jeudi 25 août 2016

Alerte antifasciste au Burkistan !

Je ne peux m'empêcher de revenir sur le débat du moment, qui pourtant sort totalement de mon domaine habituel de réflexion, et plus encore d'action. Cela pour une raison bien simple, c'est que je trouve qu'il illustre un malaise identitaire qu'il serait temps de décrisper de tous côtés.

Donc, le grand feuilleton médiatique de l'été, nous l'avons bien compris, c'est le "burkini". Au départ, et cela durant plusieurs jours, j'ai soigneusement évité sur les réseaux sociaux de m'exprimer à ce sujet, en considérant que l'on finirait bien par passer à autre chose et qu'il n'y avait pas lieu d'alimenter une polémique absolument stérile.

Mais non, le feuilleton dure encore et toujours, et chaque jour qui passe nous amène à toujours plus de bouffonnerie. D'un côté, des associations communautaires se saisissent du sujet pour crier tantôt au péril islamophobe, tantôt aux remugles machistes sur ces pauvres petites choupinettes qui se vêtissent d'un burkini ; de l'autre, on va jusqu'à verbaliser les femmes fardées de cet accoutrement, ce qui ne peut que donner du crédit au discours victimisant des premiers.

Comme il est vrai qu'à titre personnel, je considère que ce vêtement représente bien plus un message politique visant à exprimer un rejet des valeurs occidentales et laïques de la France, qu'une nécessité religieuse absolue et historique pour les gens de confession musulmane, je ne suis pas tendre avec celles qui le portent. Cependant, contrairement à Valls, Cazeneuve et leur copain Christian Estrosi, je suis respectueux de la loi et plus encore de notre constitution. A ce titre, je ne vois absolument pas sur quelle base juridique l'on peut interdire à quelques excitées de se farder comme bon leur semble pour aller à la plage. Elles pourraient se déguiser en clown (ce qui est presque du pareil au même à mes yeux) que ça ne changerait rien à l'affaire. L'article 225-1 du Code Pénal dispose que :

"Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques [...] de leur apparence physique, [...] de leurs mœurs, [...] de leurs opinions politique [...] de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée".

Et je n'évoquerais pas ici les grands articles des droits de l'homme ou de notre constitution qui enfoncent le clou. Le Code Pénal en soi suffit parfaitement à donner le cadre (sauf évidemment pour nos politiciens qui se pensent au-dessus des lois). Ce n'est donc pas sur la légalité de cet accoutrement de guignol qu'il y a lieu de débattre. La question qui est débattue est la suivante : Est ce que le burkini, au même titre que la burqa ou la djellaba, représente d'avantage pour celles qui le portent, un moyen de communiquer une revendication politique qui encense un islam politique et rigoriste, cela en opposition aux valeurs laïques et occidentales de la France ? Je note au-demeurant, que nombre de femmes, qui plus est de confession musulmane, sont elles-mêmes vent debout contre cet accoutrement (et souvent nettement plus radicales que moi) en dénonçant une tentative de normaliser la soumission des femmes à l'homme, tel que certains imams radicaux le prônent dans leurs prêches.

Pour ma part, je pense que l'écrasante majorité des femmes qui portent une burqa ou désormais un burkini, le font avec leur plein consentement. Je relève d'ailleurs que les meilleurs arguments contradictoires que j'ai pu entendre au sujet de ce vêtement, est que cela permet aux musulmanes très pieuses, de pouvoir à la foi respecter leurs croyances et s'offrir la possibilité de se baigner comme tout le monde. Cependant, parle-t-on vraiment de pureté spirituelle dans l'affaire, rien n'est aussi sûr. D'abord, que dit le Coran à ce sujet ?

Le verset 31 de la sourate 24 - An Noor (la lumière) édicte que :

31. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures.

Ce verset recommande aux femmes de cacher leur poitrine (non leur visage) avec un voile. Il s'agit bien des seins puisque (détail amusant) le même verset va jusqu'à préciser qu'il vaut mieux éviter de frapper du pied, ce qui pourrait laisser deviner une poitrine agressive se balançant au gré de ce martèlement fortuit. Cependant, le même verset suggère aussi que le voile était pré-existant à l’avènement de l'islam, autrement, le prophète n'en parlerait pas, ou recommanderait aux femmes d'en tisser dans le but qu'on lui a assigné. Ce qui signifie que le fameux voile islamique est au départ un vêtement traditionnel qui n'a rien à voir avec la religion. On peut supposer qu'il était d'avantage purement utilitaire dans une contrée où la moindre tempête de sable exigeait que l'on se protège le haut du corps et la tête. Il était peut-être aussi le moyen de cacher la beauté des femmes aux autres hommes par des maris tiraillés par la jalousie, cela au sein d'une peuplade qui n'avait pas attendu l’avènement de l'Islam pour adopter des mœurs très patriarcales.

La formulation de ces versets n'utilise pas de termes tel que "oblige" ; "impose" ou encore "contraint". Dire à quelqu'un quelque chose s'apparente plus à une recommandation qu'à une obligation. Il n'est pas fait mention du bas du corps, ni même de vêtements particuliers à porter pour camoufler ces attributs féminins que l'on ne saurait voir, si ce n'est un voile. Le visage n'est absolument pas mentionné.

Lorsque l'on lit un peu l'exégèse du Coran relatif aux versets évoquant la question du voile, l'on retient que ce qui compte n'est pas tant que les femmes cachent leur apparence, mais qu'elles se montrent vertueuses dans leur spiritualité. Ainsi, une femme peut très bien pour la forme adopter des us vestimentaires propres à une peuplade particulière d'une autre époque, mais si sa conduite à l'égard de Dieu n'est pas sincère, ce n'est certainement pas le fait de se voiler qui rachètera ses fautes. En clair, ce qui compte avant tout est la pureté de sa conduite et de sa foi, bien plus que de se farder d'un voile qui n'est qu'un accessoire ne revêtant aucune obligation particulière. En outre, ce vêtement est préconisé pour éviter les offenses de toutes formes que peuvent avoir les hommes à leur égard. Mais l'on peut tout de même admettre qu'en notre époque et en notre pays, les femmes voilées n'ont pas à craindre d'ordinaire que des hommes se conduisent mal à leur égard. Pour enfoncer le clou, en quoi un cinglé ayant décidé de violer une femme, motiverait son choix uniquement sur celles qui ne sont pas voilées ? Les cinglés sont des cinglés, nous n'allons pas commencer à rationaliser leurs comportements ou adapter les nôtres pour ne pas exciter leurs passions.

J'en reviens donc à mes considérations : l'on peut admettre que par tradition "religieuse", des femmes étant nées et ayant grandi en France, tiennent à se couvrir les cheveux et la poitrine pour respecter dans l'à peu-près une recommandation du Coran. L'Islam étant un repère culturel exogène à la France au-départ, il y a une certaine logique à ce que les us et coutumes qui soient relatifs à cette religion, se confondent néanmoins avec les traditions vestimentaires des Françaises. Rappelons que la culture islamique arrive réellement (c'est à dire de façon massive) en France qu'à partir de 1962 après la ratification des accords d'Evian qui permettra à des Français Musulmans d'Algérie de s'installer sur notre territoire et obtenir d'office la citoyenneté française. En à peu près vingt années, ce flux migratoire fera absorber à notre pays plus de 800.000 ressortissants algériens. Phénomène qui se poursuivra avec le rapatriement familial jusqu'à nos jours pour atteindre plus d'un million d'expatriés. Au-delà des primo-arrivants, il y a aussi les enfants qui sont nés en France, à qui les familles ont transmis les repères culturels qui étaient les leurs en Algérie. Ce qui fait que l'on peut évoquer aujourd'hui, sans considération de nationalité, qu'il y a sans doute plus de cinq millions de musulmans en France, pour ne pas dire beaucoup plus. Mais, moi qui fut enfant dans les années 80 et adolescent durant les années 90 dans une banlieue proche de Paris, je peux certifier que si l'on constatait bien que des femmes portaient le voile sur leurs cheveux à cette époque, je ne voyais pratiquement pas de musulmanes porter la burqa, ni d'hommes se vêtir d'une djellaba. Tout simplement parce que les premières générations de musulmans arrivés en France, s'habillaient à l'occidentale pour l'essentiel d'entre elles. 

La burqa (je parle bien du vêtement noir cachant intégralement le visage d'une femme) était étranger aux coutumes des migrants, et bien peu considéraient la djellaba comme un vêtement adapté pour se fondre dans la masse sans être montré du doigt. Les premières générations voyaient souvent les pères de famille trouver un travail tandis que les femmes s'occupaient d'élever les enfants. Ces gens étaient plutôt discrets, humbles et reconnaissants du fait que la France les avait accueilli tout en leur donnant la possibilité de travailler et fonder une famille en toute quiétude. N'oublions pas que beaucoup quittaient l'Algérie pour éviter des représailles car ils avaient soutenu politiquement voire militairement l'Algérie Française. Ce sont les fameux Harkis. 

