiques scandaient comme les européïstes aujourd'hui, qu'il fallait plus d'Union Soviétique pour résoudre la crise politique qui se finirait néanmoins par l'éclatement de l'URSS.

Rappelons aussi que l'éclatement de l'URSS n'a pas généré de guerres civiles et du totalitarisme. Bien au contraire, dans l'ensemble, le démantèlement de cette institution supra-nationale a été positive pour les peuples concernés.

Il faut donc mettre un terme à l'Union Européenne, et rendre leur Souveraineté aux peuples. Une fois cela fait, il sera alors temps de proposer de nouvelles fondations. Si le « nationaliste » que je suis est capable de faire un effort intellectuel pour vous les soumettre, malgré mon hostilité de principe à cette idée, c'est que je pense que cela peut ménager la chèvre et le choux dans chacune de nos idéologies respectives :

En premier lieu, toute unité politique d'une communauté internationale se fonde sur des valeurs partagées sur des grands principes démocratiques. A ce titre, il serait utile de proposer à tous les peuples d'Europe qui le souhaiteraient, de rédiger eux-même et sous forme de démocratie directe, une Charte Européenne des Droits de l'Homme. J'insiste sur le principe de démocratie directe pour deux raisons :

La première étant que nos parlementaires ou représentants ont jusque là plus souvent prouvé qu'ils privilégiaient la défense de leurs intérêts carriéristes ou des intérêts privés dans la rédaction des traités ou projets de loi. La seule façon de soumettre la représentation politique des Nations à un cadre juridique transnational réellement légitime, c'est de veiller à ce que les peuples en soient à l'initiative. A l'ère d'internet, cela peut être grandement facilité.

La seconde raison étant que les peuples n'accepteront plus d'entendre parler de projet européen après l'éclatement de l'Union Européenne (que cela soit organisé ou dans le chaos), sauf s'ils ont la main sur une nouvelle construction. C'est donc une raison plus politique qui impose de laisser les peuples choisir quels sont les droits fondamentaux qu'ils souhaitent préserver, leur caractère absolu ou non, et comment ces droits fondamentaux soumettront leur représentation politique.

Les différents projets de Charte Européenne des Droits de l'Homme devront être soumis partout en Europe à Référendum contraignant. Les parlementaires ne pourront les approuver, pas plus que les chancelleries ne pourront décider de leur ratification ou non.

Une fois la Charte Européenne des Droits de l'Homme approuvée, il faudra reconstruire une institution judiciaire supra-nationale pouvant les faire respecter. Il faudra veiller à ce que cette institution soit sous réel contrôle démocratique.

La seconde institution qui pourrait être remodelée serait le parlement européen. Celui-ci devrait pouvoir s'étendre aux 47 pays siégeant au Conseil de l'Europe avec une porte ouverte à la Biélorussie. Un parlement n'est pas l'émanation des pouvoirs exécutifs des Nations, mais bien l'émanation des peuples directement. Il ne saurait être question de porter des jugements moraux sur les régimes des pays slaves haïs des U.S.A, nous sommes européens et nos peuples respectifs doivent pouvoir communiquer librement, en dehors de toute supervision étrangère à nos intérêts mêlés.

Ce parlement devra s'inspirer dans son élaboration de la rédaction de la Charte Européenne des Droits de l'Homme. Il devra être pensé par les peuples, approuvé par référendum contraignant, et ne pourra subir de rattrapage politique des pouvoirs exécutifs.

Dans l'idéal, ce parlement s'inspirera des réflexions les plus abouties en Europe sur ce qui fait la légitimité d'une représentation parlementaire. A savoir le suffrage par le sort plutôt que par le choix. Montesquieu l'avait parfaitement expliqué dans « l'esprit des lois » :

« Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l'aristocratie. Le sort est une façon d'élire qui n'afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie ».

Ce parlement ne pourrait avoir un pouvoir supra-national. Pour autant, il pourrait réunir des citoyens de tous pays, pour que ces derniers fassent des propositions sur tous sujets, qui seraient soumises à l'aval des parlements nationaux.

Ce système garantirait que les Souverainetés Nationales resteraient profondément respectées, mais que cette nouvelle Union Européenne gagnerait enfin ses galons démocratiques. En outre, elle imposerait aux parlementaires européens de savoir se concerter sur des projets de lois qui ne puissent violer les intérêts fondamentaux des Nations, au risque d'être rejetés par les parlements nationaux. Ce nouveau parlement Européen ne pourrait donc que travailler en actant la réalité de la diversité européenne. C'est ce qui ferait son intérêt et sa légitimité.

Enfin, pour unifier une communauté politique, il est évident qu'il faut une langue commune. Une langue qui ne soit pas celle d'un peuple plutôt que d'un autre, mais bien une langue nouvelle. L’espéranto est souvent cité, mais d'autres travaux existent en matière de création linguistique. Il reviendrait à ce parlement européen d'en discuter, et proposer à tous les peuples un enseignement de cette langue universelle dès l'école primaire.

Il faudrait alors attendre au moins une à deux générations pour proposer d'aller plus loin vers le fédéralisme européen. Car sans langue commune (donc identité commune) et validité démocratique éprouvée sur le long terme d'une nouvelle institution européenne, les peuples n'accepteront jamais de perdre leur Souveraineté Nationale pour acquérir une Souveraineté Européenne.

Si les fédéralistes Français ayant lu cette lettre comprennent les inflexions qu'un nationaliste peut formuler pour restaurer en urgence l'état de droit partout en Europe, et mettre un terme à la crise économique et politique qui détruit les Nations, alors en défendant un tel programme politique, ils pourront assurément être entendus des Français. Pour la bonne et simple raison qu'ils prouveront être capables de se remettre en question (qualité politique très appréciée par l'électorat), qu'ils sont suffisamment responsables pour distinguer leur idéologie politique des réalités auxquelles ils seraient appelés à faire face s'ils devaient gouverner, cela en plus d'être considérés depuis longue date comme incarnant des partis politiques modérés et aptes à prendre le pouvoir.

Il n'en reste pas moins que les fédéralistes (en général centristes) devront aussi se remettre en question sur le libéralisme qu'ils défendent. Les Français ne sont assurément pas libéraux. Cette thèse économique peut tout à fait être explorée s'agissant des petites entités économiques, mais en aucun cas s'agissant des monopoles industriels ou du système social issu du Conseil National de la Résistance auquel sont attachés les Français. Ce n'est donc pas seulement sur leurs vues fédérales que les centristes devront évoluer, mais aussi sur leur pensée économique. A défaut, ils continueront de rester éloignés du pouvoir exécutif, car les Français refuseront de voter massivement pour leurs représentants.

Puisse cette lettre ouverte, initier à minima un débat sur ces questions, dans les partis politiques que j'ai cité.

Sylvain Baron

mardi 27 mai 2014

CE QU'IL FAUT COMPRENDRE DU DÉCLIN DE LA GAUCHE

Les élections européennes sont passées, et partout dans les médias, la même rengaine a été aboyée :

Séisme électoral, dangereuse montée de l'extrême droite, etc, etc...


En vérité, qui analysait correctement les chiffres se rendait compte que par rapport aux élections présidentielles, le FN a perdu quasiment 2 millions de voix, et que si l'on considère que l'abstention compte autant que les votes, le FN ne fédère à lui que 10 % de la population.














Contrairement aux bêtises racontées par les journalistes, le thème de l'immigration n'était pas celui qui intéressait les électeurs en premier lieu. Cette élection pointait du doigt l'Union Européenne, et le Front National reste le seul parti MÉDIATISÉ qui offre aux Français plus qu'une contestation des traités européens puisqu'il leur promet un symbole politique importante de leur Souveraineté : la restauration du FRANC.

En vérité, le FN est non seulement incompétent sur la question, mais le seul fait qu'il souhaite établir "un ministère des souverainetés" en dit long sur son prétendu désir d'en finir avec l'U.E. Dans un pays Souverain et indépendant de toute institution supra-nationale, il n'y a nul besoin d'un ministère des Souverainetés. Y'en a t'il un en Norvège, en Russie, en Suisse, au Venezuela, au Ghana, à Cuba, en Chine ou en Australie ?

Non, ces pays sont indépendants et n'ont pas besoin de faire de la communication sur leur Souveraineté bien comprise puisqu'elle existe de fait.

J'encourage cependant les lecteurs à consulter ce document pour comprendre à quel point le FN raconte des histoires sur la sortie de l'euro, et au passage, comprendre exactement ce qu'est l'euro :


Bref, cette élection européenne n'a pas réellement démontré quoi que ce soit s'agissant du FN qui reste sous la barre des 15 % des suffrages de l'électorat total, puisque c'est un plafond de verre connu des politologues. En mélangeant des thématiques plus ou moins sulfureuses comme le rétablissement de la peine de mort, la lutte contre les communautarismes religieux, ou encore une réforme sur l'IVG, non seulement tous les Français se revendiquant de la gauche libertaire ne donneront jamais leur voix au FN, mais il en va de même pour des Libéraux et Gaullistes qui peuvent diverger sur leurs vues économiques avec la gauche, mais être en phase sur les valeurs sociologiques jusqu'à une certaine mesure. Le FN est donc une sorte d'épouvantail médiatique qui a plus vocation à salir les questions de souveraineté nationale, qu'à devenir un parti de pouvoir. Cependant, on peut considérer que le danger n'est pas totalement exclu pour une raison simple :

La gauche trahit les Français !