En clair, le repli identitaire et religieux exacerbé que nous constatons aujourd'hui, n'est pas le fait des premières générations de musulmans arrivés en France, mais bien d'une stricte minorité de leurs enfants et petits enfants. Nous avons assisté ces dernières années à l'implémentation d'imams ultra-rigoristes dans des quartiers sensibles, qui ont profité de la désagrégation sociale largement organisée par nos irresponsables politiques, pour véhiculer un ensemble de foutaises qui ne pouvaient que toucher des gamins en quête d'identité. D'un côté, il y a la ghettoïsation de nos banlieues qui marginalise les descendants des premiers musulmans arrivés sur notre territoire, de l'autre toute une propagande qui vise constamment à culpabiliser les Français d'un passé colonial tout en promouvant le communautarisme au sein même d'une nation qui ne reconnait aucune distinction entre les citoyens qui soit fondée sur des repères ethniques ou confessionnels. Une telle potion ne pouvait que générer à terme des comportements irrationnels chez de jeunes Français issus de l'immigration qui ne savent plus à quel sein identitaire et culturel se vouer.

On les empêche tant par des facteurs sociaux extrêmement dégradés que par un discours stigmatisant constamment notre histoire, de se montrer reconnaissants vis à vis de leur propre pays, celui où ils sont nés et qui leur a octroyé une éducation, une protection sociale et un Etat de droit globalement protecteur de leurs libertés individuelles. Si l'on ajoute la tendance de notre représentation politique à s'engouffrer dans des guerres ignobles contre des populations arabo-musulmanes en Afrique et au Moyen-Orient, et à ne pas s'émouvoir d'une véritable campagne d'islamophobie véhiculée par nos grands médias nationaux depuis quelques années, on peut comprendre que certains de nos compatriotes se sentent stigmatisés et ne trouvent que pour seule réponse, un désir de provocation, voire de confrontation avec des valeurs Françaises dont on leur avait dit qu'elles étaient humanistes, laïques et pacifiques à l'école.

Bien heureusement, la majorité des musulmans en France ne sont pas stupides. D'abord parce que leurs parents et grands parents ne les ont pas éduqués à adopter les préceptes d'un islam rigoriste, mais aussi et surtout, parce que beaucoup ont tout simplement trouver les moyens de s'émanciper de leurs ghettos par les études, le travail, les amis ou en fondant une famille. Par ailleurs, il y a un fossé énorme entre le comportement de nos irresponsables politiques, et les mœurs réelles des Français dits de "souche". S'il se trouvera toujours quelques imbéciles pour succomber aux sirènes du racisme ordinaire, la majorité d'entre nous établissons notre relation avec autrui, non sur des critères ethniques ou confessionnels, mais uniquement sur la base d'un respect mutuel. Au final, l'intégration se fait naturellement malgré la somme des contraintes exposées plus haut, tout simplement parce que le peuple français subit les mêmes difficultés et éprouve les mêmes joies qu'importe les origines de chacun. Dès l'école, nous sommes habitués à vivre ensemble, à parler la même langue, apprendre la même histoire, étudier les mêmes droits de l'homme, et la vie se poursuivant, nous travaillons et nous unissons dans une mixité qui reste soumise à un socle commun. 

Alors pourquoi me montrer dur avec celles et ceux qui font le choix de se farder de djellaba, burqa ou burkini ? Précisément parce que je leur reproche de desservir autant la cause  des musulmans de France par leur comportement, que finalement succomber à une bêtise crasse qui, non contente de ne rien résoudre, ne fait qu'exacerber les tensions communautaires tant souhaitées par les oligarques qui se rient de nos divisions. La majorité des Français de confession musulmane ne sont pas stupides et ont bien compris à quel jeu jouaient les marionnettistes en haut lieu. Loin d'y céder, ils répondent de la meilleure des façons en aimant malgré tout leur propre pays, en étant à l'aise dans le milieu culturel dans lequel ils ont évolué (cela jusque dans leur tenue vestimentaire) et pour certains, en s'investissant politiquement dans une résistance non pas sur revendications communautaires, mais bien sur des revendications sociales et démocratiques, soit d'intérêt général. Je prétends que celles et ceux qui succombent dans le repli religieux exacerbé jusque dans leur accoutrement, sont bien des idiots. Ils adoptent des us et coutumes que leur religion n'impose absolument pas et qui étaient même étrangers à leurs parents et grands parents. Ils excitent la propagande islamophobe des médias et en réponse, le racisme d'une autre catégorie d'imbéciles, cela au détriment de la totalité des musulmans de France.

Evidemment, il se trouvera toujours des gauchistes, des musulmans eux-mêmes victimes de cette fracture identitaire ou simplement des bien-pensants, qui ne pourront s'empêcher de me signifier que traiter de "souillon" qui se farde de ce genre de vêtements, ne peut que prouver le racisme latent qui serait le mien. A ceux là, je ne leur demande même pas de réfléchir à leur courte vue d'esprit sur ma liberté d'opinion à ce sujet. J'entends plus aisément les critiques visant à dire que :

- L'insulte est en soi une autre forme d'idiotie dont je me rends coupable ;
- Qu'alimenter la polémique ne sert en rien les intérêts d'une cause plus grande que je défends ;
- Qu'il y a sans nul doute des musulmanes qui ne véhiculent aucun message politique anti-France lorsqu'elles font usage d'un burkini sur une plage.

Je prends acte de ces critiques et donne raison à celles et ceux qui les émettent. Néanmoins, cela n'altère pas mon opinion générale sur le sujet, et je préfère encore la légèreté de mes critiques sur les réseaux sociaux vis à vis des burkinettes, plutôt que les discours à la foi trop sérieux et victimisant adressés à une toute petite minorité de musulmans qui ne mérite pas mieux que quelques vannes adressées avec sourire. 

A bons entendeurs,

Sylvain Baron


mercredi 24 août 2016

Lettre à Jacques Aschenbroich - Directeur Général de Valéo

J'ai pour habitude de faire part de transparence vis à vis des personnalités du monde politique, économique ou intellectuel que je sollicite pour obtenir leur soutien. Cela pour justifier que les lettres qui restent mortes engagent autant le désintérêt de leurs destinataires, que la motivation qui est la mienne pour trouver les fonds nécessaires à notre bataille.


Ici, il s'agit d'une demande d'aide financière pour l'association "Les Décrocheurs" que je supervise, adressée à Jacques Aschenbroich, Directeur Général de Valéo, qui avait eu l'occasion de s'exprimer sur sa fibre patriotique...

Monsieur,

Dans une publication datant du 30 Novembre 2014 sur le site internet dumagasine Challenges, vous répondez à la question « qu'est-ce qu'avoir la fibre patriote [pour un chef d'entreprise] ? » les propos suivants :

« C’est faire un acte de foi dans son pays, quand notre tropisme est par nature international ».

Je ne suis pas chef d'entreprise, bien que si la naissance ou mon parcours de vie m'en avait donné les moyens matériels, j'aurais sans doute pu réussir dans l'entrepreneuriat du fait de mon esprit créatif. A mon simple niveau de citoyen, la question du patriotisme n'est donc pas seulement une nécessité économique et sociale, mais d'avantage une logique démocratique. En droit international, cette logique se traduit par le principe d'auto-détermination des peuples, et dans la constitution de la Vème République, au-travers de la souveraineté nationale.

Dans la même publication, vous formulez des critiques à peine déguisées sur une caste politique plus préoccupée par le temps électoral que par les intérêts de long terme de la nation, notamment pour ce qui concerne le développement industriel de la France.

Je partage votre point de vue, et je suis même sans nul doute bien plus critique encore puisque depuis l'année 2011, je me suis engagé sur les chemins de la résistance à l'égal de milliers d'autres jeunes Français dont vous n'entendrez jamais parler dans les grands médias. Une résistance qui n'est pas de nature politique dans le sens où la démarche de ceux que je me fais fort de représenter - faute de réelle cohésion de ce que nous sommes - mais de nature démocratique. Ce qui est un débat plus profond. Nous avons certes des idéaux économiques (plutôt régulateurs), une réelle vision de ce que devrait être notre diplomatie (le choix de l'indépendance et du principe de non ingérence dans les affaires des nations), mais ce qui nous fédère réellement, c'est une volonté de justice et d'avènement de la démocratie.

Justice, dans le sens où il n'est plus tolérable aujourd'hui qu'une petite caste de politiciens puisse régner sans partage sur la France, pratiquer des intelligences avec des puissances étrangères, la corruption, le népotisme et le viol répété de notre constitution, cela sans craindre la férule des tribunaux. Cette véritable oligarchie contrairement à bien d'autres dans le monde, n'a même pas le soucis de défendre les intérêts nationaux. Bien au contraire, furieusement hostile à la France, elle prostitue notre pays à tous les vents et annihile notre souveraineté dans des traités iniques au-travers d'une idéologie à la fois morbide et apatride qui n'a rien à envier à l'ère soviétique.