Citons une pensée de Coluche qui garde un peu de sa pertinence s'agissant du FN. Coluche disait qu'un électeur du FN était un ancien communiste qui s'était fait piquer son autoradio.

Il y a derrière cette blague un peu de vrai. Mais à l'époque de Coluche, nous n'étions pas encore dans l'U.E qui naîtra véritablement sous Maastricht. Aujourd'hui, un électeur du FN est plus sûrement un Français de Gauche, qui s'est fait voler son référendum !

Le Traité Constitutionnel Européen (TCE) est devenu le Traité de Lisbonne après qu'un référendum remporté par le peuple, notre oligarchie tant PS que UMP a voté contre le peuple sa ratification. Lisbonne, c'est en vérité DEUX traités ratifiés à Rome, dont l'un est le Traité sur l'Union Européenne (TUE), et l'autre s'appelant le Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE).

Ces deux traités reprennent tout ce qui a été ratifié précédemment depuis Maastricht. Donc, de fait, sortir du Traité de Lisbonne, c'est mettre fin à tout ce qui a été ratifié auparavant.



Les articles 28 à 32 et 34 à 35 du TFUE (ex articles 23 à 29 du TCE) organisent le libre échange des marchandises et donc le dumping social et écologique lié. Ces articles sont en grande partie responsables de la désindustrialisation de la France.

L'article 39 du TFUE (ex art. 33 du TCE) organise le modèle agricole Européen sous l'angle du productivisme, c'est à dire moins d'exploitants agricoles, plus de produits phyto-sanitaires polluants, de mécanisation, et de semences brevetées monsanto ou pionneer par exemple.

Les articles 37 et 101 à 109 du TFUE (ex art. 31 et 81 à 89 du TCE), organisent le démantèlement des services publiques ou leur privatisation, ainsi que la fin de notre système de répartition et donc de la sécurité sociale et des retraites.

L'article 63 du TFUE (ex art. 56 du TCE) interdit le contrôle des mouvements de capitaux, et permet à des voyous comme Mital, d'acheter des usines en France, avant de les fermer pour en ouvrir ailleurs. C'est l'article responsable des délocalisations d'usines et des évasions fiscales.

L'article 123 du TFUE (ex art. 101 du TCE) interdit à la Banque de France de prêter à taux zéro, la monnaie dont a besoin la France pour racheter ses déficits sans passer par les "marchés" ou encore investir pour l'avenir.

L'article 282 du TFUE (n'était pas dans le TCE), permet à la BCE d'être indépendante des Etats et lui donne comme mission de garantir la stabilité des prix (lutte contre l'inflation), et non de promouvoir d'abord l'emploi. La lutte contre l'inflation est typiquement un mécanisme qui favorise les riches au détriment des pauvres.

Il y a 358 articles dans le TFUE et 52 dans le T.U.E. Pour changer la moindre virgule de l'un de ces articles, il faut l'unanimité de 28 chefs d'Etats de pays aussi différents que la Finlande peut l'être du Portugal, que les Pays Bas peuvent l'être de la Grèce, ou que de l'Allemagne peut l'être de la France.

La culture internationaliste de Gauche qui existe pleinement en Amérique du Sud sans pour autant priver les Nations de leur indépendance politique, monétaire et commerciale, a été largement rattrapée et déformée en France par les courants Trotskistes qui continuent de pourrir la Gauche malgré le vieillissement de ses penseurs. Les Trotskistes sont les alliés objectifs, parfois à leur insu, parfois volontairement du Grand Capital. Contrairement à ce qui est souvent dit, l'U.E n'est pas libérale, elle est capitaliste. On pourrait même dire ultra capitaliste, car même le capitalisme du début du Siècle dernier, n'aurait jamais osé vouloir s'en prendre aux institutions régaliennes du pays et les privatiser.

En défendant l'idée qu'on puisse "désobéir" aux traités pour faire "une autre Europe", non seulement les têtes pensantes de la Gauche actuelle démontrent le peu de cas qu'elles font du respect de la Constitution et du droit international, ce qui n'est pas fait pour rassurer les Français ; mais en outre, elles démontrent qu'elle tiennent absolument à s'accrocher au dogme d'une U.E à sauver et réformer, quand l'unanimité requise par autant de Nations différentes, permet à tout esprit pragmatique de savoir que cela est manifestement impossible.

Mais admettons que cette posture ne soit pas si grave politiquement (et pourtant elle est sérieusement contestable). Après tout, M. Mélenchon s'est plusieurs fois exprimé à ce sujet : s'il n'est pas possible de réformer les traités, on en sortirait.

Soit, mais alors pourquoi ne pas donner un gage, une garantie politique de nature à rassurer les Français en leur promettant de leur rendre un Symbole fort de leur unité et leur indépendance ? Pourquoi ne pas vouloir leur rendre le FRANC, quand bien même sous tutelle de l'euro au niveau des échanges interbancaires ?


Pour ceux qui auront consulté le lien plus haut, ils apprendront que cela est tout à fait possible, même si économiquement, ce n'est pas souhaitable. Je prendrais position ici, en signifiant que même économiquement plus que politiquement, il faut absolument sortir totalement de l'euro et il faut effectivement dévaluer notre monnaie nationale, à peu près au même niveau que le dollar U.S. Qu'on ne s'inquiète pas s'agissant de la dette qui soit disant "exploserait", cela est faux. 85 % de celle-ci est libellée en droit Français, ce qui signifie que nous pouvons tout à fait la dévaluer en même temps que notre monnaie restaurée, comme nous pouvons souverainement l'annuler pour tout ou partie, ou la transformer en FRANCS non convertibles à dépenser joyeusement dans l'économie réelle. Beaucoup de solutions existent, et il faut cesser d'écouter les prêcheurs d'apocalypse au sujet de la sortie de l'euro, ils MENTENT ! L'euro est un joujou pour capitalistes, pas un outil monétaire utile à l'économie réelle.

Mais c'est encore une fois, d'avantage un outil politique, tout comme l'est l'emblème européen qui comme les drapeaux nazis ou soviétiques d'une autre époque, se répand partout sur les frontons de nos bâtiments publiques, jusque même sur les frontons de nos écoles qui ne sont pas censées être politisées. Car l'européïsme est bien une idéologie politique, et non une nationalité. L'emblème européen n'a d'ailleurs pas été reconnu par la France et n'est pas un drapeau.

La sortie des Traités et de l'euro ne doit pas être considérée comme du "repli sur soi", un "retour" vers un "dangereux nationalisme" et toute une série de slogans anxiogènes constamment entendus, y compris dans les rangs de la gauche. Les partisans de la restauration du FRANC ne peuvent pas être dans "le repli nationaliste" puisque justement, ils observent que partout dans le monde, les pays qui ne sont pas dans l'U.E ou l'euro ne sont ni forcément en guerre, ni en détresse économique et sociale, ni en déclin démocratique pour les plus avancés. Alors que c'est totalement l'inverse pour les pays de l'U.E qui sont comme cul et chemise avec l'OTAN et trempent dans les sales guerres des USA ou déstabilisent des États comme la Syrie, et dernièrement l'Ukraine,  sont en déclin économique, ce qui n'a même pas besoin d'être justifié ici, et en déclin démocratique, puisque les peuples ont perdu leur souveraineté et qu'ils votent pour des Présidents, Premier Ministres ou Chanceliers qui n'ont plus aucun pouvoir sur la monnaie ou l'économie de leurs pays.

Le tort de la Gauche est donc assurément son endoctrinement idéologique dans "l'alter européïsme". Pourtant de nombreux voix de Gauche tentent d'avertir les citoyens comme Jacques Nikonoff, Aurélien Bernier, Frédéric Lordon ou Jacques Sapir pour ne citer qu'eux. Mais étrangement, le débat semble refusé, et on ne répond à leurs arguments techniques qu'une série de slogans anxiogènes coupant court à tous débats.

Il faut donc que la Gauche tire les leçons de cette élection et ce déclin qui ne cesse de progresser. Il ne suffit que d'une promesse qui ne tient qu'en un mot, pour qu'un formidable bouleversement politique en France se produise, et cela en faveur de la Gauche :

FRANC !

Si la Gauche laisse le monopole de ce débat purement économique et institutionnel (et donc ni de gauche ou de droite) à l'extrême droite, elle continuera de se péricliter, car pour les Français, le message sera clair : La Gauche est résolument idéologisée et refuse de défendre leurs intérêts. Elle ne veut pas leur rendre leur Souveraineté et déconsidère la puissance de leur pays au point de lui refuser son indépendance.

Les électeurs qui pour la majorité ne recherchent pas sur internet des voix politiques et économiques dissonantes sur l'U.E n'entendront donc que le FN surmédiatisé pour les sortir de l'euro. Le chômage allant croissant, les usines se fermant ou se délocalisant jour après jour, et tout le programme du CNR s'auto-détruisant sous l'empire des traités européens, le choix stratégique et amère de la population pourrait bien se porter vers la seule voix audible sur la question de la sortie de l'U.E et l'euro au fur et à mesure de la paupérisation du peuple. Si la Gauche préfère l'idéologie à l'écoute de la colère et la détresse sociale du peuple qu'elle est censée défendre, elle finira d'agoniser, mais nourrira par son pêché d'orgueil intellectuel la progression du Front National.

Je terminerais par une dernière réflexion. A force d'associer la sortie de l'euro avec les vues sociétales plutôt réactionnaires du Front National, nombre de gens de gauche sont gênés aux entournures pour accepter la nécessité de restaurer notre Souveraineté pleine et entière. En soi, c'est déjà un énorme problème que des gens puissent s'auto-censurer sur une position économique et institutionnelle, par crainte d'être taxés de fachos, par quelques bien pensants qui méritent pourtant tout le mépris des gens assumant leur liberté d'opinion.

Mais il est tout de même possible de s'affranchir de cette difficulté à se dissocier des propos du Front National sur la question. Là où le FN ne veut absolument pas sortir de l'U.E et souhaite en vérité construire une monnaie commune, la Gauche véritable doit exiger le démantèlement pur et simple de l'Union Européenne et de l'euro. Ce qui est une position nettement plus claire, et autrement plus en faveur des peuples en grave souffrance sociale, notamment dans les pays du sud de l'Europe. Le FN ne permettrait pas à ces peuples de se libérer de la tutelle de l'U.E en voulant renégocier les traités à l'avantage de la France. La Gauche peut les libérer et leur rendre leur indépendance. Il suffit qu'elle exige la sortie pure et simple de l'U.E et l'euro. Si la France n'a pas besoin de l'U.E pour s'en sortir, l'U.E a besoin des deniers de la France pour survivre. 20 Milliards d'euros de nos impôts en moins dans les institutions européennes qui nous malmènent, cela signe la fin de cette démolition de l'Europe et la restauration de l'indépendance des Nations.

Quant à l'internationalisme, les citoyens de Gauche devraient tout simplement lire la Charte de la Havane et s'en inspirer. Elle indique la bonne route pour que des Nations libres et indépendantes, puissent coopérer en visant le développement social des pays les plus en difficultés.

Puisse ce texte être lu et être compris par ces communistes et socialistes qui veulent réellement donner un cap compréhensible au FdG, pour les Français.

Amitiés.

SB

lundi 5 mai 2014

Des textes sur la Souveraineté et la haute trahison dans le droit Belge


Suite à une conversation avec une ressortissante Belge qui se posait des questions sur les similarités existantes entre le droit Belge et le droit Français en matières constitutionnelle et pénale, j'ai effectué quelques recherches qui pourront aider les citoyens Belges qui le souhaitent à fouiller plus en avant dans leur droit, et s'en servir comme une arme pour dénoncer la légitimité des traités européens, et demander des comptes à leurs responsables politiques. Je précise que je ne suis pas juriste, je sais simplement lire et comprendre ma langue natale. Rien ne vaut le fait de discuter des lois avec des gens plus spécialisés pour savoir comment les utiliser au mieux.

Le droit Belge est contre toute attente, très éloigné structurellement du système Français. La Constitution même de la Belgique est plutôt avare de mentions s'agissant de l'auto-détermination de la Nation Belge, et ça n'est qu'au 33 ème article que ce droit apparaît. Cette loi constitutionnelle dispose que « les pouvoirs émanent de la Nation Belge », et que « ces pouvoirs sont exercés de la manière établie par la Constitution ».


Est-ce que les pouvoirs accordés à la Commission Européenne émanent à proprement parlé de la Nation Belge ? Si la Constitution Belge a été modifiée pour introduire le rattachement de la Belgique à l'Union Européenne, il peut être considéré au titre du Pacte International au Droits Civils et Politiques de l'ONU sur l'autodétermination des peuples (article 1 du Pacte), que la forme nationale suggérée par la Constitution Belge en catimini, garantit pleinement les droits politiques du peuple Belge à son auto-détermination, et que cela prime sur toute institution internationale ou supra-nationale :


Chapitre II de la Constitution du Royaume de Belgique :
Art. 33
Tous les pouvoirs émanent de la Nation.

Ils sont exercés de la manière établie par la Constitution.



L'indépendance du Royaume et l'intégrité du territoire n'apparaissent que dans l'article 91 sur le serment que doit prêter le Roi des Belges lors de son accession au trône. Cette notion d'indépendance nationale au sens strict du terme, signifie que nulle entité supra-nationale, ne peut s'arroger le droit de légiférer pour la Belgique :



Chapitre III : du Roi et du Gouvernement Fédéral :



Art. 91
Le Roi est majeur à l'âge de dix-huit ans accomplis.

Le Roi ne prend possession du trône qu'après avoir solennellement prêté, dans le sein des Chambres réunies, le serment suivant :


"Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire.".



En revanche, petite notion qui manque dans notre constitution Française sous une autre forme, le droit de battre monnaie prévue par la Constitution Belge. Ceci est très important. Car si c'est le Roi qui jouit de ce droit du point de vue Constitutionnel, il faut bien entendre que le Roi n'est rien d'autre qu'une institution Belge au service des Belges. Cela signifie que tout citoyen Belge peut contester le fait que le Roi n'use pas de son droit à battre Monnaie, en considérant que les traités européens ratifiés par les politiciens Belges, violent l'ordre constitutionnel en interdisant à la Belgique de battre librement monnaie, notamment à travers l'article 123 du TFUE.



Art. 112
Le Roi a le droit de battre monnaie, en exécution de la loi.



Autre surprise de la Constitution Belge : Le roi peut dénoncer les traités antérieurs à 1993, ce qui signifie que le Traité de Maastricht ayant été ratifié le 7 février 1992 peut être dénoncé. Malheureusement, ce traité a été repris ensuite dans différents traités jusqu'au Traité de Lisbonne. Il semble que les autres Traités ne peuvent être dénoncés que par les chambres parlementaires Belges, mais en Belgique comme en France, difficile de faire confiance à ses politiciens. Quoi qu'il arrive, le Roi étant une autorité morale et institutionnelle pour tous les Belges, cela vaut le coup pour les citoyens Belges, de l'interpeller par courrier massivement :



Art. 167

5. Le Roi peut dénoncer les traités conclus avant le 18 mai 1993 et portant sur les matières visées au § 3, d'un commun accord avec les Gouvernements de communauté et de région concernés.

Le Roi dénonce ces traités si les Gouvernements de communauté et de région concernés l'y invitent. Une loi adoptée à la majorité prévue à l'article 4, dernier alinéa, règle la procédure en cas de désaccord entre les Gouvernements de communauté et de région concernés.



En matière de Droit Pénal



Le droit pénal Belge est aussi beaucoup plus réduit que le droit Français. Le crime de haute trahison n'y existe pas à proprement parler, mais une loi (unique) proche de nos lois (bien plus nombreuses) sur l'intelligence avec une puissance étrangère reste possible à saisir. C'est bien de celle-ci que les sujets Belges doivent user pour demander des comptes à leurs responsables politiques qui auront violé leur Souveraineté, et sans nul doute permis que des données de communications téléphoniques privées soient transmises à la N.S.A. En effet, on sait désormais que ce sont les autorités Françaises qui ont communiqué des données à la N.S.A directement, et il semblerait tout aussi logique que les autorités Belges aient fait de même :



De la haute trahison dans le Code Pénal Belge :



  Art. 135Bis.



Quiconque, directement ou indirectement, reçoit d'une personne ou d'une organisation étrangère et sous quelque forme que ce soit, des dons, présents, prêts ou autres avantages, destinés ou employés en tout ou en partie à mener ou à rémunérer en Belgique une activité ou une propagande de nature à porter atteinte à l'intégrité, à la souveraineté ou à l'indépendance du royaume, ou à ébranler la fidélité que les citoyens doivent à l’État et aux institutions du peuple belge, est puni d'un emprisonnement de six mois à cinq ans, et d'une amende de mille euros à vingt mille euros.



On notera que ce même article évoque l'idée d'ébranler la fidélité que les citoyens doivent à l'Etat et aux institutions Belges. Quand on cherche à européïser les peuples d'Europe pour que cette fidélité soit transférée du niveau national au niveau de l'Union Européenne, il y'a de quoi se poser des questions sur le caractère légal des traités votés et des déclarations européïstes constantes des politiciens Belges.



S'agissant à nouveau des écoutes téléphoniques de la NSA, et plus encore de transmission des données enregistrées par les autorités Belges, reste une loi qui précise les contours juridiques d'une telle violation de l'intégrité territoriale Belge, et de ce qu'il en coûte pour les auteurs de ce crime :


  CHAPITRE Vbis. - Des écoutes, de la prise de connaissance et de l'enregistrement de communications et de télécommunications privées.

  Art. 259Bis.



1. Sera puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de cinq cents [euros] à vingt mille [euros] ou d'une de ces peines seulement, tout officier ou fonctionnaire public, dépositaire ou agent de la force publique qui, à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, hors les cas prévus par la loi ou sans respecter les formalités qu'elle prescrit :


  1° soit, intentionnellement, à l'aide d'un appareil quelconque, écoute ou fait écouter, prend connaissance ou fait prendre connaissance, enregistre ou fait enregistrer, pendant leur transmission, des communications ou des télécommunications privées, auxquelles il ne prend pas part, sans le consentement de tous les participants à ces communications ou télécommunications;


  2° soit, avec l'intention de commettre une des infractions mentionnées ci-dessus, installe ou fait installer un appareil quelconque;


  3° soit, sciemment, détient, révèle ou divulgue à une autre personne le contenu de communications ou de télécommunications privées, illégalement écoutées ou enregistrées, ou dont il a pris connaissance illégalement, ou utilise sciemment d'une manière quelconque une information obtenue de cette façon.