Démocratie, dans le sens où il ne s'agit pas seulement pour nous de libérer la France de la tutelle des traités européens pour rétablir la souveraineté du peuple, mais bien au-delà mettre en route un projet constituant qui permettra à notre peuple de pouvoir à minima légiférer indépendamment de sa représentation politique, disposer d'une justice réellement indépendante, d'un pluralisme d'opinion réel dans les médias publics, et enfin la capacité de pouvoir révoquer les dirigeants qui nous trahissent par référendum, lorsque manifestement cela s'avère nécessaire.

Ces considérations n'ont rien à voir avec du populisme. D'une part parce que nous sommes une dissidence éduquée sur l'histoire, la démocratie, l'économie et la géopolitique, mais en outre parce que ces leviers démocratiques existent déjà de façon dispersée partout dans le monde. Accuse-t-on par exemple le peuple suisse de populisme du fait qu'il puisse initier des référendums sur nombre de sujets ? Est-ce que la démocratie directe dans ce pays empêche les entreprises de pouvoir se développer librement ? N'y a-t-il pas une Cour Constitutionnelle en Allemagne et aux États-Unis agissant comme un réel contre-pouvoir ? Le référendum révocatoire n'est il pas constitutionnalisé au Venezuela ? Peut-on accuser les médias britanniques de manquer de pluralisme lorsque certains grands journaux ont défendu bec et ongles la nécessité de sortir de l'Union européenne ?

A notre sens, le fait de rendre du pouvoir au peuple ne contraint nullement l'impérieuse nécessité de disposer d'un gouvernement pouvant agir avec célérité et efficacité sur les questions les plus régaliennes, ou encore imprimer une vision économique, comme c'était encore le cas il y a quelques décennies, lorsque nous disposions d'un Commissariat au Plan.

Cela ne contrevient pas non plus à la logique de disposer d'un parlement pour accélérer le processus législatif et contrôler l'action du gouvernement. Cependant, nous évoquons désormais l'idée de suffrage par le sort pour disposer de députés moins intéressés par leur carrière politique qu'à servir la nation, puisqu'ils seront réellement représentatifs de sa diversité et de ses intérêts.

Monsieur,

Si je me suis permis en liminaire de ce courrier de vous présenter un peu l'objet de notre combat, c'est dans le seul espoir que vous puissiez être sensibilisé sur cette nécessité de conquérir plus de démocratie, tant pour nous tous, que pour la léguer à nos enfants. Lorsque la représentation politique d'un pays s'acharne à démolir la souveraineté de son peuple, et par ses alliances incertaines, à le conduire sur les sentiers de la guerre, résister n'est pas une option, c'est un devoir.

Vous étonnerez sans doute que je me revendique pragmatique en considérant qu'un changement de paradigme n'interviendra certainement pas par le biais d'une élection. Les médias sont au service de notre oligarchie, la promeuvent et censurent toutes les alternatives politiques existantes. Le système électoral en lui-même porte les gardes-fous qui empêchent les mêmes alternatives de pouvoir récolter les parrainages nécessaires pour concourir à l'élection présidentielle. Et pour les formations politiques qui parviendraient malgré tout à récolter les parrainages de plus de 500 élus assez courageux, c'est à nouveau la barrière médiatique qui viendra annihiler toute chance de faire entendre d'autres voix au peuple français.

A ce titre, je crois en la révolution. Non pas celle des piques et des fourches, mais celle qui se fonde autant sur la mobilisation populaire, que sur le Droit, les symboles et un zeste d'imagination. A ce titre, j'ai rédigé un essai sur le droit de résistance à l'oppression dont je ne peux faute de moyens vous faire parvenir une copie, mais qui décrit diverses méthodes pour le peuple, lui permettant de se soulever pacifiquement.

Je suis aussi le Secrétaire National d'une association ci-nommée « LesDécrocheurs » qui anime ou ambitionne de mener à bien les initiatives suivantes :

  • Une forme de désobéissance civile par le décrochage de drapeaux européens de l'espace public pour rétablir symboliquement l'indivisibilité de notre souveraineté en France ;
  • Des procédures au tribunal administratif pour justifier de l'illicité de cet emblème politique contesté, en sachant que nous ne l'avons pas reconnu tant dans notre Constitution que dans les traités européens, eux-mêmes ;
  • L'organisation de tribunaux populaires, c'est à dire la théâtralisation de procès contre certains de nos dirigeants s'agissant d'affaires bien réelles, que les tribunaux ne poursuivent pas aujourd'hui alors que leurs crimes sont manifestes, graves et répétés ;
  • L'organisation de référendums d'initiative populaires permettant de poser la question à des résidents de certaines municipalités, s'ils souhaitent rester ou sortir de l'Union européenne et de l'euro.
Les actions que nous menons déjà ou que nous souhaitons engager ont un réel coût monétaire. D'abord parce que nous devons payer des honoraires d'avocats ou de juristes compétents pour les mener à bien. Ensuite parce qu'elles nécessitent parfois la location d'équipements et matériels indispensables à notre militantisme, ce qui sera par exemple le cas s'agissant des référendums que nous comptons organiser (urnes, isoloirs, salles, etc). Enfin, parce que la plus grande partie de notre travail consiste à communiquer, ce qui représente des coûts importants en impression de documents (tracts, affiches, courriers, etc).

L'association « Les Décrocheurs » ne prétend pas investir des candidats à de quelconques élections, puisque nous laissons aux partis politiques le soin de le faire, là où nous nous bornons à réveiller les consciences et jouer des tribunaux sur ce que la loi nous permet déjà de revendiquer à juste titre. D'une certaine façon, nos besoins restent donc très relatifs puisque nous n'avons aucune campagne électorale à financer pour mener à bien nos projets. Cependant, ce sont tout de même des dizaines de milliers d'euros qu'il nous faut impérativement trouver par le mécénat et les dons de nos soutiens, pour parvenir à nos objectifs dans des délais raisonnables.

Je suis parfaitement conscient que votre carrière entamée dans la haute administration, votre position de directeur général pour le compte d'une multinationale, votre tranche d'âge, votre statut social et sans nul doute vos précieuses relations politiques, auraient toutes les raisons de vous décourager à nous soutenir. Les combats que nous poursuivons sensibilisent en premier lieu les catégories socio-professionnelles les plus basses (ouvriers, employés) et la jeunesse. Cependant, j'ai la faiblesse de considérer que les généralités sont faites pour trouver leurs exceptions à la règle, et j'ose espérer que votre attachement à la France, votre regard inquiet sur l'avenir notamment pour vos enfants et petits enfants, saura vous motiver à nous aider de toutes les façons possibles.

A ce titre, je serais honoré de pouvoir présenter nos initiatives de façon plus étayée, si vous consentiez à me proposer un rendez-vous à ces fins.

Dans l'espoir que mon courrier saura éclairer votre fibre patriotique,

Bien cordialement,

Sylvain Baron

Secrétaire National de l'Association « Les Décrocheurs »


lundi 22 août 2016

Ma non-candidature aux présidentielles 2017


Mes chers concitoyens,


Je vous annonce par la présente ma non-candidature à la présidence de la République Française. Etant parfaitement conscient que cela ne pourra que susciter des déceptions pour tous ceux qui prennent un certain plaisir à railler mes initiatives, je me dois de fournir des explications qui permettront aux quelques milliers de personnes qui me font l'honneur de suivre mes publications sur ce blog, d'en comprendre la portée.


Tout d'abord, soyons clairs : une campagne électorale coûte une véritable fortune à soutenir, et ma position de précaire limite très drastiquement mes capacités à me faire entendre. Je peux au mieux financer une centaine de tracts mensuellement, ce qui constitue au sens de l'article 14 de la Convention européenne des Droits de l'Homme, une discrimination évidente sur la fortune entre notre oligarchie et le simple citoyen que je suis.

Par ailleurs, il me faudrait obtenir 500 parrainages d'élus qui devraient en plus révéler publiquement leur soutien, ce qui aurait de quoi les refroidir au vu des pressions que cela pourrait susciter en haut lieu. Dès lors qu'il n'y a aucune obligation pour un élu d'une collectivité territoriale d'accorder son parrainage, ni même de simplement recevoir et entendre tout représentant d'un candidat à l'élection présidentielle, une vague intuition me fait supposer que cela reviendrait à dépenser beaucoup d'énergie pour obtenir un grand rien.

Ajoutons que la réforme récente de la loi relative aux élections présidentielles, implique que pour obtenir un droit à être entendu sur les médias (y compris publics), il me faudrait justifier des résultats obtenus à de précédentes élections auxquelles j'aurai dû concourir comme n'importe quel carriériste de la politique, ce que je n'ai jamais été, tant par désintérêt que manque de moyens évidents. Ainsi, là où existait déjà une censure tacite des candidats alternatifs aux plus hautes fonctions de l'Etat, il y a désormais pour les organes de propagande de l'oligarchie, une autorisation légale à censurer tous les citoyens concourant à l'élection présidentielle qui n'ont jamais brigué ou obtenu un mandat quelconque à des élections récentes. Là encore, il me semble qu'il s'agirait de dépenser beaucoup d'énergie pour finalement, ne jamais pouvoir faire valoir un quelconque programme à l'ensemble du peuple français. 

Quant au programme, parlons-en justement. Car même à supposer que les entraves financières, juridiques et médiatiques ne constitueraient pas un barrage puissant au pluralisme politique, il me faudrait tout de même convaincre des dizaines de millions de Français qu'outre sortir de l'U.E ; l'euro ; l'OTAN, l'OMC et le FMI, nous aurions tout à gagner à instaurer un modèle économique fondé sur "la décroissance" plutôt que la récession. Cela supposerait des nationalisations de nombreuses entreprises stratégiques pour la France, telles que les régies de transport public, de distribution d'eau et d'énergie, l'industrie pharmaceutique, l'ensemble des industries d'armement et aérospatiales qui sont partiellement contrôlées par des Etats tiers, mais aussi l'ensemble du système bancaire. Après des décennies de propagande néo-libérale, imaginer pouvoir convaincre un peuple que l'Etat stratège ne signifie pas pour autant une soviétisation de la Société, il n'y aurait bien que quelques irréductibles communistes et gaullistes pour entendre une telle logique. Pas de quoi remporter une élection, en somme.

En outre, la décroissance étant un modèle qui se veut à l'antithèse de la promotion du consumérisme , de l'individualisme et des gaspillages, les automobilistes seraient vent debout contre toute réforme des limitations de vitesse à la baisse sur les autoroutes, quand bien même celles-ci seraient aussi nationalisées et donc rendues gratuites à l'usage. Il y aurait aussi des millions de passionnés de shopping qui ne comprendraient pas pourquoi des produits sous prétexte de gagner en qualité et en proximité de production, devraient se renchérir, quand bien même cela créerait des emplois et s'accompagnerait en outre de l'introduction d'un Salaire à Vie tel que Monsieur Bernard Friot le propose. A ce sujet d'ailleurs, il y aurait des millions de nos concitoyens qui seraient sensibles à toute une propagande portant à croire de l'infaisabilité financière d'une telle réforme, quand bien même nous aurions le plein contrôle politique de la monnaie après restauration des prérogatives de la Banque de France en ce sens. Ajoutons pour terminer, que la partie la plus polémique de la décroissance, stipule dans la cohérence de son modèle que pour économiser des matières premières et de l'énergie et faire croître notre indépendance alimentaire, le plus sûr des moyens consiste à réformer l'attribution des allocations familiales de telle façon à réduire le taux de natalité en France et par conséquent, faire décroître progressivement notre population. Les religieux et dogmatiques de la croissance démographique éternelle et sans freins, seraient à leur tour vent debout contre mes propositions, sans compter tous ceux qui se plaindraient que les relances ponctuelles de la natalité pour éviter le vieillissement de la population, serait le gage d'inégalités possibles pour les familles qui ne seraient plus en mesure de procréer à l'occasion d'une relance démographique intervenant à un rythme au moins décennal. 

Parmi mes vues plus structurelles de l'économie, je me fâcherais aussi avec les marin-pêcheurs, puisque je proposerais un plan industriel visant à construire une marine marchande constituée de petits voiliers (motorisés) pouvant transporter de 1 à 5 conteneurs au maximum, pour préparer l'ère de l'après pétrole, et inciterais une grande partie des professionnels de la mer à se reconvertir dans le transport maritime par des mesures incitatives, mais aussi coercitives, par exemple en augmentant la TVA sur le prix de la plupart des poissons dont il est prouvé que la ressource commence à manquer.

Je me fâcherais aussi avec les écolo-couillons, qui à défaut d'un minimum de connaissances techniques et scientifiques, restent persuadés que l'on peut arrêter brutalement l'ensemble de nos réacteurs nucléaires, pour alimenter notre tissu industriel et nos habitations des seules énergies éoliennes et solaires sans que cela génère un nombre incalculable de problèmes à gérer. Je serais bien obligé de leur faire comprendre que si nous devons bien apprendre à démanteler nos centrales les plus anciennes, il y aura toujours des déchets nucléaires à stocker quelque part - à plus forte raison si l'on démantèle des réacteurs - et la nécessité de développer outre les énergies renouvelables, des centrales à thorium, des nouveaux barrages hydro-électriques, des usines de méthanisation, voire des centrales à charbon combinées avec des installations récupérant le gaz carbonique généré pour produire du pétrole de synthèse, notamment au moyen de micro-algues dédiées à ces fins (technologie B.F.S). Si chaque nouvelle infrastructure à développer, devait en retour de gamelle attirer des zadistes qu'il ne faudrait pas contraindre par la force de la loi sous prétexte d'un avènement démocratique réduisant drastiquement l'autorité du pouvoir exécutif sur des projets d'intérêt nationaux, alors quel intérêt de concourir à une élection pour défendre des idées qui imposeraient de toute façon une certaine ambiguïté quant à mes espérances sur la démocratie directe et en même temps la nécessité pour un gouvernement de pouvoir agir librement. Quand bien même l'on pourrait proposer que l'essentiel des panneaux photovotaïques et les éoliennes (désormais construits en France) soient installés chez les particuliers plutôt qu'au-travers d'infrastructures prenant des espaces considérables à la nature pour un maigre rendement comparativement aux grands moyens de production d'énergie, il se trouverait toujours des Français pour hurler au fascisme industriel et noter que l'Etat devrait bien faire appel à des géants de la construction comme Bouygues ou Areva pour développer de nouveaux types de centrales électriques.

Les agriculteurs seraient aussi la part de l'électorat qui me bouderait certainement le plus, puisque je nommerais à leur ministère de tutelle, Claude ou Lydia Bourguignon, pour réformer totalement le modèle agronomique des grandes productions céréalières et oléagineuses, tout en municipalisant le maximum de foncier agricole, afin que les terres soient allouées gratuitement et sans fiscalité au maximum de citoyens souhaitant développer une exploitation à taille humaine, c'est à dire où les nécessités de mécanisation et de dispersion de produits phyto-sanitaires seraient réduites de façon considérable. Et même si j'interdirais aux grandes centrales d'achat des supermarchés et aux boursicoteurs de pouvoir fixer les prix des matières premières agricoles pour garantir à nos exploitants qu'ils seraient désormais les seuls décideurs à ce sujet, ils s'en trouveraient une majorité qui contesterait la dé-privatisation progressive du foncier agricole, l'incitation à planter des haies, à développer l'agro-foresterie et les polycultures. Quant aux éleveurs, ces derniers seraient tout aussi énervés de constater une ambition de réduire fortement la part de la viande dans notre alimentation par une TVA plus élevée sur la majorité des produits carnés, en plus de normes visant à garantir plus fermement encore le bien-être animal, toujours par la réduction de la taille des exploitations, mais aussi des subventions incitant les producteurs à abattre leurs animaux eux-mêmes, et s'assurer que l’équarrissage et la découpe se fassent soit sur l'exploitation directement, soit dans des coopératives de proximité dédiées à cet effet. Croyez vous sincèrement que de telles vues sur l'agriculture et l'élevage aient une seule chance d'être audibles chez des gens courant après les subventions de la PAC, étant très attachés à l'extension de leur patrimoine foncier et visiblement hostiles à la restauration de la paysannerie en France ?