  § 2. Sera puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de cinq cents [euros] à trente mille [euros] ou d'une de ces peines seulement, tout officier ou fonctionnaire public, dépositaire ou agent de la force publique qui, à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, hors les cas prévus par la loi ou sans respecter les formalités qu'elle prescrit, avec une intention frauduleuse ou à dessein de nuire, utilise un enregistrement, légalement effectué, de communications ou de télécommunications privées.


  [§ 2bis. Sera puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de cinq cents euros à vingt mille euros ou d'une de ces peines seulement, tout officier ou fonctionnaire public, dépositaire ou agent de la force publique qui, à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, hors les cas prévus par la loi ou sans respecter les formalités qu'elle prescrit, indûment, possède, produit, vend, obtient en vue de son utilisation, importe, diffuse ou met à disposition sous une autre forme un dispositif, y compris des données informatiques, principalement conçu ou adapté pour permettre la commission de l'infraction prévue au § 1er.]


  § 3. La tentative de commettre une des infractions visées aux [§§ 1er, 2 ou 2bis] est punie comme l'infraction elle-même. <


  § 4. Les peines [prévues aux §§ 1er à 3] sont doublées si une infraction à l'une de ces dispositions est commise dans les cinq ans à compter du prononcé d'un jugement ou d'un arrêt, passés en force de chose jugée, portant condamnation en raison de l'une de ces infractions ou de l'une des infractions visées [à l'article 314bis, §§ 1er à 3].


  § 5. [Les dispositions du § 1er, 1° et 2°, ne s'appliquent pas à [1 la recherche]1 la captation, l'écoute, la prise de connaissance ou l'enregistrement, par le Service Général du Renseignement et de la Sécurité des Forces armées de toute forme de communications émises à l'étranger tant à des fins militaires dans le cadre des missions explicitées à l'article 11, § 2, 1° et 2° de la loi du 30 novembre 1998 organique des services de renseignement et de sécurité que pour des motifs de sécurité et de protection de nos troupes et de celles de nos alliés lors de missions à l'étranger et de nos ressortissants établis à l'étranger, comme explicité au même article 11, § 2, 3° et 4°.]

samedi 3 mai 2014

Il est désormais temps de prendre le pouvoir !

 
Voila désormais plus de deux ans que je tiens ce blog et que je travaille à méditer sur les bons outils insurrectionnels à saisir pour reprendre notre destinée en main.

Après de nombreux mois de difficultés, bien des choses ont fini enfin par se réaliser, et nous n'en sommes toujours qu'au début de l'insurrection. Mais il est désormais temps de nous lancer.

Retour sur quelques publications importantes que j'avais rédigé, et qui permettront à chacun, si vous acceptez la logique dans laquelle je souhaite travailler avec vous tous, de contribuer à reprendre les commandes du pays.

Je précise que le point de départ de cette insurrection ne peut que commencer sous trois conditions :

- La première étant qu'il nous faut absolument un armée d'éditeurs de site web pour créer les outils à même d'organiser l'insurrection intelligente que je propose.

- La seconde étant qu'il faudra que chacun contribue un peu de son temps et de son argent à cette insurrection. S'agissant de l'aspect monétaire, je tiens à préciser que la somme n'a pas besoin d'être importante. Des donations inférieures à 5 € peuvent s'avérer très performantes dès lors que nous jouons du nombre.

- La troisième et dernière condition, est de mettre de côté ce qui relève du militantisme politique (sans pour autant vous faire abandonner vos sympathies partisanes), et l'activisme clair et net au profit de l'ensemble du peuple et avec tous les partenaires possibles. Qu'ils soient sensibles à vos opinions politiques ou pas.

Dans la vidéo suivante, je fais le récapitulatif des outils qui sont à notre portée. La plupart d'entre eux ne demandent quasiment aucun effort monétaire ou de temps personnel pour être utilisés. Certains en revanche demandent une véritable organisation. L'usage de l'ensemble de ces outils de façon concomitante est ce qui pourra affaiblir concrètement le gouvernement, et nous amener aux portes du pouvoir. Il faut donc considérer que tous doivent être mis en place.
 

Le premier outil que j'expose dans la vidéo est la Justice. Je renvoie au lien suivant pour que nous puissions tous nous en servir, cela dans le cadre d'une seule affaire, mais suffisamment grave pour menacer directement le gouvernement en place pour peu qu'une enquête soit ouverte :


Le second outil que je développe est la révolte monétaire. Les explications me semblent suffisamment claires dans la vidéo, mais plus de précisions peuvent être trouvées sur le lien suivant :


Nous avons besoin d'un site internet pour commencer et constituer un fond d'au moins 30.000 € pour l'organiser. Ce site de collecte permettra de rassembler progressivement les fonds, mais la révolte monétaire pourra commencer dès que le site internet sera créé et en ligne :

J'aborde ensuite dans la conférence, l'outil qu'est le courrier. Là, nous n'avons aucun site pour nous structurer véritablement, et la présentation de l'outil dans la vidéo étant suffisamment rapide et compréhensible, inutile que j'ajoute un lien.

Je poursuis ensuite vers la stratégie de l'envahissement dont vous pouvez prendre connaissance plus en détails sur ce lien :

Rien d'autre à faire qu'adhérer au Parti Socialiste et entrer dans la matrix en allant faire de la pédagogie dans les sections, et en commençant à chercher vos partenaires envahisseurs dans toute la France pour rédiger le programme. Un site internet peut aussi aider à cette nécessité.

Enfin je termine par la presse papier. A ce titre, je signale que le projet "Poil à Gratter !" est désormais bien en route sur Bordeaux, et que c'est votre soutien qui contribuera à son essor :

http://editiondelormee.blogspot.fr/2013/07/bienvenue-sur-le-blog-de-poil-gratter.html

Comme, on souhaitera me demander sans doute qui devra t'on placer au pouvoir si nous devions réussir cette insurrection, je me permets de vous proposer cette solution pour en décider :

http://sylvain-baron.blogspot.fr/2014/01/500-jours-pour-tout-changer.html

Il est désormais temps de prendre le pouvoir et cela ne tient qu'à vous ! Nous sommes plus de 30.000 sur les réseaux sociaux à avoir compris que cela commence par revendiquer notre sortie des traités européens, de l'euro et de l'OTAN, les questions plus programmatiques viendront ensuite naturellement. Pour le moment, jouons de ce qui nous met tous d'accord s'agissant des points fondamentaux qui nous rassemblent, et travaillons à destituer ce gouvernement pour le remplacer par celui que nous aurons imaginé.

Je compte sur vous !

Sylvain Baron

vendredi 18 avril 2014

L'armée du peuple et les fous

Ils sont moins d'une centaine à détenir les plus puissantes holdings du Monde. Cela à travers des part et plus encore des places dans les conseils d'administration de chacune de ces holdings, elles-même détenant d'autres parts et sièges dans les conseils d'administration dans d'autres holdings. Ce sont les vrais décideurs. Ils sont immensément riches, ils possèdent plus de la moitié des capitaux circulant sur Terre.

Les êtres humains sont sous leur tutelle, et pour éviter qu'ils se révoltent, ils veillent à ce que les pays qui sont sous leur coupe (notamment en occident) aient les apparences de la Démocratie. Ils possèdent les plus grands médias et décident des entités politiques qui peuvent être exposées à la population ou non. Ils veillent à ce que les entités qui leur soient plus défavorables soient purement et simplement censurées. Au mieux on les diabolisera. C'est bien simple, toute entité politique qui se veut régulatrice et globalement attachée à la liberté des peuples à disposer d'eux mêmes, n'ont pas le droit de cité.

Ils ont par le passé influencé les guerres les plus atroces tout comme aujourd'hui. Ils se sont rendus responsables de toutes les crises financières, et plus grave encore, d'une crise sociale et écologique qui ne cesse d'être entretenue depuis des décennies. Ils ont le pouvoir et la richesse, de puissants groupes de lobbying pour influencer les lois, mais ils restent insatiables. Le fait de tout avoir et de ne jamais être rassasiés de tout ce pouvoir et cet argent confine à la folie.

Les maîtres de ce Monde sont réellement fous. Fous à enfermer. Ils n'ont aucune empathie et sont totalement déconnectés de l'immense majorité des populations des pays où ils sévissent. Les morts violentes sous leurs bombes, la famine, les maladies qu'ils entretiennent ne génèrent strictement aucune compassion de leur part. Bien au contraire, cela fait marcher leurs business. Cela permet de rehausser le cours des actions des holdings qu'ils administrent. Cela leur arrache des sinistres sourires de satisfaction. Pour donner le change, ils se feront mécènes d'associations ou fondations qu'ils auront eux-mêmes créé pour « lutter » contre les causes de leurs méfaits. Ces fondations prêchant par exemple la défense de la Démocratie seront bien souvent des outils pour fomenter des guerres civiles. Le cynisme chez ces fous est incommensurable.