Outre l'économie, il y a aussi les enjeux internationaux qui pourraient m'attirer les foudres de l'ensemble des citoyens d'extrême droite (partisans convaincus du PS, du Centre et de l'UMP), puisqu'il s'agirait d'apporter l'aide de la France à des "tyrans" tels que Bashar el Assad et Vladimir Poutine pour nettoyer définitivement la Syrie des takfiristes qui sévissent sur place, et donc ne plus soutenir par conséquent les vues atlantistes et néocoloniales de nos dirigeants d'aujourd'hui, qui promeuvent la déstabilisation du Moyen-Orient et le refroidissement de nos relations avec la Russie. On me reprocherait même comme premier voyage diplomatique, de partir à Moscou pour tenter de réchauffer fortement les relations entre la France et la Russie, et accessoirement, veiller à ce que les navires Mistral puissent être livrés, si toutefois le Kremlin devait y trouver encore un intérêt aujourd'hui. La sortie de l'OTAN imposerait que la France rejoigne le mouvement des non-alignés, développe des coopérations militaires et diplomatiques minimales avec la Chine, l'Iran et la Russie, ainsi que la plupart des pays d'Amérique du Sud, ne serait-ce que pour refroidir les ardeurs géopolitiques des USA dans le Monde. A ce titre, nous proposerions d'accorder à Edward Snowden et Julian Assange l'asile politique, et devrions entamer une purge très sévère de tous les traîtres qui sévissent dans nos institutions médiatiques, diplomatiques, judiciaires, politiques et militaires, et se rendent coupables d'intelligences non seulement avec les USA, mais aussi avec l'extrême droite Israélienne. Ce qui imposerait de dissoudre le CRIF et expulser les éléments sionistes du territoire national. Par ailleurs, la lutte contre le terrorisme implique de réchauffer nos relations avec le monde arabo-musulman, ce qui commence par une implication forte de la France dans la résolution du conflit israélo-palestinien. Outre un embargo qu'il s'agirait de déclencher sur l'ensemble des produits fabriqués en Israël, une négociation serait entamée avec les autorités palestiniennes afin de proposer que la bande de Gaza devienne pour quelques années un protectorat Français, ce qui obligerait l'armée israélienne à cesser immédiatement les bombardements sur ces populations opprimées, sauf à vouloir déclencher une guerre avec la France. Nous aurions alors toute latitude pour faire savoir aux Israéliens que la France se propose d'accompagner les négociations permettant de créer soit deux Etats distincts où la Cis-Jordanie et la Bande de Gaza seraient bien reliés au sein d'un même territoire national frontalier à Israël, soit un seul et même grand Etat palestinien laïc, permettant aux actuels israéliens et palestiniens, de pouvoir instaurer une même communauté politique. Dans le cas où la solution des deux Etats séparés serait retenue, la France suggérerait que Jérusalem ne puisse être divisée en deux en fonction des revendications des deux parties, mais devienne une ville-Etat à l'image du Vatican, d'Andorre ou de Monaco, qui soit totalement indépendante afin de garantir la paix entre les deux nations. Les islamophobes, les sionistes et les atlantistes de notre pays représentant une énorme frange de l'extrême droite Française seraient donc agacés par de telles revendications politiques, et il ne serait pas aisé de convaincre que la France doive s'interdire de prétendre imposer la démocratie par les bombes au Moyen-Orient, qu'elle n'a pas à juger de la légitimité des dirigeants des pays concernés, et ne peut pour garantir sa propre sûreté intérieure, que prendre grand soin de ses relations avec le Monde arabo-musulman. Cette situation aurait de quoi faire monter le poivre au nez des néoconservateurs américains, d'autant que la France qui dispose d'une grande partie de son territoire dans les Caraïbes, réchaufferait aussi très fortement ses relations et ses échanges économiques avec Cuba et Haïti. On sait ce que sont capables de faire les USA aux dirigeants politiques qui ne se comportent pas en vassaux à leur égard...

Il y aurait aussi la question de l'Afrique où je ne pourrais que désintéresser la majorité des Français qui se fichent complètement de ce que nous faisons sur place. Leur expliquer qu'il faut mettre un terme à l'impérialisme du FRANC CFA, au soutien des tyrans en échange de contrats sur les matières premières qui laissent exsangues les économies africaines liées à la France, cela demanderait beaucoup de temps, et n'intéresserait finalement qu'une diaspora Africaine plutôt minoritaire et peu éduquée en France. En revanche, les gauchistes d'extrême droite s'insurgeraient qu'en contre partie d'un assainissement de l'influence Française sur le continent noir et l'aide sincère et désintéressée au développement du micro-crédit et des infrastructures énergétiques, éducatives et ferroviaires de l'espace francophone Africain, un net frein à l'immigration clandestine soit posé, avec des propositions de raccompagnement à la frontière des migrants légaux et illégaux, non sans une aide conjointe des pays impliqués à donner toutes les chances aux personnes ramenées en leur pays quant à pouvoir s'émanciper sur leur propre territoire national. L'extrême droite apatride de notre pays préfère de loin véhiculer la haine de notre propre communauté politique et culturelle, et soutenir l'immigration clandestine et la misère qui s'en suit en France, tant pour les nationaux que les migrants qui, rappelons-le, seraient nécessairement une chance pour la France et une calamité pour leur propre pays. Croyez vous sincèrement qu'une telle politique pourrait convaincre cette frange de l'extrême droite qui met au-dessus des intérêts sociaux des Français et des Africains eux-mêmes, ses valeurs soit disant humanistes ?

Enfin viendrait la question de la Démocratie. Il s'agirait dans un premier temps de faire adopter de toute urgence des réformes constitutionnelles permettant d'introduire tour à tour :

- Le référendum d'initiative populaire législatif et révocatoire ;
- Séparer définitivement le pouvoir judiciaire du pouvoir exécutif et rendre responsable devant la Justice, l'ensemble des élus de la Nation, y compris le président et son gouvernement ;
- Un parlement tiré au sort en usant des mêmes mécanismes existants déjà pour les jurés d'assise ;
- Transformer le C.S.A en Cour Supérieure de l'Audio-Visuel qui serait constituée de magistrats, de journalistes et de citoyens tirés au sort pour faire autorité sur les médias publics et privés sur le pluralisme politique en France ;
- L'interdiction pour le Parlement de voter les réformes constitutionnelles qui ne pourraient être approuvées que par voie de référendum ;

Cela avant de réformer l'éducation nationale pour qu'elle puisse inclure dans ses programmes une véritable formation à l'économie, la philosophie du droit et la constitution à nos enfants avec des programmes pédagogiques adaptés. Il serait alors temps de lancer un processus constituant pleinement participatif (sans représentation parlementaire pour rédiger et voter les textes) dans toutes les mairies de France, qui déboucheraient sur un référendum au bout de quelques années afin d'approuver une nouvelle constitution pour la France.

Effectivement, sur un tel élément de programme, je sais qu'énormément de Français seraient ravis. Mais est-ce que cela suffirait à ce qu'ils fassent de moi leur mandataire au sommet de l'Etat, rien n'est moins sur.

Voila pourquoi chers concitoyens, je ne me présenterai pas à la présidence de la République. Non seulement il existe une inégalité de fait entre les citoyens ordinaires et les carriéristes de la politique à pouvoir concourir à une quelconque élection, mais en outre, ma radicalité sur les grandes questions économiques et diplomatiques font de moi un être marginal et forcément peu crédible pour une majorité de Français apathiques, totalement conditionnés au Système et déjà prêts à voter pour la vermine que les grands médias aux ordres encenseront durant la période électorale.

Pour toutes ces raisons, je vous encourage à conserver votre indépendance d'opinion politique, à demeurer mes plus fidèles opposants intellectuels sur tous les sujets où nous resterons manifestement en désaccord, et à me rejoindre dans la Révolution, qui n'aura que pour seule ambition d'instaurer un Gouvernement de Transition conforme à quelques revendications politiques communes, et plus encore, la Démocratie en France, seul point qui pourra réellement faire consensus entre nous tous.

Révolutionnairement votre,

Sylvain Baron





dimanche 21 août 2016

Pas de bol, on va se taper Hollande encore 9 mois !

Cher François, 

Deux années avant d'entamer ton mandat présidentiel, tu enseignais à Science-Po l'économie aux futurs traîtres de la Nation. Selon la présentation faite de tes séminaires par un de tes anciens étudiants, tu semblais très intéressé par les travaux du prix Nobel d'économie Amartya Sen, qui lui-même, avait beaucoup étudié le paradoxe d'Arrow. Théorème qui pour n'en donner que sa conclusion, stipule qu'il n'y a aucune cohérence à attendre d'une politique économique décidée par des agents aux intérêts différents, alors qu'à l'inverse, un seul décideur (appelé pour la circonstance "le dictateur") pourra s'assurer d'un ordre social qui soit favorable (ou non) au plus grand nombre.

Il se trouve que les pouvoirs qui te sont conférés par la Constitution, te placent en position de dictateur. Pas seulement parce que tu peux foutre à la porte ton gaudillot de premier ministre s'il ne fait pas usage de l'article 49 (au-travers de son fameux troisième alinéa) de la Constitution afin de passer en force un texte de loi qui te semblerait d'importance ; mais parce que tu ne disposes d'aucun contre-pouvoir sérieux permettant au peuple de lui aussi te foutre à la porte si tu manques à tes devoirs. Tu es donc en position de décider d'une politique économique cohérente en fonction de tes seuls desideratas, sans que quiconque ne puisse réellement t'entraver dans tes ambitions.

L'économie est une science sociale dont les règles sont décidées et écrites uniquement par la représentation politique. Cela se traduit par des lois qui s'imposent aux institutions et aux entreprises, et permettent d'anticiper sans trop de surprises, les conséquences que l'on souhaite heureuses sur la vitalité d'une nation. D'ailleurs, ton maître à penser Amartya Sen, mettait au centre de sa réflexion la question de la quête du bonheur que doit nécessairement amener un ordre économique. On se demande ce que tu auras réellement retenu de ses travaux. La malchance n'a qu'une incidence très relative sur le taux de chômage et le niveau de bien-être social d'un pays, et la logique voudrait que tu en sois parfaitement conscient.

Pourtant, le 18 août dernier, l'ensemble de la presse relève à l'occasion d'un livre à paraître et intitulé "conversations privées avec le président", que tu as confié aux auteurs de cet ouvrage la remarque suivante à propos du chômage en France :

"[lors de la campagne présidentielle] j'ai fait cette annonce de l'inversion de la courbe du chômage parce que je croyais encore que la croissance serait de 0,7-0,8, elle sera finalement de 0,1 ou de 0,2. Puis je répète cet engagement lors des vœux le 31 décembre 2012. J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner"

Tu estimes donc "ne pas avoir eu de bol". De la part d'un énarque ayant fait H.E.C et enseigné l'économie dans une prestigieuse faculté parisienne, il y a de quoi bondir. Au pays de Colbert où il y a 40 ans à peine, nous pouvions voir nos dirigeants politiques donner les grandes lignes d'une politique économique à un Commissariat au Plan, à la Banque de France et à nos services fiscaux aux travers de consignes permettant d'assurer le plein emploi, tu n'as pas trouvé les idées et ressorts nécessaires pour relancer l'économie ? Tu as sans doute compté sur la fameuse "main invisible du marché", puisque les traités européens que tu soutiens ardemment, interdisent toutes les régulations permettant justement de favoriser le plein emploi.

Il est vrai que pour les gens un minimum éduqués sur l'économie et la chose politique, nous nous doutions parfaitement de ton inaction en ce domaine. Les traités européens commandent, et les larbins qui les ont voté disposent. Mais il faut être soit totalement idéologisé jusque dans la malhonnêteté intellectuelle, soit parfaitement stupide pour qu'une personne disposant de ton pouvoir de tout changer, puisse nous pondre un "pas de bol" pour seule excuse à la misère qui ne cesse de croître en France. Si à la rigueur, tu avais concédé que les contraintes sévères posées par les traités européens, n'avaient pas permis d'arracher ces fameux points de croissance nécessaires à la relance, sans avoir à délivrer un quelconque mensonge, tu aurais pu tenter de faire avaler ton "irresponsabilité" à la majorité des Français qui restent convaincus qu'il n'est pas possible de sortir de l'Union européenne du fait de votre propagande continuelle à ce sujet. Ça n'est pas ce qui aurait assuré le renouvellement de ton mandat, car tu as de toute façon été une calamité nationale sur chacune de tes politiques, mais cela aurait au moins sauvé les apparences sur les choix opérés en tant que décideur politique au plus haut sommet de l'Etat.

Mais vois-tu François, nous ça fait plus de quatre années que nous n'avons pas de bol. En fait, on pourrait dire que cela fait presque 40 ans si l'on tient compte que tes prédécesseurs s'inscrivent dans le reniement et l'abandon de la France. Mais avec toi, nous avons atteint l'apothéose alors que nous avions espéré avoir vécu le pire avec Sarkozy. Quatre putains de longues années que tu joues le caniche zélé de Washington, de Berlin, de Tel Aviv et de Bruxelles. Quatre années que tu souilles la France de tes copinages avec les pires ordures du Moyen-Orient tout en participant à la déstabilisation de pays ne nous ayant jamais agressé. Quatre longues années que le chômage ne cesse de croître jetant à la rue par milliers, les "sans-dents" dont tu te gausses avec le cynisme des pires salauds. Quatre années de suicides de désœuvrés qu'aucune politique sociale n'a jamais permis de sauver du désespoir le plus profond. Toi qui depuis ta prime jeunesse, jouit des ors de la République, ne sais pas ce qu'est réellement la malchance. Nous, le peuple français, pouvons parler de réel "manque de bol". Non content de nous trahir et de nous faire haïr de l'ensemble des peuples du monde, tu oses nous signifier que si le chômage continue de croître en France, c'est dû à un "manque de bol" ! Tu oses signifier au peuple que la France n'est par là plus un Etat avec des moyens presque illimités pour maintenir son rang dans le concert des nations ? Que le mandat de président de la République ne permet d'assister qu'impuissant aux aléas de la main invisible du marché sans que quiconque ne puisse y faire quoi que ce soit ? Que la fonction présidentielle ne permet plus rien d'autre que passer ton temps à dépenser l'argent des Français en frais gargantuesques de coiffure pour arranger ta calvitie ou en sauteries chez tes maîtresses, jusqu'aux élections suivantes ?

C'est l'aveu le plus criant de ton désintérêt le plus profond pour la situation économique et sociale du pays que tu as livré ici aux journalistes. Tu te moques à ce point de la destinée de la France et du malheur de notre peuple, que tu laisses notre économie décliner en pariant sur un taux de croissance fondé sur du vent ? Si tes pires crimes sont ailleurs et t'amèneront je l'espère à croupir un jour en prison, je crains qu'à force de signifier aux Français le mépris que tu leur portes, c'est bien pendu haut et court dans une période de chaos total que tu risques bien de terminer ton mandat. Quatre années que l'occasion t'as été quotidiennement donnée de constater la haine du peuple à ton égard, et tu continues encore de nous insulter ?

Méfie toi félon, nous ne sommes pas un peuple que l'on peut traîner dans la boue des décennies durant, sans qu'un point de rupture ne finisse par amener à l’échafaud les traîtres dans ton genre.

Avec ma haine la plus indicible,

Sylvain Baron


jeudi 18 août 2016

Le gauchiste est un raciste qui s'ignore...

Je suis laïc. Et même le plus radical des laïcs. Cela signifie que je soutiens vivement la séparation des églises et de l'Etat, mais que j'y inclue aussi les partis politiques qui, à mon sens, sont des religions au même titre que celles glorifiant des prophètes et les doctrines qui s'y rapportent. Les croyances confessionnelles ou partisanes appartiennent aux individus. Mais le peuple ne peut voir son unité altérée par ceux qui le gouvernent, puisque ces derniers sont garants de la concorde nationale sur ce qui relève de l'essentiel.

Est-ce que cela signifie que je ne crois pas en Dieu ? Non, je suis aussi homme de foi (mais sans religion). Est-ce que cela signifie que je ne crois pas au débat politique ? Pas plus, mais je suis conscient que le Système électoral gagnerait en démocratisation, si l'on interdisait aux partis politiques d'investir leurs prêcheurs à des mandats électifs.

Mon propos risquera bien de heurter beaucoup de sensibilités, puisque je considère que les partis politiques, à l'égal des autres courants religieux, sont des institutions visant à conditionner les esprits des plus faibles à des doctrines assurant leur confort mental, face à leur absence de culture, d'ouverture vers l'autre et de libre arbitre.

Faut-il nécessairement être catholique, musulman ou juif pour croire en Dieu ? Que je sache, la foi en Dieu est au pire un débat métaphysique discuté depuis plus de deux millénaires, au mieux une conviction profonde pour des millions de gens qui avec ou sans religion, resteraient croyants de toute façon.

Les trois grandes religions monothéistes sont toutes nées au Moyen-Orient en des temps très anciens. Cela signifie que les préceptes culturels et politiques ayant influencé la rédaction de la Thora, la Bible et le Coran, nous sont étrangers tant géographiquement que temporellement. Nous ignorons encore qui sont les rédacteurs de ces ouvrages et quels liens entretenaient-ils avec les cercles de pouvoir de leur temps. Nous constatons cependant une culture patriarcale évidente dans les écrits religieux et une volonté de faire des hommes, des créatures obéissantes et serviles à des lois supposées divines (mais évidemment exécutées par des hommes). Les religions introduisent donc l'idée que Dieu attendrait de nous des vertus particulières, et que rejeter une partie de ses commandements reviendrait à braver Dieu lui-même, ainsi qu'une morale se devant d'être universelle.

Je suis pour ma part convaincu que Dieu est une entité créatrice et observatrice de son propre univers, et qu'il est totalement amoral (ce qui ne veut pas dire immoral). Puisque tout émanerait de Dieu (même les religieux s'accordent sur ce point), alors la part maléfique de nos humanités est aussi une volonté de Dieu. Sans doute pour nous mettre à l'épreuve... Nous disposons du libre-arbitre, et de la conscience que ce qui peut nuire à soi, ne peut que nuire à l'autre. Nous pouvons donc sans même nous aider d'un ouvrage religieux quelconque, adopter des comportements et une philosophie qui soit bienveillante vis à vis d'autrui et de soi. Je pense que Dieu observe sans nous juger et qu'il ne souffre nullement de nos guerres et de notre méchanceté. Ces souffrances appartiennent à des êtres de chair. Dieu est bien trop grand pour réduire son omniscience à des émotions purement humaines. Dieu n'est pas contenu tout entier dans un corps sécrétant des hormones pouvant attiser sa colère, son amour ou sa satisfaction. Dieu se contente d'exister en tant que dessein intelligent pour ceux qui ne renient pas la Science, et de façon plus anthropomorphique pour les religieux.