Les peuples, soigneusement abrutis de propagande médiatique et d'une instruction scolaire et universitaire validant pour acquis les briques du système qu'ils ont construit, sont totalement apathiques. Pour peu qu'un individu que la conscience du problème de fond rend exalté et plein d'espoir à l'idée de changer le Monde, il rencontrera l'hostilité de ses concitoyens qui le verront comme un ennemi qui ose déranger leur tranquillité. La reprise du pouvoir par l'insurrection est présentée comme une idée aussi utopique que dangereuse. Les peuples se dépolitisent, cherchent le réconfort dans les artifices des drogues, des télévisions abrutissantes, dans l'achat compulsif de vêtements fabriqués par des esclaves en Asie ou encore dans les spectacles sportifs. La réflexion politique, économique, sociale et démocratique est considérée comme profondément ennuyeuse. Elle n'enthousiasme pas. Ne nourrit aucune volonté de changement, quand bien même ils arrive que les idées des dissidents au « Système » puissent être considérées comme intelligentes par les zombies qui tolèrent encore de les écouter. Mais c'est bien la seule limite qu'ils donnent à leur intérêt pour la politique. Contribuer à une Révolution pour y parvenir est un concept insaisissable pour eux. Ces derniers iront sagement voter à l'abattoir si toutefois ils votent encore.

Les dissidents minoritaires jouent quant à eux les funambules avec leur esprit. Sous leur fil, un abîme de frustration prêt à les engloutir jusqu'à ce qu'ils finissent leur chute dans un océan de folie. Au mieux, ils pourraient se rattraper sur une corniche de désillusion et y rester le reste de leur vie durant. L'équilibre fragile leur faisant progresser pas à pas sur le fil qui court vers un horizon qui sans cesse s'éloigne, tient en trois mots : conscience, colère et espoir.

En France, ils sont quelques milliers et sont la seule armée du Peuple. Une armée surveillée de très près par des services plus officiels et aux ordres des employés des fous que les médias ont érigé en dirigeants politiques. Cette armée ne dispose d'aucun fusil, aucun canon. Elle marche de façon désordonnée vers son ennemi qui lui impose sa violence médiatique et physique lorsqu'il devient nécessaire d'utiliser les compagnies républicaines de sécurité ou des des milices politiques pour entraver sa progression.

Cette armée toute en guenille n'a aucun mécène pour financer sa seule arme : la presse alternative. Car cette armée voudrait grossir ses rangs en éveillant les consciences des zombies pour les sortir de leur apathie. Elle n'y parvient qu'au goutte à goutte lorsque les fous contre-attaquent par des campagnes d'abrutissement toujours plus élevées. On supprime l'histoire des Nations dans les programmes scolaires et on en invente une totalement nouvelle qui soit plus accommodante. Tout sentiment d'appartenance à une communauté nationale est un danger très sérieux pour les fous. L'Histoire doit à ce titre être manipulée, voir censurée. Car elle contient dans son écrin, le joyaux le plus précieux des Nations : son identité. L'identité nationale construit le désir d'unicité populaire. La volonté d'un avenir commun qui ne soit pas sous le joug des fous.

Dans cette lente destruction du principe de nationalité, les fous ne se contentent pas seulement de l'histoire. Il est nécessaire de construire de nouveaux mythes pour remplacer les anciens. Il faut les ériger en religion avec l'aide des médias et des politiciens. En Europe, les fous construisent ainsi tambour battant le mythe de l'Union Européenne à grands renforts de drapeaux sur les façades des bâtiments publics et même des écoles de nos pays. Le nom de la devise que se doivent de partager tant de peuples différents, contribue à placer un peu d'Union Européenne dans chaque poche des zombies dont le compte en banque n'est pas vide de ses chiffres au-delà du dix de chaque mois. L'euro est ainsi le plus formidable outil de propagande politique des fous. Un outil d'asservissement des peuples à leur cause et tout est bon pour le faire survivre. A commencer par l'appauvrissement toujours plus brutal des peuples pour faire survivre une monnaie qui structurellement, ne pouvait profiter qu'aux classes les plus aisées, mais certainement pas à l'écrasante majorité des petites gens.

Les fous ont aussi leur propre langue, et cela nous donne un indice sur les origines de leur secte. Ils ne parlent qu'en anglais et imposent peu à peu cette langue dans tout le système économique et universitaire de chaque Nation. Lorsque même les langues des Nations sont attaquées, ce sont les derniers remparts des identités nationales que les fous cherchent à effriter. Mais ce sont des remparts excessivement solides et c'est bien ce qui doit donner de l'espoir aux dissidents, en plus de leur connaissance de l'histoire de leur propre pays. Car les fous ont parfois perdu des batailles dans l'histoire. Il ne faut surtout pas croire que les quelques centaines de chiens de garde politiques et médiatiques des fous ne puissent pas être enfermés dans des cages pour qu'ils aboient loin des préoccupations populaires. Ils ne représentent rien face à des millions de gens, et l'armée du peuple doit absolument maintenir sa conscience élevée à ce sujet.

L'armée du peuple doit cependant envisager sans tabou qu'un jour, si les fous devaient lancer une trop grande offensive pour abolir définitivement les Nations, qu'il faudra bien abandonner le terrain de la transmission d'un peu de leur conscience à un peuple apathique, pour se diriger directement vers le front avec leur sueur et leur sang pour rendre aux peuples la maîtrise de leur destinée. La première ligne de front étant les médias, c'est cette dernière qu'il faudra briser physiquement. Les chiens de gardes politiques enverront sans nul doute leurs milices officielles pour tuer nos soldats qui auront pris d'assaut ces médias, tenir sous séquestre les pseudo-journalistes afin de diffuser massivement les informations qu'ils possèdent. C'est donc au prix du sang qu'il faudra envisager la possibilité d'un éveil populaire réellement puissant. Mais chaque jour, nos soldats funambules voient le front se rapprocher à mesure que l'horizon de l'indépendance des Nations s'éloigne. Il est désormais essentiel que la question se pose, c'est une question de vie ou de mort pour les peuples que nous cherchons à protéger...


jeudi 10 avril 2014

Au P.S rien de nouveau, le démantèlement de la France continue !

Le 8 avril dernier, Manuel Valls, nouveau Premier Ministre de la France, annonce dans son discours de politique générale à l'Assemblée Nationale, qu'il compte supprimer les départements Français et réduire le nombre de régions à onze entités. Cela dans le but d'améliorer le fonctionnement décentralisé de la France et produire des économies substantielles. Nous allons voir que non seulement Manuel Valls ne fait que suivre un processus initié depuis longtemps dans les instances européennes, mais qu'il n'y a aucune performance à attendre tant au niveau démocratique qu'au niveau budgétaire à cette réforme constitutionnelle.



Un peu d'histoire...

L'histoire de la décentralisation démarre en 1745, lorsque le géographe et astronome César François Cassini entreprend de cartographier le Royaume de France. Les premières cartes seront publiées en 1756 et permettront au Souverain de mieux connaître son territoire, faciliter son administration, le maillage infrastructurel et l'organisation des transports terrestres.

Le 12 novembre 1789, sont créées les municipalités, qui remplacent les paroisses, bourgs et seigneuries d'alors. Le 22 décembre 1789, sont créés les Conseils Généraux. Le 26 février 1790, l'Assemblée Constituante crée les départements. Le mot « département » a pour origine le verbe « départir » signifiant « partager ». L'objectif étant de favoriser la bonne gestion des territoires et garantir un peu de démocratie en permettant aux Français des 83 départements créés à l'époque, de pouvoir prétendre à un mandat via un suffrage électif en tant que conseillers généraux.

Le 17 Février 1800, Napoléon Bonaparte crée les Préfets. Ces derniers exerceront leurs fonctions administratives depuis la préfecture, qui selon la légende, dispose que « la taille de ces départements était fixée de façon telle, qu'il devait être possible de se rendre en moins d'une journée de cheval au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire ». Le Préfet a pour rôle de faire courroie de transmission entre l’État et les départements du point de vue de la gestion de la force publique et l'autorité administrative.

Cette histoire de la décentralisation, quoi que mouvementée et ne répondant pas encore à des normes démocratiques réelles comme nous le verrons plus loin, pose malgré tout les fondations d'un système de distribution des compétences réellement pertinent pour la France. Les municipalités permettant aux citoyens de prendre part à la vie politique de leur commune et du pays, et les départements, d'une dimension suffisamment vaste pour gérer un grand nombre de communes, restent malgré tout proches de chaque administré grâce à des Chefs-Lieux de canton à moins « d'une journée à cheval » pour chaque Français.

Ce système est si performant, que plus de deux siècles après sa création, il existe encore aujourd'hui, quoi que largement menacé par le gouvernement actuel. Les régions pour leur part,  apparaissent suite à des revendications régionalistes après la première guerre mondiale. Mais uniquement par petites touches successives avec les « groupements économiques régionaux » pour commencer, puis sous le régime de Vichy, lorsque des préfets de région sont nommés par le Maréchal Pétain. Ces derniers seront définitivement confirmés par décret le 14 Mars 1964. C'est cependant en 1972 que les Conseils Régionaux apparaissent et en 1982 que les régions deviennent des collectivités territoriales à part entière.

Il est intéressant de relever que les territoires régionaux actuels sont nés à un moment où le pouvoir exécutif Français collaborait avec le régime Nazi. En effet, le projet de Manuel Valls n'est absolument pas nouveau et remonte à l'époque où le régime Nazi qui rêvait d'unifier l'Europe sous son joug, avait dressé une carte de l'Europe en fonction de critères ethniques. La voici :

 
Observez bien cette carte, car nous allons la mettre en relation avec d'autres cartes un peu plus tard. Tout d'abord, nous pouvons mieux comprendre pourquoi certains régionalistes Bretons comme Morvan Marchal collaboreront de façon totalement assumée avec le régime Nazi. Cette carte dessinée par les SS Nazis propose de redonner une autonomie partielle à une Bretagne réunifiée. Partielle, car il n'est pas question pour les entités régionales imaginées, de disposer d'une Souveraineté économique, militaire ou diplomatique sur ces nouveaux territoires.