Dieu n'est ni amour, ni sagesse pas plus que père fouettard. Dieu EST, et cela devrait être suffisant pour le croyant.

Mais que l'on croie ou non en Dieu, nous vivons dans un monde qui répond à des constantes physiques et biologiques. La Science ne s'oppose pas à Dieu, elle décrypte simplement l'organisation de l'univers. Dès lors qu'un dogme religieux nie ce que la Science apporte comme réalités terrestres intangibles, il devient nécessaire de distinguer ce qui faisait foi pour des êtres humains ayant vécu il y plus d'un millénaire sur la péninsule arabique, de ce qui est désormais révélé pour nos contemporains, et cela partout dans le Monde. Car la Science est assurément plus universelle que chacune des religions. La Science ne ment pas, elle permet même au sceptique de vérifier par l'expérience ce qu'elle prétend démontrer, et cela qu'importe les repères culturels ou confessionnels de chacun. Au XXIème Siècle, le prêcheur qui lave le cerveau de ses ouailles en réfutant l'âge de la Terre ou son orbite autour du Soleil participe à l'abrutisation des masses les plus serviles à des fins sectaires, et non religieuses. Car ce qui distingue une religion d'une secte, n'est-ce pas la capacité de ses dignitaires et de ses dogmes à s'adapter aux réalités culturelles et civilisationnelles des époques traversées ?

De la même façon, lorsque des individus utilisent à des fins douteuses le fait religieux pour légitimer leur haine de l'autre ou exprimer des revendications politiques, il convient pour nos contemporains de se resituer dans leur sphère civilisationnelle et temporelle. Le Moyen-Âge est derrière nous, et l'ordre juridique et moral de la majorité des pays du Monde, ne prend désormais plus aucun appui sur des textes religieux quelconques. Ce qui signifie qu'utiliser le fait religieux pour marquer sa xénophobie à l'égard d'un peuple ou d'une communauté, ne peut que desservir la religion ainsi exposée, et plus encore ceux qui ont adopté les préceptes d'une telle croyance.

Il est d'autant plus inacceptable en Terre laïque, que sous prétexte de lutter contre le racisme, l'on puisse nier les comportements déviants de personnes usant de la religion pour provoquer notre communauté politique toute entière.  La négation de soi (au sens de sa communauté) est un comportement plus déviant encore, que la provocation stupide de quelques identitaires se repliant dans une vision archaïque de la religion, et avoir ainsi le sentiment d'exister.

En Terre Laïque, chacun se vêtit comme il l'entend et chacun croît en ce qu'il veut. On peut même être prosélyte sur ses propres croyances. Cependant, si la loi n'interdit nullement à chacun de véhiculer des opinions particulièrement réactionnaires et anti-France, l'intelligence consiste pour l'écrasante majorité d'entre nous à ne pas s'en laisser compter. Nous ne sommes pas en Arabie Saoudite et nous n'avons pas à satisfaire la quête identitaire de quelques abrutis faisant sécession avec nos repères culturels occidentaux, par peur d'être accusés de racistes notoires par d'autres déviants.

Les déviants, qu'ils soient religieux ou gauchistes patentés, restent extrêmement minoritaires en France. Le bon sens est de très loin le principe qui guide la majorité d'entre nous. Il faut être sot pour ne pas constater que les phénomènes introduisant la burqa, la djellaba et dernièrement le "burkini" en France, ne sont que la face émergée de l'iceberg de l'intégrisme religieux et du rejet ostentatoire de la culture Française. Ces phénomènes sont très récents et l'apanage d'une extrême minorité de Français de confession musulmane. Il se trouve d'ailleurs un très grand nombre de musulmans en France, pour critiquer ces provocations et expliquer que cela n'a rien à voir avec l'islam, mais que cela relève bien d'un repli communautaire francophobe. 

Evidemment, cette fracture identitaire et l’aliénation du principe de laïcité (devenant la promotion du communautarisme désormais) répondent d'un mal français qui peut être traité en grande partie par des mesures politiques. Je n'exposerai pas ici mes opinions à ce sujet pour rester relativement concis. Mais en revanche, on me pardonnera de ne pas vouloir succomber à l'hystérisation ambiante des uns qui voient le péril islamique bien au-delà des comportements communautaristes de quelques individus, et des autres qui considèrent que soumettre ces comportements à la critique, consisterait à embrasser la xénophobie des premiers.

Je n'ai ainsi aucun problème à déconsidérer très fortement autant les intégristes de tous poils qui, entre autre, font de la provocation avec un "burkini" ; que ceux qui voient en chaque Français de confession musulmane, un intégriste haïssant la France.

J'ai été élevé par un musulman. Il est croyant, il est aussi de culture Française puisqu'il boit son pastis chaque soir, et mange volontiers du porc. Cet aspect de ma vie expliquera sans doute la distinction que j'opère entre croyance religieuse particulière, et rattachement à une culture civilisationnelle ou nationale plus globale et contemporaine. La majorité des musulmans en France ne sont peut-être pas à l'image de mon beau-père, mais la plupart sont bien Français jusqu'au bout des ongles, que ce soit dans leur mode de vie, leur amour du pays ou encore leur tenue vestimentaire. Ceux qui amalgament les musulmans de France aux intégristes, cela par la dénonciation de ceux qui s'agacent justement de cet intégrisme, sont les vrais racistes de notre pays. Et il n'y a pas plus raciste à ce titre qu'un gauchiste. L'amalgame est juste plus indirect afin de passer plus inaperçu. Je préfère à ce titre le raciste qui s'assume, au-moins, accorde-t-il à l'autre sa différence au point de la lui reprocher. Le gauchiste pour sa part fait le grand écart entre son rêve (très colonisateur) d'égalité et d'homogénéité entre tous les hommes, et la réalité qui lui fait face constamment. Préférant le rêve à la réalité, il jette sa fatwa sur qui reste sur les sentiers du réel. Lorsque le bon sens nourrit une critique d'un problème communautaire de la part d'un quidam sans que ce dernier n'expose une quelconque haine raciale, le gauchiste assimile ce bon sens ou cette critique à de la haine destinée à tous les représentants d'une même communauté. Ce qui prouve à mon sens que nous avons affaire à un racisme bien caché, puisqu'il s'agit d'amalgamer indirectement toute une communauté à certains de ses membres au comportement déviant. Pour ne pas le montrer, on accuse le quidam de cet amalgame dont il n'est pourtant pas responsable. Voila pourquoi les gauchistes sont des racistes qui s'ignorent, et que leurs fatwas m'indiffèrent au même titre que les islamophobes qui se revendiquent comme tel.

Un con est un con, d'où qu'il vienne, et je me réserve un droit à l'excès dans les mots lorsqu'il s'agit de parler de ces gens là. Je ne vois pas pourquoi je cacherai mon mépris.


dimanche 14 août 2016

Open letter to People of United State of America


Two hundred and forty years ago, our two nations were inspired by the same philosophies and nourished the same hopes of revolution, permitting the end of tyranny and the beginning of liberty.

A mere beginning, since it's a long and rocky road, ridden with many obstacles and ambushes that leads to Freedom. We still haven't got there !

I would like to take some time to explain the actual condition for Freedom ; it is the power garanted to the People of a nation to elaborate their own laws and vote on them ; this same power needs to enable citizens to nominate and remove their political leaders. And yet, there is another matter at stake in the conquest of Freedom for all of Mankind :

Peace !

This is the reason that drives a humble French citizen such as myself to beseech you to vote for Donald Trump, unless you choose to conquer peace and true democracy together through another revolution.

Unfortunately, I'm not confident that the majority of American citizens are ready to manage a peaceful, legitimate and powerful revolution and that's why I pledge to you to vote for Donald Trump and to then control his actions after he takes office, in order to guarantee the peace.

It is true that French political dissidents look upon Donald Trump as a circus clown. But he's a self-made circus clown who revealed extremely important information to you as a people about Hillary Clinton. For us, she's a psychopath. She yearns for World War III and is already responsible for hundreds of thousands of deaths all over the world. Yet how many American citizens are aware of this ?

In Afghanistan, Iraq, Syria and Ukraine we are witness to rivers of blood reddening the earth, but nobody seems to attempt to vote in favour of peace in your country. For my own, The United States of America are like a new Roman Empire. If in France we need to judge traitors to the people such as François Hollande and Nicolas Sarkozy before a Court, for the crime of intelligence with foreign powers, you need to judge by your ballot, with the full power of the Law and with all your wits the entire panel of your political leaders who have made themselves guilty of meddling in other nations' affairs, and of crimes of genocide. It is an emergency for the entire world that you realise how disastrous the geopolitical situation really is due to the crimes perpetrated by US neocons, who include Hillary Clinton.

French people prefer a circus clown who says things as they are and wants to stop provocating Russia and to withdraw from interfering in the Middle East and in Europe, over a psychopath. We yearn for peace, it's our priority , and we believe it to be that of all human beings who are alive today.