Les indépendantistes Catalans d'aujourd'hui seraient cependant ravis, tout comme les Basques. Violant les frontières originelles des pays concernés, leurs territoires revendiqués seraient devenus autonomes dans les formes (mais asservis dans les faits) si Hitler avait remporté la Seconde Guerre Mondiale. La France en tant que Nation n'existerait plus. La totalité de l'Europe de l'ouest serait sous le joug Allemand... comme aujourd'hui !

Cet impérialisme Allemand visant à ethniciser l'Europe qui aura tant inspiré Hitler, provient d'un mouvement idéologique né à la fin du XIX ème Siècle en Allemagne : le Pangermanisme. Cette forme de nationalisme exacerbé se focalise en effet sur « la pureté de sang » des peuples. En témoigne une citation de l'un des défenseurs de cette thèse en la personne de Georg Wilhelm Friedrich Hegel (sources wikipedia) :

« L'erreur la plus fatale pour un peuple, est d'abandonner ses caractères biologiques. » « L'Allemagne proprement dite s'est gardée pure de tout mélange, sauf sur sa frontière méridionale et occidentale où la bande de territoire en bordure du Danube et du Rhin fut soumise aux romains. La région d'entre l'Elbe et le Rhin est restée absolument indigène. »

Quand un indépendantiste Breton ou Catalan revendique des origines ethniques, culturelles et linguistiques distinctes des autres Français, il ne fait rien d'autre que perpétuer une idéologie qui a été clairement chérie des Nazis hier, et des écologistes et européïstes aujourd'hui.

Précisons avant de nous intéresser à ces oiseaux là, qu'en dehors de l'Alsace et la Moselle offertes sur un plateau d'argent à l'Allemagne par Adolphe Thiers en 1871, qui seront reprises à l'issue de la première guerre mondiale, les frontières de la France ont été stabilisées en 1860 après l'annexion du Dauphiné et du Comté de Nice par Napoléon III, soit il y'a plus de 150 ans. Ajoutons pour le petit détail historique, que nous n'aurions jamais perdu brièvement l'Alsace et la Moselle, si les politiciens de l'époque avaient été moins préoccupés par leur carrière, et plus sensibles aux propositions de Léon Gambetta qui avait réussi à lever une armée de fiers bretons volontaires pour repousser l'envahisseur Allemand de l'époque. Thiers refusera et fera fusiller les Communards de 1871 qui étaient tous des partisans de Gambetta. Ils n'étaient pas qu'anarchistes, bretons ou parisiens, ils étaient aussi patriotes ! 



Le contexte politique actuel de la régionalisation de la France...

Je disais donc que les écologistes défendent ardemment la thèse régionaliste autant que le bien fondé de l'Union Européenne, en reprenant dans leurs éléments de discours, les éléments de langage qui ont inspiré Hitler lorsqu'il faisait dessiner sa carte de l'Europe des ethnies par les SS.

Voici l'extrait d'une publication de Jean-Charles Valadier datant du 17 janvier 2014, élu E.E.L.V en charge de la promotion de la langue occitane à la Mairie de Toulouse à l'époque. Cette publication est tirée du site http://regions-federalisme.eelv.fr :

« Un certain consensus de la modernisation de la république française passe communément par des régions plus affirmées et qui correspondent à des véritables territoires d’identification sociale, économique et culturelle. Pour y parvenir, la carte de l’Occitanie doit apparaître dans le nouveau découpage territorial du sud de la France. Aujourd’hui, en accord avec les mouvements fédéralistes, la commission Régions et fédéralisme d’EELV propose un découpage régional de la France avec :

- une Bretagne réunifiée avec le rattachement de la Loire Atlantique
- la fusion des deux Normandies
- la création de deux grandes régions Val de Loire et Poitou
- une région Basque Nord et une région Catalogne Nord en lien avec des Eurorégions Euskadi et Catalogne,
- des régions renforcées avec fusion des départements pour la Corse et l’Alsace, et fusion des deux départements de Savoie.
- une autonomie régionale renforcée dans des collectivité territoriales uniques pour les régions d’Outremer.

Il est nécessaire d’intégrer dans ce schéma des structures administratives qui correspondent aux réalités économiques, sociales et historiques des territoires régionaux de langue et culture occitane. En effet, l’existence de langues et de dialectes est un marqueur fort d’identité économique, sociale et historique d’un territoire. Le dialecte était le fruit d’échanges quotidiens autour de marchés et de pouvoir politiques, du temps où les circuits courts étaient la règle ».


Je me suis amusé à chercher sur Wikipédia pour l'exemple, le nombre de locuteurs de la langue occitane. Car bien que vivant dans le Sud Ouest de la France et ayant eu la possibilité de parcourir longtemps mon pays de par mon ancien métier, je n'ai jamais entendu un seul citoyen Français parler cette langue.

Wikipédia mentionne qu'entre 0,11 et 12 millions de personnes parleraient l'occitan « selon les sources ». La majorité des estimations oscilleraient entre 1 et 4 millions.

Déjà, notons qu'entre 110.000 locuteurs et 12 Millions, il y'a un pas de géant. Si savoir dire « bonjour » en occitan suffit à faire de vous un locuteur de la langue, alors je peux me revendiquer comme un véritable polyglotte maîtrisant cette formule de politesse dans au moins 5 langues différentes, quand je baragouine en vérité qu'un très mauvais Anglais. D'autant qu'en vérité, nous avons à faire à une multitude de dialectes plutôt qu'à une langue occitane unifiée. Combien de personnes en France parlent par exemple le Gascon ? Le Catalan ? Le Provencal ? Le Languedocien ?

Non pas qu'il ne faille pas louer le travail de quelques passionnés qui veillent à préserver ces langues d'un oubli total alors qu'elles font bien parti de notre patrimoine linguistique historique sans lesquelles, le Français actuel n'existerait pas. Mais soyons sérieux, apprendre ces langues tient désormais bien plus du folklore local que d'une identité politique et linguistique à même de fédérer les populations concernées, jusqu'à leur faire rejeter leur langue maternelle qui est le Français.

Pourtant, une promotion exacerbée des langues régionales est actuellement menée par tous les partis politiques européïstes, à savoir l'UMP, le Centre/Modem, le PS et EELV.

Le 5 Novembre 1992, soit peu de temps après la ratification du Traité de Maastricht, Bruxelles nous pond « la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ». Avant d'en citer quelques extraits, il faut rappeler que le Traité de Maastricht et les traités qui suivront, visent à hégémoniser économiquement et militairement l'Europe occidentale, à travers des règles de libre circulation des capitaux, services, marchandises et personnes imposées dans le marbre des traités, ainsi que la vassalisation à l'OTAN (Article 42 sur le Traité de l'Union Européenne). Ces traités donc nient totalement les spécificités économiques, géopolitiques, institutionnelles et démographiques de chacun des États concernés. Toute cette diversité économique et institutionnelle de l'Europe doit être abolie au profit d'un modèle unique. Modèle qui fonctionne tellement mal du fait des antagonismes nationaux véritables, que tous les pays du Sud (France comprise) subissent une crise qui n'en finit pas de produire toujours plus de chômage et de mal être social.

Dans son préambule, la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires « considère que la protection des langues régionales ou minoritaires historiques de l'Europe, dont certaines risquent, au fil du temps, de disparaître, contribue à maintenir et à développer les traditions et la richesse culturelles de l'Europe »

Donc d'un côté, il faut faire disparaître notre richesse économique, institutionnelle et diplomatique, de l'autre il faut promouvoir au sein des États, des langues qui ont pour ainsi dire disparu afin de mieux nous enrichir culturellement. La question que l'on devrait se poser dans ce cadre, est de savoir ce qui est le plus important ? Nous enrichir d'un emploi et d'un steak dans notre assiette ou d'un folklore régional ?

Détaillons un peu cette Charte en analysant son premier article :

Au sens de la présente Charte :

a. par l'expression «langues régionales ou minoritaires», on entend les langues :

i. pratiquées traditionnellement sur un territoire d'un État par des ressortissants de cet État qui constituent un groupe numériquement inférieur au reste de la population de l’État ; et

ii. différentes de la (des) langue(s) officielle(s) de cet Etat ;
elle n'inclut ni les dialectes de la (des) langue(s) officielle(s) de l’État ni les langues des migrants ;

b. par «territoire dans lequel une langue régionale ou minoritaire est pratiquée», on entend l'aire géographique dans laquelle cette langue est le mode d'expression d'un nombre de personnes justifiant l'adoption des différentes mesures de protection et de promotion prévues par la présente Charte;

c. par «langues dépourvues de territoire», on entend les langues pratiquées par des ressortissants de l’État qui sont différentes de la (des) langue(s) pratiquée(s) par le reste de la population de l’État, mais qui, bien que traditionnellement pratiquées sur le territoire de l’État, ne peuvent pas être rattachées à une aire géographique particulière de celui-ci. 