We beseech, you, choose peace using all the weapons of peace you possess.


At the very least, vote for Trump.

Avec l'aimable soutien pour les corrections de Lawrence.

mercredi 10 août 2016

Jésus ne reviendra pas pour la Révolution

Il y'a des révolutions qui ne peuvent qu'être d'ordre politique et plus fermement encore, d'ordre démocratique. 

Il en est d'autres qui appellent à une dimension plus spirituelle de nos agissements. Et ces dernières sont initiées par des prophètes, non des insurgés qui ne sont pas censés évangéliser leurs contemporains à leurs croyances particulières, mais uniquement se donner les moyens d'établir un cadre social, écologique et démocratique permettant au mieux l'assagissement des âmes, mais point de renverser la part de cupidité, de corruption et de haine qui existera toujours chez certains d'entre nous.

Aucun cadre social, écologique et démocratique si puissant soit-il, ne peut empêcher un être que la folie a étreint, de se suicider en emportant avec lui des dizaines d'innocents. Ni même d'offrir à chaque individu, le cadre spirituel pour s'introspecter, fouiller dans les moindres aspérités de sa conscience pour panser ses blessures intimes, et nous amener collectivement à un état de sérénité n'ayant plus rien à voir avec l'environnement politique et social de notre pays, mais bien à une évolution spirituelle de la Société. 

Or, nous n'avons pas vocation à bâtir une nouvelle religion, secte ou parti politique (quelle différence ?) mais des cellules à la foi civiles dans leurs moyens d'actions, et militaires dans leur organisation et leur réactivité, afin de faire tomber quelques milliers de traîtres, pourvoir à leur remplacement par un gouvernement de transition, un parlement incarnant fidèlement nos multitudes, une nouvelle constitution institutionnalisant le pouvoir de légiférer pour le peuple, tout cela avant de nous retirer, et pour certains d'entre nous, continuer des combats politiques, associatifs ou spirituels particuliers.

Une révolution d'ordre politique impose d'utiliser des armes ne répondant qu'à peu de croyances tel que le droit national et international, une culture minimum sur l'histoire, la géopolitique et l'économie, ainsi que notre capacité quant à mouvoir nos corps toujours à des fins de communication. Que ce soit pour distribuer un tract, organiser une conférence ou marcher avec des milliers d'autres vers une institution stratégique, l'objectif reste constant : se faire entendre du peuple.

Un processus insurrectionnel étant par essence une action collective mobilisant au moins quelques dizaines de milliers d'individus, son organisation ne peut trouver d'efficience que lorsqu'elle trouve un meneur pour rassembler à sa propre vision une dissidence politique éclatée, ou de façon plus horizontale si la Fraternité du peuple surpasse les divisions partisanes ou religieuses (ce qui est toujours du pareil au même). La problème étant que la Fraternité ne se décrète pas. Elle est nécessairement liée une dimension sociale (voire supra-familiale) de  nos comportements. Elle répond d'une logique culturelle de fond. Il est pays latins où le catholicisme reste fortement ancré comme en Italie, en Espagne ou au Portugal et qui peuvent revendiquer la Fraternité comme étant un socle culturel résistant encore assez bien à l'ordre libéral et nihiliste en vigueur, à défaut de suffire à créer les conditions d'une révolution. Mais en France, si je puis témoigner que la Fraternité existe bel et bien, on ne la retrouve que dans des îlots isolés dans un océan d'égoïsme et d'apathie de 67 Millions d'âmes.

Elle n'est pas ou plus une réalité culturelle nous unifiant, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la dissidence est à l'image du peuple : atomisée et répugnant aux actions collectives et à offrir un peu de soi à tout lanceur d'alerte, activiste ou association politique particulière. Dans cette dissidence de plusieurs centaines de milliers d'âmes, des îlots de quelques milliers de sœurs et frères qui offriront spontanément au militant précaire le gite, le couvert, un peu d'argent, de la chaleur humaine ou encore du temps pour faire quelque chose dans sa cité qui soit utile à la cause. La Fraternité n'est donc pas morte, mais distillée chez une poignée d'entre nous parmi des millions d'autres. La Solidarité qui découle de la Fraternité reste extrêmement limitée. Pour autant, nous parlons tout de même à l'échelle d'un pays aussi vaste et politisé que la France de plusieurs dizaines de milliers de gens qui disposent en eux-mêmes de la dimension spirituelle à même de soutenir la révolution à venir.

Ces gens là, Sylvain Nisole et moi-même en avons croisé autant dans nos parcours de vie respectifs que durant notre marche entre Clermont Ferrand et Paris cet été. Sylvain fait lui-même partie de ces gens pour qui la Fraternité n'est pas une vue d'esprit, mais bien une philosophie de vie. C'est un être profondément spirituel, qui par ses propres agissements et la sérénité qui l'habite, invite le camarade du moment à trouver un chemin de quiétude dans son rapport à l'autre. Et pourtant, il n'est pas du genre à prêcher sa propre façon d'appréhender la vie, l'au-delà et son rapport à la nature. Il répond à l'appel de l'ami qui vient et nécessite d'un peu de Solidarité pour mener à bien son projet ou simplement survivre.

Les philosophies et des courants spirituels sont nés à travers les âges que très épisodiquement, et cela sous l'égide de messagers dont on ignore pour l'essentiel d'entre eux, quels personnages historiques plus que "mythiques" étaient-ils réellement durant leur éphémère passage sur Terre. Les religions ont pris des siècles pour se répandre et s'institutionnaliser, cela bien après la disparition de leurs prophètes. Qui serait assez prétentieux pour croire qu'en appeler à un éveil spirituel collectif entraînant bienveillance, sérénité, et l'envie d'agir pour être utile à son prochain ou sa communauté, serait une entreprise qui soit à l'échelle d'une seule vie d'homme ? Disposons nous de ce temps ?

L'état d'être de chacun découle d'un cheminement distinct de tous les autres, là où notre éveil sur la chose politique découle d'un socle commun, et où il est donc possible de nous fédérer sans religiosité inutile, ni culpabilisation sur les modes de vie des uns et des autres à partir de revendications politiques portant sur les grandes questions d'intérêt général que sont la démocratie, la diplomatie et l'économie.

Les prêcheurs d'un grand éveil spirituel ne sont en rien les alliés des révolutionnaires pragmatiques. Ils appellent à amorcer un changement global par l'addition de nos comportements individuels dans l'espoir d'étendre leurs propres croyances et modes de vie à une population toute entière. La raison critique de ces gens est gravement altérée lorsqu'ils prétendent mêler une dimension politique à leur raisonnement idéologique. La chose politique est ce qui précède l'établissement de normes qui s'imposeront à tous, là où l'éveil spirituel ne peut imposer de contraintes par la loi, sauf à vouloir forger une théocratie plutôt qu'une démocratie. La Spiritualité ne se nourrit pas du prosélytisme de quelques gourous ou philosophes, mais d'un cheminement délibérément choisi par chaque individu. On ne peut demander avec constance de la sincérité, de la conviction et de l'auto-discipline à tous ceux à qui l'on impose par la loi ou la tradition, des croyances religieuses exigeant une certaine transcendance de l'être. La Spiritualité est une voie exigeant le libre arbitre pour être authentique.

Je suis de ceux qui ont foi autant en Dieu, qu'en la permanence de l'âme, mais aussi en une révolution politique favorable au peuple. Mais mes croyances et la philosophie de vie qui s'y rapportent n'engagent que moi et ne sauraient trouver une relation incestueuse avec mes considérations politiques. Autrement, cela reviendrait à semer de la confusion dans les esprits de ceux qui pourraient entendre un raisonnement porté sur des normes à abolir ou créer pour le bien commun, et ce qui consiste à trouver en chacun d'entre nous, une voie nous menant éventuellement à Dieu et à notre moi-profond.

L’appétence de la majorité des Français pour le conditionnement religieux ou partisan reste heureusement marginal, mais tire tout de même sa source d'un certain messianisme. Les Français, y compris dans ce que nous appellerons leur "dissidence éveillée", attendent un Sauveur à dimension christique. Lorsque les marchands du Temple dépècent le pays et l'asservissent à un Empire, on cherchera à défaut d'un Jésus pour rendre Justice, un De Gaulle ou quiconque nous inspirera la foi permettant de trouver en nous la transcendance nécessaire à notre résistance. Mais Jésus ne prétendait pas libérer les juifs du joug romain. S'il revenait aujourd'hui, il ne s'occuperait pas de politique, il se contenterait d'offrir son amour à son prochain. Ne l'attendons donc pas sur les chemins qui ne sont pas les nôtres. Jésus ne reviendra pas pour la Révolution.

Notre Raison et notre Fraternité doivent suffire à cette fin, et ces qualités humaines, nous ne pouvons les trouver nulle part ailleurs qu'en nous-même...