 
Notons qu'il y'a sans doute plus de Français qui savent parler la langue Arabe ou le Wolof, que de Français sachant parler le Breton ou l'Occitan. Mais ce qui intéresse l'Union Européenne, ce sont des langues indo-européennes (soit parlées par des blancs) et non des langues parlées par des populations venues de territoires plus « exotiques ».

Plus alarmante est la mention de l'aire géographique dans laquelle une langue minoritaire est parlée. Cela signifie que l'on souhaite faire valoir qu'il y'a au sein des pays, des aires géographiques qui ne sont pas totalement fédérées sous le giron national, du fait de particularismes culturels locaux bien ancrés, comme des langues que pratiquement plus personne n'utilise.

Cela n'a pas échappé au Conseil Constitutionnel qui le 20 Mai 1999, a rappelé que « la langue de la République est le Français » comme en dispose l'article 2 de notre Constitution et surtout que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances" ; que le principe d'unicité du peuple français, dont aucune section ne peut s'attribuer l'exercice de la souveraineté nationale, a également valeur constitutionnelle ». Ceci en référence à l'article 1 de notre Constitution.

Dans ce cadre, la Charte Européenne des langues minoritaires a donc été retoquée. Et le Conseil Constitutionnel avait bien fait, en lisant sa décision, nous pouvons noter que cette mention relative sans doute aux articles 7 ; 9 et 10 de la Charte :

« Considérant que ces dispositions sont également contraires au premier alinéa de l'article 2 de la Constitution en ce qu'elles tendent à reconnaître un droit à pratiquer une langue autre que le français non seulement dans la "vie privée" mais également dans la "vie publique", à laquelle la Charte rattache la justice et les autorités administratives et services publics »


Cependant, comme à son habitude, le Conseil Constitutionnel proposera pour solution de procéder à une modification de la Constitution, plutôt que de protéger fermement celle-ci en imposant l'interdiction pour la France de ratifier une Charte qui ébranle très sérieusement le principe d'unicité du peuple Français.

Ce que fera le très européïste Nicolas Sarkozy (ainsi que l'écrasante majorité des élus réunis en congrès pour l'occasion) le 23 juillet 2008 en introduisant subrepticement l'article suivant dans notre Constitution :


ARTICLE 75-1.
Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. 
 
On en était cependant resté là, jusqu'à ce M. Hollande soit élu par un peuple abruti de propagande télévisuelle. Ce dernier, sans doute pour faire plaisir à ses partenaires de EELV, avait promis la ratification de la fameuse Charte, qui je le rappelle, s'attaque à « l'unicité du peuple Français ».

En effet, il semble qu'il faille encore modifier la Constitution pour que la France soit autorisée à ratifier une telle Charte. Le 28 janvier dernier, 361 députés ont donc approuvé une proposition de loi permettant de modifier la Constitution, qui évidemment ne sera pas soumise à référendum :


Il est à noter que c'est Bruno Le Roux qui a défendu le bébé. Le même député P.S qui avait tempêté pour que la France ratifie notre adhésion au Mécanisme Européen de Stabilité (Système permettant de récupérer dans les caisses de l'Etat de façon automatique, des milliards d'euros pour sauver en continu le Système Bancaire), et le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) qui est en fait une énorme machine à austérité imposée, nous faisant perdre toute souveraineté budgétaire. Je l'affirme haut et fort ici : M. Le Roux est un véritable traître qu'il conviendrait de jeter en prison, pour violation de l'article 411-5 du Code Pénal sur « l'intelligence avec une puissance étrangère ». Ce triste sire ne cesse de servir des intérêts autres que ceux du peuple Français avec un zèle proprement ahurissant.

Si le texte Constitutionnel proposé, garantit par son alinéa 1 que les locuteurs de langues régionales ne pourront revendiquer que les institutions publiques adoptent une obligation de s'exprimer, recevoir ou transmettre des documents dans une langue régionale, l'alinéa 2 en revanche est totalement contradictoire, puisqu'il dispose que la Charte ne viole pas l'article 2 de notre Constitution. Ce qui est totalement faux dans les faits, comme l'avait parfaitement précisé le Conseil Constitutionnel en 1999.

Nous n'avons à ce jour pas de date prévue pour une réunion du Congrès afin de modifier la Constitution, ni un quelconque écho de tenue d'un référendum pour autoriser une telle modification constitutionnelle. Cependant, le site euractiv précise que cela interviendra dans le printemps 2014, et de se féliciter que les députés européens aient adopté à la quasi unanimité le 11 septembre 2013 une résolution incitant les Etats Membres non signataires de la Charte à se presser de la ratifier. J'ai vérifié sur l'excellent site « http://www.votewatch.eu » quels eurodéputés avaient voté contre cette résolution, m'attendant en particulier à une trahison de la part de M. Mélenchon qui manque de clarté sur ses motivations « Républicaines », mais je dois admettre que pour le coup, il ne nous a pas trahi puisqu'il a voté contre cette résolution. Ce qui n'est pas le cas de son collègue du Parti Communiste Jacky Hénin, qui en bon larbin du Parti Sociétaliste, a voté pour. Décidément, le PCF est vérolé jusqu'à la moelle et je ne comprends pas comment le Parti de Gauche peut rester allié à cette officine totalement à la botte du P.S


Les Eurorégions, ou le démantèlement effectif de la France

Nous l'avons vu plus haut, le contexte politique européen vise à diviser le peuple Français de l'intérieur, en promouvant des langues régionales quasiment disparues, cela avec l'appui des élus des partis européïstes constamment médiatisés en France. Et en l’occurrence, le PS dont l'européïsme n'est plus à démontrer est un soutien acharné au démantèlement de la France, pour instituer progressivement un Super Etat Européen, calqué sur les Etats-Unis d'Amérique.

Mais il ne faut pas brusquer le peuple Français, et procéder par petites touches successives. Si la ratification de la Charte Européenne sur les langues régionales ou minoritaires n'est qu'une pierre à l'édifice, elle permet de légitimer quelque chose de bien plus grave dont vous n'entendrez quasiment jamais parler dans les médias, y compris quand M. Valls évoque son projet de suppression des départements. Nos journalistes qui soit par médiocrité, soit par carriérisme, ne souhaitent pas faire le rapprochement entre les eurorégions et le projet de M. Valls

Je vous avais évoqué plus haut le projet Nazi de découper l'Europe en de vastes régions sans Souveraineté effective, dans un contexte fédéral ou l'entité exécutive aurait été l'Allemagne. Mais je ne vous avais pas évoqué la tête pensante de la structure juridique d'une telle fédération. Il s'appelait Walter Hallstein, et fut l'un des juristes et officiers Nazis qui représentèrent l'Allemagne de l'époque, lorsqu'il s'agira de présenter son projet de « Nouvelle Europe » à Benito Mussolini entre le 21 et 25 juin 1938. Le Maréchal Pétain s'en fera le plus vif collaborateur lors de l'inauguration de l'exposition « La France Européenne » avec les autorités nazies le 6 juin 1941.

Ce Walter Hallstein sera fait prisonnier par les Américains à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et nous le retrouverons un peu plus tard... à la tête de la Commission Européenne entre 1958 et 1967. Auparavant, il aura été nommé Secrétaire d’État aux affaires étrangères de l'Allemagne. Il sera d'ailleurs l'un des co-signataires du Traité de Rome le 25 Mars 1957.

Vous avez vu plus haut la carte dessinée par les nazis sur cette Europe Fédérale où la France cessait d'exister au profit d'une multitude de régions dont l'autonomie se réduisait à quelques considérations ethno-culturelles. Voici donc la carte des eurorégions :


Notons pour commencer que l'Allemagne s'agrandit dans ce projet, en récupérant notemment les Sudètes. Mais la France se réduit de moitié afin que l'Occitanie, la Catalogne, la Bretagne, la Savoie et l'Alsace, la Corse, le Pays Basque, l'Aragon et la Ligurie puissent exister en tant qu'eurorégions.

Une autre carte mérite notre attention, c'est celle imaginée par EELV :


On y voit clairement la création des entités Catalanes, Basques, Corses, Savoyardes, Bretonnes et Alsaciennes, en fonction des désiratas de quelques régionalistes absolument minoritaires en France, et dont nous l'avons vu plus haut, avons quelques raisons historiques de nous méfier. Il en va de même pour le crédit qu'on peut apporter à leurs revendications, car cherchez bien : tous souhaitent rester dans l'Union Européenne. Un indépendantiste ou nationaliste qui accepte n'avoir aucune souveraineté économique, monétaire ou diplomatique pour se satisfaire de son seul folklore régional ne peut définitivement pas être pris au sérieux.

Dans un document daté du 11 janvier 2007, le Comité Économique et Social Européen a donné une définition aux Eurorégions qu'il convient d'analyser :

Les eurorégions sont des structures permanentes de coopération transfrontalière entre collectivités régionales et locales de proximité directe situées de part et d'autre de frontières nationales partagées

Elles présentent notamment les particularités suivantes :

les eurorégions et les structures similaires ne forment ni une nouvelle administration ni un nouvel échelon gouvernemental mais constituent une plate-forme d'échange et de coopération transfrontalière horizontale entre les collectivités locales et régionales; elles encouragent également une plus grande coopération verticale entre les collectivités territoriales, les pouvoirs nationaux et les institutions européennes ; ce sont des associations de collectivités locales et régionales situées de part et d'autre d'une frontière nationale, parfois dotées d'une assemblée parlementaire ;


ce sont des associations transfrontalières avec un secrétariat permanent, une équipe technique et administrative, et des ressources propres.

dans certains cas, ce sont des entités de droit privé, reposant sur des associations sans but lucratif ou des fondations de part et d'autre d'une frontière, en accord avec leurs juridictions nationales respectives. Dans d'autres cas, ce sont des entités de droit public, basées sur des accords conclus entre États, veillant notamment à la participation et la coopération des collectivités territoriales ;

très souvent, les eurorégions sont non seulement définies par leurs limites géographiques ou politico-administratives mais partagent également des caractéristiques économiques, sociales ou culturelles communes.


Un autre article du même document précise :

La coopération régionale transfrontalière et la création des eurorégions ont pris de l'ampleur à partir de 1990. Parmi les facteurs qui ont contribué à cet élan, citons notamment :

- les progrès en matière d'intégration européenne, en particulier suite à la mise en place du marché unique, à l'introduction de l'euro et à l'élargissement de l'UE;

- la décentralisation et la régionalisation croissantes des États européens ;


- l'augmentation du travail frontalier ;

- la reconnaissance, quoique limitée, du rôle des régions dans la gouvernance des institutions européennes;


L'objectif visé est d'assurer que « la coopération transfrontalière consiste à assurer une intégration économique et sociale par le biais de stratégies communes de développement et d'échanges structurés entre les deux côtés d'une frontière ». 

A priori, dans un monde de bisounours et de petits cœurs, on ne peut que se réjouir d'une telle initiative, mais nous ne sommes pas dans un tel monde. L'Union Européenne s'est construite par petites touches successives. Il faut l'admettre et le comprendre en vous posant la question suivante : Est ce que le peuple Français, après avoir versé beaucoup de sang pour récupérer l'intégrité de son territoire et sa pleine souveraineté au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, aurait accepté d'entrer directement dans l'Union Européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui ? 

La réponse est évidemment non, car nos aïeux auraient été scandalisés qu'on leur propose de perdre la Souveraineté si difficilement reconquise après avoir été sous le joug nazi durant près de 6 années. Il a d'abord fallu faire la Communauté Européenne de l'Acier et du Charbon (CECA), puis la Politique Agricole Commune, créer une zone économique avec le Traité de Rome, une Commission Européenne, puis enfin un parlement européen et une monnaie commune via le Traité de Maastricht. Le Traité de Lisbonne se contentant d’aggraver les traités ratifiés depuis lors. Tout cela sur cinquante années.

Souvenons nous que Walter Hallstein était l'une des têtes pensantes d'une institution qui a été largement voulue, financée et soutenue politiquement par les U.S.A et l'Allemagne. Ce même Walter Hallstein qui provoquera l'ire de Charles de Gaulle lorsqu'il s'agira de proposer que des décisions européennes soient approuvées à la majorité qualifiée des Etats-Membres, ce qui ne pouvait que signifier que la France aurait à subir les points de vue de l'Allemagne et des pays Anglo-Saxons. La politique de « la chaise vide », conduira les dirigeants européens à proposer l'obligation d'accord unanime sur les questions importantes, ainsi qu'à l'éviction de Walter Hallstein de la Commission Européenne.

L'Allemagne aujourd'hui, nous le constatons, conduit selon ses propres vues la politique de l'U.E. Que ce soit sur les questions monétaires, économiques ou budgétaires, elle impose son calendrier, les traités qu'elle souhaite, et ce qu'Hitler n'a pas réussi dans la Guerre quant à étendre son empire, Mme Merkel  est en train de le réussir par la voie politique et économique.

Et c'est là que le vieux rêve pangermanique revient sur le devant de la scène : Faire de toute l'Europe une association de Länder, soit des micro-Etats dépourvus de Souveraineté réelle, focalisés sur des pseudos identités régionales, et sous le joug de l'Allemagne.

Il est à noter que les Américains soutiennent pleinement cette vision culturelle des élites Allemandes, car ils ont tout intérêt et particulièrement pour la France, à ce que les Nations Européennes soient purement et simplement démantelées. Cela leur permettrait d'éradiquer le volcan historique Français faiseur et inspirateur de révolutions sociales, et évincer notre pays du Conseil de Sécurité de l'ONU. Le veto Français quant à la Seconde Guerre d'Irak n'a jamais été vraiment digéré par les U.S.A, et outre les questions militaires, les États-Unis dont la monnaie repose sur une montagne de dettes et des fondamentaux économiques déplorables, a besoin de pouvoir écouler ses dollars indéfiniment dans une zone euro totalement à la merci de son propre système bancaire. Aussi ne nous étonnerons donc pas d'apprendre, que la Banque Goldman Sachs recommandait début 2013 à la France de réduire ses collectivités territoriales, suivie par la très atlantiste Organisation de Coopération et Développement Économique (OCDE), qui dans un rapport datant du 19 Mars 2013, proposait à la France de supprimer purement et simplement ses départements, et réduire le nombre de ses communes en les fusionnant.

Nos dirigeants ont récemment tenté un coup d'essai en fusionnant le Haut Rhin et le Bas Rhin par référendum. La gifle aura été claire, les Alsaciens ont dit non le 7 avril 2013 à 54,44% grâce à l'intelligence des électeurs du Haut Rhin et plus surement, une meilleure information communiquée dans ce département. Pour autant, l'eurorégion TriRhena agglomérant l'Alsace et des territoires Allemands et Suisses est déjà bien instituée (en droit Allemand), tout comme les eurorégions Euskadi dans le Sud Ouest de la France, ou encore Pyrénées-Méditérannée reliant le Sud de la France à l'Espagne. Le démantèlement de la France a bien commencé...


S'il faut supprimer une entité territoriale, autant supprimer les régions !

Dernier volet de ce long article, celui qui propose une autre solution, indépendamment des problèmes géopolitiques sous-jacents des trahisons répétées de nos politiciens quant à l'intégrité territoriale et la souveraineté de la France. En premier lieu, notons que sortir de l'Union Européenne nous ferait économiser environ 7 Milliards d'euros par année en Net, sans compter l'amélioration de nos recettes du fait que nous reprendrions enfin le contrôle sur notre monnaie et notre souveraineté commerciale, ce qui serait pleinement favorable à la relance économique de la France. Jacques Sapir, directeur d'étude à l'EHESS a mené une intéressante étude où il expliquait que si la France sortait de l'euro et reprenait le contrôle de ses taux de change et de ses mouvements de capitaux, nous pourrions aisément relancer une croissance forte produisant pas moins de 3 millions d'emplois en quelques années. C'est donc autant de recettes supplémentaires pour l'Etat que de quitter l'U.E, et des dépenses en moins, bien évidemment.

Maintenant, puisque le débat se focalise sur les collectivités territoriales, il est vrai que les départements nous coûtent cher. En 2011, selon une note de synthèse délivrant les chiffres clé des collectivités territoriales publiées par le gouvernement, la totalité des recettes collectées par les départements était de 63,2 Milliards d'euros, quand les régions en percevaient 22,3 Milliards.

A priori, les régions nous coûtent moins cher, mais la vérité est que ce n'est pas leur petit nombre qui joue vraiment dans cet état de fait. Ce sont les compétences qui leurs sont attribuées qui nécessitent moins de dotations de l’État ou d'impôts directs perçus.

Transférons intelligemment ces compétences entre l’État et les départements, et nous pourrons faire des économies substantielles en supprimant les régions. Moins d'élus à entretenir, de mille-feuille administratif, et tout cela en favorisant la proximité. De la même façon, les regroupements de communes nous coûtent 32, 7 Milliards d'euros. Supprimons les joyeusement, nous ferons encore des économies, et permettront aux maires de ne pas avoir à répondre à des entités supra-communales dans le cadre de projets locaux d'investissements.

Car ce qui compte dans l'affaire, ça n'est pas tellement une question d'argent. De la monnaie, nous pouvons en trouver ou en économiser aisément si nous quittons l'U.E, dénonçons une partie de notre dette, et relançons une économie de planification en considérant les enjeux écologiques et énergétiques qui s'imposent à nous.

Ce qui compte vraiment, c'est que les pouvoirs publics restent au plus près des citoyens. La commune et le département sont des entités administratives qui restent sous véritable contrôle de la population, du fait de leur proximité. Contrairement aux régions, à l’État et plus encore l'Union Européenne. Rien n'empêcherait cependant de proposer une transformation démocratique des collectivités locales et territoriales par des mandats issus de la démocratie directe ou encore par le suffrage par le sort. Là, nous atteindrions une réelle démocratie grâce aux municipalités et aux départements.

C'est donc une nécessité avant tout démocratique que de maintenir nos départements, et mettre un terme à la relation incestueuse entre les régions et l'Union Européenne sur nos vies.

En outre, je souhaite conclure en rappelant que les départements existent au travers de l'article 72 de notre Constitution, sur les collectivités territoriales.


Toute altération aussi importante de la décentralisation Française, impose une modification de la Constitution qui selon moi, doit absolument être soumise à référendum contraignant. Nous ne parlons pas là d'un simple problème d'économies à réaliser, mais de jeter aux orties tout un pan de l'histoire Française, pour éloigner toujours plus les sphères de pouvoir des citoyens.


Clairement, Monsieur Valls aura tout intérêt à organiser un référendum sur la question, mais qui j'étonnerais si je pense qu'il n'en sera rien...